DIS MO
formées, A l'association de Hedslone, rejetant tout symbole humain comme marque d'union, et faisant profession de n'admettre que la Bible seule. Cetle union s'effectua en 1813. Mais, tout en proclamant que l'Ecriture sainte était suffisante pour la perfection du caractère chrétien tant dans la conduite privée quedaus la vie publique, tant à l'égard de l'Eglise que par rapport à l'Etat, il s'éleva parmi eux un parti puissant en faveur d'un symbole. Après dix ans de lutte soutenue, Alexandre Campbell el l'E;j;lisc a laquelle il appartenait se réunirent à l'association do Manon, établie dans l'ouest de l'Ohio. regardant celte congrégation comme plus favorable aux vues de sa réforme. Dans le cours des débals sur le sujet du baptême qu'il eut à soutenir en 1820 contre Walker, ministre dissident, et,en 1823, contre M'Calla, ministre presbytérien du Renlucky, il commença à exposer le plan de sa réforme, et à la faire adopter par la communauté baptisle. Voici en quoi consistent les points de doctrine et les pratiques des disciples de Christ, d'après leurs propres paroles.
Ils regardent toules les sectes comme s'élaut plus ou moins éloignées de la simplicité de foi et de conduie des premiers chrétiens, cl comme formant coque l'apôtre saint Paul appelle une apostasie. Ils attribuent celle retendue défection aux innombrables symoles, formulaires, liturgies et livres de discipline adoptés comme liens de communion, dans toutes les sectes enfantées par le luthéranisme. L'effet de ces covenanl» synodiques, de ces articles do foi conventionnels, de ces règlements de politique ecclésiastique, a été, suivant eux, l'introduction d'une nouvelle nomenclature, d'un vocabulaire humain de mo's religieux, de phrases et de formules levhuiques, qui ont remplacé le style des divins oracles, et qui ont affecté à la parole sainte des idées totalement inconnues aux apôtres de Jésus-Chris!.
Pour remédier à ces aberr. liions, ils proposent d'établir au moyeu de l'Ecriture sainte, conformément ;>ux règles d'interprétations les mieux établies el les plus universellement reçues, le viai sens des termes principaux el des sentences fournies par les livres saints, el de ne les employer que dans l'acception que leur donnaient les apôtres.
En exprimant ainsi les idées communiquées par le Saint-Esprit, au moyen des termes et des expressions que nous ont laissés les apôtres, el en répudiant tout le langage technique el artificiel de la théologie scholastique, ils se proposent de rétablir la purt parole de la foi; el eu accoutumant la famille de Dieu à se servir du langage du Père cclesle, ils espèrent favoriser les moyens de sanclificat on par la foi, el mettre un terme aux discordes el aux débats qui ont toujours été excités par les discours el les enseignements delà sagesse humaine; car ils croient que parler toujours des mêmes choses dans le même style, est un moyen certain de penser toujours la même chose.
Ils font une différence ien tranchée eulre
ÎC7 DILTIONSAINE
1 1 foi rl les opinions, entre- le témoignage de Dieu et les raisonnements humains, entre les paroles de l'Espiit saint rl le-* inductions des théologiens. Leurs seu's liens d'union sont la foi au témoignage de Dieu et l'obéissance aux commandements de Jésus, et non point une convention l'ondée sur des i !ées ou des opinions abstraies louchant ce<|tii a élé dit décrit par r.'iulorité divine. i)e là lotîtes les spéculations, les questions, les disputes de mots, les raisonnements nl»lraits Ion les sur des symboles h .mains, ne sauraient trouver place dans leur association religieuse, llegardanl le calvinisme et l'nrmiuianisine , hs conceptions trinilaires et unit. .ires, comme des extrêmes engendrés les uns des attires, ils les évilenl avec soin, comme éga'cuieul éloignés de la simplicité et de la tendance pratique dos promesses et des prérrpies, de la doctrine et des faits, des exhortations et des précédents de l'institution chrétienne.
lis espèrent parvenir à l'unité d'esprit et à un accord durable, par la confession pratique d'une fin*, d'un seigneur, d'une immersion (baptême), d'une espérance, d'un corps, d'un esprit, d'un Dieu et l'èi e de tout; et non point par l'unilé des opinions, ni par l'imité des formes, des cérémonies et di-s modes d'adoration.
