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MCTIONNAIRC:
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robe et la pèlerine ou mozecte de couteur noire.
Les novices de ohœur portent an cordon de laine blanche à deux rangs de touffes : Ton de quatre, et Tantre d'une seulement. Le voile pour la maison et le voile pour le chœur sont blancs. Elles portent une petite rroix d'argent suspendue au cou par une ganse violette.
Le cordon des novices converses a la forme désignée ci-dessus, mais il est fait de laine noire. H n'j a pas de voile pour la maison ; celui qu'elles prennent pour la cha* pelle est blanc. Elles n*ont pas de croii.
Le cordon des religieuses professes de chœur est fait de hiine violette; il y a quatre rangs de touffes, lesquelles augmentent dcr
f>uis une jusqu'à quatre. Le petit voile pour a maison et le grand voile pour le chœur sont noirs. Le christ est en argent. Elles portent h rannulaire de la main droite un anneau en or.
Le costume des professes de chœur qui
n'ont émis que les vœux de cinq ans est absolument le même, excepté que le christ est en cuivre et qu'elles n'ont pas «fanneau. Le cordon des professes converses est semblable k celui des novices converses. Pas de voile peur la maison. Le petit Toiiê
Siu'elles prennent pour la chapelle est noir. ^Iles ont une croix de bois noir suspendue au cou par une ganse noire. Lear anneaa est en argent.
Les professes converses qui n'ont émii que les vœux de cinq ans n'ont pas d'anneau. mais elles ont la croix et tout le reste da costume comme les professes des vceui perpétuels.
Toutes l(*s religieuses novices et professes ont un chapelet de costume : celui ûes sœurs de chœur consiste simplement en da gros crains enfilés dans un petit cordon vert. Celui des sœurs converses est encbaln<^ comme les chapelets ordinaires. Les unes et les autres le portent attaché au cordon, au cAté droit. (1}
VAUDRU (Monastère de sainte;, à Mont.
Mous, aujourd'hui capitale du Hainaut, dont on attribue la fondation 5 Jules César» ne fut dans le principe qu'un château fort qu'un fils de CloJion rebâtit en 456 et auquel il ajouta une tour carrée dont on voyait encore les restes en 1618; le chflteau et la tour qu'on avait fait sortir de ses ruines, étaient encore isolés, lorsque au vir siècle; saint Sulphe, époux de sainte Aye, fonda dans celte solitude le monastère Sainte- Vaudru. Celte vierge était fille de WaU bert VIII, comte de Bainaut. Quand elle se fut filée dans ce désert, plusieurs filles de qualité vinrent l'y trouver et prendre à son exemple le voile de la religion. Le roi Sigebert fit dans la suite des donations considérables à ce monastère, et pour lui assurer une bonne direction, il fonda dans l'église de Saint-Pierre une abbaye de Bénédictins. Bruno, archevêque de Cologne, érigea f abbaye de Sainte-Vaudru en chapitre d^ nobles, en 959. Ces établissements religieux causèrent Tagrandissement et la pf'ospérité de la ville dont le circuit est Actuellement de plus d'une lieue.
L*église de Sainte-Vaiidru est le plus beau monument de la ville de Mous. Elle a au delà de 100 mètres de longueur et 35 environ de largeur; elle est si bien proportionnée qu'elle passe pour un chef-d'œuvre.
Saint Piat fut l'apôtre de ces contrées vers la fin du itf siècle; mats ces peuples n'aliandonnèrent entièrement l'idolâtrie qu'en 582, touchés qu'ils furent des prédications du saint Vindicien, évèque de Cambrai et d'Arrus.
Personne n'ignore que l'année i3kS fut fameuse par l'une des plus terribles pestes
(1) Foy. à la fin du vol., d«> 256, 257.
qui aient affligé le genre oumain; eue fut surtout très-meurtriere dans la capitale ilu Hainaut. Les Montois eurent recours i sainte Vaudru leur patronne ; une prtMxs* sion solennelle eut lieu avec le corps de la sainte, et la contagion diminua. C'est en mémoire de cet événement qu'on institua U procession de la Sainte-Trinité qui se bit encore chaque année.
VERBK-INCARNÉ (Ordre des rbugibcses
du), maison mire a Saini-BenoU-iu-Sault {Creute).
