‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 145 sur 365 · Eloun. Dieu tutélaire · texte numérisé non relu

Eloun. Dieu tutélaire

S. Janera, Dieu de la nier ou de l'eau.

cc.cixt. Ile liotouma.

Ses babil inh onl des idées fort superficielles de la Divinité: ils la considèrent comme un être ou génie suprême qui leur donne la pior! ; ;.Ussj apnctlcnl-ils la mort : Atoun {Lesson, Vot/aye, loin. II'.

CONCLl'SION.

Nous avons réuni les noms de Dieu dans !oi!t* s 1 s langues q "il nous a elé permis de ((impulser: m ;nelques-nnes ne figurent pas d,i- s ces tablea \. h-s \o. ailles usités dans ces dernière rattar eut pour la plupai t à r«ux que nous avons lait entrer dans cette «va lossc. Dans les langues bien connues, nous avons pu remonter a l'étymologie ; la plus grande parti'- des dénnminnlion s en usage pour exprimer le souverain Etre ; mais, dans les idiomes moins étudies, nous n'avons pu que donner purem ni les vocables, en attendant que les propres de la linviiistiqu» aienl icte sur eux un jour plus i arfai'.

On pourrait actuellement rédiger des tableaux synoptiques d'un antre genre, et d une méthode pins rationnelle : ce serait le prendre chacun des termes originaux et primitifs dont on s'est servi pour p- i ti 1 1 1* la Divinité par la parole, et de »ui\rc l.i filiation de ces termes, t'U des idées exprimes par eux, parmi les différents peuple». Ainsi nous verrions l'élément indien, sous ia formule 'jévn, *e répandre du coté de l'occi Icnî dans i Asie, et de la jusqu'aux extrémités de l'Europe ; el du co'e de l'orient, ><> propager d'ile eu île jusqu'aux ei neils 1< s pins recules de l'Océan Pacifique ; modifié successivement d'apr.; - les .t-'iculalions propres aux différents peuple*.

D'autres populations, sans avoir adopté le voe aille, en ont conservé l'idée : ainsi la signification de fiel, céleste , hubitnnl ilu ciel, inhérente aux ternies Dévn, /;*>,<>£ JJeus, Divus, etc.. se retrouve dans les déuominanatious en usage ch« z la plupart des nations de l'Asie et de l'Afrique.

L'élément arien (ou peut-être indien encore), sous la formule Khoiln, Gattjiod, règne surtout dans l'Iran, et est devenu, même en Europe, l'appellation usuelle pour les langues d'origine teutoniquo. L idée qu'il offre (donné de hn-wriut) est bien plus nohic et plus digne de Dieu que celle que nous fournil la formule l)n a.

L'élément /:/, Allnh se trouve seulement dans les langues dites sémitiques, les dialectes abyssins exceptes; et l'idée qu'il exprime [être âdornhl ) appartient bien aux peuples qui ont hérite plus directement des traditions primitives et de la révélation. Le vocable

arien est plus grandiose peu;-» u- a j^-na plus fidèlement l'essence el la nature « n Très-Haut: mais le vocable sémilique exprime plus heureusement les rapports ipii doivent exister entre les hommes et la Di- \ inilé.

Toutefois, l'idée d'adnrnbfe se trouve sou? une autre forme dans les langues sl;ivr; {Hog) et dans les langues lenappe (P-:chï<\watros).

Eu Amérique, on voit dans la plupart d ç laniru: s le nom de Dieu exprimé par '\dee d'f/mc, esprit, <jénir ce qui exclut tout soupçon duo Dieu m leriel, «liez t es prin s cousiiléres naguère comme les plus s.nn.i? • du globe; ausi l'.-oloi alion des idoles c ,i elle bien moins fré que te dans le iioum • : monde que dans l'ancien continent.

En conséquence de nos recherches, il est facile de se convaincre, en premier lieu.ipi les nombreux vocables consacrés à exprimer la Divinité, dans toutes les langues , ne sont point des articulation, arbitraires, prises .rj h.'s.'r l et vide- de sens, mais qu'ils exprment ou l'essence de Dieu même, ou * s principaux attributs, ou ses rapports avrr 11 créature-, en second lieu, que la plupart des peuples ont conservé, malgré les lenèlirts ce t'ulolâlrie et du polythéisme, dans lesquelles plusieurs d'entre eux étaient plonges, une idée assez exa. lc du souverain Être, précieux débris des traditions antiques et m? la révélation primitive Enfin, en suivant attentivement la dérivation el l'analyse «V <e> vocaldes , nous sommes ramenés insensiblement, d" contrée en contrée . jusqu'à v-to ancienne Arie, où les Li v res saints placent l'origine des hommes el des choses.

DIEl'X.. 1. Saint Clément d'Alexandrie distribue en sept . lasses le> di"ux des païens de son temps : la première comprend les die a des étoiles: la seconde, ceux des fruits : Ij troisième, ceux des châtiments ; la quatrième, ceux des passions ; la cinquième, ceux <le> vertus ; la sixième, les dieux qu'on appeau mojorum (/enliiun ; et la septième, ceux des bienfaiteurs de l'humanité, déifiés parla reconnaissance, tels qu'Esculapc, etc.

Jambliqueeti a Imet huit classes: dans la première il plai e les grands dieux, invisi! » et présents partout ;dans ia seconde, le? archanges ; dans la troisième, les anges; d<ii'.> la quatrième, ies démons ; dans la cinquième, les grands archontes, ou ceux qui presid nl au monde sublun-iire et aux éléments ; dan» la sixième, les pe'its archontes, ou ceux qui président à la matière; dans la septième, le> lieros ; < l dans la huitième, les âmes.

La division la plus communément admise, suivant Noël, est en dieux naturels et dieux animés, grands dieux el dieux subalternes, dieux p-.ihlics et dieux particuliers, dieux connus i l dieux inconnus ; ou enfin, d'après la division usilée chez les mvlhologucs roodernes, dieux du ciel, de la lerre. *ie la mer el des enf"rs. Il est à remarquer que dit Remploie ordinairement en latin pour les dieux de premier ordre, et divi pour ceux du deuxième ou du troisième.

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