‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 153 sur 365 · WA · texte numérisé non relu

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sont le riz, le laitage et des pois de diverses espèces. Us ont en horreur Yassa-fœtida, dont les brahmanes sont si friands, au grand étonnement des Européens.

Lorsqu'ils prennent leurs repas, une personne assise à côté d'eux sonne une clochette, ou frappe sur une plaque de bronze retentissante. Ce bruit a pour objet d'empêcher qu'ils ne puissent entendre les paroles impures que les voisins ou les gens qui passent dans la rue s'aviseraient de proférer. Eux et leurs mets seraient souillés, si ces paroles parvenaient à leurs oreilles.

Leur crainte d'oler la vie à un être vivant est poussée si loin, que lenrs femmes, avant d'enduire le parquet de fiente de vache, suivant la coutume de l'Inde, ont coutume de le balayer d'abord bien doucement, pour écarter, sans leur faire de mal, les insectes qui peuvent s'y trouver. En négligeant cette précaution, elles courraient le risque, à leur grand regret, d'écraser en frottantquelqu'une de ces pauvres petites bêtes. Une autre attention, dont pour un autre motif on s'accommoderait fort en Europe, consiste à éplucher avec un soin minutieux tous les objets qni entrent dans la préparation des mets, afin d'en exclure, le plus délicatement possible, les corpuscules vivants qui y sont logés. L'orifice du vase dans lequel on puise l'eau pour les usages domestiques est toujours recouvert d'un linge au travers duquel elle filtre. Cet appareil s'oppose à ce que les animalcules, qui nagent à la surface du réservoir, ne s'introduisent dans le vase, et n'aillent se faire engloutir dans les entrailles d'un Djaina. Lorsqu'un voyageur altéré veut étancher sa soif dans quelque étang ou ruisseau, il se couvre la bouche avec un linge, se penche et boit à môme en suçant*

Rituel des Djainas.

Leur rituel est aussi simple que leur code. Le yati ou religieux se dispense, suivant son bon plaisir, des actes du culte extérieur. Le laïque qui a fait un vœu est seulement tenu de visiter journellement un temple où il y ait quelques images des Tirthankaras; il en fait trois fois le tour, rend ses respects aux iina-

Ses, leur offre une bagatelle, un fruit, une eur, et prononce quelque montra ou formule, comme la suivante : « Salut aux vénérables; salut aux pures existences; salut aux sages ; salut aux docteurs ; salut à tous les saints qni sont dans l'univers I » 11 répète aussi la prière du matin : a 0 Seigneur I je sollicite le pardon en faveur do votre esclave, pour toutes les pensées mauvaises qu'il a pu avoir durant la nuit. Je courbe la tête devant vous. » L'adorateur reste quelquefois pour entendre lire quelques traits de l i vie des Tirthankaras, ou quelque autre livre édifiant; puis il retourne à ses occupations.

Le lecteur dans un temple djaina est un yati ou dévot ; mais le prêtre, ccjui qui sert les idoles, celui qui reçoit les offrandes, celui qui préside aux cérémonies, sont ordinairement des brahmanes, ainsi que nous Tarons

:>i;. DICTIONNAIRE

vu plus haut. C'est en effet une particularité digue de remarque, <fue les Djainas ik- puisseul avoir des prêtres tirés de leui' vin; mais c'est la conséquence de \ i dt». truie el des exemples d.-s Tirlhaiikaras qui n'ont point établi de rites, ni i ar eux-mêmes, ni par leurs disciples, el qui u'<nl point laissé d'instruction sur la manière de l.s oSserver. Ceci démontre enrore le vr i iar.:ene de cette forme de foi, qui consiste à s'eloi.-ner des pratiques établies, dont l'obs rv iiue est regardée par l.s do< leurs Djainas comme parfaitement indiffère; île.

La présence des brahmanes ci qualité de ministres, le laps du temps, I i tendance du génie hindou à mu tipher li»s objets -e vénération, semblent avoir i ni roi! ni i d: lièrent es innovations d.ms le culte des l)j i inas, en diverses loealites de l'Hindoustan ; et dans riii'ie superie 1 ; e, ie uitiel en us.ige est souvent mélangé de fnrniu'e^ de iiccs de-» J'un- (ras, et qui apparlienio ni proprement au tulle des Saivas et d"-. S.if.i is. L s im ;ges lies Hfinii m (ta , ces -n.re-» compagnons de Si v a et <!e hali, preun ni place d in - les temples des Djainas, cl ceux-ci ne dédaimicnt pas d'adresser quelqm lois, comme les au:res Hindous, leurs adorations aux .cesses 6araswali et I). vi.

Les fêles des Djainas leur sont particulières, el sont elabbes spécialement aux jours consacrés p.;r la naissance ou la mort de quelques-uns des Tirthankaras, pvineipalement des deux derniers, ParswanalJi el Vcrddhamaua. Les en<lroils où ces personnages sont nés ou sonl morts sont aussi des lieux de pèlerinage, qui attirent à c» liantes époques un grand contours de pèlerins.

