‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 89 sur 220 · HOSPITALIÈRES DE SAINT-JOSEPH · texte numérisé non relu

HOSPITALIÈRES DE SAINT-JOSEPH

Dès l'an 1648, la réputation ces sœurs Hospitalières de la Flèche, érigées en congrégation depuis quelques années, s'était répandue k Latal. Le maire et les princi|)aux habitants de cette ville, de concert avec les admittistrateura de l'hôpital, qui était alors

(1) Voa. à la On du vol., n»* 109, ilO.

peu considérable, s'adressèrenl i la mtisoa de la Flèche, déjà assez nombreuse pour fournir d'excellents suj^ets à différents hôpitaux. Tout fut bientôt réglé entre la ville de Laval et M. Le Royer de la Dauversière, fondé de pouvoirs des religieuses de la Flè* che; les conditions respectives furent stipo* lées par contrat du 20 juin 16M. Ce ne fui cependant gu'i la fin de l'année 1650, que les Hospitalières de la Flèche, au nombre de huit, furent installées k l'hôpital de Laval, avec l'agrément de nos seigneurs les évèques d'Angers et du Mans; ce délai avant été nécessaire pour l'appropriation du foseaaent des religieuses et ues pauvres dans Te liea que la ville venait d'acquérir tout près de Pancien hôpital. La cérémonie de l'établissement se fit le 5 décembre 1650, en présence des magistrats, des administrateurs, et d'un grand nombre d'habitants. La ville de Laral fie tarda point k se féliciter des secours qu'elle avait procurés aux indigents, en donnant aux religieuses la conduite de l'hôpital; et celles-ci eurent bientôt la consolation de voir un srand nombre de sujets ap|)artenaot aux meilleures familles de la ville, sassocier h leurs saintes fonctions. Elles ne faisaient encore que les voaux simples, elles les renouvelaient d'abord tous les ans, et ensuite elles s'y engageaient pour un temps plus long, et quelques-unes même pour toute la vie; mais le désir d'une vie plus parfaite leur faisait souhaiter de se consacrer è Dieu par la profession des vœux solennels, et de rendre ain&i la stabilité obligatoire. Après diverses conférences et consultations, Ugr ,'év6que d'Angers modifia les constitotions qu'il avait données h l'institut, et le mit en rapport avec les nouveaux engagements que les religieuses allaient contracter. Les somrs de Laval, dûment autorisées par Mgr Tévé- (iie du Mans, prirent le voile blanc et riiatiit reliffieux» au nomt)re de dix-neuf, le 11 juin S663. L'année du noviciat, prescrite parles saints canons, étant écoulée, elles prononcèrent leurs vœux solennels le 8 juillet IM^t quoiqu'elles eussent été les premières de tout 1 institut h commencer le noviciat pour la stabilité, elles furent précédées de quelques jours pour l'émission des vœux solennels par les sœurs de Nîmes» qui firent profession le 27 juin 1661 ; ces dernièrf3 avaient, aussi commencé leur noviciat eii 1663, au moment même où elles avaient pris possession de ce nouvel établissement.

Les religieuses de Laval ae conciliant de plus en plus l'estime, la confiance, se vireM bientôt en assex grand nombre pour quM leur fût possible de joindre l'iostruction de *a jeunesse au service des pauvres : elles ouvrirent donc un pensionnat à la grande satisfaction des familles tes plus distinguées le la ville, qui s'empressèrent de leur confier l'éducation de leurs filles. Cependant le nombre des malades qui désiraient être ad* mis à rbôpital augmentait tous les jour>. Vers l'an ITU, on construisit dans la méti:e enceinte, mais à quelque distance du prfmicr bôpitali un nouveau bAtiment com]^>^«

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