CHR
DES ORDRES RELIGIEUX
CON
jeuoes personnes qui sont admises dans la congrégation dure six mois. Cette preniière protMlion termitiée* les postulantes que l*on juge propres k remplir le but de la société preooeot Tbabit. Après un noticial de deux ans, elles font des rœux de cinq ans, qui doirent toujours précéder les vœux perpétuels.
La fête patronale de la congrégation est rimmaculée Conception. Ses fêtes secondaires sont la Présentation de lasainleVierse, les Ittes da Sacro-Cœur de Jésus, du saint Cœur de Marie» de saint Joseph, glorieux éiooi de la sainte Vierge, de saint Jean rErangélisIe, de saint Hilaire, de saint franchi de Sales, de sainte Eulalie, de sainte lUdegoDde et de sainte Thérèse.
Outre les jeûnes prescrits par TEglise, il y I dans la congrégation quatre jeûnes d*obligitiou, qui doivent se pratiquer les veilles de (Immaculée Conception, de la Présentation de \è sainte Vierge, du Sacré-Cœur do Jésus et du saint Cœur de Marie.
Les postulantes ont le costume que portaleolles fondatrices de la congrégation lorsqu'elles ne formaient encore qu*une association laïque.
Les DOfices et les professes portent toutes une robe noire, avec une pèlerine de laine Uaache pour le chœur, et de laine noire pour la maison.
Les proCessesont on voile noir, un cordon de laioe blandie , et un rosaire (somposé de grains de mûme couleur ({ue le cordon. Blés portent un christ en cuivre suspendu m cou par une gance bleue, et un anneau d'or i l'anaulaire de la main droite.
Les novices sont distinctes des professes par leur voile Doir, leur cordon bleu et leur dMpelel.(l)
CHUST ( Db l^orbkb dbs CHBVAUBas do ;,
c» Portugal.
La foDoation de oet ordre remonte à 1318, Pfesqoe anssitAt après la suppression des Teoptiers au*iis forent appelés k remplacer H dont les biens considérables leur inrent mclés, dotation qui lui donna une grande taSoeoce. Le grand maître île Tordre qui avaiteommanci à lAlre de eelni d^Avis, fut «mGillesMartineB; à Tordre furent attachés '^'otas les préroi^ivas» privilèges, droits, ^ptions dont joaissaient auparavant les wvaliers do Temple. Le grand maître qui Jl^poavait aoconameol aliéner les biens^ de r u?*^*^^^ serment entre les mains de labbé d Alcabayaf comme vicaire du Souvettio Foatllia. L'élection do grand maître ap- P^iestaax eliavaliers et le Pape se réserva jMitooMlrmar. La Pape XXIl, lorsqo'il connnoa Tordre, sa réserva pour lut et $w suc- ^m la faculté de créer des chevaliers.
. ."^die^aliers. do Christ étaient astreints a ^ rtgle de Saini-Benott. La Souverain Pontife ^ï^fodre u leur permit de se marier; les éditions k remplir pour être admis daos [ordre oûosisuieof k servir pendant trois ^«ODtre les inflddies. Ses membres aiv^rat paissamment les rois de Portugal à
(Il ?«f. I la Un do vol., n»^ 5î, 85. DiCTto^v. Di.8 OanaBs relig. IV.
chasser les Maures de ce royaume; leurs conquêtes au delà des mers ne furent pas moins éclatantes # et les pavs conquis en Afrique leur furent abandonnés k la seule condition de prêter foi et hommage k la couronne de Portugal.
L'ordre se compose aujourd'hui de trois classes : les grancl^croix, les commandeurs, les chevaliers ; la marque distinctive de Tordre consiste en une croix palte rouge, chargée d'une croix d'argent.
Les grand' croix la portent surmontée d'un cœur d'émail rouge, suspendu a un larçe ruban qu'ils passent en écharpe de droite è gauche, le côté gauche de la poitrine est aussi décoré d'une platjue. Les commandeurs [)ortent également cette plaque, ainsi que la croix avec cœur, en sautoir. Les chevaliers mettent la croix è la boutonnière.
CONDONWrs ou CODONNËS (Frères).
Cette société, qui existait k YendAroe, né m'a été indiquée gue par Tacte de con«> cession qui cède leur établissement aut Oratoriens, dans le cours du xviT siècle. Il est vraisemblable que des sociétés analogues existaient en d'autres localités. Je vais donner ici en abrégé ce qu'en on dit deux historiens de la contrée. L'un est Tabbé Simon, au troisième volume de son Histoire de Vendôme. Le pèlerinage de Saint- Jacques en Galice était, dit'-il, autrefois bien plus en vogue qu'il ne Test aujourd'hui. Les indulgences que gagnaient o^ux qui allaient k Corapostelle, j attiraient de tou<* tes les parties de TKurope, et surtout du royaume de France, une multitude incroyable de voyageurs, qui pensaient avoir gagné le ciel, dit notre écrivain frondeur et pea relijjieux quoique ecclésiastique, dès qu'ils avaient visité le toitibeao du saint apôtre et y avaient fait leurs dévotions. Dans une maladie un peu sérieuse on se vouait k saint Jacques, et lorsqu'on avait recouvré la santé» on se hktait de prendre le bourdon, poor aller remercier son bienfaiteur. Hommes et femmes voyageaient par troupes, les chemins étaient remplis de ces pèlerins et pèlerines, qui ne vivaient que d'aumônes sor la route , et qoi, en chantant des cantiques, allaient de porte en porta pour lever une espèce da tribut sur le public. 11 y eut des comtes de Vendôme qoi firent ce pèlerinage k Saint-Jacques, et dans le ebapitre de Saint-Georges on acoordait six ooois de congé pour les chanoines qui auraient la dévotion de faire ea voyage. Plusieurs sei-
Kurs crurent faire one œuvre agréable à u en fondant des hospices pour loger les pèierias. Il y en avsit un considérable k Veqdôme; on l'appela d'abord THÔpital de Saint-Jaoqoas, et dans la suite, perce qu'on y recevait les paovres flaalades de la ville, on lui -donna la nom da liaison- Dieu. Auprès de l'église, on voyait encore avant la révolution, et peut-être encore actuellement, le pignon d'une des salies où logeaient les pèlerins et les malades, avec la fenêtre qu on ouvrait lorsqu'ils enten-
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