‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 174 sur 220 · SEP · texte numérisé non relu

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D.areilf enmmê cnré de rermitage, y vint processionnel lemeotchaD ter la ^rand*Messe; et les jours suivants, la dévotion y amena aussi les curés voisins. Cependant le titre do prieuré existait toujours et Tabbé Jolly de Fleurvj. mort le 28 novembre 17&59 était, depuis 1726, titulaire du prieuré de TErmitage. Au III* volume, p. 179, des HUioi" m et reckerckes de ta vilie de Paris f par SauTsK on trouva ces deux ordonnances de Jein-François de Gondy, concernant Texpulsion des ermites de Sénart et de la Courtiile les Paris, rendues sur les plaintes et remon traoces du promoteur. Tous les auteurs oik [ai poisé ne disent rien de la fête de saint Laiare qui était comme titulaire de Termi- Cage, puisqu'on y faisait une assemblée où le peuple se rendait en grand nombre. Dans les derniers temps, il y avait ie ne sais quels rapports entre ces ermites et les Camaldules de Grosbois, qui étaient établis à quelques lieues de là, le supérieur des Camaldules enTo;ait les frères à Termitage, les rappelait à la communauté, quand il le jugeait convenable, m'a dit un ancien de la localité

3uej*ai consulté. Les ermites s'occupaient e la confection des tissus de soieries de Ljon et y étaient fort habiles. Leur communauté située sur le bord du chemin qui conduit de Champ-Rosai à Rrunoi, était exposée è faire de fréquentes aumônes aux pauvres passants et donnait à chacun de ces indigents du pain et une pièce de vingtquatre sous pour sa route, m'a-t-on dit encore sur les lieux. Nous avons peine à croire que les ressources des ermites pussent suffire à une aumône si abondante.

Quand les décrets de TAssemblée constituante vinrent disperser les religieux, les ermites de la forêt de Sénart se retirèrent, du moins quelques-uns d*entre eux, au village de Villemouble, près de Paris, où ils vécurent, durant les premières années de Tempire, en continuant avec habileté et réussite leur fabrication de soieries, ainsi qu*un le voit dans les almanachs du temps. Nous avons connu Tun des derniers solitaires de ce fameux ermitage, oui vivait encore après la révolution de 1830, et était chantre à Notre-Dame de Paris. Il se nommait Jacquenet.

Hiiloire du diocife de Paris j f)ar Tabbé Lebeuf, t. XU ; Histoire et afUiquiiés de la tille de Paris^ par Sauvai, t. UL

M. Haton était Taumônier des Frères ermites de la Forêt de Sénart, dont la maison située sur la paroisse de Dreuille, est détruiteèpeuprèset vendue; il y reste quelques habitations appartenant è divers propriétaires, un pan de mur de Téglise et une chapelle encore tout entière. Ils ne faisaient pas maigre ', ils se levaient à quatre heures; ils étaient au nombre de ving-huit è trente, lors de la suppression, et avaient des frères donnés. Un religieux nommé Victorin s'était retiré chez eux- en qualité de pensionnaire. On a vu dans une année de cherté , leurs aumônes abondantes, et le domestique a compté jusqu'à quinze personnes è la fois

(i) Voy. â la fin du vol.. n' K2,

dans leur parloir, è qui ils donnaient Ja soupe. Il ne tarissait point sur leur éloges Ils étaient en relation et correspondance, continuelles avec les Catnalduies de Gros- Bois, établis à une lieue et demie de distance, près Villeneuve Saint-Georges. On a démoli l'église de l'Ermitage, et dans les fondations on a trouvé la médaille qui y avait été placée. Cette médaille tomba entre les mains d'un paysan du quartier, qui la perdit. (1) B-d-i.

SBPT-DODLEUBS (CoReaÉGATioii db Notrb-

DiMB des).

