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servée parmi les reli|^ieuses ])opulations de ces contrées. Aussi, a peine l'Kglise comn)en(;ail-elle à respirer que l'archevêque <ie Vienne ouvrit celte maison à Saint-Syraphorien, près de ce pèltrinage célèbre, à cause du tombeau de saint François Hégis. Trois jirôtres adoptèrent son idée et cofnmencèrenijdans une étab!e,à enseigner lesélémenls du latin à de pauvres pavsans tirés de la charrue pour être appelés plus tard à la vigne du Seigneur. Tel fut Ihumble berceau de Thunible institut à une époque où l'Eglise, sortant de la persécution, n'avait j»as en^'ore d'existence légale en France, où les temples étaient fermés et où les établissements ecclésiastiques n'avaient pas droit de vie.
Ce fut donc à Saint-Symphorien que quelques ecclésiastiques pris dans les diocèses de Valence, de Grenoble et de Viviers se réunirent : ce fut laque Mgr créa, sous la di reclion de M. l'abbé Aclorie, ancien professeur de philosophie au séminaire de Die, et de M. Lapierre, un établissement où devaient se former les élèves du sanctuaire, en môme temps qu'il serait une ressource aux familles catholiques pour l'éducation religieuse de leurs enfants. M. Lapierre fut nommé curé de la [jaroisse, tandis que les maîtres et les élèves s'abritèrent, comme ils purent, dans le presbytère et dans les humbles habitations des paysans du village.
Le saint et illustre prélat, qui avait établi la maison d'éducation de Samt-Symphorien, ne négligeait rien pour entretenir, parmi les élèves, un grand fond de piété, un excellent esprit, et l'émulation nécessaire i)Our le succès des études.
Cette œuvre importante commencée par un homme qui a laissé tant de souvenirs et de regrets, ne pouvait manquer de prospérer pour la gloire de Dieu et le bien d'un diocèse qui lui était si cher. Aussi, les bénédictions abondantes quelaProvidence daigna répandre sur cette entreprise, avaient été pressenties dès son origine, et le nom du saint archevêque, confesseur do la foi, que le concordat de 1802 transféra sur le siège de Bordeaux, est toujours resté et sera toujours en vénération parmi les successeurs de ceux qui travaillèrent les premiers sous ses ordres.
Les premiers succès furent suivis d'un temps d'épreuve pour l'inslitut, et en 1821 plusieurs associés quittèrent la communauté des Basiliens pour adopter la vie de paroisse. Cinq prêtres seulement restèrent unis, soit qu'ils eussent plus d'esprit religieux, soit que l'avenir leur parût plus encourageant (Qu'aux autres; ils se formèrent en association religieuse, liés seulement par leur parole, sans aucun vœu.
A la seconde année de sa fondation, le nouvel établissement, où l'on se rendait de tous côtés, quoiqu'il fût placé à la cime des montagnes, et d'un accès très-difficile, comptait plus de cent élèves, parmi lesquelles les enfants des première» familles du Midi de la France. Alors deux autres confesseurs de la
foi, le vénérable M. Léoral-Picansel, cuié d'Annonay, et, lors delà suppression du siéj^e de Vienne, vicaire général du diocèse ne Mende, auquel Viviers venait d'être réuni; et M. fabbé Duret, archiprôtre, qui tenait, [)ar sa |)arenté, aux premières fauiilles de la ville, usèrent l'un et l'autre de leurinfluence auprès de Taulorité civile, f)Our attirer TétablissementdeSaint-Symphorien dans l'ancien crmvent des Cordelièrs, à Annonay, la première ville du Vivarais. Ce fut là que, depuis 1802, jusqu'en 1822, c'est-à-dire pendant vingt ans, d'abord sous le titre d'Ecole secondaire : ei k la création de l'Université, sous r^elui il* Institution^ cette maison d'éducation qui eui, dans certaines années, jusqu'à près de quatre cents élèves, travailla avec succès à remplir les vides du sanctuaire dans le diocèse.
En 1822, M. T^bbé Aclorie, vicaire général et supérieur de plusieurs communautés religieuses, se retira; et ses confrères furent réunis en congrégation, sous le vocable de Saint-Basile^ par feuMgr Brulley-de-la-Brunière, évô«^ue de Mende et ad'ministraieur de Viviers.
