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podr tes brières ». s'en démit entre les mains de Mgr Bouvier» évoque du Hads.
Sa Grandeur ayant réuni tous les frères dans une assemblée générale» les confia à M. Moreau (Basile-Antoine - irfarie), qui » étant professeur et directeur du gr»nd séminaire» avait fondé, au Mans, en 1833, und communauté du Bon-Pasteur, aVec les seules ressources de la cbnrité publique.
Dès le lendemain de sa nomination, 1^" septembre 1835» M. Tabbé Moreàu convoqua tous les frères pour organiser Tadmlnistration» et il fut décidé, en assemblée générale, que le noviciat serait transféré de Kuillé au Mans, dans une petite maison que la cbarilé chrétienne avait oflferte, et qui est auioui'd*boi remplacée par le magninque établissement de Sainte-Croix, au Mans» à l'est de la Ville. Cette translation eut lieu le 1" noveidbre de la même année.
Le supérieur n'avait d'autres ressources que sa foi et sa conflauce en Dieu. La communauté ne suivait encore qu'une règle bien imparfaite. Ce n'était jusqu alors qu*une congrégation informe; il fallait une main créatrice qui lui donn&t une exisience solide.
H. Tabbé Moreau s'occupait, h cette époque, de former une société de prêtres auxiliaires ou de missionnaires diocésains, destinés spécialement à évangélisér les campagnes. Cette société semblait nattre fort à propos» pour Taider h dirîger ses frères, et pour travailler» avec eux» à Ta sanctification des âmes. 11 sa- Tait» d'ailleurs» que M. Dujarié avait luimême beaucoup désiré cette institution» sans l>ouvoir Tentreprendre. Son plan fut donc aussitôt arrêté. 11 résolut de former une congrégation unique de ces deux sociétés» dont le concours devait être si utile à Tune et à Tautre» et qui devaient se prêter un mutuel appui. Telle fut l'origine des SalvÂtoristes.
On se ferait difficilement une idée des difficultés intérieures et extérieures que l'ennemi suscita au courageux supérieur contre sa sainte entreprise en général» et contre ehacuD des moyens qu'il prit en particulier pour la faire réussir. La pauvreté de la communauté» les préventions de quelques-uns de ses membres» le mauvais vouloir des autorités civiles» les tracasseries de l'université, l'esprit irréligieux si généralement répandu alors, firent naître de si nombreux et de si puissants obstacles, qu'on aurait désespéré du succès, si on n'avait compté sur le secours d*en haut; l'œuvre de Dieu eut échoué, si des moyens extraordinaires et surnaturels ne l'avaient soutenue.
Mais les fondateurs d'ordres et leurs com-
K gnons no sont pas hommes faciles à eflyer» parce qu'ils comptent avant tout sur la Providence» dont ils sont les instruments dociles. La communauté se mit donc jour et nuit en prière» et demanda au Seigneur» avec les plus vives instances, par l'intercession de saint Joseph» jusqu'alors son patron principal» de déjouer la malice de ses ennemis» en faisant triompher une cause qui était véritablement celle de la religion. C'est
à ces saintes violences» si souveAt faites au Ciel, que sont dus les victoires admirables» les succès prodigieux» qui étonnèrent si souvent les amis et même les ennemis de l'œuvre.
Malgré l'opposition de toutes les autorités civiles et administratives» qui semblaient se concerter pour entraver l'institut, lesvfrères furent exemptés, dès Tannée 1836, du service militaire» moyennant un engagement décennal que durent prendre les frères soumis à la loi de la conscription.
Des écoles nombreuses furent fondées; un pensionnat fut ouvert avec rautorisation de M. Guizot» ministre de Louis-Philippe; de MM. de Salvandi» de Falloux» è la maison dt^ Sainte-Croit» qui est depuis longtemps une institution de plein exercice, dans une grande prospérité. Les missions diocésaines devinrent florissantes; les deux sociétés s'organisèrent» et se développèrent. Les bénédictions divines avaient produit des efifels merveilleux; tout pt-ouvait, chacun avouait que c'était là l'œuvre de Dieu.
