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DICTIONNAIUE
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1821 , parle du très-bel hôpital joint i un monastère d'Ursulinn.s, qui y sout au nombre de quarante, et font romce d'Hospitalières.»
Mais cet utile établissement a été deux fois la proie des flammes. D'abord en mai 1752; et aussitôt Mgr de Ponibriand, sixième évAgue de Québec , vint passer Tété aux Trois-Rivières, pour faire rebâtir le couvent des UrsuUnes. Le prélat ne voulut, durant tout ce temps* avoir d'autre demeure que la maison des domestiques, le seul des bâtiments des sœurs uue Tincendie eftt épargné.
La seconde conflagration a eu lieu en octobre I8O69 et le désastre fut si complet que les religieuses, privées d'asile, durent se réfugier chez les Ursulines de Québec : cepenJaut, sur la demande de Tévêque, quatre d'entre elles restèrent aux Trois-Rivières, la révérende Mère supérieure Saint-Olivier, la Mère la Croix, dépositaire ; la Mère Sainte* Angèle , pour les écoles , et la sœur Saint- Benoit, converse, pour faire la cuisine. «La libéralité de nos citoyens , » dit le G. V. Noiseux dans une lettre du 10 octobre, adressée à révAque , « a procuré à nos pauvres sœurs des chemises et des robes» des bas, souliers , mouchoirs, etc. ; car elles ont eu besoin de tout. »
Mgr Plessis, onzièmt évAgue de Québec, fit aussitôt appel à la charité de son clergé en faveur des Ursulines des Trois-Kivières; et, grâce au zèle de fillustre prélat, l'église, le monastère et Thôpital furent réédifiés avec plus de grandeur qu'auparavant. Les quatre religieuses restées aux Trois-Rivières Y trouvèrent place au mois.de novembre 18O7, et les seize autres, retirées à Québec» les rejoignirent le 18 février 1808.
On le voit , les premiers pasteurs ont de loul temps déployé la plus généreuse munificence pour doter le Canada d'établisse* uents charitables et de mai&ons d*éducation; et dans les œuvres si nombreuses fondées depuis quelques années» soit dans le Bas» soit dans le Haut-Canada» NN. SS. les évoques de la Province ecclésiastique de Québec se montrent les saints imitateurs des Laval» des Sain^-Valier» des Ponlbriand et des Plessis.
De 1816 à 1819» les Ursulines des Trois- Rivières donnèrent rbospitalité k quatre Ursulines d'Irlande» que M. Tbayer» ministre protestant» devenu prêtre catholique» avait amenées d'Burope |)0ttr ouvrir un pensionnat déjeunes personnes à Boston. Elles furent foriuées aux règles de leur institut dans le couvent des Trois-Rivières et elles y passèrent trois ans » après lesquels elles se rendirent à Boston. Mais elles y tombèrent bientôt malades» et en 182^, toutes les quatre étaient mortes.
Lorsque Tune d'elles seulement vivait encore, le vicaire généraj de Boston écrivit à Mgr de Quéliec en lui demandant du secours pour rétablir sa petite communauté. Mgr Plessis ne put envoyer qu'une Ursuline» la sœur Saint-Georges» née MulTett» et elle partit de Québec comme uue victime ,
joyeuse de se sacrifier pour son Diea. Eu elTet, après avoir passé dix ans k Boston organisant le couvent des Ursulines avec une énergie remarquable » elle vit la pojmlacû flinatique de la ville inceniiier son monas* tère de Mount Benedict, le 11 août 1^, j mettre tout au pillage « et porter te comble aux profanations en déterrant les cadavres de six Ursulines. Une des religieuses, sœur de la Mère Saint-Georges» mourut des salles des terreurs de ceUe nuit sinistre» et la su« périeure lut elle-même gravement malade.
On voit que Tiiitolérance des citoyens de la Nouvelle-Angleterre n'a pas changé. En 183^1-» ils détruisaient un monastère; ea 1855» ils insultent des religieuses» et leurs législateurs pénètrent comme des malfaiteurs dans des couvents, y portent leurs mains avinées sur les servantes du Seigneur» et ne respectent dan> leurs scandaleuses investigations ni la sainteté de la cliapelle, ni la pudeur de la maladie. Tels sont les progrès que font les Américains de nos jours dans la voie de la civilisation» et tels&oni les sentiments du ()arti prédominant de la nation à laquelle certains mauvais Canadiens voudraient annexer leur beau pays.
Les neuf Ursulines suivantes» chassées de Boston par le fanatisme prutestant» se réfu-
Sièrent chez leurs sœurs de Québec» qui leur onnèrent pendant quatre ans l'hospitalité» en les perfectionnant dans la pratique de la vie religieuse. Elles tentèrent ensuite de retourner dans le Massachussetts » mais leur entreprise ne réussit pas ; et elles .^e répartirent alors entre les couvents d'Ursuhiies de Québec» des Trois-Rivières et de la Nouvelle-Orléans.
