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lonlre avec la supérieure actuelle» sœur Marie de Jéia5(inaJemoiseIle Aspasie Petit).
Actuellemeni la communauté possède un second établissement, avec un second aumônier à Iforey (Haute-Saône) dans un ancien prieuré de Bénédictins acheté en 1843.
Aujourd'hui il y a dix-huit religieuses d«ns les deux maisons et plusieurs postulantes et novices.
Le but de Tordre est de donner des retraites spirituelles qui se font collectivement tous les mois, alternativement à Horey et à Saint-Loup.
Outre les exercices des retraites, les reli-
fienses tiennent encore un pensionnat dans une et Pautre maison» où Ton donne aux jeones personnes une éducation soignée et assortie k la condition de leurs parents,
COLOMBE (Obdre oe cuevalbrie de la).
Cet ordre fut institué Tan 1390 par Jean l'^, roi de Castille et de Léon ; ce fut lui qui introduisit dans sesEiats l'habitude de compter les années à dater de Tère chrétienne. Le saint jour de la Pentecôte, le roi prit sur Fautel de Téglise de Ségovie qui est consacrée k saint Jacques, des colliers d'or qu*il distribua aux personnes auxquelles il les av^it destinés, une colombe émsillée de blanc, avec le bec et les ^eui vermeils, entourée de rayons de soleil également en or. Il commença par s'en revêtir lui-même et donna ensuite aux chevaliers un livre peint en miniature, renfermant les statuts de Tordre; ils imposaient la chasteté conjugale, l'obligation de défendre la justice, de prendre sous leur protection les veuves et les orphelins, de combattre pour la religion ralholique, surtout contre les Maures qui régnaient alors sur une partie de Tl^pagne, et de foire respecter (lar la force des armes les frontières du roi de Castille. Parmi les «exercices de piété que pratiquaient les chevai:er^ il était de rè^le qu'ils feraient la sainte communion tous les jeudis. On croit aussi '|ue te même roi institua un autre ordre 'lu'il Ht appeler de la Ilazon, dont les chevaliers devaient accompagner le roi à Tarmée avec une lance qui portait à Teitrémité un petit étendard.
L*ordre de la Colombe ne subsista pas longtemps. 11 est des auteurs qui en attribuent la fondation à Henri 111, tils de Jean 1", etd'autresà Pierre l".On peut consulter l^-dessus rbistoire des ordres de chevalerie, de Jostinien, p. 22 de son Catalogue des onlres religieux de chevalerie. On trouve aussi des détails sur cet ordre dans le Dictionnaire des ordres religieux et militaTes, p. 199, ainsi que dans Du Cange au mot Colombe.
COMPAGNES DE JÉSUS (CoNonÉGATioix des riDàLfis). Maison mère à Paris.
Cette société a été fondée en 1820 par le P. Varin, de la Comuagnio de Jésus:, l'un des P. de la maison des Jésuites de Paris. Cliaudement recommandé à tous les évêques de Ja chrétienté, Tinstitut des Fidèles Com-
tlt F09. à bi lin du vol., n^ 50.
pagnes de Jésus fut solennellement approuvé en lffî6 par le Pape Léon XU, et Grégoire XVI en 1837 l'approuva de nouveau et con« firme aux religieuses le nom de Fidèles Com^ pagnes de Jésus, La maison mère de Tinstitut est è Paris, rue de la Santé, n* 67, ainsi que le noviciat.
Le but de la congrégation est Téducation des jeunes demoiselles de toutes les classes de la soc'été, mais particulièrement de la plus élevée. Néanmoins elle a des orphelinats d^enfants pauvres et des pensionnats secondaires. Ces maisons sont ordinairement
f^lacées à la campagne et servent aussi de ieu de délassement et de promenade aux pensionnats des villes. Les Fidèles Compagnes de Jésus donnent aussi des retraites, chaque année, aux personnes du monde, qui en retirent les plus grands fruits de salut.
Elles ont des établissements à Amieas, à Nantes, à Nice, à Carouge. Des évoques missionnaires ont souvent demandé des Fidèles Compagnes de Jésus, mais jusqu'à présent, elles nx)nt pu étendre leur mission au delà de l'Angleterre où elles font un bien immense.
Le P. Guidé s*est trompé dans son histoire du P. Sellier, p. 183, en disant que les Fidèles Compagnes de Jésus avaient eu ce religieux pour fondateur et qu*il leur avait donné leurs règles et leurs constitutions. Ces religieuses ont tout simplement adopté celles de la Compagnie de Jésus. La révérende Mère Isonet, fondatrice des Fidèles Compagnes de Jésus vient de mourir à Paris; Ton s'occupe de rassembler les documents nécessaires pour publier son histoire. (1)