Dès le commencement» M. Moreau avait formé le projet de former des sœurs pour lo service des établissements. De pieuses filles s'étant offertes )}Our travailler è la lingerie, sans autre condition que d'y passer leur vie dans l'abnégation» le supérieur crut que lo moment était venu de leur donner un habit religieux» s'en remettant à la Providence sur ce qu'il conviendrait de faire ni us tard. C'est ainsi^que naquit la société aes sœurs Mariahites^ qui s'est rapidement développée. Elles tiennent les lingeries» les infirmeries, dans les principaux établissements de la congrégation; elles instruisent les jeunes personnes de leur sexe dans des écoles séparées» soit en France» soit à Tétranger.
M. l'abbé Moreau» voyant que» malgré l'opposition des hommes, ses projets, ses efforts étaient couronnés de succès inespérés, crut que Dieu demandait d*être payé de retour» qu'il était du devoir de ceux oui avaient été si souvent témoins des miracles de sa protection» de tendre è une plus grande perfection; il se proposa donc d'y conduire toutes les ftmes confiées à ses soins. Jusque-là les Pères n'avaient jamais fait de vœux perpétuels» et les prêtres n'avaient pas même songé è en faire de temporaires; ils n'avaient donc aucun des sentiments religieux qui doivent animer ceux que des vœux irrévocables doivent séparer du monde pour marcher dans les voies d'une plus grande perfection. Les premières ouvertures qui en furent faites ne furent pas bien accueillies, mais M. l'abbé Moreau, convaincu que la gloire de Dieu et l'avenir de son œuvre exi*
Seaient de plus grands sacrifices, après avoir e nouveau consulté Dieu dans la prière et examiné cette affaire avec maturité, fut confirmé dans son projet et résolut de l'exécuter au prix même des sujets qui refuseraient d'entrer dans ses vues. Toutefois» par égard pour les prêtres qui s'étaient voués depuis longtemps à son œuvre, et cour ne pas ex- Doser la congrégation à sa ruine» il fut statué
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qae les anciens membres seraient Itbres de ne pas faire des vœux en se conformant néanmoins aux règlements qui seraient faits dans la suite. La crise fut violente , mais enfin la grâce triompha» et il n'y eut qu'un petit nombre de membres qui se retira successivement. L*impulsion étant donnée, dès ce moment un projet de constitution et de règles fut élaboré ; la congrégation prit un caractère régulier bien prononcé, son avenir se dessina plus beau que jamais, et ce furent les bases de sa prospérité et de sa
stabilité.
Cependant les réclamations des mécontents et la crainte que conçut Tautorité diocésaine qu'ils ne secouassent le jouç de la soumission et de la dépendance, refroidirent peu à peu la bienveillance de ceux qui auraient dû seconder cet élan religieux. Dieu voulut sans doute qu'il ne manquât à son œuvre aucun genre d'épreuves; mais aussi il se réservait^ dans ses vues de miséricorde, de substituer bientôt la protection du Souverain Pontife à celle des supérieurs immédiats.
Déjà Mgr de la Haillandière, évéque de Viucennes, aux Etats-Unis, et Mgr Dupuch, premier évèque d'Alger, avaient demandé des prêtres et des frères pour deux écoles et deux orphelinats. En t8i0, trois prêtres et sept frères se rendirent à Alser et se mirent a la disposition de l'apostolique prélat, qui leur conOa son petil séminaire, un or-
})helinat et d'autres œuvres. Un prêtre et six rères partirent pour llndiana (Etats-Unis d'Amérique), où les attendait Mgr l'évêque de Vincennes. Ils furent placés dans une terre, à quelques lieues de sa ville épisco-
fale pour desservir la paroisse de Saintierre, pont y ouvrir un noviciat, apprendre la bngue et commencer une vie de privations et de souffrances. Deux fondations en Afrique et dans les vieilles forêts d'Amérique ne refroidirent jamais le zèle de ceux 9ui avaient été choisis pour les former, et e nouveaux apêtres, remplis de la même ardeur, furent toujours prêts à aller grossir ces colonies.