Institut nouveau fondé au Haduré, par les Pères de la Compagnie de Jésus. Pour la fSaire connaître, nous ne pouvons que copier le fragment de la lettre du P. Prosper Bertrand, Jésuite, adressée è M. Gréa, missionnaire du diocèse de Saint-Claude, lettre qui nous a révélé l'existence de celte société naissante. « Le but de notre chère Congrégation de Notre-Dame des Sept-Douleurs, sa fin, sont donc le indiqués par le nom qu'elle porte. C'est d'honorer d un culte particulier les Sept-Douleurs de la Reine des martyrs et d'obtenir de son cœur, sept fois transpercé, les trésors degrice pour soi et pour les autres. Cette nouvelle Congrégation a aussi pour but de conduire à la perfection ceux qui en feront partie, par l'émission des trois vœux de religion et d'observation des règles de l'institut. Ses membres se proposent enfin de travailler au salut du prochain et à la plus grande gloire de Dieu, en aidant les missionnaires Jésuites dans l'exercice du saint ministère comme catéchistes, et môme par des offices et des travaux manuels, lorsque les circonstances et le plus grand bien le demanderont. Ils obtienciront facilement la confiance de ces peuples au milieu desquels ils sont nés et ont vécu, et dont ils ont les habitudes et aussi la couleur. Us l'ob tiendront plus facilement que nous. Comme prêtres , nous sommes élevés en tout et auaessus de tout. Nous sommes regardés par les Indiens comme des dieux sur Ja terre, comme Européens, nous sommes craints et respectés. 11 fallait donc, pour descendre jusqu'à eux, et les attirer a nous, un intermédiaire , et nous l'avons trouvé dans la congrégation naissante. Elle compte dc^jà huit élus. Le jour même de Notre-Dame des Sept-Douleurs, Tun d'eux reçut solennellement l'habit des mains du T. R. P. Tanoz, notre évèque, en présence d'une foule considérable, coiDjK)sée de gens de différents pays et de dififérentes religions. Je lui fis les questions d'usage k la porte de la chapelle. Quoi de plus nouveau et de plus incroyable T Renoncement au mariage I Ici, jusqu k ce jour, le mariage était pour ainsi dire regardecomme la fin unique et dernière de l'homme. £t, de plus , renoncement à sa fortune et k sa propre volonté. Le jeune protestant répond d'un ton modeste et bien décidé k toutes les questions qui lui sont faites. Puis, 1^ nouvel habit sur les bras, les

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DlCnONMAIRR

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pieds nus , la iéte découverte » il vient se prosterner aux pieds de Si Grandeur, qui achève la cérémonie, laquelle est^immédia^ tement suivie d*une Messe solennelle. Le concours du peuple, léchant, la prédication, les ornements, la présence derévèque avec ses habits pontificaux, l'assistance de quatre prêtres , de onze novices , de plusieurs conçréganisles, tout contribuait à rehausser 1 éclat de la fête. L*emplacenienf des deux établissements (celui dont noua parlons et celui du noviciat des Jésuites) est vaste et salubre, mais cela ne suffit point, etc., etc., etc. B-d-b.

SERVANTES DE MARIE ( CoNQBlieATiON DBS },* en Espagne.

Un des curés de Madrid, capitale d*Espa-

Ï;ne, fonda en 1851, une Congrégation ana* ogue à celle des Sœurs de Bon-Secours, en France. Dix personnes pieuses gu'il avait réunies commencèrent une retraite , le 30 août et reçurent le jour de TAssomption, rhabit et le titre de Servantes de Marie.

SERVITES (Ordrb des rklioibux), à Naples.

L'Ordre de Servîtes fut fondé en 12U;

fieu d'années après il avait regu à Naples 'approbation du Pape Alexandre IV, par un bref adressé au B. Bonfigliono Monaldi, premier général. La province de Naples devint bientôt florissante; il y eut trois couvents dans la seule capitale. Supprimés avec tous les autres , ces religieux avaient pu se réunir au moment de la restauration. Le roi, par un décret du 2h novembre 1855, les ré^^ tablit dans ses Etats. Le 12 décembre, le procureur général prenait possession d'un ancien collège des écoles pies , converti en quartier de cavalerie et que le gouvernement mettait à sa disposition. D'anciens religieux, qui avaient dû revêtir l'habit de prêtres séculiers, se réjouirent de pouvoir reprendre après quarante-quatre ans, la livrée de moines et terminer leur vie dans les exercices de la vie claustrale. C'est ainsi que, dépouillés è Turin par un acte de violence et d'arbitraire, les Servîtes voient leur Ordre fleurir à Naples et dans tout le royaume, grflce à la piété du roi des Deux-Siciles.

