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TADt la rèKie des Béguines» mais en étant iusqa*à présent Tâtues simplement de noir; le noTîciat en compte plusieurs* ainsi qu'une
Kostulanle; il y a en outre un certain nomre de locataires séculières, comme cela se pratique à Gand.
c Quelques-unes des Béguines, qui occupent une maison, ont àôDvié de jeunes orphelines dont elles font elles-mêmes Téducation, et quand elles seront plus nombreuses, elles se proposent d'organiser une école sratuite quotidienne, et de se livrera toutes les œuvres de dévouement pour lesquelles leurs sœurs de Belgique ont toujours montré, comme nous l'avons vu, un si louable empressement. £n attendant, elles réunis* sent le dimanche, après vèures, plus de trois cents jeunes Ûtles qu'elles s'emploient à instruire et k récréer, afin de leur faire évitei/|les dissipations et les plaisirs dangereux. « C'est en raison des services de tout
?enre rendus déjà par l'institut naissant avec ingénieuse industrie d'un zèle véritable pour le bien des Ames, que les autorités locales lui ont accordé d'une manière signalée leur protection. Pour permettre d'établir une entière clôture, le préfet de l'Aude a autorisé la suppression d un chemin qui traversait une partie de l'enclos, et qui a été rétabli k une certaine distance : il a motivé son arrêt sur l'utilité de l'établissement des^éguines, qui « rendent de grands ser- « vices aux jeunes personnes du sexe pour « la pratique des principes religieux et mo- « raux. » Le béguinage figure maintenant dans VOrdo du diocèse et dans VAnnuaire du département.
« La cour des Béguines de Casteinaudary comprend plus d'un hectare, qu'on entoure de murs, en se servant des pierres trouvées dans le champ lui-même; elle a son église, son aumônier, et l'on y célèbre régulièrement la Messe et les saints Offices.
« Mgr révèque de Carcassonne a confié l'administration spirituelle de l'église et de l'institut au pieux ecclésiastique qui peut dès maintenant être regardé comme ayant restauré Tordre des Béguines en France. Les rares qualités de la jeune grande J^ame^ Mlle Thérèse de Soubiran, auront une heureuse influence sur les progrès de l'œuvre, qui commence sous les plus favorables auspices. Aux yeux des gens du monde, qui sont si vite portés k regarder comme inutiles toutes les œuvres oui ne produisent pas immédiatement un résultat pratique, des services déterminés et appréciables, il faut sans •doute insister sur tout le bien que peuvent faire les Béguines pour l'éducation, l'instruction, les soins divers que la charité sait prodiguer à tous les genres d'infortune; mais il ne faut pas oublier non plus quelle destiuée heureuse est assurée k celles qui, ayant la vocation d'entrer dans un bégui- ''Age, y passent une vie laborieuse, simple et modeste, en travaillant k leur salut, en donnefit l'exemple des vertus chrétiennes, eans se refuser pour cela k tous les services iraxquels les gens de peu de foi veulent
restreindre le caractère d'utilité. La requête de la régence de Gand que nous avons citée, fournit sur ce point une éloquente et solide justification des opinions que nous venons de rapporter, et qui n'ont pas manqué de se produire au moment de la fondation du nou« yerétablissement religieux.
« La Bretagne, ce pays k la foi rive et aux mœurs simples, (|ui a fourni un si grand nombre de vocations k l'héroïque congrégation des Petites-ScBurs des fiauvres, et qui rappelle d'une manière si étonnante les Flandres, alimentera sans doute bientôt par ses pieuses filles un institut qui répond sous tant de rapports aux besoins et aux vœux des populations; elle a déjk envoyé k Castelnauaary une postulante qui promet de devenir rapidement une digne fille de sainte Besghe. Les diocèses de Poitiers, d'Angers, de vannes, toute la Vendée chrétienne, ont applaudi k la restauration des béguinages en France, et l'on peut espérer de les voir sous peu s'y recruter, non-seulement dans l'ouest de la France, mais aussi dans le midi et jusque dans les Basses-Pvrénées, par la parole de prêtres zélés, sous Vimpubion des congrégations religieuses, telles que celle des Missionnaires du Sacré-Cœur de Toulouse, qui portent le plus vif intérêt k la restauration des béguinages. Ils y voient, comme beaucoup d'ecclésiastiques pleins d'expérience dans la vie spirituelle, un moyen simple et sûr de fortifier et de diriger les vocations religieuses k divers de- Î^rés, d'astreindre k une règle facile et utile es personnes dévouées aux bonnes œuvres, et ne se sentant cependant pas portées è adopter les statuts dfes diverses congrégations existantes; en un root, k régulariser, pour ainsi dire, les bonnes dispositions d'uu grand nombre d'Ames, dont les forces doubleront pour leur propre bien et pour le bien des autres, quand elles se seront librement associées a un institut comme celui des Béguines.
