‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 209 sur 220 · I5SS · texte numérisé non relu

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suffisait? Ajonlera-l-on qxxQVInslUution doit ôlre rei^ardée seuleinenl comme le sont aujourd'hui les conslilulions dans une observance particulière, on répondra gue les conslilulions de toutes les congrégations ne manquent pas de nommer la Règle f]u'elles comujentenl, tandis que Cassiodoro n'a point parlé d'une manière évidente de la Règle de iainlBenoîtplusquedesautres. Néanmoins on peut demander encore : quelle Règle suivaiton doncàViviers? Nous avouerons avant tout que le livre De Institutione divinarum lilterarum ne ressemble guère à une Règle monasiique, et que des trenle-troischapilres qu'il contient, il n'y aguère quelessixouseplderniers è qui on pourrait donner le nom de conslilulions, mais si on insistait, nous demandrionsh notre lour quelle Règle on suivait à la Grande Chartreuse sous saint Bruno et ses premiers successeurs. Ne sait-on pas que dans plusieurs Ordres si non dans tous, il s'est écoulé un temps assez long sans qu'on eût de Règle écrite, et il est probable qu'il en étaii de même à Viviers, oùi^l'on suivait les traditions générales et les prescriptions de Cassiodore. C'esl notre pensée, cl c'estdans celle persuasion iirinci paiement que nous avons donné un article étendu sur ce monastère célèbre, que nous regardons comme le {)reraieroù l'on ait cultivé largement les sciences et les lettres d'une manière spéciale. N'est-il pas étonnant que le P. Hélyol et tous ceux qui ont écrit Thisioire monastique aient à peine nommé Cassiodore, en passant et par occasion, el n'aient pas fait de son insiiiut, ou du moins de son monastère et de ses observances spéciales, une mention étendue I Cassiodore avait pris l'habit et fait j)rofession à Viviers probablement, il en fut ensuite abbé, mais dans quel temps? 11 ne l'était plus quand il composa son livre de \ Institution^ car il s'y adresse aux deux abbés Chalcedonius et Géronce, qui gouvernaient à sa place les maisons, l'un de Viviers, l'autre de Castel. Dom Garet dit qu'il se démit de sa dignité el semble indiquer que ce lut vers la fin de sa vie, d'auire part Sainte-Marthe nous rappelle que le livre de V Institution fut le second que Cassiodore composa depuis sa retraite. Nouvelle difliçulié; car on pourrait demander comraent-il donnait les Règles à suivre, précisément quand il n'était plus supérieur. Cela confirluerail ce que nous disions ci-dessus en supposant qu'on ne suivait dans le monastère de Cassiodore que les traditions et la volonté du supérieur, et le livre de V Institution pourrait être regardé comme un résumé des préceptes du fondateur et son testament religieux. Les oeuvres de Cassiodore se composent de ses Lettres gu'il appelle lui -môme diverses ^ i)arce qu elles ont été adressées à diverses personnes, à des rois, au sénat de Rome, a des évêques, des préfets des communautés, iics parliculiers, etc. Elles forment douze livres, el dans les cinq premiers les lettres soni sous le nom de Théodoric. Le sixième contient, ainsi que Feseulième, des formules curieuses, la plupart des autres sont aussi

du nom de d'Alhalaric, deThéodat ou Théodahot. Dora Garet l'a intitulé aussi : Variarum libri XII. Le second ouvrage est l'histoire ïripartile : Historia ecclesiaitica tripartita, divisée aussi en douze livres. Le m* est une chronique, Cassiodori chronicon.ù i\* un comput pour trouver la fête de Pâques, computus Paschalis, Le v* De Gothorum origine et rebas gestis auctore Jornande, C'est une histoire des Golhs divisée en 60 chapitres et qui a été abrégée par Jornandès Le vr, la Préface sur le Psautier^ qui fait un ouvrage h part, composé de dix-sept chapitres. Le vir, que nous séparons ainsi du précédent, est une explication des Psaumex^ divisée en trois parties, contenant chacune cinquante psaumes. Le ^iii'^ une Exposition sur le Livre des cantiques : « Expositio in Canticum,ï> Le ix% le célèbre Uwe De nnstitution des Lettres divines : fi De Institutione divinarum Litterarum^n qui est, comme nous avonsdit ci-dessus, diviséen trente-trois chapitres dont le dernier est une prière deCassidore, et l'avant-dernier, une exhortation à ses moines et aux abbés des deux maisons, Chalcedonius el Gerontius. C'est comme la Règle ou les Constitutions de Viviers, délayée dans unequantité de chapilres^qai nous fait croire qu'il y avait è Viviers une Institution particulière, indépendante ae Saint-Benoît el qu'on y suivait d'abord que les prescriptions traditionnelles de Cassiodore. Le i* ouvrage est un traité sur les arts et la disci- })line des lettres humaines : De artibut tt disciplinis liberalium litterarum Le xr, un Commentaire sur l'éloquence ^ « Commentarium de orationeet de octo partibus orationis.^ Le xu%un traité sur Vorthographe^ */>« orthographia^ïi précédé d'une Préface étendue. Le xm' et dernier connu esl un traité JDe tàiMy «De anima.y> A ces ouvrages publiés par dom Garet, M. l'abbé Migne, sous ce titre :ij?pendix ad editionem Garetianamy a ajouté iJq morceau curieux de Sciiûon Massée, mis par celui-ci en tôle des rétlexions de Cassiodore sur les épîtres des apôtres : 1/. -4. Casçiodoriicomplexiones inEpistolis apostolorum,., ApocalypsiSf puis une sorte de supplément, Cassiodori supplementum, tiré du Spicilége romain du célèbre Maï, mais ce morceau qui n'est c^u'un fragment, ou n'est pas de Cassidore, ou a été augmenté por un ajpisle, car on y cite Alcuîn, que Cassidore n'a pu connaître.

C'est dans les tomes LXIX el LXX de son Cours complet de Patrologiç , que M. TabLié Migne a inséré les OKuvres complètes de Cassiodore. Nous disons complètes en entendant celles qui ont été conservées, car il y en a de perdues. Il y en a d'autres aussi qu'on lui altrrbue, par exemple, unCommentaire sur les Cantiques des cantiques, «n traité De l'amitié. Le style de ce fécond savani cl pieux auteur, esl loué par tous ceux qui sont en état de le juger. Le dernier de SiS écrits est l'opuscule sur le comput pascali el il le publia à l'âge de quatre-vingt-quatorze ou qualrc-vingl-qui nze ans, el nous r8(>pellerous en passant un fait non moins di^'i^e

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