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TDoninles Chartreuses est bien imité; mais il se trompe en désignant le manteau comme habit ordinaire de chœur; car elles ne s*en servent que pour la communion et pendant les cérémonies de professions, prise d^habit,
f)our aller prendre les rameaux, les cendres )énites, etc. Ainsi, Thabit de chœur est le même que celui qu'elles portent dans la maison.
« Le monastère de la Bastide Saint-Pierre ne comptant que deux ans d'existence, » nous écrit le R. P. François Marie, directeur de ce monastère, « ne saurait vous fournir des détails intéressants pour rédiger une notice édifiante; il est encore dans un état de soutfrance, et ne saurait vous envoyer des renseignements pouvant servir à préparer une belle page sur les Chartreusines, une des plus anciennes familles religieuses qui honorent l'Eglise. »
Chaque maison a une supérieure locale qui ne dépend que du R. P. général et du chapitre général de la grande Chartreuse; elle gouverne la communauté conjointement avec le R. P. vicaire qui en est le directeur.
Les règles sont les mêmes qu'avant 89, excepté que les religieuses ne chantent plus l'Office, sinon les dimanches et quelques fêtes; elles le disent recto tono^ mais c'est une psalmodie haute, lente, avec la médiante bien marquée. Les Chartreuses se conforment en toutes choses, autant qu'il leur est possible, aux religieux de cet ordre, tant pour TOftice divin, Tes rites et les cérémonies de l'Ëglise, que pour les abstinences, les jeûnes, le silence et les autres austérités, excepté qu'elles mangent toujours en commun et dans un même réfectoire. Avant le concile de Trente elles faisaient profession h l'âge de douze ans, et allaient au spatieroeni avec les Chartreux, les directeurs et les Frères convers. Le nombre des religeuses était Rxé dans chaque monastère; elles ne prenaient point de dot et ne recevaient de sujets qu'autant que chaque maison pouvait en entretenir. Forcées, par d'urgents et indispensables besoins, elles exigent maintenant une dot; elles ne sortent plus de leur clôture, elles ne font profession qu'à dixbuit ans.
Comme les Chartreux ont conservé les anciens rites de l'Eglise, les Chartreuses ont aussi retenu l'usage de la consécration des vierges, marqué dans les anciens pontiiicaux. Elles ne le reçoivent qu'A l'Age de vingt-cinq ans; elles conservent le voile blanc ju<iqu*è ce temps-là. Cette cérémonie est faite par révéqu<>(, qui leur donne Tétole, le manipule et le voile noir, en prononçant les mêmes paroles que dans l'ordination des diacres et des sous-diacres; elles portent ces ornements le jour de leur consécration à leur année de jubilé, c'est-à-dire à la cinquantième année de religion, et on les ensevelit avec les mêmes ornements.
Les prieures et les religieuses promettent obéissance au chapitre général de l'ordre et y envoient tous les ans une nouvelle promesse de soumission. Les prieures sont en-
core tenues d'obéir au Père vicaire, qui di* rige leur maison. Les simples religieuses et les converses sont soumises à la prieure et au vicaire. Les monastères des Chartreuses ont leurs enceintes et leurs limites comme ceux des religieux. Il est défendu aux prieures et aux vicaires d'envoyer les religieuses hors de ces enceintes, sans permission du chapitre général.
L'habit des Chartreuses est une robe de drap blanc, une ceinture, un scapulaire attaché aux deux côtés pardes bandes, un maqteau blanc comme ceux des Chartreux; leur guimpe et leur voile sont semblables à ceux des autres religieuses; elles ne parlent jamais aux séculiers, même à leurs proches parentes, qu'avec le voile baissé, acconii)agnées par la prieure ou par quelque autre religieuse. On a cependant modéré pour elles la rigidité du silence et la solitude des cellules.
CHEVALERIE (Pbêcis histobiqub sua Lk).
On donnait anciennement ce nom à ceux qui tenaient le second rang dans ta république romaine, entre les sénateurs et les plébéiens; ils étaient ainsi appelés, parce que la république leur donnait (lar honneur un cheval et un anneau d'or. Il n'y a plus maintenant deces sortes de chevaliers.( Voyez ce qui est dit à l'article des chevaliers romains). Louis du May remarque, dans son Etat de l'empire, que les rois ne se trouvant pas assez riches pour récompenser les belles actions et services que les gentilshommes leur rendaient, inventèrent les ordres de chevalerie. Ainsi, sans épuiser leurs finances, ils eurent h moyen de contenter ceux qui n'estiment rien tant que Thonnear. Il ajoute qu'il croit que c'est |)Our cette raison qu'anciennement on créait les chevaliers avant le couibiit, afin qu'ils y allassent avec beaucoup d'ardeur, et incontinent après, pour récompenser sur le champ de bataille ceux qui avaient eu le plus de part à la victoire. «La chevalerie,»dit André de la Roque (au Traité de lanobleêse)^ « a été autrefois en telle considération , que les enfants des princes et des seigneurs n'étaient point admis à la table de leur père, s'ils n'étaient chevaliers; et que les simples écuyors n*avaient pas le priviK^ge de manger à la table des grands (comme rapporte Jean, diacro d'Aquilée, dans son Histoire dee Lombards). AuSdi les chevaliers ont toujours précédé les écuyers. En efTot, le hasard de ta naissance fait le gentilhomme, qui prend or* dinairement la qualité d'écuyer, sans qu'il y ait rien contribué; et la vertu seule élève le chevalier à ce degré d'honneur. On dit bien que les fils des grands princes sont chevaliers«nés. Néanmoins Louis Xli, roî de France, voulut recevoir l'urdre de chevalerie de la main de Philippe, duc de Bourgogne, le jour de son saore, en 16^1; et François 1** avant la bataille de Marignan, l'an t5l5, reçut le même ordre «le Pierre Bayard, gentilhoiuniedu Dauphiné, que sa vertu fit surnomn*er le chevalier sans reproche. L'histoire remar»