« Puisse le nouveau béffuinase de Castelnaudary continuer k produire Tes fruits de piété et de charité oui l'ont déik rendu cher aux habitants de la contrée! Puisse-t-il, transplanté de nouveau de notre patrie sur le sol de la France, y grandir sans cesse à l'honneur de notre foi et pour le bien de tous 1 »
BÉNÉDICTINES DE CALAIS {dloeitê
d'Arras).
Les reliffieuses Bénédictines, de la Ré* forme du Yal-de-Grftce, furent établies à Calais le SB octobre 1641 . Leur monastère fut dédié k Notre-Dame de Compassion, pour apprendre et rappeler aux religieuses qui a y consacraient k Dieu, qu'elles doivent être dévouées k la croix et k la pénitence tous les jours de leur vie. Leurs anciennes mères vécitfent dans une rigoureuse pauvreté, et prat^uèrent les vertus que saint Benoit recommande k ses enfants, surtout l'obéissance, l'humilité, l'abnégation, la mortiflcatloo et le silence.
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DES ORDRES RELIGIEUX
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La cojDmaDauté était composée de vingt et une religieuses de cbœur et de quatre sœurs oonTerses, lorsque la suppression des couvents fut décrétée. Le â octobre 1792, elles .sortirent de leur monastère qui fut imméiiiatement vendu, ainsi que leurs meubles, immeubles et eifets; on s*empara de leurs titres, et Ton supprima leurs rentes sur TEtat.
La divine Frovidence ne «es abandonna
r néanmoins : la faveur des magistrats de ville leur facilita les moyens de rester ensemble, séparées toutefois en deux maisons (ce qui ne se permettait nulle part). Elles restèrent ainsi jusqu*en 1795» où le temps étant devenu moins orageux, elles
f)urent tenter d'établir un externat, ce qui eur a^ait été interdit jusqu^alors, et qui devint pour elles une grande ressource, étant privées de toute pension et de toute assistance : cette école leur procura enfin la lacilité de se réunir -toutes ensemble, en septembre 1796; les habitants virent avec sa- 4isbction cette réunion, <et ils laffavorisèrent. En 1805, M. Tribou, curé doyen de Calais, touché de la profonde ignorance des enfants pauvres, faute de personnes dévouées à leur instruction, sollicita de tout son zèle, auprès des magistrats, le rétablissement des •écoles chrétiennes, ce qui lui fut accordé; et les religieuses Bénédictines, pour se conformer au désir de leur vénérable supérieur, acceptèrent la direction de cet établissement, de l'avis de Mgr l'évAque d'Arras, qui voulut bien les favoriser de sa protectioo; il leur accorda en même temps tous Jes avantages que les religieuses peuvent désirer. Le 15 octobre 1805 fut le jour de leur nouvel établissement; le saint sacrifice de la Messe fut célébré dans leur chapelle,
3ui fut l)énite et dédiée sous l'invocation es SS. Anges; les écoles furent ouvertes'le 4Dême jour, les élèves s'y présentèrent en l$rand nombre. Depuis lors la maison s'est conservée dans les mêmes conditions; la ville de Calais continue de lui contier la direction de récole primaire communale, qui se compose d*environ 400 élèves. (1)
BÉNÉDICTINES DE FLAVIGNY-SUR- HOSELLB (MoNASTàAB dks).
