‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 188 sur 220 · A LA GLOIRE DE MARIE · texte numérisé non relu

A LA GLOIRE DE MARIE

L*illostre impératrice da ciel et de la terre, VwanM

vconv, irès-sacré empereur, Fkmmicano lit, toi

apostolique de Hongrie et de Bohème, avec leon

épouMHi et leur U'ès-aoffotle famille, llm-

pérairice, la reine, l*archidue, nis da

César, et leurs filles séréoiasimes,

ont écrit ellesHnèmes, aree

leurs devises, leurs noms

vénérés par toute la

terre poar èlre inscrits snr le registre de la coRfrérit

de Noire Dame de la Treille, en sigoe da

ramour qu*ils loi portent.

En tète du troisième se trouvait : Taigle de TEmpire avec une couronne transversalement placée et coupée par deui pilmes; au-dessus se lisait le nom de Marie, audessous ceux des nouveaux confrères.

L*inscfiption eut Jieu le 29 novembre 1635 , jour de la fête de sRim André. Dm Messe solennelle fut chantée par M. le doyen du chapitre k laquelle assistèreoi MM. les membres du magistrat» des corps de Justios» de la gouvernance de la cour des comptes* Sous un dais placé au milieu du chœorsa trouvaient tes écussons aux armen de Flandre et d'Autriche, et les trois vélins eofOjii par l'empereur Ferdinand.

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lUE

DES ORDRES RELIGIEUX

THE

Acôié de ces illustrations de souche royale Tioreot se placer les sommités de la science. L*Unirersité de Douai se fit inscrire tout •ntière sur les registres de la confrérie de Noire-Dame de Lille. La même année, un prélat recommandable par sa vertu et son érudition , Mgr TéTêque de Touruajr, vint oelire son diocèse sous la protection de Notre-Dame de la Treille.

Voici la formule de cette consécration dont rorisinal fut aussi placé dans les arcbJTes de Tassociatinn :

Jfarte» mire de Dieu et vierge^ célèbre aMfrit des Lilloie et miraculeuse dans l'église et Sainl-Fierre » sous le titre de la Treille ; eemme Philippe le Bon » due de Bourgogne et comte de Flandre , s'est autrefois dédié ëete sa noblesse et ses premiers chevaliers de de /a Totion cf or dans cette église et à votre Aouaenr; ainsi moi^ comme çasleur et évéfue, désireux de veiller au bien et au salut Q€ mon troupesM » je viens Vintroduire avec moi dans refic/ot sacré de votre treille , roui priant de nous y conserver et disposer peur le ciel.

Le tout vôtre , par droit de possession et f usage»

Haxiiiiubii , évéque de Toumag,

Vingt-trois ans plus tard , la ville de Tournay vint ratifier elle-même Tacte de consécratii/n de Tillustre prélat.

Le 5 août 1859, un magni fichue cortège, eiclusivement composé d'babitants de la ▼iile, partit de Tournay pour venir honorer h Lille la vierge de la Treille. A cinq heures de raprès-midi, ies pèlerins firent leur entrée dans DOS murs, au bruit du canon qui grondait sur les remparts, au son des cloches, aux salves de mousqueierie de la garde iwargeoise, à qui ils répondirent par des décharges de pistolet. MM. du magistrat les reçurent à la porte des Malades, et les remercièrent au nom des habitants de la ville de leur pieuse visite. Après les compliments ils les conduisirent k la collégiale de Saiut-Pierro où MM. du chapitre les reçurent en grande pompe.

Le leademaio matin, à sept heures, une Messe, à laquelle assistèrent les Tournaisiens, fut chantée in Pontificalibus par M. lahbé de Cysoinff.

Depuis cette époque la ville de Tournay continua chaque année un pèlerinage k Notre-Dame de la Treille, pour la prier d*étendre sur elle sagénéreuse protection. La révolution de 179S mit fin à cette pieuse coutume; OMiis en 18US de fervents Tuurnaisiens la remirent en vigueur, et tous les ans Tégiise Sainte-Catherine les voit prosternés aux pieds de la sainte madone qu'elle a le bonheur de posséder.

