‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 88 sur 220 · HOSPITALIÈRES DE LA MISÉRICORDR · texte numérisé non relu

HOSPITALIÈRES DE LA MISÉRICORDR

DE JÉSUS ( CONGBÊGATIOa DES BBU-

oiEcsss}, de r ordre de Saint-Auguttin^ à Dieppe.

La conerégation des religieuses Hospitalières de Ta Misérioorde de Jésus de l'ordre de Saint-Augustin a pris naissance dans la ville de Dieppe des sœurs ermites de Saint- Augustin attachées à l'Hdtel-Dieii de cette ville dès le milieu du xni' siècle.

En 1625 la discipline régulière s'étant no* tablement affaiblie dans cette maison, te cardinal de Joyeuse , archevêque de Rouen, résolut d'y établir le bon ordre en v introduisant la règle des religieuses réformées de Pontoise. Il ne réussit à la faire adopter qu'en partie; de sorte qu^en 1627, il char-

S;ea tes PP. Liguer et Lejeune, Jésuites, de aire une compilation, tant des usages réguliers restant au monastère, que des refilements et des saintes pratiques introduites avec la règle de Pontoise, et d'en rédiger des constitutions, ils y travaillèrent incessamment. Les nouvelles constitutions avaient

Eour base la règle de Saint-Augustin et le ut qu'on s'y proposait était le service des malades dans les hôpitaux. Après deux années d'exacte observance, Son Bminence les approuva ie 3 janvier 1629. Elles furent ion urimées en 1631.

Le nouvel institut prit dès lors le nom de congrégation des retiffieuscs Hospitalières de Id Miséricorde de Jésus. On choisit poor fête titulaire celle du Saint - Sacrement comme étant le résumé des miséricordes de Notre-Seigneur envers les hommes. Les sœurs ajoutèrent aussi dans leur profession, MX trois vœux ordinaires, ceux de perpétuelle clôture et de s*employer au service des pauvres tous les jours de leur vie.

La nouvelle congrégation et ses statuts furent approuvés eu 1664 par une liuiie d'Alexandre VIL

Les religieuses de la Miséricorde de Jésus adoptèrent , è peu près dans son entier, le costume des chanoinesses de Chaillot, dont elles se disaient sœurs, c'est*k-dire quViies prirent la robe de froc blanc, la ceinture de cuir, le rocbet de toile et la chappe de chœur ou manteau noir. La chappe fait partie de l'habit de chœur l'hiver, dans Teié on ne la met que pour les grandes cérémonies. Les sœurs converses n'ont pas de rohes, mais seulement une jupe, de méma qualité que la robe des religieuses da chœur, elles portent la ceinture de cuir par-dessui le rocnet, celui*ci a les manchcss étroites; la chappe de chœur descend à fleur de lfrr^« mais n'est pas traînante par derrière comme celles des professes du cnœur. J)

UOS

DES ORDRES RELIGIEUX

HOS

En IMSv sur de nouvelles représentatioas bilfs à Mgr François de Harlay,arcbev6que deEooen |iar maître Antoine Gaulde, prêtre et dodeur^e la maison et société de Sorboooei grand archidiacre de l'église de looen, ficaire général du diocèse et supéneor de la oommunautéde Dieppe, les consliiatioos furent encore revues et rendues plus conformes aux saints canons et aux décftts du concile de Tente. Alexandre VII les confirma de nouveau par une bulle da tl aoAt 1665. Kiles furent imprimées eo

Cette congrégation compte actuellement diisept établissements en France et deux dans ta ville de Québec en Canada.

