I. Ile \V Lajî. Aiiiernue par un évèque des Etats-Cnis
M e \V.^3u; : ^ ;.::;!î L.l.e e:: ISvo. ^'u .e ."au.re re^ie à la communauté de >oire-
:'t^/..,e h.i.n-r'.'.' -l ».:..^;.c:-.:.e. ^a v:^ i..t J>/Li.e, >ou5 i;k»be, sur un coussin de ritbe
< .. ' v'-i.r^v.M -!•::.. .!.re; r. e se a;î):.a à v^ ours bro.îé en or.
• e; ; ..?•-. r< <•:::>.?. :. ::».:.: ; en Le Trts-S^unt- Père envoya ces deux der-
: *-2. ; -^ . : . . : i ^ . i îèi- au clœur .:es nors « ûUeaux en temoignajie d'estime et de
.: .,::•.-.: j; . . ^ ^< :e So. [Ue-Laiberiiie; cruitude puur un rochet en l>atiste su(»er-
' • - ■-'•*• "'- :î .'T'î v-^ '^> requ.se>;de5 liiie avec iienlelles du [dus haut prix, j^oint
. » .'...^t ' tr: >:j i jr le c ai.t. une ut* Bruxelles, que les religieuses de Notré-
*j Me t-'.aii des i us e^ji- l'ame avait envoyé à Sa Sainteté compje
.'.î'.rjiL^nt que Dieu pi ra i."iiin:age des produits de rindu>trie ue
-. s-rv:ieur de IMeu [>v'ur F.andre, par l'entremise de M. Alphonse
;. "-:':.'.•. :--; .-;:..:• rr:c :i'jî::i .iie. t. -rdier, allant se faire ordonner prêtre à
iJe . i.;i .': \ j .2, -tic œuM'e 'pji. le- Ib'ij.e.
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DES ORDRKS RELIGIEUX.
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Ces faveurs réunies de la saiote Vierge et dn Trës-Saint-Père concilièrent de plus en plus aux religieuses de Notre-Dame la bienveillaDce générale, et leur institut commença, à prendre un plus rapide dévelopftement. Mgr Régnier, successeur de Son Kminence le cardinal Giraud sur le siège de Cambrai, leur avait accordé : 1* de soiguer les malades à domicile; 2' d'accepter le service des hôpitaux; 3* de visiter et de panser les pauvres en cas rie maladie; k'' do tenir les écoles des campagnes et de la classe ou- Trière. Or, en quelques années, elles eureot jusqu'à sept maisons, pour la plupart dans diverses fonctions. Après la maison mère, les deux principales sont Thospice de Wazemmeset la maison des gardes-malades de Vfllenciennes. La maison mère eut aussi rarantajçe de devenir en peu de temps lo tiége d une foule de bonnes œuvres, dont TOici les plus notables :
1* L'œuvre des mères de famille, qui est aussi une association de secours mutuels ;
2* Celle des mères chrétiennes, dont le but est de mettre en commun leurs prières et bonnes œuvres, pour conserver respectivement h leurs enfants la foi et les bonnes mœurs ;
3* L'œuvre des servantes qui s*jr vont re- Iremper dans raccomplissement de leurs devoirs par des exercices spirituels, déterminés b des jours convenus;
i* Hais c*ost surtout l'adoration perpétuelle du très-saint Sacrement, gui répand là uo parfum de dévotion et de piété de nature à embaumer la cité de la Vierge. Les jours de réunion de cette œuvre éminente, la chapelle qui petit contenir environ cent personnes se trouve comble, et on en sort toujours dans Penthousiasme du bonheur;
5' Parmi les œuvres d'utilité publiaue, on peut signaler encore les réunions ues dimanches et fêtes pour la persévérance des «eones filles;
6* Depuis peu, on vient d'y établir aussi deux œuvres nouvelles, d'après le conseil et l'approbation de Sa Granoeur Tarchevéque,ksavoir des instructions régulières pour les Allemands et les Anglais. M. l'abbé Reçue, aumônier de l'hospice Comtesse, possède jusqu'à sept langues diverses, outre le latin, le français et le flamand, sa langue natale; il parle l'italien, le hollandais, I allemand el ranglais. C'est dans ces deux derniers idiomes qu'il a des conférences dans la chapelle des religieuses de Notre-Dame,
3ui lui convient d'autant mieux qu'elle est ans un point central de la ville, et qu'elle renferme un orgue excellent, très- propre à utiliser le talent musical que ce digne el savant prAtre possède k un haut degré.