Oulre ces fêles qui leur son: propres, les Djainas en observent quelques-unes d concert avec. les Hindous, comme le Ynsiuxtayatru, ou fêle du printemps, le $t ipunli lunni et d'autres. Ils ont aussi en vénération certains jours de la lune, comme le second, le cinquième, le huitième, le onzième el le douzième. Ces jours-là ou ne doit rien entreprendre, ni se mel're en voyage; mais il faut jeûner, ou du moins garder l'abstinence el la continence.

DJAKQItO, nom des prêtres des Khonds, dans la partie ouest de la côte d'Orissa. I oy.

KOL'TI AUOTT.VUOt'.

DJALALI-I AQCIlt, classe de religieux musulmans, qui desservent les mosquées, ou sont préposés à la garde des lombeaux des saints mahmnclnns. lis tirent leur nom île leur fondateur D,al :l-Uokbari, un des saints de l'Inde musulmane, qui mourut l'an 1-17-V de Jésus-Christ. Les musulmans- indiens font des offrandes de riz, quYs disti ihuent aux pauvres, les vendredis du mo s de lledjeb.

DJALOITI. Les Djalouth sont, suivant les écrivains musulmans, une ancienne s. c»- des juifs orientaux, qui poussaient à l'e\cès le douine de l'assimilation, qui consiste à attribuer à Dieu les qualités ou les formes des choses créées; opinion que bcbahreslani assure, bien qu'a tort, être comme innée dans les juif*.

ES REI.miONS.

DJAMADACNI, sage mouni hindou, OU de

Itichika. Il av i t épou*é Itenouka, fil'.e ^ ra-lja d'Ay >dhya, el eut pour (ils le terrible Par as.»': - lia .a. iucarnalioi de Viclm >u. || demeurait a (i i oliiari, où l se livrait à la cou en pliiiuii et auv pratiques austères de la peni;i née. l'n soir, dans la -aison des nlniîs, karlav or\ a. roi d • Mahclnn atipouri, c'a*saut dans la foré! où résidait ce saint reiig eux, descend. l dans son ennit ï" avec une suite ir.uotnbrabl». Toute cette uiultil aie fut parfaitement trai'ée, et le pauvre anarborète li ii n a er.c .re moyen de faire au roi de riches présents. !v arlavirya était étonné; car le s lu iii e n'av ail qu'une vache; mais c'était KamadloMiou, la vache d'abondance, produite par le baratlement de la nier, que Rrahma lui ava l ■ »nlié . Le roi voulut aroir Cette va< lie; Je sa.c la lui iefnsi, quoi pse le prince lui offrit tout sou royaume. Kirlatirva revint pou- s'en emparer a la icie d'une nombreuse année; ma. s Kainan'iéiinu fond au mil.eu de- assaillants, |e> met en déroule, el s'élève t rioiopliaule dans l s ci'-ux. Outré de deptl. le roi met à mort l)j;i nadijjni. Henoutia se brûla sur le bûcher de son nuri, et Pai asou-liama les vengea l'un el l'.iatre en répandant le sang de kartavirya et ea exterminant toute la tribu des Kcliatriju. Voy. P\RASOt -il AM V.

DJAM A VAN, monstre des bois, dam U mylhulogi hindoue. On le i eprésenle coron» un ours. Il osa co nbattre K ichn ,,et la eoasé ;uenee de cette lutte fut (pie te dieu èpOQtf Djamhavali, tille du monstre, doul il eut ot iils appe e Samba.

DJ \MBOi:-DWiTA. Suivant la cosmo-Rooie des Djainas, le Pjambou-'hci^a, ou l'Ile de l'arbre Jambos, est le monde que nous habitons. Lu immense océan l'en v ironne d«* loin les cotés et au milieu est un lac de WO.000 lieues d'étendue, du milieu duquel s'elèvo le mont Mérou. Le Djambou-dwipa est dnisé en quatre parties égales, situées aux quatre points cardinaux du mon! Mérou : l'Inde est dans la partie appelée Bhnruta-Kchétia, 01 la con'rec de Bharata. Ces quatre parties dt Djambou sont encore s epirees l'une de I autre par six hautes montagnes, qui porteol le> noms de Uimavata, .Maha- Hiinavaia, N'chada. Nila. Aroumani el Siûari ; elles s'étendent dans la même direction, de l'est I l'ouest, en traversant le Djambou d'une mer à l'autre.

Ces montagnes sonl entrecoupées par de vastes et profondes vallées, où les arbres, les arbrisseaux elles fruits, qui croisent sponianémcni, sont d'un incarnat magnioque Ces délicieuses retraites sont habile*» par di s personnes vertueuses. Los etifantl de l'un el de l'autre sexe y sont propre» l la gênerai on h un s après leur naissance. Le., hommes n'y sont pas sujets à I* douieur et aux maladies. Toujours heureux eleo luis, ils s'y nourrisseut des planlM succulentes et d* s fruits debcieiu '* terre y produit san. culture. Après leof morl, ils vont jouir des délices du Swarga»

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