Les établissements de France sont :

Las Hôtels-Dieu de Saint -Jean- Baptiste de Dieppe ; Saint-Charles et Sainte-Catherine (fïo; — la Trinité d'Harcourt; — la Naii- Titédê Bayeux ; — Saint-Yves de Rennes ;— Stint-Nioolas de Vitré; — des Sacrés-Cœurs ie Jésus el de Marie de Fougères ; — la Conception de Vannes; — Notre-Dame de la Ôinté d'Aoraj; — Sainte-Anne de Lanoioo; — la Providence de Guingamu ; — Stiate-lfadeleine de Tré^uier ; •— Notre- Dime-iie-GrAces de Carbaix — Sainte-Thérèse de Goarec; — Notre-Dame-de-la- Victoire de Cuburien près Morlaix; — Saint- Jaliende CbAteau-uontier; Saint-Joseph de Châteaa-Gontter* hospice général. — Au Canada : H6lel-Dieu, Notre-Dame-des-Ànges de Québec, hospice général : 57 professes è radiel-Dieu de Québec : en 1855 cette cofflmuoaoté comptait 43 professes.

Koos n^avons pas suivi dans cette énumératton l'ordre de fondation; nous se le cou» uaissoos pas certainement.

La congrégation a eu autrefois un établis* Koeot dans la ville de Guérande, dénarteoieot de la Loire-lnférîeure; il a été détruit ^ers 1600 par défaut de lettres patentes. Nous te safons point la date de sa fondation; nuis il existait déjà en 1680, puisqu'une re«tigiease de cette communauté qui se retira lians celle de Dieppe lors de la suppression, j avait bit profession en 1681.

Un autre monastère de la congrégation fut fondé kOentilly vers 1650; il fut transféré à Saint-llandé en 1705 et a subsisté jusqu'à la révolution de 1793. Peu après son établissement ta communauté de Gentîlly éprouva laot de difficultés , que deux fois les reli« Kieuses furent contraintes de se retirer à i^aris. Cette circonstance donna lieu à un nouvel établissement au faubourg Saint- Marcel ; il eut pour foml/tteur et bienfaiteur ^c ptévût marquis d'Herblay. Cette commu- DJuté |»aralt avoir donné, au moins une partie de ses membres, dans les erreurs du lansénisme; plusieurs des religieuses se retirèrent à Port-Royal. La congrégation prit des mesures pour s*assnrer de l'attachement loi Trais principes de celles qui étaient deloeorées à l'Hétel-Dieu, elles se justibèrent ^tn bien. Toutefois nous n'avons point de

données assez précises sur celte affaire pour rien assurer.

La congrégation de la Hiséric^xrde de Jésus n'a point de supérieure générale ;cbaque monastère a^e droit de se gouverner par lui-môme, sous l'autorité de son propre prélat. Les constitutions établissent des relations de charité entre eui, mais sans aucune dépendance les uns des autres : ainsi ils doivent s'écrire au moins une fois l'année; prendre avis les uns des autres dans les cas difQciles, ou dans ceux oui intéresseraient tout rinstitut, comme les établissements de nouveaux monastères; se prêter secours dans le liesoin» soit par des GOlleo* tes, soit même en fournissant des sujets aux Biaisons qui en manqueraient, enfin au décès d'une religieuse de la congrégatiout chaque oommunauté doitacquitter certains suffrages.

Il n'existe pas de règlements généraux ; les constitutions en parlent v renvoient dans certains cas en indiquant Tes chapitres et les paragraphes, mais ils ne sont plus connus. Tout porte à croire qu'ils sont restés manuscrits et n'ont jamais été mis en vigueur, même pour la maison de Dieppe ; autrement on ne s'expliquerait pas qu'ils eussent pu disparaître si complètement.

Plusieurs communautés en ont de particulierai, autorisant leurs pieuses coutumes el approuvés parleur évéque respectif. Celle de Dieppe est de ce nombre.

Les monastères de la congrégation doivent selon l'esprit de l'institut desservir les hôpitaux gratuitement; néanmoins ils peuvent recevoir un traitement des commissions administratives, lorsque ce secours est n^ cessaire et spécialement dans les nouveaux établissements.