Bienlêt celle de Saint-Pierre ayant obtenu de Mgr de Vincennes une autre terre dans le nord, non loin du lac Micbigan, se transporta au milieu de ces forêts sur les lieux où s*élève aujourd'hui la masnîGaue université de Notre-Dame du Lac. On y bâtit des maisons, on y défricha des terres, on y établit le centre d'une vaste paroisse catholique, un collège y fut fondé, un pensionnat Y fut ouvert, des noviciats de prêtres et de frères furent organisés, des écoles et des missions régulières établies dans les environs. Plus tard, des sœurs Harianistes quittèrent l'Europe f^i arrivèrent dans cette contrée où elle se répandirent et se multiplièrent avec rapidité. Les progrès de cet établissement furent tels qu'un chemin de fer dut s'établir pour le relier aux villes voisines, et
Sie ces solitudes devinrent un centre de caolicisme dans ces contrées.
Pendant ce temps,la maison mère de Sainte-
Croix faisait construire au Mans une charmante église ogivale, comme l'ei pression de sa perpétuelle reconnaissance pour le Dieu qui bénissait cette congrégation naissanle; Mgr Bouvier en posa Ta première pierre, le 30 mars 1842.
Ce fut à celte époque gue le supérieur ayant sollicité l'approbation des évêqaes de France , afin de faire étendre à tout le royaume l'autorisation légale accordée aux frères, reçut des réponses favorables de cinquante-neuf archevêques et évêques, mais le gouvernement de Juillet ne voulut
Kas que Te reste de la France profitât des ienfaits que cette congrégation portait jusque dans le Nouveau-Monde; il se borna à lui permettre à exercer son zèle en Algérie. La liberté illimitée de faire le bien ne lui fut accordée qu'après 1848.
La congrégation cependant s'était constituée d'une manière régulière et parfaite. Des élections générales avaient lieu d'après les règles qu'avaient acceptées les membres oui la composaient. Le R. P. Horeaa avait été élu supérieur général de l'œuvre tout entière; le P. Champeau» Louis-Domioiqiia , supérieur particulier de la société des prêtres qui reçurent le nom de Salvatoristes, parce qu'ils furent spécialement cimsacrés au Sacre-Cœur de Jésus; le P. Chappe Pierre, supérieur de celle des frères, qui prirent le nom de loséphistes parce qu'ils adoptèrent saint Joseph pour patron, et le P. Soria Edouard, supérieur des Sœurs qui s'appelèrent Harianistes, du nom de Marie» sous la protection de laquelle elles furent placées. Ce frère résidait à Notre-Dame du Lac, en Amérique, où le centre de cette société était transféré, è cause de l'opposilion de Mgr l'évêque du Mans. On nomma aussi, conformément aux règles acceptées par tous les membres, tous les autres fonctionnaires, les assistants, maîtres des novices, écenomes, directeurs, préfets, etc. Ainsi se fit, dès Tannée 1843, le premier essai d'une administration régulière, ainsi se fit la première ap- Iylicalion de la constitution une et tierce (le a congrégation de Sainte-Croix du Mans.
Tandis que la maison mère et son collège se développaient graduellement» et que Je nouvelles écoles primaires se fondaient en France, d'autres demandes étaient adressées des Indes, de TOcéanie, du Canada. Ctiia dernière fut d'abord accueillie, et une colonie de sept Joséphistes et de quatre Maria* nistes se rendirent vu 181^1, sous la conduite du r. Vérité, supérieur, h Montréal» d*où Mgr Bourges les fit conduire à Saint-Laurent, éloigné de quelques lieues, pour s'y établir, y ouvrir un noviciat avec des écoles. Cette foodation fit des progrès rapides, et elle put bientôt fournirJes instituteurs et des institutrices h plusieurs localités voisines qui forment aujourd'hui la province du Canada. Api &s la révolution de I8tô, un des nrAlres de Sainte- Croix fut appelé à la Guacleloupe pour remf^lir les fonctions de missionnaire ap05ioiquo; il les exerça jusqu*è l'arrivée de Mgr Le Herpeur, que le gouTernemeot de
CRO DES OhDRRS REUGIEUX.