(1667). Louis XIV qui , quelques années auparavant, avait épousé l'infante Marguerite d'Espagne, réclamait à Charles II, son beau frère, la succession entière du duché de Braliant et de ses annexes comme étant

l'apanage de sa femme. A l'appui ae cette réclamation , le roi de France fit passer en Flandre trois corps d'armée au milieu de l'année 1667; en moins de deux mois il prit Chiirleroy, Brinch, Mons, Ath, Douai, le fort de la Scarpe, Tournay, Audenarde, puis vint mettre le siège devant Lille. Les habitants effrayés eurent recours h Notre-Dame de la Treille, la priant de préserver la cité des horreurs de la guerre. Le mauvais vouloir de la garnison, composée presqueentièrement de soldats espagnols, iiaralysa le courage des citoyens(i),et, huit jours après l'ouverture du siège, Lille demanda à parle* menter. Mais jusque dans sa défaite, la ca-

J)itale de la Flandre gnrda sa noble fierté; a capitulation n'eut lieu que sur la promesse sacrée de la part do Louis XIV do conserver les privilèges, franchises et immunités de la ville. Les clauses furent stipulées dans un contrat renfermant 68 articles que le rewart, M. de Beaupré, fit soumettre au roi. Lille lui ouvrit ses portes le 28 août 1667.

A son entrée, le monarque vainqueur fut conduit par le magistrat a la chafielle de la Treille, oik il prit place sur un trône des* tioé k le recevoir. Le rewart, alors prenant k la main le livre des saints Evangiles, s'avança ^ers lui :

Sire^dii'U, jurex'vous ieiquevous garderez et tnaintiendrex la ville , ses /ois, usages^ franchises et coutumes^ les corps et biens des bourgeois^ et les qouvemerex par loie et échevinage: et ainsi jurez-vous^ sur les saints Evangiles et les saintes paroles qui j/ sont écrites^ que vous les tiendrez bien et loyalement f

Je le jure, fit Louis XIV en étendant la main.

5tre, reprit le rewart, nous nous enga» geons à défendre votre corps et votre hîri" tage du comté de Flandre^ et ainsi jurons de faire loyalement à notre sens et selon notre pouvoir.

Quarante années plus tard, lorsque les alliés, commandés par le prince Eugène, vinrent de nouveau mettre le siése devant Lille, le magistrat, confiant dans la protection de la Mère de Dieu, promit une procession générale et une ample distribution d'aumônes si la ville et ies personnes des habitants étaient respectées. Le vœu fut exaucé, car Lille, prise après une défense de cinq semaines, ne souffrit en aucune façon du siège ou de l'occui^ation par les troupes étrangères ; bien plus, malgré la croyance des vainqueurs (ils étaient protestants), la liberté de conscience fut laissée dans sa plus

Sraade extension. L'année suivante, au mois e juin 1709, la procession sortit eomme de coutume, et partout sur son passage les alliés se firent remarquer par leur déférence pour les cérémonies du culte catholique.

La protection visible dont deux fois en moins d'un demi-siècle Marie avait couvert la ville avait merveilleusement préparé \o$

(I) Ce fait est positif. Foy. k ce sujet Ym$toire de Lille, de M. V. Dcrode.

z i*ei!e eiisle, i»'a jamais 11»^ir-'-i. 3 singulièrement amirilmé à 'î. :z ■:a culte de Noire-Dîme.

:riï c-5 : r*^mières années, où niiile r: 5-e Oc Liile ne jiossédail un si ? ,". .!.-e l'Our la piélé.

-T^ T-> • onimencemenls des reli- .r > - ire-Dame furent pénibles, ira- : : - e manière, et il lui fallol [ilu- ! :-t5 ?%3r,t de pouvoir se faire j-r^îtiou naissante ne fut ap- " l!s*9 ,-26 avril), en vertu de • z'I' -■:.-. : 7- r - ' - 1- i - . - z.r^ yii^'.sei Règics provisoires si-

i ': . :'. T -— :. - f. r. -. le -. • - — ..^7 M^- /»-chevèi^ue Giraud, oui fut

-'c' .cl T T • : - r-: -. -\ . : . .î 1 - 7 ' . :! 5 , 3 dignité de cardinal.