Quoiaue toutes les religieuses de la MU sér corde de Jésus s'emploient au service des malades et que, dans chaque établissement, la communauté en corps aille plusieurs fois le jour les servir: il y a une hospitalière nommée d'office, |»ar le chal>itre, laquelle réside toujours dans les salles pour en surveiller çt diriger le service. La supérieure lui associe des compagnes, en nombre suffisant, pour Taider dans ses fonc« lions. 11 ly a toujours deux religieuses la suit près des malades; toutes les sœurs remplissent à leur tour ce devoir de charité. Les religieuses font aussi tous les jours une instruction à leurs malades surles principaux devoirs du Chrétien.

Le service des pauvres est Tcsuvre es»

sentielle et fondamentale de l'institut. Ces moflastères peuvent néanmoins avoir des pensionnats, à la condition que cette œuvre vraiment secondaire ne nuira point aux services des malades ni aux observances réffulières. Si un monastère avait abandonné renseignement, il ne pourrait le reprendre que sur l'ordre du supérieur et le consente» ment du chapitre.

Les religieuses de la Miséricorde de Jésus doivent selon l'esprit de leurs règles joindre la vie contemplative à la vie active; aussi les

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DICTIOXNAIRE

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coDstitotions prescrivent-elles de six à sept heures d'exercices spirituels chaque jour. Les religieuses cependant ne disent que \9 petit OfSce de la sainte Vierge, excepté aux grandes fêtes et dans leurs fêtes d'ordre qu'elles récitent ou chantent rOf&ce canonial et la grand'Messe.

Elles se lèvent à quatre heures en tout temps et se couchent à neuf. Chaque sœur a au dortoir une cellule séparée.

Elles se réunissent au chœur pour Toraison du malin et les autres exercices spirituels de la journée.

Elles gardent le silence en tout femps; mais elles ont une heure de récréation après chaque repas^où elles peuvent s'entretenir entre elles en travaillant. Le silence est observéy toujours et en toute rigueur dans les lieux réguliers qui sont : le chœur, l'avantchœur, la sacristie, le réfectoire, le dortoir et le chapitre; il en est de môme du grand silence qui commence à sept heures du soir et finit è six heures du matin.

Le chapitre descoulpes a lieu une fois la semaine, ordinairement le vendredi.

Les religieuses de la congrégation font maigre tous les mercredis et durant le saint temps de TA vent; elles jeûnent aussi tous les vendredis, depuis la fête de TExaltation de la sainte croix jusqu'à Pâques; la veille des cinq f>rinci pales fêtés de la sainte Vierge, de l'Ascension, de la Pentecôte, du Saint- Sacrement et de quelques autres fêtes d'ordre.

Le noviciat est d'une année; mais l'aspirante doit passer six mois ou plus dans la communauté avant de revêtir l'habit religieux. Si la novice est admise par la majorité des suffrages des religieuses composant Je chapitre, elle fait alors les vœux de pauvreté, chasteté, obéissance, et de perpétuelle clôture, et de s'employer au service des pauvres tous les jours de sa vie, le tout selon la règle de Saint-Augustin et selon les constitutions de l'institut. Les sœurs converses ne font pas le vœu de servir les malades. Leur nombre est limité, elles ne doivent faire que la sixième partie de la communauté, è moins que l'âge ou les infirmités n'en empêchent quelqu'une de remplir les devoirs de sa condition.

Le chapitre se compose de toutes les religieuses du chœuri comptant dix années de {irofession, si Ton peut ranger trente proesses dans cette catégorie. Dans le cas con* traire, toutes les professes, au-dessus do six années de profession, feront ^mrtie du chapitre jusque ce qu'on ait atteint le nombre de trente votantes. Une lois atteint, il faudra dix années de profession pour avoir voix au chapitre.

Le chapitre est appelé k délibérer sur les affaires un peu importantes de la communauté, sur l'admission des sujets et sur les élections» tant de la supérieure que des principales ofllcières de la communauté.