Quoiqu'il ne répugne point k l'esprit de la foi d'admettre avec le P. Hélyol que la vénérable Mère de Italel ait été aussi cruellement persécutée par les personnes à qui elle avait iait le plus de bien , Dieu avant matume de soumettre ses saints aux plus dures épreuves pour accroître leurs mérites, et avoir à les récompenser plus magnifiquement dans le ciel, il n'est pas eiaci de déverser sur ses profires Filles, les relîgietises du Verbe-lncarnédu monastère de Paris,— quoique quelques-unes aient assurément atiligésoa cœur» --l'odieux de l'indigne conduite tenue envers cette sainte Ibodatrice^ (lendant sa dernière maladie, par ia supérieure intruse, qui était Ursuline, et par ses alliliées, puisque nous lisons dans la V*6 même d'où le P. Hélyot a tiijé son article $ur le Verbe-Incarné, le passage suivant : « Ati mort de la Mère de alatel, toutes ses religieuses furent si sensiblemant toucbéesque, n'étant pas maltresses de leur doaieur, ell^ jetèrent des cris lamentables qui donoaiert de la compai»sion même aux personnes qoi leur étaient entièrement opposées II n'v co avait \)às une qui n*eût donné de bon cour sa vie pour racheter celle de leur aioiablc
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DES ORDRES RELIGIEUX
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Mère. On n'eDtendait partoui que gémissements et que plaintes, et toutes fondaient tellement en larmes qu'à peine pouvaient» elles respirer. » (Vie de la Mère de Matel. par le révérend F. Antoine Boissière de la Coropigoie de Jésus, liv. vi, cbap. 5.)
Jamais, en effet, larmes ne furent plus légitimes^ puisque Tordre perdait dans sa fondatrice une personne tellement privilégiée de la nature et de la grâce, qu*on cruirail, si la foi ne nous enseignait le contraire, qu*e41e n'avait |)Oint péché en Adam; son innooeoce et sa simplicité s'élevèrent si haut dans la coniemplaiion de Dieu, qu'elle était presque continuellement ravie en extase.
Elle ne descendait de ces sublimes élévations aue pour se plonger dans l'abtme de son néant, et se livrer aux exercices les plus lias de rbumilité, s*étant presque' toujours employée à iaire la cuisine dans ses divers monastères, se regardant comme la servante de s^ Filles*
Sa charité était éminente, rendant le bien (H)ur le mal avec tant de générosité qu'il était facile de se convaincre que sa patience était k toute épreuve et sa vertu incontestablement béroï(|ue.
Comme sa simplicité était admirable et ses luaiières extraordinaires , elle parlait de Dieu avec une facilité et une onction qui pénétraient singulièrement las âmes. Les personnages les plus illustres de son temps rechercbaieni ses entretiens, et professaient pour cette sainte fondatrice la plus haute estime et la plus profonde vénération. M. Séguier, chancelier de France, l'un des plus grands hommes de son siècle, faisait tant de cas de sa vertu et de son mérite qu'il quit* lait souvent %ea grandes occupations pour Tenir la visiter et pour conférer avec elle do l'affaire de son salut. Quand il eut appris de l'abbé de Cérisy (^^u'elle avait écrit sa Vie par Tordre du cardinal de Richelieu, archevêque de Lyon, il la voulut voir, et après ravoir lue il avouait qu'elle lui donnait de Tamour pour l'Ecriture sainte, parce qu'elle s*en sert si k propos dans tout ce qu elle a écrit qu'il est aisé de voir qu'elle n*a point eu d'autre maître que le Verbe incarné. Cette lecture fit de si vives impressions sur le cœur de ce grand magistrat, qu'il en répandait des larmes, et elle lui donna des sentiments de dévotion si tendres et si forts, qu'il les conserva jusqu'à la mort.
One aussi grande réputation ne pouvait manquer de blesser les esprits jaloux, car l*éclatante sainteté, comme le grand génie, a ses détracteurs. Voilà pourquoi la Mère de Matel a eu des ennemis, mais leurs basses attaques n*ont servi qu'à faire briller avec plus d'éclat cette illustre fondatrice aux yeux de ses contemporains.
Quant à la postérité, on peut regarder (|u'elie lui a été et lui est encore presque inconnue, ainsi que l'ordre qu'elle a fondé, lequel par analogie à la personne ad«)rable du Verbe incarne, qu'il représente sensiblement, doit demeurer longtemps caché comme Jésus à Nazareth, ainsi qu'il a été prédit à la
UicTioxN. DES Ordres rblig. ly.
fondatrice. Mais après les jours d'obscurité il sera manifesté au monde, toujours selon les promesses foites à la Mère de Matel par le Verbe incarné, qui applique à son ordre les plus beaux passages d'isaïe à la gloire de rEglise.
