‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 181 sur 220 · THO · texte numérisé non relu

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n'avait craiut les tribulations de ses ilébuts.

Son zèle trouvait è s'exercer largement

dans les fonctions pénibles qu'il avait à rem-

i)lir9 et voici comment il s'en acquittait, )ans ses visites, quand il était arrivé au /ieu où se trouvait un hôpital, son premier soin était d*aller voir les malades, ae s'informer s'ils étaient assistés en leurs besoins, de les consoler, de leur faire donner quel-

aues petites douceurs extraordinaires, puis ordonnait tout ce que sa charité ingénieuse pouvait inventer pour leur soulagement. Cette charité immense qu'il avait pour <e salut de l'Ame et du corps du prochain, était, suivant l'heureuse expression dont s'est servi le rédacteur do Tacte de décès auquel nous empruntons les éléments de celte notice, comme une sorte d'écoulement de l'amour du Sauveur du monde dans l'Eucharistie, que le saint prêtre prenait chaque jour au saint sacrifice de la Messe. U évitait avec soin de se priver du bonheur de célébrer les saiYits mystères, et, dans ses visites et voyages, s'il partait de grand matin, il <x)Rtinuait son chemin jusqu'à cinq ou six lieues, afin d'atteindre quelque église de campagne où il pût remplir ce devoir si doux à son cœur. S il lui arrivait d*y manquer malgré tous ses soins et ses eOxirts, il ne pouvait s'empêcher d'en laisser pnratlre tout son chagrin. Un témoin oculaire raconte à ce sujet que le digne prêtre étant au mo* nastère de Saint-Fargeau, le 2 juillet, et se sentant pressé par la soif, parce qu'il avait fait è pied, la veille, onze lieues, il demanda à son compagnon de voyage Quelques gouttes d'eau qu'il but pour étancner sa soif. Un peu plus tard, vers neuf heures, le P. sacristain vint le chercher pour qu'il pût dire la sainte Messe; au moment où il se disposait è le suivre, son compagnon lui Ht remarquer qu'il s'était misnans l'impossibilité d'offrir ce jour-lÀ la victime du salut; des larmes amères et abondantes expièrent ce qu'il appelait sa coupable sensuahté. Sa dévotion à offrir tous les jours à Dieu le saint, sacrifice était si grande, que dans sa dernière maladie il fit tous ses efforts pour n'y pas manquer, jusqu'au moment où l'on jugea qu'il y avait de trop grands dangers pour qu'il ne dût pas s'en abstenir. De celte parfaite et constante union avec Jésus-Christ, naissait en lui une pureté angélique qui, maiffré les situations délicates dans lesquelles il dur se trouver, à raison de Tadministration de son institut et de la directiou de ses membres, fit que jamais l'ombre d'une médisance ne put attaquer sa repu* tation.

Après une vie sanctifiée par la pratique des plus louchantes vertus, le R. P. Ange le Proust, affaibli par ses travaux, ses voyages, ses^ prédications, et surtout par les soins (]u'il avait donnes à l'administration de son institut naissant, mourut de la mort des

t'astes, au couvent des Petits- Augustins, à *aris, le 16 octobre 1097, ftgé de 73 ans.

Il laissait è ses frères en Jésus-Christ de grands exemples, à ses Filles une Règle sage,

et son esprit de charité qui fut recaeilii comme un legs pieux par la procaralrice générale Mlle de Vaul vire-Dubois de la Roche, et par la supérieure générale la R. M. de la Villemoreux;

En 1828, la R. M. Sebire, supérieure générale, faisant quelques recherches dans les archives de la communauté de Saint-Thomas de Villeneuve, trouva un extrait de Tacie mortuaire du R. P. Ange le Proust, d'après lequel était indignée la place de la sépnUure de ce vénérable fondateur. £n juin 1830, ooe lettre anonyme lui annonça que Ton trouve* rait la tombe du R. P. intacte^ à tel endroit An cloître du couvent des Potits-Augustins réformés. Les indications portées dans celle lettre étant les mêmes que celles qoe contenait l'acte mortuaire conservé dans les archives de la communauté, la R. H. se disposait à en profiter pour faire procéder è la translation du précieux dépôt, lorsque la révolution de Juillet mit obstacle è l'accoin* plissement de ce pieux projet. Les tendances de cette époque désastreuse et les profana* tions dont plusieurs monuments religieux avaient été victmeis ne permettaient guère de regarder le moment comme trè$-op|M>rtua pour une semblable cérémonie. Quand Torage fut assoupi et quand le calme refior, du moins à la surface, c'est<-à-dire ent83i, et pendant l'octave de la fête de saint Thomas de Villeneuve, Mme la générale fut inspirée de nouveau du désir de reprendre le projet interrompu, désir d*autaDt plus pressant que la démolition des Petits-AugusUns éuit alors imminente; les démarches nécessaires furent faites, et le 6 octobre l'exhumation des restes du R. P. Ange le Proust eut liea en présence de NN. SS. l'archevêque de Pins et l'évêque de Nancv, de MM. Qnentin et Tresvaux, vicaires généraux, dNin représentant de l'autorité civile, de la R. H. Sebire, supérieure générale t assistée de plusieurs membres de la congrégation et d'on grand nombre de témoins.

On ne trouva dans la tombe que les osse* ments; à l'exception de quelques-unes des vertèbres et des petits os Aes pieds et des mains, le squelette était entier. Transporté sans pompe des Pelits-Augustins A rétablissement des bospiulières de Saint-Thomas de Villeneuve, le précieux fardeau fut alors porté par les religieuses jusque dans le sou* terrain de la chapelle, au pied de l'aoteloù il fut déposé.

Le 17 octobre, cent trente-sixième anniversaire de l'inhumation du P. Ange, Ugr l'archevêque de Paris célébra la sainte lle$s« et assista à un service solennel qu'il aTart ordonné pour le vénérable fondateur.

Après la mort du P. Ange le Proust, M. ^ la Chétardie, curé de Saint -Sulpioe de Pans (le même gui avait reftasé l'évêcbé de foitiers ), avait été élu supérieur général. Il i"^ remplacé lui-même, quand il mourait P*^ M. rabbé Lansuet, frère de l'évêque de Sot^sons; il r.empTissait cette charge ao mooeM oili le R. P. Héljot écrivait son Bi$i9in dti ordres religieux.

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DES ORDRES RELICIEXX.

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