‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 175 sur 220 · SOEU · texte numérisé non relu

SOEU

j eomprenani les pensionnaires. Uais plu* sieura causes funestes trompèrent les espérioees des fondateurs ; longtemps absents pour iaire des quêtes^ la communauté man* qua<t d'une sorveillance et des instructions iodispensables pour en faire de bons Cb retiens d*abord, puis de fervents religieux, il o'j avait dans la maison ni ordre, ni règle, ni subordination, ni esprit de piété; avant même qu'ils fussent formés à la pratique de liiertnet dès la première année on enrojra un grand nombre de ces jeunes gens pour faire la quête pendant les vacances. Aasii d'un si grand noùtibre de frères venus dans la maison pour s*; consacrer è Dieu et aui bonnes œuvres» à peine quelques-uns persévérèrent-ils. On y trouvait des pierrea (l'achoppement plutôt que des moyens de sanclification. 1^ bonne intelligence ne ré* * gnait pas plus entre les frères et les pensionnaires qu'entre les directeurs. Ces messieurs avaient une autre vue, celle d'établir une ferme-modèle pour v former des agriculteurs; ils achetèrent dans cette intention des terres çiui devinrent pour eux une occasion de ruine. A son retour de ses courses» le supérieur s'efforça de remédier aux désordres de la communauté par se$ exborlationsy par ses instructions f par tous ses etforts, et fixa le mois d'août de cette année IMO pour une prise d'babit. Le mal avait telleoient pris racine qu* uue révolte de la majorité s éleva contre lui» une trentaine menaçaient de quitter la maison» si un seul en était expulsé.

Au milieu d'un pareil désordre» les études ne dovaient pas prospérer» aussi- de dix sujets qui furent envoyés à Nancy» aucun ne put obtenir le brevet de capacité, ce qui n'empAcba pas de former deux établissements eu Belgique» l'un près de Lille et l'autre près de Verdun. Les MM. Boiliard n'ayant fait aucune condition avec les fondateurs» il en résultait des discussions continuelles qui furent une des causes de leur ruine. On avait eu l'imprudence de placer les scsurs qui avaient été employées à faire la quête et quelques novices qui s'étaient iointesèellesa lau;rme»qui n'étaitqu'àun kilomètre du monastère et où allaient continueltemenl travailler les frères et les moines» ce mélange des deux sexes dans les mêmes travaux devait nécessairement présenter une occasion de reiflchement et de chute aux jeunes gens qui ne venaient dans cet établissement que pour se sanctifier et se préparer à porter l'instruction dans les campagnes. Presque tous y perdaient leur vocation. Le nombre des suiets augmentait cependant chaque année» il était en i9hk de oeni-tiogt-e4nq. Cette maison eût pu devenir une pépinière d'instituteurs pieux, et rendre d'immenses services à une inQnité de paroisses» si elle n'avait pas nourri tant de germes de dissolution» mais quoique les quêtes eussent permis de réunir des sommes considérables» la communauté avait contracté des dettes d'un chiffre très-élevé et on les augmentait |)ar la construction de nouveaux

bâtiments* Elle courait è une banqueroute» il n'existait ni union» ni charité entre les frères qu'on envoyait dans les établissements. La bonne volonté du supérieur avait été impuissante auprès des frères pour obtenir plus d'application h l'étude, plus d'efforts pour acquérir les vertus de leur état. Les vocations s'évanouissaient, les frères se dégoûtaient, cette constitution avait manqué son but, elle n'était ni un sujet d'édification pour le public» ni un moyen de sanctification |)our ses membres, ni une source d'instruction pour les campagnes. M^r l'évêque de Nancy, connaissant l'irrégularité de cette maison, la mauvaise administration, l'état déplorable de ses finances» crut devoir engager les fondateurs à la dissoudre. Après une longue résistance de leur part« il fit un appel à tous les frères; ils y répondirent presque tous et au nombre d'environ soixante. Ils se séparèrent de Sion pour former une nouvelle communauté dont le siège est à Vezelize et mirent à leur tète le frère Chrétien, un des plus anciens dont les vues avaient été toujours opposées k celles des fondateurs.

SOEDRS DU SADVKUR BT DE LA SAINTE- VIERGE, maison mire à la Souterraine^ diocèse d^ Limogée {Haute ^Vienne).

La congrégation du Sauveur et de laSainle- Vierge, approuvée par le gouvernement» et sur le point de Têtre par le Saint-Siège, a pris naissance dans le diocèse de Limoges. Elle a été fondée par la révérende Mère Marie-de-Jésus» née Du Bourg» nièce de Mgr Du Bourg» évêque de Limoges» d'heureuse et sainte mémoire), l'un et l'autre natifs de Toulouse.

Mlle Joséphine Du Bourg» attirée à Limoges par son oncle vénérable, était denuis environ quinze ans religieuse hospitalière de Saint-Alexis» sous le nom de sœur Marie de Jésus, lorsque le dépérissement de sa santé obligea ses supérieurs è l'envoyer à Evaux pour y prendre les eaux minérales; là» elle travailla» d'après les ordres de Mgr de Tournefort» alors évêque de Limoge!» ; à la fondation d'une communauté de I orrdre du Verbe-Incarné, dans cette petite ville; et c'est dans cette maison que sœur Marie de Jésus» aiirès la révolution de 1830, se sentit pressée n'établir une congrégation mixte vouée à la réparation des outrages faits à la croix de Notre-Seigneur à cette époque» el au salut des ftmes» tenant le roi-r lieu entre les ordres entièrement clottrés et ^ ceux qui ne sont pas cloîtrés.

Ce projet» après un mur examen» fut ap< prouYé par Mgr l'évêque de Limoges, (lar celui de Périgiseux» et peu après» par NN. S9. les évêqtiès de Glermont et d'Agen.

La congrégation duSauveur et de la Sainte- Vierge a pour but» dans l'intérieur de la maison :

1* L'accomplissement parfait du premier commandement de l'amour de Dieu et du

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