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1. Dieix n>turels, c'est-à-dire le soleil, la lune, les étoiles et les autres êtres physiques.
t. Dieux animés ; ce sont les hommes qui, par leurs grandes et belles actions, avaient n*rilé d'être déifiés.
3. Dieux grands, Dit mnjorum gentium. Les Grecs et les Romains reconnaissent douze çrands dieux, dont les noms, dit Hérodote, étaient venus d'Egypte. Une des folies d'Alexandre fut de prétendre é're le treizième do «s grands dieux, dédaignant d'être associé i la foule des divinités secondaires. Voy. Consentes.
V. Dieux subalternes, ou des moindres nations. Du minorum gentium. Ce sont tous les autres dieux après les douze £ontentes. Le nombre en était presque infini, puisqu'on les porte à 30,000 pour l'empire romain. Non contents en effet de la foule de divinité* que la superstition de leurs pères avait introduites, les Romains embrassaient le culte de toutes les nations subjuguées, et se fais lient encore tous les jours de nouveaux dieux.
5. Diecx publics, ceux dont le culte était établi et autorisé par les lois des douze tables; par exemple, les douze grands dieux.
6. Dieux particuliers, ceux que chacun choisissait pour l'objet de son culte. Tels étaient les dieux Lares, les Pénates, lésâmes <Jn ancêtres, qu'il était permis à chaque particulier d'honorer à son gré.
7. Dieux conms. Varron range dans cette fiasse tous les dieux dont on savait les noms, Ifs (onctions, les histoires, comme Jupiter, &p*lloo,le Soleil, la Lune, etc.
8. Dtitx inconnus. Dans cette deuxième elasM étaient placés ceux dont on ne savait rien d'assuré, cl qu'on ne voulait cependant pa* laisser sans autels et sans sacrifices. Plusieurs auteurs parlent des autels élevés aux rfi>o\ inconnus en plusieurs endroits. On coonalt l à- propos de saint Paul parlant devant l'Aréopage, au sujet d'un autel érigé près d'Athènes, sur lequel il avait lu celte inscription : Jgnoto Deo.
9. Dieux dl ciel; Cœlus, Saturne, Jupiter, Jonnn, Mim-rve, Mars, Vulcain, Mercure, Apollon, Diane, Bacchus, etc.
10. Dieux de la terre : C y bêle, Vesta, les dieux Lares, les Pénates, les dieux des jardins, Pan, les Faunes, les Satyres, Palès, les Nymphes, les Muses, elc.
11. DlElX PB I A mer : l'Océan et Tethys, Neptune et Amphitritc, Nerée et les Néréides, Dons et les Tritons, les Naïades, les Sirènes, Eole et les Vents, elc.
12. Dieux dbs enfers : Pluton, Proserpine, Eaqoe, Minos, Khadamanthe, les Parques, l«-s Furies, les Mânes, Charon, etc.
II. Voici comment Champoliion le jeune rend compte de la hiérarchie des dieux égyptien : • C'est dans le temple de U.ilabschi, en Nubie, que j'ai découvert une nouvelle géaération de dieux, qui complète le cercle des formes d Amon, point de départ et point de réuoion de toutes les essences divines.
Amon-Ra, l'être suprême et primordial, étant
son propre père, est qualifié de mari de sa mère (la déesse Mouth), sa portion féminine renfermée en sa propre essence à la fois mâle et femelle, 'ApirtvokîW: tous les autres tlieux égyptiens ne sontque des forme» de ces deux principes constituants, considérés sous différents rapports pris isolément. Ce ne sont que de pures abstractions du grand être. Ces formes secondaires, tertiaires, etc., établissent une chaîne non interrompue qui descend des cieux. et se matérialise jusqu'aux incarnations sur la terre, et sous forme humaine. La dernière de ces incarnations est celle d'//on«, et cet anneau extrême de la chaîne divine forme, sous le nom à' Hornmmon, Vci des dieux, dont Amon-Horus (le gr.ind Amon, esprit actif et générateur) est l'A. Le point de départ de la mythologie égyptienne est une triade formée des trois parties d'Amon-Ra> savoir: Amon (le mâle et le père), Mouth (la femelle et la mère), et Khons (le fils enfant). Celte triade a 'étant manifestée sur la lerre, se résout en Osin's, Isis el Horus. Mais la parité n'est pas complète, puisque Osiris et Isis sont frères. C'est À Katabschi que j'ai enfin trouvé la triade finale, celle dont les trois membres se fondent exactement dans trois membres de la triade initiale : Horus y porte en effet le titre de mari de la mère ; et le fils qu'il a eu de sa mère, el qui se nomme Malouli (le Mandouli des Proscynéma grecs), est le dieu principal de Kalabschi, et cinquante bas-reliefs nous donnent sa généalogie. Ainsi la triade finale se formait d'Horus, de sa mère Isis et de leur fi!s Malouli, personnages qui rentrent exactement dans la triade initiale, Amon, sa mère Mouth el leur fils Khons. Aussi Malouli était-il adoré à Kalabschi sous une forme pareille à celle de Khons, sons le même costume, et orné des mêmes insignes. »
M. Ch.impollion-Figeac ajoute les réflexions suivantes à la savante théorie de son frère: « Ainsi l'ensemble du système de la hiérarchie religieuse égyptienne était composé d'une série de triades, diversifiées sans élre isolées, s'enchalnant les unes aux autres par des alliances collatérales attentivement constituées, et chaque temple de l'Egypte était spécialement consacré à une de ces triades.
« Chaque nome ou province avait sa triade ; et celle qui était adorée dans le temple de la capitale d'un nome, était aussi l'objet du cuite public dans tous les temples des autres lieux du même nome; chaque nome ayant ainsi, on pourrait dire, un culte particulier voué à trois portions distinctes de l'être divin, lesquelles avaient leurs noms et leurs formes spéciales.
« D'autres divinités étaient en même temps adorées dans un même temple pour des motifs particuliers: c'étaient des divinités syn- Ibrones auxquelles on adressait des prières et des offrandes, après avoir fait ce qui élait dû à la triade. »