L'élection de la supérieure se fait tous les trois ans; une même religieuse |)eut être élue pour deux triennaux consécutifs, mais

non davantage, sans qu'il y ait eu cessatioo de charge. Toute religieuse qui a voix pas* sive pour la supériorité, dans le monastère de sa résidence, l'a pareillement dans tous ceux de la congrégation; et une communauté qui se refuserait à donner un s^jet dont l'élection à la charge de supérieure lui est constatée dans les formes prescrites romprait par cet acte avec l'institut toat entier.

Les officières nommées par le chapitre sont : la Mère assistante, la maltresse des novices, l'hospitalière, la dépositaire ou économe des monastères; l'économe des pauvres et les discrètes ou conseillères ; il y en a quatre, mais l'assistante et la mattresse des novices le sont par leur charge même. Les élections des officières se renouvellent tous les anS; mais une religieuse peut être continuée dans sa charge tant qu'elle obtient la majorité des suffrages

Les élections se font au chœur en présence du Saint-Sacrement. Elles sont présidées par le supérieur, accompagné de deux autres ecclésiastiques. S'il sa^it de l'élection d'une supérieure, celui qui préside vient à la grille; la supérieure qui doit être déposée se met à genoux et demanda à être déchargée; le supérieur le fait -en ces termes : La communauté vous décharge au nom du Pire^ du FiU et du Saint-Esprit. L'urne destinée h recevoir les suffrages est dé|)Osé«), avant la Messe, sur une table, près de la grille de la communion, et chaque votante y dépose le sien au moment où elle va recevoir le juge de ses intentions. Le dépouillement du scrutin se fait par le supérieur etses assistants; pour qu'il y ait éloclion, il faut qu'une même religieuse ait obtenu une voix plus de la moitié. Si après quatre scrutins, aucune religieuse n*a le nombre suflSsAnl, il y a ballottage entre les deux qui en ontle plus; si elles se trouvaient k obtenir égalité de suffrages, ce serait la plus ancienne de pro* fcssion qui serait élue. L'élection étant constatée, la religieuse élue se met à genoux près de la grille; toute la communauté >e réunit an chœur, et le supérieur, en présence de toutes, dit : De Cautorité que nous avons ^ nous confirmons r élection qui tient d'être faite t et déclarons supérieure de cette communanté sœur N. N., religieuse profr$*e de ce monastère f ou du monastère de N., au nom du Père^ du Fils, et du Saint-Esprit, Alors on chante le Te Deum: la nouvelle élue est conduite par les deux anciennes à la place de la supérieure, et toutes les religieuses vont reconnaître son autorité, en lui baisant la main droite, qu'elle tient étendue sur le livre des constitutions. Les élections des principales officières se font è peu pr^s de la même manière, mais il ne se fait que trois scrutins. Dès qu'une religieuse est élue par la majorité des suffrages, le su|^rieur le déclare sans autre confirmation.

Fondation du monastère Saim-Julien de ta ville de Ckàteau-Hontier.

Le monastère de Saint- Julien de Cliâteja*

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DES OBDRES RELIGIEUX.

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Gonller fut fondé en 167(*par trois Hospitalières de la Miséricorde de Jésus de lacommanauté de Vuré« auxquelles on associa en qualité de supérieure la révérende Mère Marguerite Baudouin.de Saint-Jean-Baptiste, religieuse de Dieppe, Tune des premières professes de la réforme.

La fondation de ce monastère est due au zèle de M. le Drogo, prêtre, de la Bretagne*. Ce veriueut ecclésiastique qui, en 1669, arait donné son bien en rent«î viagère à T hôpital St-Ju)ien et en était pour lors aumônier, Grulqu'ilrendraituuYraiserviceauxhabJtants deCDAteau-Gontier,s*il leur procuraitdes reli gicuses pour desservir leur hôpital, dont le gouvernement intérieur depuis 1593, qu'avaientdû abandonner les religieuses du tiers ordre de Saint-François, était contiéii des gens i gage,sous la.surveil lance de personnes chariiables. 11 en conféra avec les prlncipaui habitants et les détermina, en 1673, à traiter arec la communauté de Vitré.

