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reçut missioo d*aller le recueillir, elle octobre 1847, en présence du clergé de Cbe-< mille, la capse contenant les. reste» .du B. Robert fut rendue au culte de ses Filles con-^ snlées.
Le 24 novembre 1847, en vertu de l'autorisation de Mgr Tévèque d'Angers, rpù- Terture de la capse fut faite en présence des (émoins ecclésiastiques et laïques requis,, comme il est constaté au procès-verbal, et l'aumôuier put offrir ce précieux trésor à la Ténération de Mme Thérèse de Jésus, alors sur son lit de douleur, et qui s'endormit presque aussiiût dans le Seigneur*
En remplaoemeiH de la révérende Màr« Thérèse de Jésus , fut régulièreoient élue prieure Mme Marie Gîrault, en religion sœurSaint-Vioeent, et son élection fui oanfirmée le 3 décembre 1847.
En septembre 1849, eut lieu , au couvent de FoQtevrault, de Brioude, diocèse du Puy, une réunion des Mères prieures et ^sousprieures des trois maisons seules existantes actuellemeni de l'ordre de Fontevrault, è sa-* voir de Brioude, diocèse daPuy ; de Boulor, diocèse d'Aucfa^ et de Cbemillé,diocèse d'Angers. Cette réunion, présidée par M. Coupe, vicaire général du Puy et supérieur de la fflaisoii de Brioude, et le R. P. Gury de la com^iagnie de Jésus, donnant la retraite , avait pour objet de rétablir une parfaite uniformité dans les usages et la direction de chaque communauté :
1* En suppléante quelques lacunes dans les règles de Tordre ;
2* En éclaîrcissant quelques points obscurs de ces mêmes règles ;
3* En modifiant quelques points particu-» liers des statuts moralemeot et physiquement impraticables.
Le résultat de cette convention a été soumis aux seigneurs évèques respectifs de chaque communauté, et approuvé par eux.
Les trois monastères, mis è l'unisson, suivent donc aujourd'hui la même règle de Fontevrault ainsi expliquée, et les religieuses portent, sans modification, l'habit que portaient leurs illustres devancières.
FRANCISCAINS (Reugibdx).
La révolution de 1792 ayant enveloppé dans une même ruine, le trône, les autels, et les institutions religieuses, les Francis* eains partagèrent le sort de tout le clergé français. Tout espoir de rétablissement semblait perdu, quand tout & coup, en 1849, le très-révérend P. de Loretto, ministre général de l'ordre de Saint-François, crut que le moment favorable d algir était arrivé, et il jeta les yeux sur Le Père frère Joseph Aréso, missionnaire de la province de Navarre (Esjiagne), qui pour lors se trouvait en Egypte et lui ordonna de partir pour la France en qualité de commissaire de Terre-Sainte, lui enjoignant en même temps dans une lettre patente de travailler au rétablissement de Tordre dans cette contrée. Le P. Aréso, en
arrivant en Franoe, sa rendît directeraent I Saint-Palais, fuHiKQ ville des Basses-Pyré-* nées, qu'il avait habitée pendant son émigration : et là, à l'aide d'une, somme d'ar^ gent qu'une personne pieuse avait laissée par testament, il acheta une maison bourgeoise et y fit construire ,une chapelle. Dèa que l'achat de cette maison fut fait, le P.Ar^so fit venir d'Italie deux Pères espagnols émigrés, le P. frère Jean Obiéta et leP. frère Joseph Isasuirré, tous deux missionnaires du collège de Zarauz,dans la province de Guipuscoa (Espagne.). Il appela successivement à lui trois autres Pères espagoqls de la province d'Aragon, qui se trov^vaient dans le diocèse de Rouen, dont le principal est le P. frère Roch Claramunt* £rfiu le P. Emmanuel Béovidé, avec un autre, vinrent (e rejoindre de la province de Guipuscoa.
Pendant qu'on travaillait à la maison de Saint-Palais pour sa nouvelle destination, c'est-à-dire pour devenir un collège de missionnaires franciscains, le P. Aréso rendit compte de sa mission au très-révérend Père, ministre général, qui lui envoya l'autorisation que notre sainl-père le Pape avait accordée pour l'érection canonique dudit établissement ainsi que la patente de corn* missaire provincial pour toute la France, ce qui, eut lieu le 12 juin 1851.
Le couvent de Saint-Palais, par sa position près des fironlières d'Espagne, ne pouvait guère devenir le chef-lieu d'une province naissante et d'une aussi vaste étendue que la l^rance, ni lui attirer des sujets; c'est ce que comprit immédiatement le P. Aréso. Laissant donc le collège des missionnaires franciscains de Saint-Palais,' sous la direction du révérend P. Joseph Isaguirré, qui en avait été nommé gardien, il vint à Paris pour y trouver des ressources et des protecteurs, afin de continuer ses fondations; mais avant de se mettre à l'œuvre,' il voulut s'adjoindre quelques religieux <\e plus, puisque les Pères qu'il avait appelés étaient nécessaires à Saint-Palais. A cet effet, il alla en Belgique pour y trouver les secours qu'il souhaitait ; mais le P. Archange, ministre provincial, ne put lui en donner. Sans se déconcerter, le P. Aréso retourna à Paris, bien décidé à mettre tout en œuvre pour faire réussir sa diflicile entreprise. Bien des obstacles s'opposèrent à ses projets. 11 est Inutile d'entrer dans le détail de ses espérances et de ses déceptions. Après huit mois de eonrseset de fatigues, il trouva une personne qui connut tout de suite que son œuvre était très-importante pour la religion en France et pour l'influence française en Orient et spécialement en Palestine, et qu'il était de l'intérêt de cette nation d'admettre les Franciscains dans son sein et de les protéger. Le P. Aréso, appuyé fortement par cette personne, se présenta au ministère des affaires étrangères et'à celui des cultes. 11 y trouva des esprits bien disposés à faire réussir son entreprise, sous le double rapport de son influence en Orient et du bien spirituel qui en résulterait uour la France elle-même.