Quelques années auparavant» vers 1818 ou 1820 » Quét)ec avait «u L'honneur d'envoyer trois Ursulines en Louisiane» pour servir J'émules et d'exemples h oelles de la Nouvelle-Orléans; et cette ^aiQte inQuence, exercée au loin piar les religieiises du Canada » montre combien elles sont fidèles et strictes dans l'observance de leur règle.
Le nom des Ursulines doit être encore cher au Canada, parce que la veuve de nilustre Samuel de Cbamplain» du fondateur de Québec » a pris riiabit de cette éminenta communauté; et c'est le savant Messire J.«B.* A. Ferlaud» qui a fait tout récemment cette découverte historique. Elle vintda* bord en Canada avec son mari» en mo, âgée de vingt-deux ans» et les sauvages» à son arrivée» « voulait l'adorer» n'a jaut jamais tu rien de si beau. » Au bout de quatre ans, i^ disette des vivres obligea M. de ChampUin k ramener sa jeune femme en France; elle r resta |>endant ses autres voyages» et en 16m^ elle fit sa profession d'Ursuline dans le couvent de Meaux qu'elle avait fondé.
Pour se distinguer des Ursulines de Québec» celles des Trois-Rivières portent ow croix pectorale en argent, diaprés Tapproi^* tion de Mgr de Saint- Valier.
Au 31 décembt^ 1&53, la commttoiuU i^miHait quarante-deux firofesses et deoi novices ou |K>stulantes. L*école 4iait suif <
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DES OflBnES RELIGIEUX.
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par soixanle^cinq pensionnaires et demi-
[pensionnaires; et, dans une éooie gratuite, es Ursulines donnaient llnstruction à cent quarante externes. Enfln, le nombre des malades admis à leur Mpital avait él^ de ceut quarante dans le courant de Tannée.
URSULlNËS(CDll6RéoATtO!H0eSRELl6IEI}SE$),
maison mère à Troyes (Aube).
La conffrégation des religieuses Ursulines a été fondée en 1757, par Mgr de Montmorin, évéque de Langres; la maison œèro fut placée a Mussy*sur-Seine, où les évé- Ques de Langres avaient un château. Mussy faisait autrefois partie du diocèse de Langres; depuis !a révolution il est du dio<ièse de Troyes. Le but de M^r de Hontmorin était d*avoir une congrégation diocésaine qui lui fournicait des religieuses pour Tinstruction» le service des hôpitaux et le soin des malades k domicile. A Tépoque de la révolution française, la congrégation naissante avait des établissements dans un certain nombre de petites villes du diocèse de Langres Son nom, qui a été conservé par notre Congrégation actuelle, était Ursulines, hospitalières. Sœurs de l'Instruction chrétienne. Au mois de septembre J792, la communauté de Mussy et les maisons dépendantes furent obligées de céder à forage et de se dissoudre. Aucune d'entre elles ne fut infidèle à sa vocation pendant Téfireuve de la Révolution; elles se réunirent eu petit nombre en plusieurs localités et^<(*occupèrentde l'éducation des enfants; leur attachement aux légitimes Pasteurs fut inébranlable.
Dès Tannée 1805, une des sœurs flt les premières démarches pour essaj^er de rele- Ter sa consrégation et do réunir ses cmn-
Sagnes ; elle s^adressa à Mgr De Latour du in Montauban, ancien archevêque d*Auch et alors évêque de Troyes. Mussy-sur-Seine, résidence ancienne delà maison mère, faisait partie du diocèse de Troyes depuis la réorganisation de TEglise de France. Mgr de Latour du Pin obtint Tautorisation du gouvernement, et le 2 février 1806, plusieurs anciennes Ursulines reprirent solennellement leur habit, ayant à leur tète celle qui s*était donné tant de peine pour arriver i cet heureux résultat. Quelques mois plus tard^ toutes les autres vinrent se réunir à leurs compagnes. Monseigneur avait jugé convenable ue placer à Troyes la maison mère ; elle y est restée depuis cette époque. La congrégation compte actuellement une trentaine d*établissements » environ trois cents religieuses. Si les populations de ce diocèse et de ceux qui Tavoisinent étaient plus chrétiennes, les vocations seraient plus nombreuses et on pourrait répondre aux demandes qui leur sont adressées de toutes parts. Mgr de Latour du Pin, de sainte mémoire, affectionnait beaucoup Tinstitut; il lui a laissé son portrait, son anneau pastoral et sa croix i)aitorale.