Cette communauté succéda à l'ancienne abbaye de Vergaville, actuellement canloiji de Dieuze (Meurthe). Cette abbaye fut fondée par le comte Sigeric et la comtesse Berthe sa femme, qui étaient de )a famille des princes de Saim : le litre de cette fondation que nous conservons^ porte la date de 966; et aux termes de -ce titre, le monastère existait déjà lors de sa dotation.
L'église du monastère fut d^abord consacrée par Thiéry» évéque de Metz, sous l'invocation de la'sainte Vierge et de tous les apétres. Par la suite, elle lut dédiée if saint Eustase, abbé de Luxeuil, dont elle possédait les reliques : on ne sait pos l'époque où elles y furent apportées; mats dès le commencement duxm' siècle, il y avait près de
(I) f(9f. à la fin do vol., n« 14.
régjise un hôpital, sous le nom de ce saint, dans lequel on recevait les insensés et les énergumènes que l'on amenait pour être guéris. Le Pape Clément IV, par une bulle de Tan 1205, permit aux religieuses de l'abbaye de Vergaville de faire quêter pour les pauvres de cet hôpital.
L'abbaye était fondée pour vingt-quatre religieuses, dont douze devaient être prises dans les rangs de la noblesse, et les autres dans le haut tiers. D'après les traditions de la maison, la règle de Saint-Benoit y aurait été observée dès l'origine, mais avec des variations; il ^aurait même eu un temps où l'abbaj'e aurait été mise en chapitre ; un ne sait pendant combien d'années, ni si ce changement avail eu lieu par l'autorité royale ou sur la demande d'une abbesse : on croit qu'il dura peu.
Vers lâao, Mme Hildegarde de Ban, abbesse. fit divers règlements, Tun desquels portait que la maison serait rétablie en communauté régulière, selon l'esprit de la fon- * dation, ce qui fut exécuté. I^ malheur des temps et la faiblesse humaine readireot bientôt une nouvelle réforme nécessaire : elle eut lieu sur la fin du xv* siècle.
La clôture, de nouveau interrompue, y fut rétablie à la demande et par ies soins de Mme Dieudonnée de Lignéville de Tantonville, le jour de saint Matthias de Tannée 1633; et tous les ans, le 24 février, on chantait un Te Deum en actions de grâces. A la réforme austère que Mme de Lignéville avait introduite, succéda une mitigation que les temps difficiles dans lesquels on se trouvait semblaient rendre nécessaire ; mais on conserva les usages monastiques, l'esprit de retraite, et la clôture dans toute sa ri* gueur.
Outre les droits temporels, les privilèges et les nombreuses inclulgences accordés à l'abbaye de VergavilJe, eile était encore célèbre par les reliques de saint Eustase, qui y furent vénérées jusqy'à la révolutiou française, où ies religieuses se virent enlever avec tous leurs biens les plus précieux ornemenls de leur église ; elles purent cependant conserver les saintes reliques qu'elles confièrent è des personnes d'une vertu éminente qui mirent ce trésor en sûreté, et les reli(;ieuses, auuombre de vingt-deux, après avoir donné des preuves d'une foi ferme et inébranlable, et d'un constant attachement à leur saint état, furent dispersées par la tempête révolutionnaire. Mme de Lamarche gouvernail alors l'abbaye, qui comptait trente-neuf abbesses depuis sa fondation. . Mme Marie-Jeanne de Lamarche naauit le 2à juillet 1755, au chAteau de Lamarcne, eu Voivre, Ses premières années furent oon** fiées à Mme de Mussey, sa grand'tante, qui gouvernait l'abbaye de Vergaville avec autaol de piété que de prudence. Mme de Laimàrcbe demanda et obtint de s*y consacrer au Seigneur; à vingt ans elle avait fait profession, et bientôt après sa douceur, sa piété, soii exactitude, la firent choisir pour aidei Mme de Mussey, en qualité de coadjuti ica
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DICT10NNAIUE
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Après la mort de sa taule, Mme de Lamarche, qui D*étai( pas encore âgée de trente ans* se trouva abbesse en titre. Le calme dont jouissait la communauté sous son administration ne dura pas longtemps; la révolution vint forcer les religieuses et Tabbesse À quitter leur pieux asile; le titre de •Mme de Lamarche l'avait mise trop en évidence pour qu*eiie pût demeurer sans inquiétude dans lé pays. Après avoir mis ordre è tout ce qui concernait sa comomnauté dispersée, elle se retira dans J*abbave royale de Vienne en Autriche; mais elle fut bientôt forcée de rentrer en France, par la mort de M. de Lamarche. Pendant ce voyage, elle fut arrêtée avec M. de Fiquelmont, son beau- frère, et détenue quelque temps; mais bientôt remise en liberté par les soins de Mme de Montureux, sa pièce, MmeTabbesse vécut dans la retraite, partageant son temps entre Dieu et sps enfants, qu'elle souhaitait ardemment de réunir pour reprendre avec ' «lies les exercices de la vie religieuse.