On conçoit aisément que les Religieuses de Notre-Dame, avec cette activité de zèle et de dévouement pour la cause de la Vierge tie Lille, ont dû répondre pleinement au but de leur fondation, el contribuer puissamment au développement du culte de. la patronne de notrç cité. C'est, en eliet, pour celte fin, qu'elles ont constamment olTcrt
(I) Voy. i la fin du vol.. n» 250.
une généreuse hospitalité aux pèlerins do Notre-Dame, pour les recevoir avec bouté, aux pèlerines, pour les héberger, quelquefois jusqu'au nombre de plus de cinquante à la fois; qu'elles sont dans l'usage d'aller complimenter les évèques et prélats qui viennent accomplir leur pèlerinage à rauicl (le Notre-Dame, leur offrant à tous un riclio et dévot souvenir ; qu'elles entretiennent avec un infatigable dévouement un chœur do cantiques pour la gloire de la reine de la cité; qu'elles ont toujours remercié de In commodité qui leur était offerte d'avoir tous les jours la sainte Messe chez elles, aimant mieux paraître plusieurs fuis le jour dans la chapelle paroissiale de Notre-Dame, et communier habituellement sous les yeux de l'image miraculeuse, dont un évéque les ap pelait si justement les an^es gardiens.
Ces dignes et zélées religieuses ont encore un autre moyen d'action sur la soriété chrétienne dans l'intérêt de l'état religieux et de la propagation du culte de Notre-Dame de la Treille : ce sont les sœurs externes connues sous le nom de religieuses afiiliées; lesquelles, sans s'assujettir è la vie commune et au costume de l'ordre, font réellement les trois vœUx substantiels de religion et en observent la Règle. La plupart entrent plus tard dans la communauté, lorsque les obstacles sont levés, ce qui leur ei>t facile, quoique déjà quelquefois avancées en Age, ayant depuis plusieurs années oliserve les vœux de religion dans leur famille, et gardé fidèlen.ent la Règle avec les pratiques propres de ce genre la vie. On voit d'ailleurs que, vivant au sein de la société sans rien qui les distingue extérieurement des autres, elles peuvent plus facilement encore exercer leur zèle, et verser ea toutes manières l'amourdela Vierge de Lille, leur mère spéciale, (t)
TR1NITAIRE3 (Religiedsbs hospitalière»
BT BNSEiGzf ANTBS ), à Àfitibei {Vur).
On ne connaît |1bs la date précise de la fondation de Thôpital civil d'Antibes. Les plus anciennes écritures font foi qu'il existait avant 1599. Les malades militaires oni commencé à y être admis et traités depuis le mois de germinal an IX.
Cet hôpital avait été de toufc temps desservi par des infirmiers civils sous la surveillance immédiate de la commission admi*nistrative. Toutefois le besoin d'en confier la direction intérieure à une corporation, religieuse s'était fait sentir depuis longtemps; mais le manque de fonds, pour procurer un logement aux religieuses, avait fait échouer tout projet à cet égard. L'hôpital était loin d'avoir des revenus suffisants pour faire face à cette dépense. Malgré le nombre des militaires admis et l'exactituda de l'Etat è payer leurs journées, la ville^ avait h venir à son secours pour une somme annuelle de 2,000 fr. Dans cet état de choses la Providence suscita un secours puissant dan& la personne de Mue Cécile Guérard qui donna^ une somme de 6,000 fr., pour con:>truire ua
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niGTio?mAiiis
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bfttiment adjAcent k ThApital et payer les premiers frais d'établissement. Ce qui fut eié^ cuté en 1836. Ce premier obstacle levé, rien n'arrêta plus le zèle de MM. les administrateurs. A la même époque M. lo général Vial venait de rentrer dans la patrie. L*adminrstration s'empressa de l'admettre dans son sein. Comme ses honorables collègues» il TÎt que le meilleur moyen de relever l'bêpitai était d'y appeler des religieuses. Ayant commandé le département des Basses-Alpes, il avait vu celles de l'ordre de la Sainte-Trinité se dévouer dans diverses maisons avec un zèle digne d'éloges au service des malades. 11 s'empressa de proposer à l'administration de demander des sujets de cette congrégation à la supérieure générale de Valence. La demande fut faite et accueillie. Mme la supérieure générale, étant venue elle-même sur les lieux prendre des arrangements avec l'administration, envoya son assistante accorapaçner cinq de ses religieuses qui arrivèrent a Antibes le S août 1837 et vinrent remplacer les infirmiers civils qui jusque-là avaient desservi l'hôpital.
