III. Pour la division des dieux de l'Inde, VOIf. Dkvata
DIFFaRÊATION. C'était, chez les Ro-
î^f DICTIONNAIRE
mains, la rupture do mariage contraclé par confarréaliou. On y offrait aossi le gâteau ou pain de froment.
DIGAMBARA. 1* Une des deux principales divisions de la secte des djainas, dans l'Inde. L'autre s'appelle Swétambara. Les premiers paraissent avoir les prétentions les mieux fondées à l'anliiuité.el avoir été les plus répandus. La différence qui existe entre ces deux rites se trouve exprimée dans leur propre dénomination, car digambara signifie revêtu d'air, c'est-à-dire nu, et swétambara, Tétu de blanc ; ce qui est en effet le costume des docteurs. Maintenant, néanmoins, les digamfraras ne vont plus nus, mais ils portent de* vêlements de couleur. Us n'ont
Sardé l'usage de la nudité que pour le temps e leurs repas, mettant de cdté leur couverture lorsque leurs disciples leur apportent la nourriture. Cependant la différence qui existe entre les deux sections ne gît point seulement dans le costume, elle comprend une liste qui ne renferme pas moins de 700 points, dont 8i sont regardés comme de la plus haute importance. Ën voici quelquesuns:
Les swétambaras ornent les images des tir thank* iras, ou saints divins, avec des anneaux, des colliers, des bracelets, des ti tres d'or et des joyaux; les digambaras laissent leurs idoles sans aucune espèce d'ornements.
Les swétambaras assurent qu'il y a douze cieux et soixante-quatre Indras; les digambaras soutiennent qu'il y a seize cieux et cent monarques célestes.
Les swétambaras permettent à leurs gourous ite manger dans de la vaisselle; le» drgamt arns reçoivent dans leurs mains ouvertes la nourriture que leur apportent leurs disciples.
Les swétambaras considèrent comme essentiel à on ascète de porter avec lui une brosse et un pot à eau; les digambaras nient l'importance de ces objets.
Les swétambaras assurent que les Angas, ou livres sacrés, sont l'œuvre de. disciples immédiats des tirthankaras ; les digambaras, avec plus de raison, soutiennent qne les principales autorités de la religion djainas sont de la composition des docteurs ooatebaryas postérieurs.
Mais si les digambaras ont raison, quant à ce dernier article, tout le monde ne les approuvera peut-être pas lorsqu'ils avancent que lee femmes ne peuvent pas obtenir le nr'rrano, contraire nenl a la doctrine pins galante de leurs adversaires, qui admettent pour le beau sexe la félicité de l'anéantissement final.
Ces deux branches de djainas vivent. Tune a l'égard de l'autre, dans une animosité mu-
■ luelle, dont l'intensité est, comme il arrive ordinairement, en raison inverse de la fuli-
, lité de leurs motifs.
2* On appelle encore Digambaras un ordre de religieux hindous, qui vont tout nus ; ils fout partie des secte» de Si va
DKS RELIGIONS. 0l
DIGNITAIRE. On donne ce nom à celui qui est revêtu d'une dignité dans quelque église cathédrale ou collégiale : tels sont le doyen, le trésorier, le grand-chantre , etc. Voyez ce qui concerne chacune de ces digoités à leur article spécial.
DU POLI ES, ancienne fête célébrée à Athènes, le li du mois scirrophorion, en l'h neur de Jupiter Polieus, ou protecteur de la ville. On l'appelait encore Euphonies, parce qu'on y immolait un bœuf (de C,;.-, bmif, et ç-oviûo, tuer). Le jour de celle solennité, on déposait des gâteaux sacrés sur une table d'airain, autour de laquelle on chas-ait des bœufs choisis ; el le premier qui en mangeait élait s.icrilié sur-le-champ. Trois familles, au rapport de Porphyre, étaient employées à ces cérémonies. La fonction de la première était de chasser les victimes, ce qui lui faisait donner le nom de xivrpicfoi; ceux qui l'assommaient s'appelaient i, et
ceux qui l'égorgeaienl Snn^i. Mais (ouj ceux qui étaient censés avoir eu part à la mort de l'animal étaient appelés en justice l'un après l'autre, cl successivement déclarés absous de l'accusation, jusqu'à ee qu'on fût arrivé au couteau, qui seul était condamné comme ayant réellement lué le bœuf. Porphyre oous apprend i oioment se faisait celte singulière procédure : « Ou inleutait d'abord l'accusation contre les filles qui avaient apporté l'eau pour arroser la pierre sur laquelle on aiguisait le couteau ; les filles rejetaient le crime sur celui qui avait aiguisé le couteau ; celui-ci sur l'homme qui avait (rappé le bœuf; cet autre sur le couteau qui, ne pouvant accuser personne, se trouva 1 ainsi le seul coupable, el était jeté à la mer. ■ Voici â quoi l'on attribue l'origine de cette cérémonie : Un jour de tête consacré à Jupiter, un bœuf ayant mangé du gâteau sacré, le prêtre, nommé Tau Ion, mu d'un zèle religieux, lua l'animal profane; mai» il fut obligé de chercher son salut dans la Tuile, rt un jugement solennel déclara le bœuf innorenl.