Ce moment heureux arriva enfin, et dès que la paix et la liberté furent rendues à 1 Eglise, Mme de Lamarche en profita pour réunir ses religieuses qui s'empressèrent de répondre à son appel. Ce fui d'abord h Lunéville, en 1802, qu'elle vit avec bonheur se reformer sa communauté; elle y ouvrit un pensionnat dans le double but de se rendre utile k la société, et d'obtenir une aulori-^ sation que le gouvernement ^'accordait qu'aux congrégations enseignantes. En 1810, elle transporta sa petite colonie dans le local de révècné de Saint-Dié oui se trouvait alors inoccupé; et dont elle nt l'acquisition; Là elle commença à recevoir de npuvelles religieuses; les antûennes qui avaient commencé la réunion étaient : Mesdames Henry, de Maillard, de Sailly, Dupréel, Duvivier, de Schlick, de Bruyère, Humbert, d'Affinicourt, d'Huart et Hun, auxquelles se ioignircnt Mme de Favreux, religieuse de la Pitié de Vassy, et Mme Robert, religieuse de Sainte-Elisabeth de Lunéville, qui édifia constamment la communauté jusqu'à sa mort, arrivée le 30 avril 1825. Il y avait aussi plusieurs sœurs converses.
En 1820, la communauté comptait treize re- "iigieuses de chœur et hiYit sœurs converses, malgré les pertes qu'elle avait faites. Madame Tabbesse songea a lui donner des constitutions qui fussent en rap|)ort jivec les devoirs qu'imposait le pensionnat. Elles furent approuvées par Mgr d'Osmond, qui avait aidé Mme de Lamarche, par ses con«seils et ses encouragements, dans l'œuvre du rétablissement de sa maison, que les circonstances et le manque de ressources rendaient si didicite. Cependant, le local prétait peu à la régularité; la Providence conduisit la nouvelle communauté dans une ancienne maison religieuse de l'ordre de Saint-Benoit. En 182i, révêché de Saint-Dié ayant été rétabli, Madame l'abbesse crut devoir ofl'rir au gouvernement Tancien palais épiscopal, et elle transféra son établissement h Plavigny.
Origine du monastire de Flavignf.
Vers le commencement du x* siècle, Plavigny, qui était un fisc royal, fut donné, par l'empereur Othon, à l'abliaye de Saint-Vannes, de Verdun; l'abbé Humbert, qui gouvernait cette abbaye , fit bâtir un monastère è Plavigny, et y envoya un nombre suflSsant de religieux pour y chanter l'ofllce divin. L*an 952, époque de cette fondation, les reliques de saint Pirmin furent apportées à Plavigny, et déposées provisoirement dans l'église de Saint-Hilaire; on en bâtit une auprès du monastère, qui, par les soins d'Odon» premier prieur 4^ riavigny, fut bientôt ol état de les recevoir. L'église étant achevée, elle fut consacrée par Bruno, évèaue de Toul, depuis Pape, sous le nom de Léon IX, et dédiée à la sainte Vierge et à saint Pirmin.
En 1230, dom Guillaume, qui en était prieur, répara la maison, qui était en ruines^ et rebâtit l'église à neuf. Le monastère de Plavigny fut gouverné par des prieurs réguliers jusau'en 1550, qu'il tomba en cou^ mende. Alors la règle Je Saint-Benoit en fut bannie avec toutes les autres observances régulières ; quatre ou cing prêtres séculiers v furent placés pour acquitter les charges de la maison.