Dès ce moment Thêpital changea de face. Les malades y furent mieux soignés. Le service religieux y fut établi. M. Tochou, curé de la paroisse, qui dès l'arrivée des religieuses, s'était montré plein de bienveillance et d'empressement, continua de donner et de faire donner tous les secours spirituels avec la plus paternelle sollicitude.
Par les soins de l'administration, un aumônier spécial y fut attaché en 1838, et déchargea le clergé paroissial du service qu'il avait bit avec la plus louable exactitude.
A la vue du bien opéré h l'hôpital, on pensa que les religieuses Trinitaires, aussi utiles ailleurs à renseignement des jeunes ftlles qu'au service des malades, pourraient se charger è Antibes de cette double fonction. Celte ville érait alors à peu près dé- (lourvue de tout secours sous ce rapport. On adressa donc è Valence une seconde demande, et en 1839 deux nouvelles religieuses furent envoyées. Elles vinrent ouvrir des classes dans un' local séparé de l'hôpit»l. Bientôt ce local fut abandonné et les élèves furent reçues dans des salles mieux appropriées k leur destination. Toutefois le nombre des élèves externes, soit gratuites, soit, payantes, augmentant et les salles devenant insuffisantes, l'administration dut s'occuper d^un nouveau local.
L'autorisation fut donc demandée à M. le préfet d'élever un nouveau bâtiment. Celte autorisation accordée en 1853, un nouvel édifice fut construit et livré à sa destination en 1853. H se compose de deux vastes salles pouvant contenir ensemble cent-cinquante enfants, et du logement de l'aumônier y contigo.
Nous n*avons parlé jusqu^à présent que des élèves externes et des divers bâtiments destinés h les recevoir. Antibes possède encore un beau pensionnai coniîtruit dans le
jardin appartenant k l'administration. Cet établissement capable de contenir cinqaaDt« élèves fut construit en 18U et recul une existence légale par l'autorisation de H. le ministre de l'instruction publique en date du 25 janvier 1845.
Enfin la ville d'Antibes voulant compléter son établissement, pensa k créer une salle d'asile; elle fit pour cela en 1847 Tacquisition d'un local attenant au pensionnat et k un externat supérieur diflferent de celai dont nous avons parlé ci-dessus. BienlAt les enfants y accoururent, et rasile,en prenant du développement, a toujours mérité les encouragements de l'autorité ; ce déreloppement allant toujours croissant, et la première salle ne suffisant plus au nombre d'enfants, la ville a fait en ISIS l'achat d*une maison attenante k l'ancienne; tout a été reconstruit k neuf; et une nouvelle satle,élerée, spacieuse, bien aérée vient d'être inaugurée le 5 mai 1856. L'établissement poorTinstruclion se compose donc aujourd'hui d?
plus de trois cent cinquante enfants, divisés en cinq classes : pensionnat, externat supérieur, second externat, classe gratuite, asile.
L'hôpital continue k recevoir les militaires malades dont le nombre s'élève quelauofois k cent vingt et fc cent trente. Les inrmes et malades civils sont regus et soignés dans un logement qur leur est approprié et de l'agrandissement duquel on s'occof^e encore en ce moment. Le setvice religieux • continué d'être confié k un aumônier spécial, chargé tout k la fois des malades et du pensionnat. Ce service se fait dans deux chapelles séparées. Une pour les malades civils et militaires dans I intérieur del*hèpital. L'autre pour les pensionnaires et ex* ternes k côté du pensionnat.
Le nombre des religieuses a augmentée raison du développement de ToBuvre k laquelle elles se sont vouées. Arrivées k Antibes au nombre de cinq, elles ont atteint aujourd'hui le chiffre de vingt-deux. Ainsi Dieu se platt-il k bénir l'œavre des pauvres, des malades et les soins donnés k Tenfance.
