INSULA CIVITAS VIR6INI
{Lille cité de la Vierge).
Pow* Tendre cette consécration plus complète, le magislrai tout entier se fit inscrire sur les registres de la confrérie. Dès lors on ne prononça plus le nom de Notre-Dame de la Treille sans y ajouter le titre de natronne de Lille.
Peu de jours après cette cérémonie, un miracle éclatant prouva ostensiblement que Marie acceptait la tutelle de la ville. Une lâlle de 27 ans, Marie de l'Escurie, de la paroisse Saint-Etienne, l'ut publiquement suérie de plusieurs maladies et délivrée de T'esi)rit malin qui la tourinenlait d'une manière horrible. Celait inaugura une nouvelle série de grAces que de lJ634kà 1638 Marie se plut à répandre sur la cité. Mgr Maximilien de tiand, ôvéqoe de Tournay, en authentiqua
cinquante-trois opérés dans cet espaee do quatre années.
Les fêtes religieuses de 163^ eurent un retentissement universel ; la dévotico enten la vierge de Lil!e s'étendit aux nations étrangères ; des personnes de tout rang en?oyèrent leurs noms pour être portés sur les re-
f;istres de la confrérie. Parmi ces Ames d'éite pour qui la piété n*a ni limites ni fron* tières, il faut placer S. M. Ferdinand U, empereur d'Autriche, oui réclama pour lui et toute sa famille la grAce de faire partie de l'association. A cet eflet, il envoya (janvier 1635), h MM. les chanoines, trois' vélins qoi furent conservés précieusement dans les archives de la confrérie.
Le premier portait pour emblème ; le
5 lobe céleste entouré d'étoiles et le lion u zodiaaue , l'étoile polaire était mar^ auée du cniffre de Marie avec ces mots auessus :
HIC P0LU8 EST LEOPOLDB TOCS.
Kt'plus bas une inscription latine dont voici la traduction ;
A LA PIÉTi DE L*AUTRICHB BKVBR8 MARII 1
Etoile de la mer, continuée par le saint ntrfiii Léopold jusqa*aux archiducs d^Autricbe, émules de Sa Sainteté, et devant être éternelle.
( Pour servir de monument à la chapelle de Noir e - Dame de la Treille.)
Le second vélin représentait le trône de Salomon relevé de six degrés et entouré de douze lions d'or, dont deux portaient guidon aux armes d'Autriche et de Flan* are.
Au-oessus se lisait cette devise