USO
grandes forces corporelles pour y être atimise, les fonctions qne Ton y exerce étant plus relevées par leurs flos que fatigantes ponrleoorps.
Les îo&rmes ne pouvant vaquer i Tinstruction de la jeunesse» d*v sont pas facilement reçues; mais quand elles y sont, on exerce la charité envers elles en les servant, et elles acquièrent du mérite en souffrant avec patience. [Tiré d'une lettre de la Mère de Maiel.)
Les Constitutions de Tordre se divisent en trois parties : la première traite des personnes qui y doivent être reçues et de la manière de les recevoir et diriger ju$qu*à la profession; la seconde concerne ce que toutes doivent savoir et pratiquer, et la troisième règle les emplois ou offices en particulier.
Les personnes les plus propres è être reçues TOnt les jeuoes filles de quinze k vingt aos à cause qu*il est plus facile de les former k la vertu et aux exercices de la religion ; cela n'empêche pas pourtant qu'on n*en puisse recevoir de plus Agées et même des veuves lorsqu'elles ont les qualités et les dispositions nécessaires. Toutefois on ne l«ut en admettre qui ait plus haut de cinquante ans, ni donner Thabit au-dessous cIq quinze «nssans l'expresse permission deTé- Téque.
Afin d'éviter d'un côté la confusion qui provient ordinairement de la multitude excessive, et de l'autre les surcharges d'offices, on pourra recevoir cinguante religieuses de chœur et même aller jusqu'à soixante.
H est surtout très-recommandé de veiller soigneusement aux choix des sujets qui seraient reçues pour être religieuses, et de ne se laisser diriger ni par la parenté, ni par l'intérêt , ni par quelque autre considération bamaine.
Afin que les sœurs de chœur, étant soulagées des plus grands travaux manuels, puissent vaquer plus commodément aux exercices spirituels, et que les ouvrages ordinaires dont on a besoin en une communauté religieuse, soient faits avec moins de bruit et avec plus de fidélité dans la maison, on reçoit des sœurs converses qui s'occu-
Bmt aux œuvres extérieures et manuelles, ais leur nombre ne peut excéder lasixième partie de la communauté, surtout lorsqu'elle est complète.
On l!iit è la profession les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, et on y ajoute celui de stabilité dans l'ordre.
La rénovation des vœux a lieu deux fois Tannée, savoir le jour de l'Epiphanie et le jour de l'octave du Saint-Sacrement.
La clôture est observée conformément au décret d« saint concile de Trente.
Le Pape Urbain Vlil, ayant dispensé par la bulle de réciter l'Office romain, afin que Ton pût vaquer avec plus de loisir à l'instruction de la jeunesse , et s'étant contenté de celui de la sainte Vierge, ledit Office se dit tous les jours, sur un ton médiocre,^ trait 9 avec esprit de dévotion. Cependant
nour la plus grande consolation des sœurs, 1 Office romain se récite è certains jours plus solennels, et en outre tous les jeudis celui du Saint-Sacrement, et les samedis celui do rimmacuIée-Conception.
Tous les jours après Vêpres on récite les litanies du très-saint Sacrement, et tous les jeudis on fait une procession pendant l'Octave de la Fête-Dieu.
Le saint Sacrement doit être exposé tout les jours de cette semaine, les jours des solennités de Notre-Seigneur et de Notre- Dame, les premiers dimanches du mois, le jour de Siint-Augustin, de Saint-Joseph, de Tous les Saints et les trois jours des quarante henres.
Outre les communions générales, marquées en un calendrier, il y a chaque jour une ou deux religieuses oui communient en réparation des outrages faits à Notre-Seignenr au très-saint Sacrement de l'autel, et qui font pendant l'action de grâce une amende lionorable.
Quoique les obligations que l'on contracte en s'attachent k cet ordre, que l'on jpeut regarder comme un ordre général, n'aient rien que de facile, on y peut néanmoins pratiquer les austérités des Ordres les plus sévères, les pénitences corporelles y étant iSaculiatives ; il suffit pour cela de la permission de la Mère supérieure, k latiuelle la Constitution recommande de s'appliquerkne |ias conduire toutes ses Filles par le même chemin, mais k suivre les voies que Dieu leur ouvre.
Chaque monastère reconnaît l'évêque du lieu pour son supérieur; il a le pouvoir de visiter le monastère selon les saints canons, d'approuver les confesseurs ordinaires, d'en députer d'extraordinaires , d'assister aux élections, d'examiner les novices avant c[u'e!les fassent profession, de donner permissiou pour les entrées et pour les sorties.
Pour ce qui est au dedans de la maison , la Mère ou supérieure en a l'intendance générale et le principal gouvernement tant au spirituel qu'au temporel, et toutes les sœurs doivent reconnaître en sa personne celle de Jésus-Christ, Notre-Seigneur, au nom duquel elle commande.
Elle a une assistante qui la remplace et qui l'aide pour le gouvernement de la maison, et pour tout ce qui appartient k l'observance religieuse.
Pour l'instruction des novices et des jeunes professes, il y: a une maîtresse en chef k qui on peut donner une assistante selon le nombre des novices.
Les affaires temporelles sont administrées par la sœur économe, suivant l'ordre qu'elle reçoit de la supérieure et le règlement de son office.
Pour l'instruction des jeunes filles, il y a deux principales maltresses k qui on donne les aides nécessaires.
Il y a, de plus, un conseil composé de qoa« tre personnes qui sont autant que possible des plus anciennes de la maison, et de celles
aui ont plus ac connaissance et d'expérienee ans les affaires*
ii;m
«lCT40iNMAia£
Ytn