Quoique éloigné de notre toiijours bienaimée paroisse d'Antibes, que nous avons
(gouvernée pendant 26 ans, nous savons qie es religieuses Trinitaires ne cessent de répondre a la confiance que nous avons mise en elles depuis leur établissement, an'elles ne cessent de redoubler de sollicitude pour les malades, de zèle pour l'instruction ei l'éducation chrétienne des enfants, et qne c*est k leur dévouement que cet établissement doit sa prospérité.
TRINITAIRUS DÉCHAUSSÉS (Riroavt
DBS).
Ce fut le bienheureux Jean-Baptiste de b Conception que Dieu suscita pour introduire la réforme iiarmi ces religieux. Il naquit à Almodora ael campa ^ voisin de Calatrava, le 10 juin 1561 , de Marc Garzias et d*lsabeilt Lopez, tous les deux d'anciennes famiîla»*
DES URDAKS RELIGIEUX.
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Ms son enfiince il commença a pratiquer d'austères pénitences : il portait le cilice, se donnait chaque jour la discioline, dormait sur des planches; il n'avait qu'une pierre poar oreiller. Il jeûnait continuellement au itain et à l'eau. Un genre de vie si austère lui occasionna bientôt une maladie de langueur» dont il fut guéri deux ans après. Avant terminé son cours d'humanité et de pliilosophie sous la direction des Carmes décbaa>sés, il fut envoyé par ses parents à rUniversilé de Baëze. Ses études terminées, il retourna dans sa patrie et résolut d'emkrasser la vie religieuse. Après quelque hésitation sur le choix du couvent, il entre chez les Trinitaires à Tolède ; il passe son année de probation dans une ferveur admirable. Il lut promu au sacerdoce, puis em* plojé par ses supérieurs dans l'exercice de la préaicatioa et de la direction des consciences. Son rare mérite et la perfection de ses Tertus lui obtinrent bientôt la réputation d'un célèbre prédicateur et de confesseur renommé. Il opérait beaucoup de conversions ; un grand concours de peuple assistait toujours à ses discours.
Comme depuis bien des années le relAehoment s'était introduit dans ta plus grande partie des couvents des Trinitaires, les principaux membres de l'ordre se réunirent, ea 139i, et prirent la résolution de fonder deux ou trois maisons dans chaque province, dansie^iuelles on remit en vigueur l'observance des règles, permettant h tous les religieux de s*y rendre» en leur laissant cependant la faculté de retourner dans leur couvent. La réforme ayant été établie* Jean-Baptiste fut un des premiers h l'embrasser, et il fui chargé de gouverner le nouveau couvent de Val-de-Peguas en qualité de supérieur. Se convaincant chaque jour de plus en plus que la réforme ne pourrait (irospérer, et qu'on n'obtiendrait pas iin meilleur résultat tant qu'on laisserait aux religieux la liberté de retourner dans leur premier couvent, il se rendit à Rome, en 1598, pour exposer cette situation au Pape Clément VIII. Ayant obtenu de ce Souverain Pontife une bulle
2ui Tautorisait h établir une réforme entière ans son monastère et dans quelques autres^ il iiarvint d'abord à réformer huit maisons; ce nombre devint bientôt beaucoup plus considérable; pour obtenir ce succès if eut à souffrir de grandes contradictions de la
tiart du gouvernement d'Espagne, des membres de l'ordre et à s'exposer aux persécutions et aux insultes.
Jean de la Conception est appelé fondateur des Trinitaires déchaussés, parce que une des pratiques prescrites par les Règles de la réforme était que les religieux devaient marcher nu-pieds; il mérita aussi ce titre par les soins au'il mit au succès de son entreprise, et à 1 affermissement de cette heureuse réforme. Il passa le reste de sa vie à gouverner les diverses maisons qui l'avaient embrassée et mourut à Cordoue le ik février de Piin 1613.
Dieu glorifia son serviteur par plusieurs
miracles, et il fut béatifié mr Pie VII le 9 avril 18i9w
TRIfflTÉ ( CoifGBÉGATIOTf DES BBLIGIBUSES