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Napoléon 111, de concert avec le pape Pie IX» cnToyèrent dans cette lie pour le plus grand bien de ta religion, au lieu des préfets dont Tautoritô fut toujours insuffisante pour le gouYernement spirituel. En 1849, un prêtre, cinq Josépbistes et quatre Marianistes fondèrent Torpholinat et les ouvroirs de la Nouvelle-Orléans; ces établissements furent lorigine de la province de la Louisiane, où l« fièvre jaune a fait tant de victimes, sans en arrêter cependant les progrès.
En 1850, Mgr Luquet oroposa au supérieur général un établissement à Rome; il s'affissait de recueillir et d*élever de pauvres eolants du peuple abandonnés par leurs parents Plusieurs éminents personnages se Caisaient les protecteurs de celte bonne œuvre. Après avoir longtemps consulté Dieut le R. P. Moreau accepta la proposition et partit lui-même pour la capitale du monde chrétien, avec Quelques Irères. Accueilli avec la plus grande bonté par le Très-Saint Père lai-même, par Mgr de Mérode, c^mérier de Sa Sainteté, par le duc de Calonia, la princesse Voltionskl et autres personnages distingués par leurs vertus et par le rang qu*elles occupaient et par les dignités dont elles étaient revêtues, quoique dans le dénument le plus complet, il entreprit courageusement 1 œuvre charitable qui devait amener de si beaux résultats. Il s'enferma lui-même h Santa-PrUca pendant plusieurs mois avec une trou|)e de petits misérables, qu'il fallait nourrir et instruire, en attendant que le P. Droaelle, vice-préfet de la Guadeloupe, arrtv&t en Italie pour prendre la direction do cet établissement naissant. On reconnut bientôt que SantaPrisea était un local insuiSsant et le Souverain Pontife donna, aux |X>rtes de Rome, la colonie de Vigna-Pia, qu'il a considérablement augmentée depuis, ei qui est devenue une ferme modèle, où de nombreux orphelins apprennent des Josépbistes les métiers qu'ils peuvent exercer dans le monde. Le Souverain Pontife Pie IX, qui visite de temps en temps cet établissement, porte à ces enfants l'intérêt le plus vif, et ne cesse de donner à leurs directeurs des marques de contentement et de bienveillance. Bientôt une maison d'études ecclésiastiques fut ouverte dans la ville même de Rome, et une école primaire fut offerte aux enfants du peuple. En 1855, la congrégation, ayant acquis la jouissance à perpétuité de Sainte -Brigitte, y a transféré les ecclésiastiques et les frères, et en a fait la maison provinciale d'Italie.
Cette même année, une ferme fut offerte par Mgr l'évêqne Férentino, h vingt lieues de Rome, do côté de Naples, pour en faire une colonie d'orphelins; la proposition fut Aussitôt acceptée et le projet fut immédialeuient exécuté.
Pendant la première fondation en Italie, Mgr Olessi, vicaire apostolique de Dana, près Calcutta , au Bengale oriental , s*étant entendu avec la congrégation de la Propagande pour confier la mission aux religieux de Sainte-CroiXy le R. P. sui)érieur général
crut devoir l'accepter; il accorda quelques frères et quelques sœurs que l'on deman dait; c'est pourquoi le 1" novembre 1852, une première colonie de sept personnes partit pour le Bengale; l'année suivante, le F. Voisin, supérieur de la mission, s'y rendit avec d'autres religieux, qui furent placés dans diverses localités, mais les deux résidences principales furent Noukally et Mittagoney, dont ils firent le centre de leurs missions et où ils ouvrirent des écoles. Celle fondation, quoique à sa naissance , a déjà subi de terribles épreuves : le P. Voisin, épuisé par les efforts de son zèle au milieu de ces populations sauvages et sous ce ciel de feu, y est mort; un frère a aussi succomt)é au milieu même de son école. Dernièrement, la congrégation a perdu eacore, dans un naufrage lameniablOr un prêtre et une sœur qui arrivaient k leur destination : puisse le Seigneur consoler cette chrétienté jusqu'à présent si affligée 1
En 1855, M«r Tarchevêque de New-York était heureux de voir se former, dans sa ville épiscopale, rétablissement d'un ouvroir et d^un noviciat qui donnent les plus belles espérances. A l'intérieur de la congrégation des événements plus graves se preparaii^nt et étaient sur le point de s'accomplir. Le R. P. supérieur général avait soumis les constitutions à Tapprobation du Souverain Pontife qui lui avait donné les plus consolantes assurances, avec des gages touchants de son affection. Cette importante affaire se poursuivait à la congrégation de la Propagande qui demanda deux modifications auxquelles le chapitre général s*empressa de souscrire, ce qui permit à la congrégation naissante de Sainte-Croix du Mans de recevoir la sanction solennelle du successeur de saint Pierre.
