URSULINES DE JÉSUS, DITES DE CHA
V AGN ES (COHGHÊGATIONSDES R^LieiBCSBS)»
dont la maison mèrevst à Chavagnes IVen^
dée).
Cbarlotte«Gabrielle Ranfraydela Rochette était née à Luçon, le Un novembre 1755. Resr tée or|)heline de bonne heure, elle se retira chez sa sœur aînée, mariée à M. Bréchard, sénéchal de Talmont (1). Après avoir passé quelques années dans cette ville, elle entra comme pensionnaire libre au couvent des Hospitalières de la charité de Notre-Dame, à la Rochelle. La grâce y parla à son cœur. Détachée du monde qu'elle avait aimé, elle fut admise au noviciat des Hospitalières, et fit profession en 1777, sous le nom de Saint- Benoit. Elle goûtait le bonheur de la solitude, lorque la révolution la força de quitter son monastère, fille se retira aux Sablesd*01onne auprès d*une de ses sœurs, mariée è M. Delange-BoQchardière, et continua de suivre sa règle autant qu'elle le pouvait. Dès qu'elle eut appris larrivée du P. Baudoin, elle réclama le secours de son ministère. L'homme de Dieu, qui espérait des jours meilleurs pour la Franco» et qui désirait ardemment instituer une société de vierges vouées h l'enseignement, découvrant dans la sœur Saint-Benoit beaucoup d'intelligence» de piété etdedévouement, lui flt part de ses désirs, et la trouva disposée è faire tout ce
au'il croirait devoir contribuer è la gloire e Dieu ; mais, étant déjà liée par des vœux, elle voulut attendre que la Pmvidence manifestAt plus clairement sa volonté. £n 1802, pendant que le P. Baudoin était curé de Chavagnes, la Sœur Sainl-Benolt, n'ayant plus l'espérance de voir se rouvrir I ndpital de la Rochelle, d'où la révolution Tarait con-* trainte de sortir, se rendit dans la paroisse de l'homme de Dieu, suivie de quelques comimgnes qui désiraient embrasser la vie religieuse, et se mit avec elles sous sa direction. Elle Ottvrii en même temps un pensionnat, et fit la classe aux enfants de Chavagnes et des environs. En 180b, Mgr Demandoly, évéque de la Rochelle, permit à Mme Saint-Benoit et aux jeunes vierges dont elle était entourée de faire les vœux de re* ligion conformément à la règle qui leur avait été donnée par le P. Baudoin. Les filles du Verbe incarné (c'est ainsi qu'elles s'appelèrent) joignirent h Tinstruction de la jeunesse le soin des malades dans les bApilaux et à domicile. La nouvelle société prit de rapides accroissements, et fut légalement approuvée en 1825 sous le nom de congrégation des Ursulines de Jésus, dites de Chavagnes: c'est le nom que lui avait donné, en 1822, Mgr Soyer, évéque de Luçon, de concert avec leur vénéré fondateur. Il y eut aussi» à cette époque, quelques modifications dans les Statuts. Nous les reproduirons h l.i fin .de cet article tels qu'ils sont aujourd'hui. La mère Saint-Benoit gouverna la congre* gatioo des Ursulines de Jésus jusqu'à sa
(I) Père lie M. François Brécliard, que nous oratoire, et y donner Texemplc d*une vie chrétienne avons vu bouorer la ville de Poilit:r8 p;ir son talent tenuiiiëe par une inorl sainte.
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DICTIONNAmE
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mort, qui arrira le 19 juillet 1828; elle fut emportée pnr une attaque d*a|ioplexîe foudroyante, daus la voiture qui la ix>nduisait h Saintes. C'est en celte ville que son corps repose, dans la chapelle des Ursulines de Jésus; son cœur a été placé dans la chapelle du cheMteu de la congrégation, h Chavagnes.
Mme Saint-Benoit était une femme k grandes vues, d*une haute vertu, et d'un caractère plein d'améniié; sa piété était aisée et affectueuse. Cotte fervente religieuse aimait h passer au pied des saints autels les moments dont elle pouvait disposer, et elle avait un grand attrait pour Toraison; c*est là qu'elle puisait ia patience avec laquelle elle a souffert à la fin de sa vie des douleurs rhumatismales très*vio!enles. Au fort de ta souffrance, elle répétait : «Dieu soit béni I ^
Depuis la mort de sa respectable fondatrice, la congrégation des Ursulines de Jésus a continué d'èirc bénie de Dieu et de prospérer. Elle se com|H)se aujourd'hui de quarante-huit maisons réfiandues dans sept diodèses, et qui donnent à des milliers d'enfants une instruction solide et chrétienne. Le nombre des religieuses s'élève k huit cents.
