‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 31 sur 220 · BERNARDINES · texte numérisé non relu

BERNARDINES

Du monastère des religieuses Bernardines^ à Esquermes ' Lille f diocèse de Cambrai

{Nordj.

Trois religieuses de différentes maisons de Bernardines, dont deux sœurs» dame Uippolyte et dame Uombeline Le Couvreur, et une autre plus jeune, leur compagne d'émigration, dame Hyacinthe Dervitane, se réunirent à Esquermes-Lille, au retour do l'émigration en 1798» et y ouvrirent un penaionnat. Cet établissement, un des premiers

de ce genre qui fut fondé après la terreur, devint bientôt très-florissanl* Dès lors les fondatrices» oui s'étaient associées d'autres anciennes religieuses et quelques jeunes personnes désireuses d'embrasser l'état religieux, travaillèrent avec zèle |)Our se reconstituer en communauté. Ce projet souffrit mille eniraves, parce que Mgr Belman, évoque de Cambrai, refusait de leur accorder certains points de la règle auxquels les fondatrices, pleines de respect pour les anciennes traditions» tenaient beaucoup, et ce projet ne put être réalisé qu'en ifôl. On dut surmonter aussi beaucoup d'autres obstacles et des difficultés de tous genres, qui furent autant d'épreuves que la Providence leur ménagea» et nulattirèrent sur cette maison d'abondantes bénédictions.

Ce fut surtout depuis l'érection de la maison en communauté religieuse qu'elle |)rit encore plus de développement.

Dieu voulut donner aux fondatrices la consolation de voir complètement édifiée la maison du Seigneur, dont le zèle les avait dévorées et pour laquelle elles avaient enduré tant de contradictions, de fatigues et de souffrances. Deux d'entre elles, après avoir été successivement prieures de la communauté, furent enlevés presaue subitement à la tendresse de leurs filles a l'flge de quatrevingts ans. La troisième fondatrice gouverna la communauté k son tour et y conserva avec soin le même esprit. Elle mourut le jour de Noël ISiO à un Age très-avancé.

Le fondtle la règle des religieuses Bernardines dsÇsquermes est puisé dans celle de Saint-Benolt,^ suivie dans tout l'ordre de Clteaux. L'expérience ayant assez prouvé

Sue les jeûnes, les veilles et la ps^almodie u grand office sont incompatibles avec les soins qu'exigent tes travaux de l'édification de la jeunesse, elles ont dû, quoique à regret, renoncer à des observances qui leur étaient bien chères. La nouvelle règle leur fouruit les moyens de sanctifier le plus possible les travaux de l'enseignement et de l'éducation chrétienne qui sont si nécessaires è la société dans son état actuel.

' Diverses communautés de Bernardines, maintenant vouées comme elles à Téducation, ont pris le même parti et leur ont demandé communication de leur règle pour la suivre.

L'esprit propre de cet institut , quant à l'éducation, se rapporte aux temps ancieus autant que les exigences du siècle le permettent; Dieu le bénit depuis cinquante ans; les familles chrétiennes s'en félicitent, et le clergé *lui donne sa haute approbation: à l'exemple de leurs vénérables Mères fondatrices, elles joignent un dévouement et une affection vraiment maternelle envers leurs élèves à une sage fermeté pour former leur caractère»* h leur faire contracter toutes lei> habitudes et acquérir toutes les qualités nécessaires dans les diverses situations que la Providence leur réserve. Elles s'appliquent à leur inspirer l'amour de la subîordi nation, le respect pour lautorité, si oiécoimua à'Jr

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DES ORDRES RELIGIEUX

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jouni^bui dans la iamille et la société, elles combattent énergiquement une familiarité, triste fruit de l'esprit révoliitionnairet et qui est incompatible avec les égards que cornluande le respect. L*eipénence leur prouve chaque jour que ces principes qu'elles sui* vent ne nuisent pas à la confiance dont elles ont besoin pour former avec succès l'esprit el le cœur iies enfants.

Les anciennes élèves d*Esquermes se sont signalées en tout temps par leur dé- Toaement pour la maison où elles ont été élevées et par leur attachement pour leurs maltresses; ellesy reviennent souvent et toujours avec bonheur; elles aiment à y envoyer d'autres élèves et surtout à y conduire leurs filles. Bien des familles leur confient déjà les enfants de la troisième génération, ce qui ne contribue pas peu, avec l'aide de Dieu, à la prospérité de cet établissement. Le pensionnat compte environ trois cents élèves. Il se compose des filles des roeil- )ear<is faaiilles. La ville de Lille, le déparlement du Nord, ainsi que celui du Pas-de- Calais et une partie de la Belgique leur fournissent la presque totalité de leurs élèves ; elles y reçoivent une instruction très-étendue ettrès-variée. Les religieuses Bernardines ont aussi une école gratuite et un asile que fréquentent plus de deux centcinquante enfants. Le monastère d'Esquermes est dédié à la très-sainte Vierge, sous le titre de Notre- Dame de la Plaine. Le personnel de la communauté s'élève à environ soixante religieuses de chœi rs et trente coadjutrices.

Uor costume est l'habit bleu avec un long scapulaire, une ceinture et le voile noir comme les anciennes religieuses Bernardines; c*est celui de l'ordre de Citeauz qui

I été religieusement conservé. (1)

Cette communauté vient d'être approuvée ]iàr le gouvernement comme consrégalion générale. Elle a fondé une succursale à Cambrai sous le nom de pensionnat SaintrBerlard. Elle y est dirigée par une vingtaine de religieuses. Cette maison est fréquentée par une centaine d'élèves.

Sa supérieure actuelle est la Mère Melchtide.

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