COMPASSION DE LA SAINTE VIERGE
(Congrégation nss kbugieijses db la].
Maison mère à Saint^Denis
Cette congrégation fondée par madame Marie-Anne Gaborit, a pris naissance à Argenteuil, diocèse de Versailles, sous la forme d'une association de quelques personnes pieuses, qui avaient pour but de se consacrer au service de Dieu et d'instruire 1(^ jeunesse.
En 1829, la congrégation a été transférée à Saint-Denis, diocèse de Paris, avec l'agrément de Mgr de Quélen qui, l'ayant prise sous sa protection, Ta approuvée provisoirement; dès cette époque elle a pris un accroissement remaruuable.
En 1831, la congrégation a été autorisée par Mgr de Quélen, è joindre à son but priniiiif celui de soigner les malades dans les hôpitaux.
En 18H, sons Tépiscopat de Mgr Affre, celle congrégation fut légalement approuvée par le gouvernement.
En \%\% les constitutions de cette congrégation, tirées des règles de saint Augustin et rédigées par M. le supérieur général, reçurenti'approbation définitive de Mgr Sibuur, archevêque de Paris.
Le siège de la congrégation est établi à Saint-Denis, place aux Gueldres, 14. Là un pensionnat nombreux est dirigé par les reli-
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gieuses ; (rois antres établissements (hospices) dont deux considérables et an ttioms tmportant, sont également dirigés par les religieoses de la Compassion.
Le costaroe des religiooses de la Compas* sion s6 compose d*one grande robe anacoste noire, avectablier et pèlerinedeméme étoffe; la coiffure consiste en une coiffe blanche et un grand voile de crêpe noir par-dessus; elles |)ortent suspendue à leur cou et tombant flur la poitrine une croix d'argent de la hauteur de neuf centimètres, au milieu de laquelle se troave gravé le cœur de la sainte Vierge, percé de sept glaives; à leur c6té le chapelet des sepldouleurs auquel est attaché uu crucifix, une grande médaille représentant le saint groupe, et sept autres petites médailles distribuées dans Tinlérieur du chapelet, représentant les sept mystères douloureux de la sainte Vierge. Les religieuses professes portent au doigt une alliance d'argent. Les novices reçoivent le voile blanc et ne
f>reBnefll le noir et la croix que le jour de eur profession. (1)
CONCEPTION (Congrégation de lIumagu* léb) Maison mire à Niort (Deux -Sèvres).
S*il est vrai que toutes les œuvres de Dieu oommeocent par Thumilité, les épreuves et les croix, il faut placer dans cette heureuse catégorie la communauté de Flmmaculée Conception de Niort. Voici les modestes commencements de cette maison , que Dieu semble bénir chaque jour d'une manière spéciale :
Le 15 octobre 18^9, les demoiselles Eulalle Piet, Catherine Martineau, Apollonie lionsel et Marie- Pélagie Guiounet ouvrirent une école gratuite en faveur des filles pauvres de la ville de Niort. Elles furent encouragées dans leur projet par M. l'abbé Taury, curé de Notre*Dame; par M. l'abbé Brisson, curé de Saint-André, et par les PP. missionnaires diocésains. Soutenues |^ar de tels encouragements, par la bienveillance de plusieurs autres personnes recommandables, et surtout par leur désir de ihire le bien, elles persévé« rèrent dans leur œuvre, malgré des diffieultés de tous genres et d'excessives privations.
Un autre motif plus efficace encore et plus doux à leur cœur venait les fortifier dans leurs épreuves: c*élait la bienveillante a(H probation de Mgr Pie, évèque de Poitiers, c'était la conviction qu'en se dévouant à l'instruction religieuse des enfants pauvres, elles répondaient aux vœux les plus chers du premier pasteur de ce diocèse.
Dans le courant de Tannée 1853, Tune des demoiselles était nommée institutrice communale, et la petite association croissait en nombre et commençait à s'organiser comme maison religieuse, sous les auspices de la Providence, dont elle avait d'abord pris le nom. Nos modestes institutrices obtinrent enfin de Mgr l*é.véque l'autoijsation de faire les voauxde religion, et M. l'abbé Samoyaull» vicairv sénéral,Teur fut donné comme supérieur. C est te 8 décembre 185i qu'elles pri*
(1) Votj. à 11 fin du vol., n« 51.
rent l'habit religieux, le jour et k l'heure môme de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Cette coïncidence providentielle sera toujours le plus cher souvenir de la communauté naissante, qui a été instituée sous le vocable de Vimmmeulée Conception, et dans le but tout snéoial d'honorer oe mystère. Les filles de I Immaculée Conception aiment à croire que la sainte Vierge, dans ce jour de grâce, a répandu sur leur œuvre l'une de ces bénédictions choisies qui portent des iruits précieux poor la terre et pour le ciel.
^Noos ne saurions pcssersons silence le nom des personnes généreuses qui ont concouru par leurs bienfaits h la fondation de ce nouvel établissement religieux. Mme de la Bouterie et M. Main doivent être plaeés en premier rang parmi les bienfaiteurs de t'Im* maculée Conception. Après Dieu, c'est à leur concours généreux qu'elle doit son eiistence. Nous n'insisterons pas davantage sur le mérite de cette charité, qui attend une meilleure récompense de celui qui regardecomme fait k lui-même tout ce que l'on foiit pour les pauvres.
A la faveiir du haut crédit de H. Bourdon, préfet des Deux-Sèvres, de M. David, député au corps législatif, et de M. Proust, maire do la ville de Niort, la communauté de l'Immaculée Conception a été approuvée comme congré^tion à supérieure générale par un décret impérial du 3 janvier 1856.
Le premier but que se proposent les religieuses de cette congrégation est, commo nous l'avons dit, d'honorer Tlmmaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie.
C'est pour cette fin qu'elles oni remplacé rOflice ordinaire de la sain^ Vierge par celui de rimmaculée Conception.
Le second but est de travailler k l'instruction de la jeunesse et de toutes les personnes du sexe qu elles peuvent réunir les dimanches et les fêtes.
Ce double but est l'objet d'un quatrième vœu que les religieuses de l'immaculée Conception ajoutent aux vœux ordinaires de religion.
Une supérieure 'généra le gouverne la con grégation, sous l'autorité de Mgr l'évëque de Poitiers et de son délégué. L'élection de cette supérieure doit être renouvelée tous les trois ans; mais la même religieuse |»eut être réélue pendant toute sa vie. Elle e^t aidée dans son administration : 1* par quatre conseillères, dont les deux premières prennent le nom d'assistantes; 2* par une mattresse des novices; 3* par une économe; 4* par une secrétaire ; 5* par une admonitrice, qui est .chargée de lui faire les observations et de lui donner les conseils qui sont jugés nécessaires au bien de la communauté et à sa propre perfection. La nomination de ces dignitaires est faite par le chapitre ou conseil su(jNérieur de la congrésation, qui doit se tenir tous les trois ans. Le choix des autres titulaires appartient k la suiiérieure gêné* raie.
La première épreuve que subissent les