Parracte de fondation, les religieuses s*en- Ksgent k servir les pauvres gratuitement. Le^ habitants leur cèdent, durant quinze années, pour leur logement, quelques apparteoieats de rbôpital.à la charge, par les religieuses, d'acheter et faire bâtir, durant ce leujps et à leurs frais, une maison conventuelli;. L'hôpital y contribuera au moins pour une sonioie de treize cents livres. Les religieuses ne peuvent recevoir aucuns legs testamentaires, tout don de cette nature retournera au profit de Thôpital. Elles s'engagent en outre à ne jamais quitter Télablisseluent si ce n'est en cas de guerre, peste ou incendie, et, même dans ces cas, elles devront j* rentrer sitôt que la cause de leur sortie aura c^ssé ; autrement toutes les acquisilionsqti'elles auront faites retourneront à Thôpital sans que celui-ci soit tenu à aucun dédommagement. Les religieuses pour leur gouvernement intérieur ne dépendront que de Tévôque et de leurs lois de religion, etc. Cet acte fut passé par-devant notaire à Cbâteau-Gontier le 18 ffWrier 1673.

Mgr Henri Arnaud, évécjue d'Angers, approuva le projet de fondation. 11 fut aussi autorisé la même année par lettres patentes de louis XIV.

Le 9 février lâlb, les quatre religieuses élues, par la communauté de Vitré pour la fondation du monastère de Saint-Julien, arrivèrent à ChAteau-Gontier. Elles passèrent neuf jours chez les dames Ursulines, en attendant les ordres de Mgr l'évéque d'Angers. Enfin, le 19 du même mois, après une Messe solennelle célébrée dans Téglise des Ursulines, le c;iergé et le conseil de ville conduisirent proce^siorinellement les religieuses Hospitalières à Saint-Julien, où elles prirent possession.

Nos fondatrices se dévouèrent avec zèle à Tœuvre qui leur était confiée; Dieu bénit leurs travaui; bon nombre de jeunes personnnes se présentèrent pour être admises au noviciat: elles reçurent aussi des dons assez considérables, de sorte qu'en peu de temps la nouvelle communauté fut floris*

santé et assez bien pourvue pour le temporel, £llea toujours été une des plus nombreuses do la congrégation.

Le 19 février 1794, la force armée vint arracher les Hospitalières à leurs pieuses fonctions, au cent vingtième anniversaire de leur fondation. La communauté se composait atorsdequarante et une professes de chœur et de sept converses. On les conduisit au tribunal, où on leur demanda le serment exigé. Sur leur refus unanime, on les mit en arrestation dans la communauté des Ursulines. Les membres du tribunal proposèrent cependant à cinq d'entre elles de rentrer à Saint-Julien, pour le service àes malades, sans en exiger le serment , mais elles iie consentirent point h se séparer de leurs sœurs. Un tel. acte leur parut une sorte de prévarication

La captivité des religieuses détenues aux Ursulines ne fut |>as très-rigoureuse. Il y en avait de trois conj^régations : les religieuses du tiers ordre de Saint-François, les Ursulines et les Hospitalières, et chaque communauté put se réunir par corps. On assigna aux Hospitalières plusieurs appartements et un grand grenier qui lui tint lieu de chœur et de dortoir ; de sorte que les exercices ré-

fçuliers furent à peine interrompus. Les reigieuses de la Miséricorde de Jésus se firent les hospitalières des personnes qui se trouvèrent malades parmi les détenus. On leur permit de les visiter, les veiller et f^nlin leur rendre tous les services dont ilsavaient be.soin.