Constitutions et Règlements de la congrégation des Ursulines de Jésus ^ dites de Cha* vagnes.
Ces Constitutions, reçues le 12 avril 182S des mains de Mgr Fraucois-ttené Soyer, évèque de Luçon, et approuvées en 1836 et 1837 par plusieurs des prélats qui possédaient alors dans leurs diocèses quelques élablissements de la congrégation (1), sont calquées sur la règle de Saint-Augustin, ap* propriée aux fins de la société.
Les Ursulines de Jésus sont soumises h l'ordinaire des lieux oh elles s'établissent, cependant elles regardent le seigneur évèque de Luçou comme le supérieur^né de droit naturel et divin. Il peut, s'il le juge convenable, se faire représenter par un supérieur ecclésiastique qui agit en son nom et sous son autorité, conl'orfnément aux statuts.
Les Ursulines de Jésus élisent tous tes trois ans une su|>érieure générale, chargée du gouvernement de la congrégation sous Tautorité de Mgr l'évèque de Luçon ou de son délégué. Celte élection doit être approuvée et confirmée imr l'évèque de Luçon ou |uir son délégué. La même supérieure général peut être continuée dans sa charge pour un deuxième triennal
Laaupérieure générale administre la maison mère; toutes les maisons secondaires dépendent d'elle et sont soumises à sonaatorilé; elle nomme» après avoir consulté son conseil, la maltresse des novices et les su|>i$riettres locales; mais 4e choix doit être toujours soumis k Tapprobation de Mgr l'évèque. Elle nomme aussi les principales of*
ficières de chaque maison, qu'elle peut continuer dans leur emploi autant qu'elle le juge convenable; elle nomme donc aux places d'assistantes, de conseillères, d'économes, de maîtresses générales des études, de maîtresses des pen^onnats, de maîtresses générales des classes externes et de mat* tresses particulières des classes, sur le clioii desquelles elle se concerte cependant avpi* la supérieure Ipcale. De plus, elle consulte son conseil pour le choix de l'assistante, de la maltresse générale des étndes et de la maîtresse générale du pensionnat. L'assis* tante et Tadmonitrice nommées parlasu))érieure générale doivent être confirmées par le sufiérieure ecclésiastique. Quant à ce qui concerne l'administration temporelle delà congrégation, la fondation de nouveaux établissements, etc., les statuts renferment dans de justes limites l'autorité de la supérieure générale, qui doit toujours, selon la gravité des cas, consulter son conseil et le Hipérieur ecclésiastique, et oui ne peut même souvent rien faire sans le consentement et même l'autorisation par écrit de ce dernier.
Les Statuts règlent aussi les droits de la supérieure générale en ce qui concerne les visites qu'elle peut et doit laire au nOTiciat et dans les établissements secondaires, les prières et les jeûnes qu'elle peut ordonner dans les cas extraordinaires et avec Tauto* risation du supérieur ecclésiastique, la délégation qu'elle |ieut faire de partie de ses r>uvoirs a un des membres du conseil ou une supérieure locale pour les visites et autres affaires de la société. Les supéri«;ure5 locales lui doivent tous les six mois nn compte exact de la conduite, du caractère et des dispositions des sujets de leur maison, et tous les membres de la sf»ciélé peuvent eorrespondro directement avec elle^
Si par suite d'infirmité oo pour tonte autre cause il y avait lieu de remplacer la supérieure générale, Mgr l'évèque convoquerait le conseil de la société et ordonnerait une nouvelle élection En cas de décès ëe la supérieure générale, la firemière assistante remplirait provisoirement les fonctions de supérieure générale.
La supérieure générale est aidée dans le gouvernement de la société par on conseil général qui nomme parmi les religieuses professes : 1* deux assistantes, et, si besoin est, une troisième, qui forment le conseil de la supérieure générale ; 2* une économe; 3* une secrétaire ; h* une adroonitrice. Lei trois premières fonctions n'ont pas besoin d'être expliquées; quant à la quatrième, elle consiste à faire à la supéri^^ure géné^ raie les oliservations jugées utiles et à lot donner les avis qui paraîtraient intéresser le bien de la société ou sa propre perfection. Ces diverses et importantes fonctions soi.t conliées aux titulaires pour six ans, avec
(t) NN. SS. I*archevèque <lc Tours, les évêques d^Angcrs, Poitiers, Nanles, .\ngOttlé«e el la B*ciieUe»
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IffiS ORDBBS RELIGIEUX.