Cette congrégation a pour but l'éducation chrétienne de la jeunesse en général, et en particulier l'œuvre des petits séminaires. Elle embj'asse aussi tout le ministère sacerdotal compatible avec la vie commune et ta dépendance d'un chef. Les [)remiers membres élurent un su[>érieurà vie, assisté d'un conseil de quatre d'entre eux, lesquels devaient être réélus tous les trois ans. Tous les prêtres formant la congrégation faisaient la promesse d'y passer toute leur vie, ei s'engageaient à ne la quitter qu'en avertissant le supérieur général de leur projet de sortie, trois ans d'avance, et renouvelant leur demande chaque année et par écrit. Ils se contentaient de recevoir une somme annueUe de 200 fr. pour leur vestiaire. Ces engagements restèrent les mômes jusqu'au mois d'octobre 1852. Alors les membres de la congrégation crurent devoirresserrer leurs liens par des vœux (|ui sont temporaires après la première année d'un noviciat de quatre ans ; et perpétuels quand les novices s'engagent dans les ordres sacrés.
A cette môme épociue, Mgr l'évoque de Mende charga la congrégation naissante de la direction du petit séminaire qu'il fonda [)Our l'Ardèche dans le château de Maison- Seule^ canton de Lamastri.
Les temps commençaient à être mauvais, et le mal s'aggrava d'année en année jusqu'en 1828, où une déclaration fut demandée à tous les membres des communautés religieuses. M. l'abbé Tourvieille, chef de l'institution d'Annonay depuis 1822, élu ensuite supérieur général au décès du vénérable M. Lapierre en 1838, après avoir consulté les évoques circonvoisins, et en particulier celui de Viviers, sur la forme de la déclaralionqu'avaienl à faire les prêtres de Saint-Basile, la transmit à M. le recteur de l'Académie du ressort, dont la bienveillance n'était pas suspecte. Dans cette déclaration, rien
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DES ORDRES REUGiBUX.
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n^élail dissimulé, ni les obligations des membres de la communauté, ni leur dénomination de prêtres de Saint- Basile. Rien aussi de plus ne leur fut demandé, et ils continuèrent leur couvre sans être inquiétés.
Cette épreuve de la déclaration ne fut pas la seule |)ar laquelle eut è (lasser la nourelle congrégation; elle en eut bien d^autres de plus d*un genre et plus sensibles;maisl expérience montre que c'est là une conduite ordinaire de la Providence sur les congrégations religieuses, particulièrement lorsqu'elles commencent ou qu'elles sont encore i leur berceau.
A la prière de Mgr de Viviers, leur évéque: de Mgr de Pius, archevêque d'Amasée etadministateur de Lyon, et de MMgrs de Valence et de GrenublcSaSaintetéGréi^oire XVI, sur le rap()ort de S. E. le cardinal Sala, préfet de la sacrée congrégation préposée aux consultations des Evéques et des Réguliers, daigna approuver, le 15 septembre 1S&7, un décret qui aéclarait digne d'éroges Tinstitut des prêtres de Saint -Basile : Institua tum socielaiii iocerdotum a Saneto^BoiUio , iist laudandum.
En 1827, Mgr Bonnel, successeur de Mer Molin, premier évêque de Viviers depuis le rétablissement du siège, avait confié sesdeux petits séminaires k des prêtres sans engagements religieux, mais avec Tespoir de faire ériger l'une des maisons de la congrégation en petit séminaire. Celui de Maison-Seule^ dont il a été parlé ci-dessus, avait été transférée Vernoux, et un autre avait été ouvert i Boorg-Saint-Andéol. Sa Grandeur pria alors les prêtres de Saint-Basile de se rendre aux vœux de M. le baron de Montureux, préfet de l'Ardèche , et de M. le maire de Privas, afin d'ouvrir un établissement dMnstroction publique dans cette dernière ville, chef-lieu du département, où l'on transféra le personnel du petit-séminaire de Maison-Seule,
Vers la même époque, Mgr de Bruillard, évêque de Grenoble, leur facilita le moyen de former, près de Lyon, dans son diocèse, au château de Feysin, un établissement qui fut ensuite fermé, à Tépoque où Mgr Guibert, successeur de Mgr Bonnel, et évêque actuel de Viviers, rendit à la congrégation ladirection des petits séminaires du diocèse.
