‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 44 sur 220 · CHE · texte numérisé non relu

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DES ORDRES RELIGIEUX

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qae eofore que Guillanme, comte dô Hollande, araot élé élu roi des Romains, voiilat élrecrM chevalier avant de recevoir la cou* roDDe. Eofin les rois de France, dans la ce* remanie de leorcouronnemenl, ont souvent donné Tordre de chevalier à leur fils et à d*autres princes de leur sang. Néanmoins f raoçofs Mener, auteur italien, assure qu*ii j a quelques exemples de cbevaiiera hérédiiaire» ; comme ceW se voit, dit-il, dans Rome, où It qualité de ebevalier de âaintieande Latran, a passé de père en fils dans cerlaiaes fumiiles par privilège des empe* reurs. Uaithieu Paiis dit, qtte pour être capable de coait)attredaRsun tournoi, il fallait ^ire chevalier; et mie pour ce sujet lecomte de Glocester lit en Angleterre son frère chevalier, afin qu'il j fût admis. Anciennement ia réception des chevaliers se fiiisait pour rordinaire aux fttes de Pâques, de la Penteo6t« et de Noël, aveede grandes cérémonies, parmi lesquelles il y en avait une entre autres fort singulière. On faisait d*abord la barbe à celai qui voulait Atre chevalier; ou lemettait ensuite dans un bain»ott on lui jetait de Teau sur les épaules» puis on le meUlait dans un lit» au sortir duquel on leconduisait, «étu d*aoe robA ei d'un capuchon, à une cha^jclle où il passait la nuit en prière. Le inaun, il entendait la Messe» après il allait se coucher, et quand il avait reposé quelaue temps, on réveillait pour recevoir une coemise blanche» une robe rouge» des chausses noires et une ceinture blaoebe. On le menait ensuite à celui qui le devait frire chevalier, qui lui donnait l'aceolade avec quelques coupe de plai d'épée sur les épaules, lui ùdsait attacher des éperons d'or aux pieds; enfin» on le eonduisaît à la chapelle» où il faisait serment» sur l'autel, de soutenir les droits de TEglise toute sa vie» et il se mettait à table avec les chevaliers assemblés, mais il n'y |>ouvait manger ni boire. Cette pratique a été longtemps en usage en France t en Italie ei dans d'autres pays. On l'observait aussi eo Angleterre, ei on v ajoutait même tieaucoup d'autres formalités également dir* vertiisanies pour les st>ectateurs, et incommodes pour le postulant. On peut en voir iadescription,qu'£douard Bissée ena donnée dans ses Remarqtus sur le truite de fart nu- UUUre de Nicolas Upton, copié d'un ancien manuscrit. Saladin fut fait chevalier de cette manière par Hugues de Tabarie, son prisonnier, qui ne changea dans les cérémonies q[Qe ce qui ne pouvait s'accorder avec la religion du Soudan et les coups de plat d'épée. Godefro^r, fils de Foulques, comte d'Anjou, fat aussi tait chevalier avec ces cérémonies en im, par Henrj, roi d'Angleterre , en donnant au chevalier i'épée, la lance, le chapeau, le haobert, les chausses de fer, les éperons, les molettes, le gorgerin, la masse, reçu, les gantelets» le cheval, la selle, et autre sorte d'équipage, où on lui faisait enjtendre que tout y était mjrstérieux, et chacune de ces choses le devait instruire de son devoir. Chaml>erlaine (dans Téiat présent d*Angleterre) dit que lorsque un chevalier

DlCTlOM!!. SES OrDRES REJL16. IV.

est condamné à mort pour un crime énorme, on lui 6te sa ceinture et son épée, on lai coupe ses éperons avec une petite hache» on lui arrache son gantelet. *

Pierre de Beloy dit que pour la dégradation du chevalier, la coutume de France était de l'armer de pied en cap, comme s'il eût dA combattre, et de le fsAve monter sur un échafaud, où le héraut le publiait traître^ vilain^ déloyal. Après que le roi ou le prince, chef d'ordre, accompagné de douze chevaliers, vêtus de deuil, avait prononcé la condamnation, on jetait le chevalier» attaché à une corde» sur le carreau» et en cet équipage il était conduit à l'église; on lui chantait le

Fsaume cviii, selon la vulgate (cix selon Hébreu). Dens^ laudem meam^ etc., qui est plein de malédictions; puis on le mettait en prison pour être puni par la justice ordinaire selon les lois militaires. La manière de révoquer la chevalerie est exprimée dans l'arrêt du grand conseil» à Paris, le sixième août 1579, où il fut enjoint au chevalier dégradé de rendre le collier et le petit-ordre de Saint- Hichei pour être mis entre les mains du trésorier de l'ordre. On doit remarquer que celui qui a la souveraine puissance fait faire quelquefois des chevaliers par ceux qui ne sont pas chevaliers. Ainsi le roi Louis XIll reçut l'ordre du Saint-Esprit à son sacre, en 1600, des mains de François» cardinal de Joyeuse, quoiqu'il ne fût pas associé h cei or(ïre. Les Papes ont donne le môme pouvoir au Gardien des Cordeliers de Jérusalem do conférer l'ordre de chevalerie au Saint-Sépulcre aux pèlerins ou voyageurs de la Terre-Sainte. Pour ce qui est de pouvoir prendre deux ordres de chevalerie ensemble, cela est sans difficulté; et Ton voit qu'en France les chevaliers du Saint-Esprit sont conjointement chevaliers de Saint-Michel et de la Toison d'or, comme en Espagne il y avait des chevaliers d'Alcanlara c^ui sont . aussi des chevaliers de Calatrara»etainsides autres ordres de celte nation» lorsqu'ils se rapportent aux mêmes vues et aux mêmes fonctions qui sont de combattre les ennemis do la religion chrétienne. Néanmoins» les ordres militaires religieux» comme celui des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, le Teutonique, et autres de cette nature, sont incompatibles avec les ordres militaires des rois, parce que, dans ces premiersi oq fait des vœux qui attachent des chevaliers au service de son ordre, il faut aussi remarquer qu'on ne peut accepter l'ordre de chevalier d'un prince étranger, sans le consentement de son souverain» parce que cet engagement est une manière de rébellion. Cesi pourquoi François V% duc de Bretagne , lit mourir son frère Gilles de Bretagne, baron de CbAteau-Briant en 1V50, parce que» sans son consentement et au mépris de ses défenses» il avait reçu Tordre* de Saint-Jean d'Angleterre.

On a mis aussi en doute, si les femmes peuvent être chevalières; sur quoi l'on pourrait dire qu'il y a des exemples, comme elles ont pris le titre (ïequitissa^ c*est-à-dire

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