Varrv de Lucy, second prieur commendataire, ut faire les vitraux peints de réçlise, dont il ne reste qu'une partie^ et une châsse d'argent pour le corps de saint Pirmin. Le prieuré demeura en commende jusqu'en IMI. Les religieux de Saint- Vannes y portèrent la réforme; mais les princes de Lorraine s'en emparèrent, et ce ne fut que quelques années plus tard que dom Charles Noirel, premier prieur régulier, depuis la réforme, y rétablit sa règle. Dom de Vacimont, qui lui succéda, en 1712, peut être considéré comme le restaurateur du prieuré de Plavigny. On doit à son zèle l'embellissement de l'église, l'augmentation de la nef, et les collatéraux qu'on y voit. Il mourut en 1733, après avoir gouverné le prieuré pondant vin^t«deux ans, avec autant de sagesse que d'édification. Dom Rémi Cellier, célèbre
[lar son Hittoire des auteurs ecclétiastiquei^ m succéda. On lui doit le maiire-autel de marbre, et les belles stalles qui ornent le chœur.
A cette époque, le corj>s de sainte Emérite fut envoyé de Rome, et déposé dans Téglise, oii il resta, avec celui de saint Pirmin, jusqu'à la révolution française. Les Bénédictins furent alors obligés de Quitter leur maison, qui n*eut pas, toutefois, le sort de beaucoup d'autres maisons religieuses. "Elle fut vendue à un laïque, qui en prit un certain soin, et la conserva a peu près dans son entier jusqu'en 182%, époque où Mme de Lamarche en Qt l'acquisition pour sa communauté. Qu'elle y transféra dans l'automne de la môme aniiée.
Lorsque la communauté fut installée k Flavigny, on s'occupa de tout ce qui pouvait contribuer à la régularité. On y fit des
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DES OAimES RELIGIEUX.
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parloirs» ei hi dAli/re piil %lre établie le SI d'éeembre 1825. L'ancienne éslise fui Uenlôi restaurée et embellie» par Tes soins de Madame Tabbesse, et dédiée à saint Fustase, dont les reliques y furent placées solennellement. Le pensionnat prit de nouféaux accroissements, ainsi que la communauté; Mme de Laaiarehe eut la satisfaction de Yoir le nombre des élèves s'élever à cinquante, celui des religieuses à vingt* cinq, et des sœurs converses è dix* sans y comprendre deux tourrières, engagées paV un vœu annuel d'obéissance. Ce fut au milieu de cette nouvelle famille spirituelle que s*écoulèrent les dernières années de Madame Tabbesse» heureuse de la vocation qu'elle avait suivie» faisant son bonheur de l'accoroplissemeni de ses devoirs religieux» aimant loutes ses religieuses comme ses sœurs ou ses eofants. Elle se fit, jusqu'à la fin» un plaisir et uo devoir d'encouraçer l'éducation de la jeunesse confiée aux soins de la maison. De longues souffrances épurèrent sa vertu ;jusqtt'àladernièreheure»elleconserva le caractère de bonté, d'affabilité» qui t'ont rendue chère à tous ceux qui l'ont connue.
Elle rendit son âme h Dieu le 12 janvier 181^2, dans la 87* année de son fige, la 67* de sa profession , après avoir gouverné la cornrtiunaulé» en qualité d'abbesse, pendant 57 ans 9 mois. Elle fut Inhumée dans le cimetière du monastère.
Depuis cette époque, la communauté est gouvernée ()ar une supérieure à vie» et suit b r^le mitigée de Saint-Benoit. Depuis la réonioo, en 1802» trente religieuses ont ter- (piné leur carrière» et la communauté compte aujourd'hui vingt-cinq religieuses de chœur, et seize converses. Le pensionnat se soutient, s'augmente même» quoique rien de brillant n'attire des éièves. >
Le costume des Bénédictines de Fiavigny est è peu près celui des religieuses de la Congrégation de Saint-Joseph» dite de la Trinité créée* (1)