Une vertueuse converse, sœur Marie 'Huitlier de Sainte-Monique fut la seule victime des fureurs révolutionnaires. KiU> fut décapitée & Laval le 25 juin 1794, h Tâge de 49 ans, et en comptant 16 ans de profession religieuse. Une petite notice sur sa vie, ses vertus et sa mort a été imprimée au Mans enlffî0et1850.

Au commencement de 1795, les religieuses détenues aux Ursulines furent mises en liberté. Les Hospitalières prirent alors une maison dans la ville, où elles purent se réunir toutes au moinsdurant le jour.Plus tard, une pieuse demoisefle leur a^ant cédé *des appartements attenant au bâtiment qu'elles occupaient, elles se trouvèrent assez au large, pour se rassembler toutes et garder la clôture. Dès lors, elles reprirent tous les exercices de la vie monastique. M. firéhérèt, directeur de la communauté, et qui, depuis les troubles, avait été pourvu des fonctions de supérieur par M. Le Noir, vicaire général du diocèse d'Angers, trouva les moyens de les visiter souvent et de leur donner les secours de son ministère.

Enfin, au mois de décembre 1800, le conseil de ville et la commission administrative des hospices proposèrent aux Hospitalières, alors au nombre de trente-deux, de rentrer è Saint-Julien. Elles accueillirent les propositions de leur réintégration avec d'autant plus d*empressement qu'elles y reconnurent un effet de la protection spéciale de iaint LiOuis de Gonzague. La communauté i

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DlCTIOMKAlAi

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qui s'étaient toujours distiaçoée par une tendre défotion eDTers ce aaiot, venait de s'engagei « par un vœu, à faire bAtir uuf chapelle en son honneur, si elle obtenait pai son intercession» de rentrer dans le monastère dans Tannée qui suivrait TéaiisMon de ce YOBU. Cet oratoire existe aujourd'hui. Un nouveau traité fut conclu entre les

I)arties. Il n'annulait pas le premier, mais il e modifiait en plusieurs points. Lacommission s'engageait à faire aux religieuses un traitement de 2,000 livres; celles-ci ne reprenaient possession que d'une partie de la maison conventuelle, et encore à titre de locataires ;car, par suite des événements politiques, elle était devenue comme propriété de rhôpital. Lorsqu'en 1803, r£tat accorda une pension aux religieuses qui avaient survécu aux troubles révolutionnaires, la communauté rentra dans la sratnité des services envers les malades. KUe n'a jamais pa^vé la ferme de la maison conventuelle.

En 1810, un décret impérial approuva les statuts des religieuses Hospitalières deSaint- Julien et concéda à cette maison tous les privilèges des autres congrégation» hospitalières.

La communauté, gouvernée actuellement par la révérende Mère Mélanie Fourret de Saint-Arsène, professe de cette maison, se compose de quarante et une profes^es du chœur, dix converses, une novice et deux postulantes du chœur et une novice converse. L'établissement de Saint-Julien a deux salles de trente lits chacune pour les malades adultes des deux sexes et deux salles de dix lits chacune pour les enfants. 11 y a habituellement seize religieuses occupées au service des malades, en qualité d'aides de Thospilalière, de pharmacienne, d'économe, etc. Le reste delà communauté n'y va qu'à certaines heures pour faire les lits, distriouer les repas, etc., ou dans la cîrconiance d'un mourant à assister; car il entre dans ses usages que lorsqu'un malade est à fagonie, une religieuse demeure près de lui, oour le soutenir dans la dernier combat.

HOSPITAUÈEES DBSAINTFRANÇOIS»

àSainê'Omer

C'est Marguerite de Sainte-Aldegonde qui fonda, en l32b, dans le haut pontt dans la villedeSaint4)mer,lesHospitalièresdeSaiot- François. En 1792, cette maison était dirigée par la Mère Pelade Dufour ; elle renfermait vingt-cinq religieuses professes dans les derniers temps. Elles s'appliquaient à l'instruction de la jeunesse. Elles tenaient un pensionnat et des écoles gratuites pour les eiifanls pauvres. (1)

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