Parmi tes moyens qui peuvent entrer dans les vues de la divine Providence (K>ur la manifestation et la propagation de cet ordre, les écrits de sa fondatrice nous semblent tiès-uropres à atteindre ce but, puisque d'après l'opinion des plus doctes, jamaiîs femme n'a traité avec autant d'élévation et d'onction les plus hauts mystères sans s'écarter d'un ioia de la plus stricte théologie, employant même les termes de Técole avec une exactitude et une précision qui ne sauraient être dépassées.
On ne peut lire ces pages pétillantes de science et de piété sublime sans se sentir pénétré d'admiration et de dévotion. C'est le témoignage qu*en a rendu te cardinal-ministre de Ricnelieu, un grand nombre de PP. Jésuites et autres religieux de différents ordres et plusieurs évéques contemporains de cette illustre Mère. M. Tabbé de Cerisy, membre de l'Académie française, en faisait aussi le plus grand cas.
Et quoiqu'en notre xix* siècle, ses écrits* qui sont manuscrits, soient pour ainsi dire inconnus, un prédicateur distingué, qui a eu occasion de les connaître vient d'avouer aux religieuses de cet ordre que depuis
au'il s'est adonné à la lecture des œuvrrs e leur Mère fondatrice il a trouvé en chaire des accents qui lui étaient aufiaravani inconnus.
Les ouvrages de la Mère de Matel, épars dans les divers couvents de l'ordre, comme l'hérîtaze de la famille, peuvent former 19 vol. in-«*. Ce sont des traités sur divers mystères, sur certains évangiles des dimanches et fêtes, sur la sainte Vierge, les anges et quelques saints, sur les huit béatitudes pour servir de conférences à ses religieuses. La mystique cité de Dieu. Le premier projet dei ConMtitutioni toui le nom de Fillet do f Agneau- Jéêue^ tiré de fApocalypee; une Règle pour des Pères ou religieux du Verbe- Jncarné non encore mise en exécution ; trois Explications mystiques du Camlique du can* tigueê^ des Leitres à ses communautés, à ses directeurs et à ses amis, parmi lesquels se trouvaient les personnages les plus distingués du temps, et enfin sa vie \)sr elle-même, qu'elle écrivit par l'ordre du cardinal de Richelieu, archevêque de Lyon, son supérieur.
C'est dans les trois volumes de cette Vie suradmirable que se trouvent les grflces ex* traordinaires qu'elle a reçues de Dieu, le choix que le Seigneur a fSiit d'elle pour l'insr titution de cet ordre mystérieux, les magnifiques promesses sur sa prospérité, malgré l'opposition des hommes.
On y voit que c'est par révélation que le costume blanc et rouge a été établi en mémoire de la très-sainte passion du Sauveur : la robe blanche pour représenter cell^ doijl
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DICTIONNAIUE
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ilfutrevôlii chez Hérode par moquerie, le manteau rouge pour le lambeau de pour[ïre qu'on lui jeia sur les épaules en signe d'une royauté dérisoire, le scapulaire rongo pour représenter la croix teinte de son sanj^ précieux.
La couronne d'épines , brodée de soie bleue sur la partie du scapulaire qui correspond à la poitrine et où se trouvent également le nom de Jésus avec un i-œur surmonté de trois clous, est en mémoire de veWii dont le chef adorable du divin Epoux fut si cruellement percé.
I.a ceinture rouge, et pendante du côté gauche jusqu'aux pieds, est tout à la fois l»our honorer les liens du Sauveur, qui, n'ayant jamais pu être retrouvés, sont |)rivés des hommages rendus aux autres instruments de la passion, et le sang précieux qui coula de son cœur par l'ouverture de la lance.
Enfin les souliers rouges que portent les religieuses de cet ordre, sont pour signifier les pieds du Sauveur rougis du sang précieux qui découla de son corps adorable dejmis le prétoire jusqu'au Calvaire et sur la croix.
Après l'indication du costume, Notre-Seigneur mit le comble à ses faveurs en imposant à son ordre son nom de Verbe incarné, disant à la Mère de Maiel : Ma fille, je suis ia vérité infaillible, je te tiendrai toutes mes promesses. Le nom que je veux que tu demandes est le Verbe-Incarné, ce nom com^ prend avec éminence et pur excellence tout ce qui est de moi en tant que lerbe incréé et Verbe incarné. En ce nom tu auras tout ; qui a le tout a les parties.