Le R. P. Moreau retourna à Rome avant les fêtes de Pâques de 1856, et eut le bonheur d'obtenir, à la fin du mois de mai, te bref qu'il désirait si ardemment : sur le vote favorable des cardinaux, Pie IX approuvait en un seul corps ou congrégation les Salvatoristes et les Josépbistes, ajournant la question pour les Marianistes.
La congrégation de Sainte-Croix possède les établissements suivants : Il jr a, dans la province de France, quatre noviciats, quatre pensions ou collèges, soixante-cinq écoles primaires. Dans la province du Lac (Américiue), trois noviciats, une université, un collège et douze écoles; dans !a province du Canada, Irois noviciats, une pension, neuf écoles; dans la province de fa Louisiane, deux noviciats, un orphelinat, une école; dans la province d'Italie, une maison d'études, un noviciat, deux établissements agricoles, une école primaire; dans la province du Bengale^ deux missions, l'école et plusieurs paroisses ou missions.
Nous donnons ici quelques détails sut des établissements importants qui ont été fondés dans diverses contrées de l'Amérique du Nord sur l'invitation des évêques :
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Eiablisiement à Notre-Dame du Lac,
i l'orient du grand lac Micbigant non loin du Neuve Saint-Joseph, dans Tlndiana (Etats- Unis), s*élève aujourd'hui, sur les bords de deux petiu lacs, un beau collège, qui porte le titre légal d*université, un noviciat de prêtres Salvatoristes, un noviciat de frères Joséphistes, une maison de sœurs Marianistes, un orphelinat, des ateliers; enfin un immense établissement. On ne voyait, dans ces lieux, il y a une quinzaine d'années, qu'une pauvre masure, quelques champs mal cultivés et d'immenses forêts.
Les prêtres desservent une circonscription égale à nos plus vastes diocèses; des frères instituteurs élèvent la jeunesse catholique, et des sœurs institutrices remplis* sent Tes mêmes fonctions auprès des jeunes personnes. Pendant plusieurs années, un prêtre et des sœurs se Gxèrent chez la tribu des CattowatomieSy que le gouvernement a forcé d^émigrer.
L'établissement a fondé des écoles de frères à Cincinnatti, à Louisville, Toledo, Hamiltou, etc.; des écoles de sœurs à Mistrawal^a, h Saint-Jean, Souwell, Saportes, sans parler de New-York, où les Marianistes viennent d'ouyrir un orphelinat et un ouvroir. Ces malsons comprennent 92 religieux et 130 religieuses, et donnent Tinstruction à environ 1,000 enfants.
),e pays est protestant; mille sectes s'y disputent effrontén)ent la suprématie des imes. Les CalholiqueSi qui sont en minorité, éprouvent souvent Tintolérance des hérétiques. Ils ont cependant dans les villes des églises où ils se réunissent, et çà et là des chapelles domestiques, où les ministres du Seigneur vont exercer les fonctions du saint ministère, leur parler de Dieu et leur administrer les sacrements. Les prêtres sont souvent obligés de dire, le dimanche et les jours de fêles d'obligation, plusieurs messes à des distances considérables. Le P. Comtet, qui est mort il jr a quelques années et dont on a publié la vie, passait quelquefois plusieurs jours et plusieurs nuits à cheval, pour administrer les sacrements è des pauvres Chrétiens perdus dans ces solitudes; le zèle de ce prêtre zélé ne s'est jamais ralenti, et pendant dix années on l'a vu se multiplier avec un dévouement infatigable pour satisfaire à tous les besoins des Chrétiens.
