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espoir ao rentrer en communauté, et se croyant condamnées à vivre désormais dans le monde, qui n'était cependant pas leur élément, |)ensaient du moins à se rendre utiles à la jeunesse en lui procurant le bienfait de Téducalion religieuse. C'est pourquoi les deux sœurs religieuses funtevristes acceptèrent de concert les olfres de M. Cesbron, à Teiret d'établir un pensionnat h Chemillé. Le 11 aoûll803, MmeKosé aînée arriva à Chemillé Elle ouvrit d'abord une classe dans une mai^on près des balles, où elle ne séjourna qu'un an. Plus tard, elle choisit un local plus commode à Saint-Gilles, où Mme sa sœur vint la rejoindre. Au bout de deux ans, le fruit de leurs travaux et de leurs économies, aidé du concours, de leurs généreux parents qui résidaient à Angers, leur permit d'acheter (1806) la maison où elles jetèrent les fondemenls de la communauté qui existe aujourd'hui, et dont Feni einte et les bâtiments ont été augmentés dej)uis. Il ne sullisait pas, pour atteindre (e but proposé, d'avoir une maison vaste i;t comujode, il fallait encore, et surtout, recruter des sujets capables. C'est pourquoi, dans l'incertitude où étaient les fondatrices de savoir si la Providence les rapjiolait com|)létementà leur institut primitif, elles fixèrent les exercices religieux, le mode d'association, et arrêtèrent surtout que loule personne qui voudrait entrer dans leur congrégation ne pourrait y être admise qu'à la condition de s'y lierpar des vœux temporaires. Ce règlement lut soumis au visa de Mgr Montault, évéque d'Angers, qui le sanctionna le 13 novembre 180G.
L'honneur de la supériorité fut dévolu à Mme Rose Kosé, l'aînée des fondatrices (1).
Sur ces entrefaites, une jeune personne qui annonçait des disj)Osiiions pour la vie religieuse et pour l'éducation de la jeunesse, se présenta en qualité de postulante aux dames Kosé; elle fut admise le 18 novembre 1806, à faire, dans l'église dt? Chemillé, ses vœux temporaires, que reçut M. Alliot, curé de cette paroisse. Une, ancienne religieuse Ibntevriste, ayant eu connaissance qu'une niaison de son ordre commençait à se former, vint aussi se joindre à ses chères coujpa- ^ncs (1810).
Quelques années après, trois postulantes , voulant aussi renoncer au monde, sollicitèrent et obtinrent leur admission dans cette maison. Après quelque temps d'épreuves, elles se rendirent processionnellement avec la communauté dans l'église de Chemillé, où M. Lebreton, curé de la cathédrale d'Angers, accompagné d'un grand nombre d'ecclésiastiques, reçut leurs vœux. Celte céré-
n)Elle fui confirmée (l:jns celte fonclion par Ai. Moulaient, vicaire général ei supérieur île la -Jhaison, le 25 juillet i8i^2, et plus lard par M. Régnier, vicaire général ei suc(esseur de M. Moulaleia dans la supériorité.
(i) Elle avait été régulièrement élue supérieure le 10 mai 184^2, sous la présidence de M. l'abbé Kéjjnier, supérieur de la communauié, et réélue le 15
monie fut pour la communauté naissante an beau jour de fôte, car il fut donné aux anciennes religieuses de se revêtir de nouveau de l'habit religieux, qu'on no leur avait pas encore permis de reprendre.
A différentes époques assez rapprocnees dix autres religieuses fontevrisles vinreni grossir le personnel de la communauté, en se joignant à leurs bien-aimées compagnes.
Llles se trouvèrent alors réunies au nombre de treize anciennes, qui formèrent à la vie religieuse et admirent a prononcer leuri vœux les différents sujets qui se préseiiièrent, et qui continuent maintenant à vifre aulant que possible selon l'esprit de l'inMilut primitif de Fontevraud. Toutes ces vénérables anciennes ont successivement 1errainé leur carrière.
Cependant Mme Rosé, prieure et fondatrice, heureuse de voir sa petite communauté prendre de nouveaux accroissemenb, sollicita auprès de Mgr Montault» évéque d'Angers, l'insigne faveur d'avoir le trés- Saint-Sacrement dans sa maison, ce qui lui fut accordé. Aussitôt on improvisa une c1j4pelle qui sert maintenant de choeur aui religieuses, laquelle fut solennellemenl bénite, le 22 janvier 1818, par M. Coudrois, curé de Notre-Dame de Chemillé. Plus lard, les pieuses institutrices conçurent lesp^ranoe de se cloîtrer, et aussitôt que la modicité de leurs revenus le leur permit, elles pensèrent à faire bâtir la chapelle cxlérieo qui existe aujourd'hui»
Ce fut au mois de mars 1827 qu'elles en firent creuser les fondemenls, et le25aoûl 1828, Mgr Montault, évoque d'Angers, Tint en faire solennellement la bénédiction, et la placer sous l'invocation de la très saiole Vierge.
Les religieuses fontevrisles de Sainle- Marie de Fontevrault, réunies à Chemillé, oubliant l'éclat et les immenses richesses de leur ordre , no pensèrent plus désormais qu'à s'occuper de deux choses essentielles: de la prière et de l'éducation religieuse des jeunes filles. Cependant, au milieu de ces pieux travaux, elles se «entaient toujours vivement [)ressées du désir bien naturel t bien louable, de posséder les restes de leur bienheureux fondateur , qui se trouv8i<*ni relégués sans honneur, dans un coin ignora de l'antique abbatiale de Fontevrault.
Mme Jeanne Brayer, en religion Thérèse de Jésus, qui avait succédé à Mme lto.se (2), obtint du gouvernement Quin 1847), l'au^t)risation de faire retirer de Fontevrauli le vénérable dépôt qui s'y trouvait.
L'aumônier des fontevrisles de Chemillé
octobre 1845, sous la présidence de M. Lecoiodre, curé de Saint- Maurille de Clialoniies, superwur acliiel (le la coiurimnauié. En verlu des modilicalions apponées à la régie de Fonlevraull, le Ij ^^ même mois d'août 1845, par M^t Aiigebaull, évéqo* d'Angers, la supérieure est soumise tous les ir(»* ans à une réélection.
FRA
DEDES OHDRGS^ RELIGIEUX.
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