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oiosolalioDSt des soins spirituels et corporels l ceux qui soot maudes.
Lorsque quelque fléau fait des ravages et èias des circonstances extraordinaires oii teor ferreur pourrait être momentanément ^iposée au relâchement, les Filles du CalfMfe rassemblent leurs efforts pour aug<^ moler leur xèle et s'affermir davantase dans (ears résolutions. C'est ainsi que pendant les épidémies et les pestes, elles doivent accoartr au soulagement des pauvres, è i'eiemple des Filles de Charité de Saint-Vincent ii Rral. La seule différence qui existe enir» ces religieuses, c'est que les Sœurs de Chihté portent du secours sans acception de personnes et de lieux , tandis que les Soors Brîgooles ou Filles du Calvaire ne doDiieot leurs soins charitables qu'aux fem- Bie^qui sont dans des établissements pieux, iiBs les bApilaux et dans les lazarets.
Lrs iouDeoses résultats qu'obtint le pieux «stitulde Virginie Centurion et du marquis Irignoies, les témoignages publics de reconiuissance qui éclatèrent bientôt en sa fiiveur Meruiinèreot un grand nombre de villes fléoie du premier rang à demander des reli- ^•eiises sicoaipatîssantes,sidévouées autour Jes malheureux, et d'une conduite si éditante. Batre touies celles qui sollicitèrent et qui purent obtenir cette laveur, il faut distifigoer la ville de Savane qui leur confia son hôLiiiaUqui porte le nom de Notre-Dame de la Miséricorde ; celle de Nori qui les chargea de son hépital et de son orphelinat. Bien d'autres filles firent des démarches in utiles ; 00 oe pot même satisfaire Uilan qui avait aînesse sa <iemande dès 165<^.
Us pootiles romains ne manquèrent pas dlooorer cet institut de leur naute pro- «ctioo;ils se servirent même de la médiation du cardinal Césaire pour attirer quelquesaaes de ces religieuses, iiuoique, par des orconstanees particulières,, ces démarches se purent obtenir leur effet.
Lorsqu'on 1815, Pie VU honora de sa présesoe U ville de Gènes, pour donner une OMique particulière d'intérêt aux Filles du. blvatre,il voulut visiter leur maison,accoml^t^ des cardinaux Spinolla et Doria Pam-
riiliy et leur donna sa bénédiction. Arrivé tome, ce Souverain Pontife demanda de ces religieuses par Fentremise de Thérèse Doria Pamphili et par une lettre de M^r François Cappariui, alors visiteur apostoliiiœ de la pieuse maison des Thermes de Oioclétien, adressée à la supérieure généale de Gènes. Le Pape pressa leur arrivée à ftoiiie,et à peine quelques-unes d'entre elles fte furentrelles rendues à ses instances, qu'il leor confia l'éducation des pauvres filles si Booihreuses de la communauté que nous venons de mentionner, ainsi que l adminis* tratioo de toute la maison,
LéooXll étant entrédans son éternel repos,, le Pape Grégoire XVI voulut traiter ces pauvres Filles du Calvaire avec plus de magnifeeoce. C'est pourquoi il leur céda l'église de Saint-Norbert, qui est auprès du mont
II) Vof . à la.fin du vol., n<» 53, 34.
Aquilin, et leur fit assurer un revenu annuel par l'organe du cardinal Sforza, alors président de la commission des secotirs. Le 20 août 1833, elles furent mises en possession, pour le faire servir de noviciat, de ce monastère que le Souverain Pontife honora souvent de sa présence, et depuis il ne cessa de donner des marques de sa bienveillance è la première maisoù, toujours occupée par des religieuses du Calvaire, sous les auspices desquelles prospérait cette maison qui comptait un grand nombre de jeunes personnes.
Les villes de Rieti et de Vilerbe leur con« fièrent aussi leurs orphelinats avec d'immenses avantages spirituels et temporels.
Les Filles du Calvaire ou Sœurs Brignoles ne font poiut de vœux; elles s'engagent seulement par serment à la persévérance. A la fin de leur noviciat elles sont revêtues d'une robe de soie noire ; elles porlent un grand voile de même couleur, qu elles mettent sur un autre qui est blanc. Mgr Charles Louis Morichini parle longuement du bien qu*elles opèrent et des règles de leur maison dans son ouvrage Ikegh statuti di publica carita^ imprimé a Rome en 1835, pagp 133 et suivantes: Vita delta servadiDio, VirgeneaCenturionef fondatrice délie figlie ael réfugia del monte Calvario^ Geneva 1807; elle a été (*4>mposée par Scipion Squaricaûlco, mère de la fondatrice, et par le P. Antero Maria, Augustin déchaussé. (1)
C ARMEL (Tiers osdrb du mont).
Depuis longtemps les séculiers qui ne pouvaient aspirer au bonheur de la vie du Carmel demandaient instamment qu'une communion intime de prières et de bonnes cauvres pût s'établir entre eux et Tordre de Marie. Ces demander réitérées déterminèrent rétablissement du tiers ordre de mont Carmel.
Sixte IV, grand protecteur de l'ordre, ap-
f)rouva cette association si avantageuse pour es fidèles et si glorieuse pour le Carmel, par sa bulle Dum aUentio du 28 novembre 1436,
Dans le principe, les Terciaires étaient censés suivre la règle entière de Saint-Albert et contractaient les mêmes engagements que les religieux, autant du moins que cela était compatible avec leur position sociale. Mais il en résultait bien des embarras, des transgressions, et ce ne fut néanmoins, chose surprenante, qu'en 1635, cest-è-dire plu^ d'un siècle et demi plus tard, que le général des mitigéâ, Théodore Stratio, leur donn& des règles particulières.
Bien longtemps avant le tiers ordre existait la confrérie de Tordre, communément appelée le SaintScapulaire. La bulle sabatine en fait une mention expresse : Stmcii ftafttfus sigwum ferentes^ appellanlee^ se eonfralres et coneorores. Cette confrérie eut d'abord son entrée au mont Carmel, et c'est là que fut agrégé saint Louis ;.pl us tard et pour une pi us grande commodité, on la tran.^féra à Rome, où elle est encore sous le titre d'ArcbiconfrérJe, avec de très-riches privilèges et db
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qucs inJuigences. LY';^lisp est nu njont Mdgnanapoli. Le costume des associés consiste en un sac de couleur carmélite, une ceinture de cuir, un camail blanc, avec un capuce ou un voile, selon le sexe. 11 y a eu luôme des associations d'affiliés et affiliées de l'ordre, tenant un milieu entre le tiers ordre et la confrérie. Telles furent /cy béates et les pénitentes. Ces dernières formaient une grande communauté, près d'Orvietlo. en Italie. Antoine Simoncelli, leur fondateur, les lit approuver par Alexandre VII.
Enfin, le Carinel eut , parmi ses affiliés, jusqu'à un ordre de chevalerie, gloire qu'il ne partage avec aucun ordre religieux et qui prouve, une fois de plus, combien a été universelle la vénération dont on Ta toujours entouré. Henri JV, roi de France, en vertu d'une bulle de Paul V, établit l'ordre royal et militaire des hospitaliers de Notre-Dame du mont Carmel,composede cent gentilshommes qui devaient former la garde noble du roi en temf)S de guerre; la règle, lescouleurs, le blason, étaient empruntés h Tordre {{(^s Carmes Le premier grand maître fut Philibert A'orslon, qui établit les PP. Déchaussés h Lyon.