Etabliisement au Canada,
Le Canada est un pays catholique ayant %Bs évêquQS et son clergé séculier; mais les religieux y trouvent aussi une abondante moisson de bonnes œuvres h recueillir. C'est daqa ce but qu'on a fondé à Saint-Laurent, près Montréal, l'établissement des Salvatoristes, Joséphistes et Marianistes de la congrégation de Sainte-Croix du Mans. Sous un même provincial, qui envoie des instituteurs et des institutrices dans les localités Toisines et des prêtres Salvatoristes cour y exercer les fonctions du saint ministère, sous la juridiction épiscopale, ces établissements secondaires sont ceux de Saint-Eus-
(ache, de Saint-Martin, de la Cftte-dos- Neiges, Pointe-Claire, Alexandrin, Pointeaux-Tremblées, Varennes, Saînle-Scholasiique;cn y comprenant Saint-Laurent, on y compte 55 religieux et 50 religieuses qui donnent l'instruction h environ 900 enfants.
Les Catholiques de la Louisiane ont beaucoup à lutter contre les protestants, et le clergé séculier ne suffit pas au travail de cette vigne importante. L'évoque de laNoavellerOiiéans accueille donc avec bonheur les religieux et les religieuses qui viennent se dévouer aux œuvres de zèle et de charité.
Ce fut sur la demande de Sa Grandeur que la congrégation de Sainte-Croix accepta la direction d un orphelinat nombreux pour les garçons, et d'un ouvroir pour les petites filles, dans la ville épiscopale. Une école a été fondée aux Opélousas, et d'autres soctsur le point de s'ouvrir
Etablisfemeni au Bengale.
Le vicaire apostolique de Dana, Mgr Alife, relevant de l'archevêché de Calcutta, n'avait pour coadjuteurs dans ce vaste district que huit ou dix prêtres, quand il s'entendit avec la Propagande pour céder entièrement son vicariat a la congrégation de Sainte-Croix. En 1852, elle commença à envoyer des prêtres, des frères et des sœurs dont le nombre s'est accru successivement, Les frères remplissent tes fonctions de catéchistes et d'instituteurs, les sœurs instruisent les jeunes filles.
La majeure partie de la population de ces contrées est composée d'Indous, <\ui sont mahométans ou idoifttres , et d Anglais protestants, qui sont venus en ce pays i)our faire fortune. Les indigènes sont excessivement mous, ignorants, abâtardis, et le climat dévorant achève de les rendre indifférents et apathiques, pour la reliéioo comme pour tous les actes de la vie.
Les centres de ces établissements sont, outre Dana, Chrislagong, Moukally. Mais les Salvatoristes sont obligés de se transporter fréquemment dans des lieux éloigiiés, en naviguant sur les fleuves, qui sont les seules grandes routes de ce pays, pour porter à ces pauvres Chrétiens les secours spirituels dont la plupart ont été privés jusqu'à ce jour.
Depuis 18'*5, une maison de procure a éie établie à Sidney (Australie), poury receiuir les missionnaires passants ou malades, et pourvoir aux besoins des missions. Cette maison rend les plus grands services, et a été déji plusieurs fois Te salul des missions.
Constiiulions de la congrégation de Mnit^ Croix du Mans (SariKe).
La congrégation de Sainte-Croix du Mans renferme des prêtres dits Salvatoristes, voués au Sacré-Cœur de Jésus, des frères nommés Joséphistes, don! le patron e^t saint Joseph, et des sœurs appelées Mananistes, sous le patronage de Notre-Dame des Scpt-Douleurs.
Le but de cette société est de former des