Ih regardent l'Ancien et le Nouveau Testament comme contenant les révélation* divines, et lout ce qui est nécessaire [tour rendre parfait Ihommc de Dieu. Le Nouveau Te lamcnl, qui comprend les oracles de Jésus-Christ, est le fondement de la religion chrétienne. Les temoi. nages de Matthieu, de Marc, de Luc et de Jean, met eut dans tout son jour cell" grand.' proposition: (\urJ>:sus de Nazarethest le Mosiejils unit/ne et hivu-nimv (le Dieu, seul sauveur du minute. Les Actes des apôtres sont la narration divinement autorisée de l'origine et des prouvés du royaume de Jésus-Christ, laquelle rapporte l 'entier développement de l'é.v angile parla descente du Saint-Esprit et par le départ des apô res pour établir sur la terre l'Lg ise de Jésus- Chnsi. Les Ephrcs offrent l'application de la doctrine des apôtres à la prat-que des itulh idus cl des congrégations; elles développent les tendances de l'Lvangile dus la conduite de ceux qui l'enseignaient; elles forment comme l'étendard de la foi et de la morale chrétienne, qui signale l'intervalle qui doit s'écouler entre l'ascension du Sauveur et son retour glorieux. L'Apocalypse est un exposé figuratif île l'elat de l'L.glise pendant le même espace de temps.
ils regardent comme propre à recevoir leur baptême, celui-là seul qui croit au temoi. gnage que Dieu a donne de Jésus de Nazareth, en disant : Cclm ci est mon Fit s hicnu/wie, en cyu' fui mis mon affection; ou, en d autres termes, celui-l;- >cuî qui «-roil à r« que les évangelistes et les apôtres ont rapporté de lui, depuis sa conception jusqu'à son couronnement dans le ciel, el i|ui veut lui obéir en toutes choses. Ils concilièrent l'imn ersion au nom du l'ère, du 1 ils et du S ainlt-pr;'., après une confession de foi publique,
ES ÎIEI.IWOX*. !r.,
sincèro et intel.i^eute , comme nécessaire pour avoir pari aux privilèges du royaume du Messie, el comme un t:age solennel delà rémission îles pèches passés, de l'adoption dans la f imille de Dieu, et de l'héritage eeleste.
Le Saint-Esprit est promis «etilcmrnl à ceux qui ci oient au Sauveur et qui lui nbci>seiit. Personne ne- doit s'attendre à recevoir <v moniteur et ce consolateur céleste, %\\ n'obéit à l'Lvangilé.
Aussi, lorsqu'ils pièi lient la foi et la repeolance ou changement deccrur, comme disposilion prcparnloire pour recevoir l'immersion, la rémission el le Saint-Esprit, ils disent aux pénitents ou à ceux qui croient cl se repentent de leurs péchés, ce que dUait saint Pierre à sa première prédit al on : » Hue chacun de vous soit plongé au nom do Seigneur Jésus, pour la rémission despéenés. el vous recevrez le don de l'Lsprit->aiot. • Ils enseignent aux pécheurs que Dieu commande à tous les hommes de se réformer el de se convertir, que le Saint-Ksprii lullearet eux par les apôtres el les prophètes, qu* Dieu les suppledese réconcilier par le moyen de Jésus-Chri-t, que c'est le devoir de tout homme de croire à l'Lvangile el de se contertic à Dieu.
Les croyants, qui ont reçu rimnerwo, sont réunis en sociétés selon les rapports qu'ils ont les uns avec les autres; ils s'a>5rai ldent lotis les dimanches en l'honneur delà résurrection de Je>us, pour rompre l<< \w* en commémoration de la mort du KilsdcDien. pour lire et écouler les div ins oracles pour unir leurs prières, pour contribuer a tn nécessités des lidèles, el pour se perfectionner dans la sainteté et dans la crainte de Dieu.