SION-VADDEMONT (FEiaBs db Notrb-

Damb db).

A une distance d'environ quarante kilomètres au sud-est de Nancy, est une colline au-dessus de Veizélise, qui, par son élévatlon et son site pittoresque semble commander è une multitude d'autres dont elle est entourée. Cette montagne sur laquelle on voit encore des vestiges de la domination romaine, k côté des ruines des anciens châteaux des comtes de Vaudemont, est nonseulement remarquable par la position qu'elle occupe au milieu (le tant de collines qui semblent venir se courber è ses pieds , et par la résidence des illustres familles de Vaudemont, mais surtout par une ancienne chafielle dont l'origine remonte jusqu'à

saint Gérard, évèque de Toul,qtii la hi construire d'après Tordre qu*il en reçut de la sainte V^ierse dans une vision. A cAté de cette chapelle devenue célèbre sous le nom de pèlerinage de Notre-Dame de Sion, fut élevé dans le xvii'sicèle un monastèreqoi i subsisté jusqu'à Tépoque où de nouveaux Vandales vinrent piller et fermer les églises et les monastères. Il devint alors la propriété de plusieurs paysans qui en conservèrent la possession pendant plus de quaf rante ans. Ce monastère était bâti sur une plate-forme à Textrémité nord-ouest de la montagne; c'était en reconnaissance de grâces particulières qu'ils avaient reçues de Marie que les comtes et les comtesses de Vaudemont avaient fourni les fonds pour cet établissement; il fut confié aux religieux de Saint-François.

A côté du monastère se trouve Tancieune chapelle, qui, après avoir subi plusieurs réparations par les soins des bienfaiteurs, fut entièrement rétablie à l'époque de sa fon • dation. De tous temps on y vénérait une image miraculeuse; elle a disparu à la révolution de 93. Suivant le rapport d*Qn ancien religieux, qui a écrit dans le dernier siècle l'histoire de Notre-Dame de Sion, ce pèlerinage était fort célèbre dans le moyen âge ; on y accourait de toutes les parties de la Lorraine, et un grand nombre de prodiges 7 étaient opérés par Tintercession de la sainte Vierge. Plus tard les dévastations de la révolution furent réparées, mais ce lieu vénéré, qui servait à nourrir la piété de nos pères et leur dévotion envers Marie, était devenu dans certains jours de Tannée le rendez-vous d'une jeunesse dissi|>ée qui se livrait à toutes sortes de divertissements profhnes et de scènes scandaleuses. Cet état de choses changea de face en 1839, et ce pèlerinage sert encore aujourd'hui à éveiller et à entretenir la dévotion envers Marie.

En 1836, le curé def avières et son vicaire, les MM. Boillard, frères, se proposèrent d'acheter le monastère de Nolre-DaaM de Sion et de le consacrer à une congrégation religieuse. L'acquisition, les réparations du bitiment exigeant une dépense con* sidérable , ces messieurs eurent recours à la charité publique; a^ant intéressé à leor œuvre quelques religieuses, ils ^rcoarorent la Lorraine d'abord,, et ensuue la Bel*

Sique, la Suisse et nombre de départements e France pour demander du secours aux fidèles. Le but qu'ils se proposaient était de former des instituteurs, et de pouvoir eo envoyer dans les petites paroisses, et dan» les paroisses pauvres, où les entants étaient privés d'instruction. Ils devaient aussi devenir des aides pour MM. les curés, spii pour Tinstruction des enfants» soit pour lef cérémonies de TEglise.

Dès 18ST, la maison fut en étA de reee^ voir une vingtaine de jeunes gens qui avaient répondu à l'appel des frères Bolttard. Un jeune nomme sorti de Técole Normale se chargea de les instruire ; l'année sniveote ils ne furent pas moins de quatre-tingts fo

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DES ORDRES REUCIEUX.

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