DIJOVIS. Anlu-Gelle donne pour étymologie de ce mot, sous lequel les Romains désignaient Jupiter, die juvaus, comme favorisant les mortels du don de la (minière. Mais cette dérivation est absurde, comme la plupart des élymologies laissées par les anciens grammairiens latins. On peut regarder ce vocable comme composé des noms grecs rt latins du dieu suprême ( Atô; et Jovis ) ; ou bien comme le nom de Joris précé Jé de la racine de rfctis, dît, divus ; il signilierait alun le dieu Jupiter. On sait, au reste, qne le mol Jovi est la traoscriptiou exacte de l'hébreu DTP Jébova (Jova).
DIKCH A, cérémonie en usage chez les Indiens, pour admettre les postulants dans )<s sectes spécialement consacrées à Vichnou ou à Si va. Ce mot veut dire initiation. Le dikebf consiste à prononcer sur le néophyte plusieurs mantras ou prières adaptées à la circonstance, et â lui donner tout bas â l'oreille quelques instructions secrètes ; le tout daus
iV. DIM
an langage qui. le plus souvent, n*est pas dh tnc compris par le gourou qui préside a ta cérémonie. Après l'initiation, le nouvel jdeple acquiert un droit perpétuel à tous les »ri>i ége< de la secte dans laquelle il a élé enrôlé. Des personnes de toutes les castes prirent être incorporées dans la secte de Vicbnou, et en porter après cela sur lear front la marque distinclive. Les parias euxun-mes n'en sont pas exclue 3 on observe nfme que partout ce sont les tribus les plus infimes qui abondent d.ms cette classe. L'initiation à la secte de Siva no souffrirait peut-être pas de plus grandes difficultés ; man, comme, en s'y affiliant 011 prend l'enragemeat de reno cer pour toujours à l'unie de la viande et à celui des liqueurs enivrantes, les basses tribus, où l'on en fait publiquement usage, trouvent ces deux conditions trop dures; aussi ne voit-on guère tans celte classe que des soudras des hautes castes, et presque point de parias.
DIMANCHE, jour de la semaine consacré spécialement au culte du Seigneur, chez 1rs chrétiens. 11 a succédé au sabbat des juifs institué pour célébrer le repos de Dieu, après la création de l'univers. Ce sont les a poires qui peu i peu ont opéré ce changement ; leur but principal a élé d'honorer d'une matière particulière le jour où le Sauveur, eu sortaot glorieux du tombeau, a mis le sceau a la rédemption du genre humain. De plus, par une coïncidence qui sans doute n'est pas fortuite, il se trouve que chacune des personnes de la très-sainte Trinité a accom* ptictj>or-là même son oeuvre la plus merveuVnse et la plus éclatante. Ainsi, c'est le dimanche que le Père a tiré du néant le ciel et la terre, et procédé à la création; c'est le dimanche que le Fils est ressuscite liiompbiol et glorieox ; c'est le dimanche que le Saint-Esprit est descendu pour la première fois et ostensiblement sur l'Eglise naissante.
L'Eglise, mue par l'Esprit de Dieu, a transporté au dimanche les obligations que le Seigneur avait assignées au samedi dans la l»i ancienne. Ces obligations consistent à s abstenir désoeuvrés servîtes, et à s'occuper ce jour-là d'œuvres saintes, telles que la prière, la méditation et l'instruction. L'Eglise y a ajoute de plus le précepte d'entendre la sainte mes^e. Toutes les sectes qui se sont élevées dans l'Hglisc ont conservé religieusement la sanctification du dimanche.
On rite surtout l'Angleterre comme le pays uà le dimanche est le mieux observé.
Ha été long temps d'usage, dans l'Eglise d'Occident, de distinguer les dim mehes par les premiers mots de l'introït ; cet usage ne subsiste plus guère que pour le dimanche qui suit Pâques immé iatemenl, et que l'on appelle le dimanche de Quasimodo, de ces paroles de l'introït : Quasimodo geniti infantes. L« dimanches de carême sont encore désigné» dans les calendriers sou* les noms de fhmtmseere, Oculi, Lœtare, Judira.
Nous avons vu que, ch. z les juifs, le jour wiintent le samedi ;chvz les musulmans, c'est te vendredi; et eues les Indiens, le mardi.