Chaque congrégation choisit «es survolants c» ses diacres qui président et qui administrent les affaires, cl chaque Eglise, noil à elle <eule, soit avec la coopération des autres, députe un ou plusieurs é vangehstcpour prêcher la parole et pratiquer l'immersion sur ceux qui croient, pour former de» congrégations, et pour étendre la connaissance du salut, lorsque cela est nécessaire, aut. ut que leurs moyens le permettent. Cependant chaque Lglise regarde ces evanîèlistes comme ses serviteurs; c'est pourquoi ceux-ci n'onl pas le contrôle sur les congregalions qu'ils ont formées, car ces coo?re:a* lions ne sont soumises qu'aux président» d aux anciens choisis par elles. Ces préiiif-1 leurs enseignent que les comblions essentiel' les pour être admis dans le royaume des ti.ui sont ia persévérance dans toute o»uvrc d« foi, le travail de 1 amour, cl la patience J< l'espérance.
Tels sont les principaux points de fui el l« pratiques de ceux qui désirent être reconnu' pour Dite* pies de Christ. Cependant aucun! société parmi eux ne prétend faire de ce» articles une confession de foi el un syml»M de rallu ment ; ils ne les formulent ainsi i]ii< pour ceux qui se trouvent dansl'occasiond< rendre raison de leur foi, de leur espérai"» el de leurs pratiques.
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DISCIPLINANTS, confrérie de Pcnitenls, établie en Espagne, et dont les membres se dnoaent la discipline en public, en certaines occasions, cl principalement à la procession 4o vendredi saint. Ce jour-là , les disciplinais de Madrid portent un long bonnet cou* «rrt detnitp de balisle. delà haulenrdelrois pieds, et de la forme d'un pain de sucre, d'où pend un morceau de toile, qui tombe par-devant ei leur rouvre le visage. Ils ont aussi une jupe de toile, qui descend jusque sur les souliers. Ils se fustigent par règle et par mesure, avec une discipline faite de cordeleues, au bout desquelles on attachede petites boules de cire, garnies de verre pointu.lt y en a qui prennent ce dévot exercice par un véritable motif de piété; mais, ce que l'on aurai» peine à concevoir, si l'on ne connaissait \c penu- des Espagnols, qui, plus que toni autre peuple , savent allier la religion avec tes plaisirs, c'est qu'il n'est pas rare de *oirdes jcuDM g^s entrer dans cette confrérie pour faire la cour à leurs maîtresses. Ces Disciplinants ont des gants et des soutien blancs, une jupe de line batiste artU- \eweal plissée, une camisole dont les manramonl attachées avec des rubans; de plus lis portent à leur bonnet et à 'eur discipline une livrer aux couleu s Hc leur maîtresse. IHne manquent pas de redoubler !a force Je» coups tt de se mettre en sang le dos et les épaules, lorsqu'ils passent devant sa maison. D'autres, qui n'ont pas encore fait de cboix.sateal cependant se fouetter si adroitement, lorsqu'ils rencontrent quelque dame dooiilsdésirent sefairercmarqner, qu'ils font rejaillir leur sang jusque sur elle; l'objet do criie$ift|nlière galanterie s'en trouve émi- Df mm?Ai flatté, et a soin de faire tenir ses reraereicnenls au zélé pénitent. — Ce ne sont pas icukmt nt les gens du peuple ou les bour geoisqui entrent dans cette confrérie, mais aussi les personnages de la plus haute qualité. On Toilà Sé»ille jusqu'à 7 et 800 discip'inants à la lois, et ils ont la réputation de •efestigerplusrudemenl que ceux de Madrid. -Après la procession, les Pénilents se font la- 'er leurs plaies avec des éponges trempées de *elet de vinaigre pour arrêter le sang; puis »l» se réunissent pour prendre un repas ni.iînifiqtn»,
DISCIPLINE, instrument de pénitence en osage dans différentes communautés religieuses; c'est une espèce de fouet à une ou plusieurs cordi s garnies quelquefois de pointes de métal, dont les pénilents se flagellent suivant leur dévotion, ou d'après les modts imposés par la règle des communautés.
DISCIPLINE ECCLESIASTIQUE. Les rè- ?!« que les saints canons ont prescrites pour le çoovernemenl spirituel de l'Eglise, les décrets des papes, les mandements des évé- <l°es, les lois des princes chrétiens en niante ecclésiastique, ferment ce que l'on ;*;>- F*lte la discipline et la po'ice extérieure de ' tylitt. 11 y a dans celle discipline des maxiconslanles et immuables, qui ne peuvent Ranger sans entraîner la ruine de ia reliil j en a d'autres moins importantes,