En 1%3, appelés par Mgr de Charbonnel, leur ancien élève, les prêtres de Saint-Basile établirent à Toronto,dans le Haut-Canada un petit séminaire qui est aujourd'hui en grande prospérité. Cette maison, commencée avec onze élèves, en comptera au moins une centaine, à la fin de Tannée 1856. Des bâtiments pour le petit séminaire auxquels est amiexte une église, sont déjà bien avancés, et furent occupés à la rentrée des classes. Jusqu'ici le palais épiscopal, cédé en grande partie par Mgr do Toronto aux prêtres de Saint-Basile, avait servi de petit séminaire. Cet établissement porte le nom de collège Saint-Michel, et la nouvelle église est sous le vocable de Saint-Basile.
Depuis 1802 jusqu'à ce jour, presque tous
les prêtres employés au service des paroisses dans le aiocèse de Viviers, et plusieurs autres appartenant aux diocèses voisins, ont fait leurs premières étudesdans la maison d'Annonay ou ses succursales. Elles ont aussi fourni des sujets aux Trappistes, aux Chartreux, aux Capucin$,aus Lazaristes, aux Obitits, aux Maristes, aux Sulpiciens et particulièrement aux Jésuites. Plusieurs membres distingués de la hiérarchie ecclésiastique ont étudié à Annonay. Dans toutes les autres carrières, et dans les hauts r9ng«, un nombreassezgrand de jeunes gens/élevés par les prêtres de Saint-Basile, soit avant, soit après la réunion de ceux-ci en congré-
Î;ation, servent honorablement la société par eurs principes religieux et leurs talents remarquables, en même temps qu'ils font la consolation et la gloire de leurs anciens maîtres.
BASILIENNES.
De Cordre de$ religietuei Bosniennes,
Il V a en Occident des religieuses de Saint- Basile. Il y en a en Pologne, en Allemagne, surtout en Italie, à Naplcs, en Sicile, où est le célèbre monastère des religieuses de Saint-Basile de Palerme, composé ordinairement de cent religieuses, appartenant aux premières familles du royaume. Elles récitaient en commun l'Office en langue grecque, mais Alexandre VI les en dispens^a à cause de la difficulté qu'elles éprouvaient d'apprendre cette langue. Il leur permit de faire l'Office en langue latine et de réciter également l'Office des religieux Dominicains. Lo Pape Innocent XI, par un bref de l'année 1680, leur recommanda de se servir de préférence du bréviaire romain. Il leur permit cependant de célébrer toutes les fêtes de l'ordre de Saint-Basile ou d'en faire l'Office Les religieux du monastère de Messine ont continué à suivre le rite ^rec, tandis que tous les autres suivent le rite latin.
L'an 365, le monastère de Saint-Patrille fut fondé à Naples, celui de Saint-Gallois près de la basilique de Saint-Pierre dans le champ de Mars fut établi en 50(^, sous le règne du Pape Symmaque. C'est celui dont nous LKBrlons à l'article Bénédictines. On fonda a la même époque celui des Annonciades, ordre de Saint-Basile, qui est aujourd'hui un couvent de Dominicains «fi bien d'autres encore qui existent en Italie et ailleurs.
Le costume de ces religieuses est le mêmQ que celui des religieuses d'Orient, quoique dans quelques maisons les couleurs soient différentes. Dans les uns on use du noir , dans d'autres du blanc, tous de laine commune. Elles portent sur la tête une legaiura assez modeste à l'usage des Grecs comme l'assure dans son institution Camille Tutin.
Vers l'an 1566, elles commencèrent à porter les habillements couleur noire avec un scapulaire et nn grand voilequidescendjusqu'aux jambes.Ellesont aussi devantia figure un voile
3ui descend jusqu'à la poitrine, mais les sœurs onverses ont le dernier voile blanc. Foy.Bo-
12^ BEA DICTIONNAIRE
noni, Ordhiis religiosi: Apollinaire d'Agnosla, Vie de saint Basile; (ioar,, Eucholog» Grœcorum; Sigismoiid. Baro, m Tierheslain rerum Moscovilarum commenlar.; Paiil Odeborri, Vie de saint Basile; Oleaiius» I oyages des Moscovites ;'ïhe\enoiy Voyage du Levant.