■ r : - — 'c :'7. t It.z' -1 1 i-- 1: -^^ r :ej'^::a1e costume qui fut ae-

c -r. . ', 2 c: r n î^rêOient, quelque peu mo-

L, :r-.,: c' -. .= :'-•--..' r'r. i! - : ir. •: .r t »i..r une ligne de démarcation

c : -' r . - :r > .T-I i .- i : -r .ci: .cr ei^tre Tordre nouveau et tel

T -' :r - ï . :.: - r . t ' : . r -i . 1 - .- 1 -l'f i » •^: erjel il paraissait avoir tropde

-*. "-l*^.'-c -i -- li.'I.r'r t ^i - '. — •' ~

v: Ar'i- ju .riire-^Joyen de Sainie-Ollie- :'t-i :-î- .:.f- : -. :* . .;: i'a. jrd ôési^né par lautorilé

.-•r Lr-'i-: Trii.: It " z rif- .'- c- r^»r. : .♦? ' our supéricor fic la nouvelIc

: : :;:— L'f'T :t * I:-: r ri .: --fj:: :-. ri il ne cessa un seul instant

T >: 1 1- z î.-:ner ce sa sollicitude et de son v.:>f. :r'---:Ti: M. i'abbé Bcrnarl, vicaire gé-

•r a soa ap^'Ui, et Son Etninence

G.rauJ lui di>nna constamment

T V--.T. Lr r r.:— -i T- ;-r-^éi -^UQ tcndrc intérêt. Plusieurs

^-. c:^r^ 5e rcuirerit avec une complaisance

'r :r L . c. T. . :*• • • i '. e: :i5 a pjvson di ère, entre autres

5 -T i -r ----- : '-5 e - 1 ir -1- .V-' w j;:, é^è^ae ue Fréjus, qui y dit

:. :^. ^ ->j . i * :. t ^'i .e L . e : t - . . . L.i ec.eiii .a Messe, re(;ul l abjuration

lï'l. '. /.-,-. r.r r:. -Tc-ri ."- . . . . -'..'.rricC, le bùi tisa SOUS condilion, Cl

.--,^-.5 :..T ;.. -r N-:-r-Di e -r .» !^: .:v:ir.i a <.Lr.Drn;ai on. Ces illustres tI-

. r. .::. r..-^ 55r r^. -. ^-.\, i e 5 r?, 2 '• r», Lea Jco jp d'autres, curent surtout

. :^: :->.i.r ::r : t.: :r rf:* : -s zi .v j s qie la communauté j>0S5édi»

.- 1 ....:. ^.r; ^ .-■. r .i-T-e ^r t-- / :? -::>e re.-^ie des cheveux de la sainte

•: .r. :- .- t :r > . T-Li-^r :^r i \ "«% 3 jii.eLLiqués far quatre évèqutrs

.:. .z J^ .-.:r :. ^- —1. . — - . — -- l . r .• uire CL 3rque HOU moins signa i»^e do

...1. -• ♦.'^: T*. .^* :- c';.-' .">. ^-.: '.\ ir.-.c.;..:! *.e >J3rie fuient les lémoi-

- . -:- 5 -tr h^ute LiLMivpï'.lan e de rinimorie: i\- 1\. 1 rc s è^^^^ - f ^*iaux en font loi, >a r/.c \ .r-Jr. u'. ..-:..• '.:.. t :r .•- .- ^:..- ^re far::e Tie Gaëthe en signe d'une L-r- ':'J..:rL: .^: ...•..- --r. M r J .-r- ..cLt Ji< iica spéciale eiivo^ée à ses chères H-.l: c..: \V i^: :.; .L. c .r^c:..- L .-, ^u iieu ce Texil ; un écrin aux armes

/. . V - rrlf

.i->': ..ji.::. .r ^r-:.:- .v:?:r->:5 :,.: :.--a- - .r.:::..r.es, renlermant deux médailles eu

'. jie:/. :::.- .rj-.- il^uk :> .:.- û ^r :.:::>-: »-^e:.i de crand uioiluie, présentant d'uncôle

' .ï Li.^r.:- ri.:-? ^ >^r "i j; : re -r >:.:r- - V.nr-'.rMu Très-Sai ut-Père. et de l'autre,

l!.:^e .e .a T:r. -; l\5: .^ «-...e . c^ tri • Jc-us-CLr.sl lavant les pieds àses apôtres;

:-?':j..;.. ■;.!•' :.o;.:.: .a v-. :..>:.•. .i-^ .e? ::.::], !es Jeux mulesdecouleurvioleitcbro-

> r' :rs -.c Nolrc-D..^r ce id l.Ci -. >>.. l.* ■.ce> en or f;n, avec lesquelles il avait ollicié

.il ;.aru; ^las L.:;vc::a. e ; :-: e 5 ..-•is j-- ; t:i :aRt l'Avent à la chapelle Sixtinedu»

» - Ue e::r-:.;-j ; .c M. e J-?r ./..c-HcL- ;..a:i; lui.e oe ces mules fut eii'|K)rl«fft en

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