Je t'assure, ma fille, que ce nom te sera donné sans conlradictions pour mon ordre ; c'est moi, ma très-chère, qui le nomme et lui donne ce nom glorieux, jai été et je suis dès l éternité le Verbe incréé, et je serai éternelle^ ment l-e Verbe incarné, c'est le nom que moi' même, qui suis le Seigneur, je t'ai donné.
Ce nom renferme ce que ma bonté et ma puissance ont opéré de prodiges durant ma vie mortelle et il te donnera tous les avantages quil te promet. (Extrait de la Vie delà Mère de Matel, chap. 5î^.)
En effet, notre Saint-l*(Ve le Pape, Urbain Vin, en la bulle de l'érection de cet ordre lui donne par spéciale faveur le nom du Verbe -Incarné et du Saint-Sacrement, et pour les tins de son iustilulion, il eu remarque principalement cinq :
La première, l'accroissement du culte divin qui se fait [)ar l'établissement de ce nouvel ordre, lequel fournil à plusieurs Ames le moyen de se retirer des vanités du monde ei de se consacrer entièrement au service de leur Créateur.
La deuxième, Tutilité qui en revient au public par l'instruction de ta jeunesse à laquelle cette congrégation s'est particulièrement dévouée, principalement de celles qui, par leur propre volonté, l'inspiration du Saint-Espriiou la [liété des |)arents,sont destinés è être religieuses, afin que cette con-
grégation prépare des épouses au Roi leur Epoux et soit comme le séminaire des autres religions.
Cette congrégation embrasse aussi avec un grand zèle la conversion des pécheurs qu'elles tâcheront d'avancer par leurs prières, oraisons et mortifications*
La troisième, l'honneur spécial que celle congrégation désire do rendre au Verbe incarné, en s'efforçanl d'imiter la vie qu'il a menée sur la terre et les vertus qu'il a prnliquées,surtoul son humilité, son obéissance, son innocence et sa pureté, sa douceur et sa charité, et de conserver une souvenanc*» continuelle des obligations infinies que le monde lui a, en y joignant une particulière vénération de tous les mystères de sa vie.
La quatrième, le spécial hommage qu'elle a intention de rendre au très-saint Sacrement de l'autel, tant pour reconnaître inces- .^amment les faveurs inestimables qu'il a accordées h une infinité de belles âmes, et S[)écialement à toute l'Eglise , que pour comprendre en quelque manière le mauvais et indigne traitement qu'il reçoit en divers endroits, soit par les ennemis de la foi, soit par ceux qui, sous le nom de Chrétiens; trahissent l honneur et le respect qu'ils lui doivent.
La cinquième, le culte de la très-sainte Vierge Marie, mère de Dieu, qu'elle a entrepris d'avancer par toutes les voies possibles, tant aux personnes à qui Dieu fera la grâce de les appeler à cet institut qu'à ceux avec qui elles traiteront, spécialement aux jeunes filles dont la charge leur sera commise, et surtout défaire leurs efforts pour que le mystère de son Immaculée Conce|)tion soit parmi le peu|»le chrétien en honneur et vénération. ( Tiré des Constitutions, Impartie, chap, 1".)
L'es[)rit de cet institut doit être, dit la Mère de Matel, l'innocence, la charité, et une parfaite imitation des vertus que le Verbe incarné a pratiquées enterre, surtout son humilité, son amour, son obéissance en mourant pour tous les hommes.
Quand ce divin Sauveur eut rendu son âme divine à son divin Père, sonaroourélant plus fort que la mort, fit sortir le sang nui était auprès de son cœur.
C'est de ce sang cordial que les Filles du Vcrbe-Jncarné sont nées; comme étant (\es dernières venues à l'Eglise de Dieu, elles doivent être les plus ferventes, humbles et fidèles à leur vocation, imitatrices de la mortification de leur Epoux divin qui est un époux de sang; si elles ne peuveni répandre le leur pour son nom, qu'elles se consument par la charité ardente du feu qu'il est venu allumer en terre; l'une des principales dispositions que le Verbe incarné demandeaui filles qui doivent entrer dans cet ordre, c'est d'y venir par amour, 'disposées à se dénuer de tout et d'être de perpétuelles holocaustes pour celui qui l'a ëte pour elles.
Cet institut est doux, la Règle de Saifit* Augustin que l'on y observe, n'étant l'as austère , c'est pourquoi il ne faut p<s ds
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D£S ORDRES RELIGL.UX.
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