‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 158 sur 365 · DOC · texte numérisé non relu

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ailés du royaume n'exigeaient point tontes le même temps d'étude pour obtenir ce degré, et n'observaient point les mômes cérémonies de l'inauguration on prise de bonnet. Dana la faculté de théologie de Paris , on demandait sept années d'études, savoir : deux de de philosophie, après lesquelles on recevait communément le bonnet de maltre-ès-arls ; trois de théologie, qui conduisaient au degré de bachelier en théologie; et deux de licence, pendant lesquelles les bacheliers étaientdans un exerc ice continuel de Ihèses et d'argumentations sur l'Ecriture, la théologie scolasiique et l'histoire ecclésiastique.

« Les bacheliers qui, après avoir reçu de l'université la bénédiction de licence, désiraient obtenir le bonnet de docteur, allaient demander jour au chancelier, qui le leur assignait ; le licencié avait pour lors deux actes à faire : l'un le jour même de la prise du bonnet, l'autre la veille. Dans celui-ci il y avait deux thèses; la première était soutenue par un jeune candidat, appelé au! i cul aire. Deux bacheliers du second ordre disputaient contre lui ; le licencié était auprès de lui. Le grand-mallre d'études, qui avait ouvert l'acte en disputant contre le candidat, présidait à la thèse nommée tentative, et qui durait environ trois heures. Le second acte que devait faire le licencié se nommait vespérie, parce qu'il se faisait toujours le soir. Deux docteurs, appelés l'un magister regens, et l'antre tnagisttr tertninorum t nier près, y disputaient contre le licencié, chacun pendant une demiheure, sur un point de l'Écriture sainte on de la morale. L acte était terminé par un discours prononcé par le grand maître d'études.

« Le lendemain , le licencié , revêtu de la fourrure de docteur, précédé des massiers de l'université, et accompagné de son grandinallrc d'études, se rendait à la satle de l'archevêché; il se plaçait dans un fauteuil, entre le chancelier ou sous-chancelier et le grand-mallre d'études. La cérémonie commençait par un discourt» que prononçait le chancelier ou sous-chancelier; le récipiendaire y répondait par on autre discours, après lequel le chancelier lui faisait prêter les serments accoutumés et lui mettait le bonnet sur la tête. 11 le recevait à genoux, se relevait, reprenait sa place et présidait à nne des thèses qu'on nommait aulique, parce qu'elle se célébra t dans la salle (aula) de l'archevêché; la matière n'en était point déterminée et était au choix du répondant. Le nouveau doc eur rouvrait la thèse par nu argument qu'il faisait au soutenant.

«c Le nouveau docteur se présentait au prima mentis suivant, c'est-à-dire A la plus prochaine assemblée de la faculté, prétait les serments accoutumes, et, dès ce moment, il était inscrit au nombre des docteurs. Mais il ne jouissait point encore pour cela de lous les privilèges , droits , émoluments , attachés au doctoral; il n'avait le droit d'assbter aux assemblées, de présider aux thèses, d'exercer les fonctions d'examinateur, censeur, etc., qu'au bout de six aus : alors il soutenait une dernière thèse, nommée résumpte, et il en»

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irait en pleine jouissant e des droits du doctorat.

« Les docteurs en Idéologie étaient obligés, comme les antr s, de se présenter à l'examen do l'éxéque, pour (.nVlicron pour confesser. S'il- ohtcuaicei d s !'éi -élire on cour de Home, ni forma d r/i/mw, «m -i le< t s provisi os élaient ^<r. c tjmci.- pour un bénéfice à charge d'aines, ds uaL nt i-;:alernent assujettis, p r l« s canons et h s ordonnances, a tel examen.

« On voit que la forme du do< -'.oral , dans l'ancienne univei-si c, avait laii de celle institution une science de mois plus que de choses; la m itie des forces r! lYspril éia:l employée à des puéiililcs > c o I a s i i q 1 1 • s ci ari«totelic runes : elle empêchait d'ai leurs tout prngr s dans les éludes. Lors de la I rmatiou de la nouvelle université , on vuiilut aussi faire des d e rur- en lié.loîie; on ,\ voulu même, à ililVérentes reprises exiger c grade pour elre professeur à la fa ullé de théologie, mais loules ces tentatives ont échoué. »

Les écoles 01 l donné à certains docteurs célèbres des épilhèles qui servant à distinguer leur genre de doctrine. A 'exauça e de llalès esi appelé le docteur irrcft aynlile ; ^aml Thomas, le docteur amjtHnjue; sainl l'.onavrnlore, le doct ur .<eV«/.7m/uc; Jean Dans ou Seol, le doct-ur s diti' ; Ha moud Lu 11 le <lo<tew lilumt é ; liint liacon, L dort' ur admirable; Cuillaume O kam, le docteur singulier; Jean Cersoii.te docteur t> <s- h< élien; Denis le Chartreux, le docteur é tatique.

3. Docteur est au»si le litre d'une dignité ou office dans l'Lgli>e Grecque. On donne le nom dj' docteur de C Krunujile au piètre qui est charge d'inlerpréler les Evangiles. Celui qui explique les Epures de saint L\iui es! appelé docteur île /'.!/; >fr\

D0CTH1NE CiiÉ i IKNNE. 1. Congrégation de prêtres seiuliei s, instituée par le bienheur ux César de Mus, de la ville de Cavail- J o ii , dans le comtal Vmaiss n, el approuvée par Clément VIII en loVt.'L L'objet de l'institut était de catéchiser le peuple el de lui enseigner les mvsèi'S el les préceptes de l'Evangile. Paul Y, pour satisfaire au désir qu'ils avaient d'embrasser l'étal régulie» , r< unit, en H>H>, leur congrégation avec celle des si, masques, qui él il régulière; mais cette réunion fit éclore entre h > deux coiign g • :~ lions plusieurs disputes assez vives, qui auraient oecasi nue la ruine de c l'e de la Doc rme chrétienne si le paie In ni ni X ne 1rs eut terminées en rétablis ai l 1rs doctrinaires dan - leur premer étal , < c qui r i lieu en KiV". Henott XIII, eu 1 72 >. m i' ia congrégation de N pies à celc d '.\\igaou. pour en l'orme:- une nulle sous le nom de tiens séruliets de la Uoctrivr ch>cft< une d' Ai i<jnon ; <le ma mère que la congrégation tout entière demeura compose de quatre provinces : celles de Hume . d'Aviunou , de Toulouse el de Paris. Le vicaire géucal 'e Il province lomailie devait ■ tre Hnmain. avec, voix active el pa sue d mi> P-s . i.apid - s i ov inciaux , qui élaient tenus tous, les tro s

DIS UELKUONS j

ans. cl |e> généraux, qui avaient lien im les s \ ans. En !T'.7, 'Ynoit XI V. s e; ni ?re dre c.mnte de l'etal de la province r, mairie , ia trouva t dit-il, dans un et d défi r aide lie e< i is^anre : il n'y avait plus qt

I enle-ho i pré' re, , , !rr- s , et soixanlr.,), d e, . s i,, !,)•!(>,. pour (mil m isons ou <a>llc«p s.ms . »p; r de pouvoir améliorer ret élit eli -es , pmsq Vil oVvMail ni maison dVt. dest ni ..\,( i il. Heuonranl donc à IVjp» <!e I lo. mer relie province, il l'uni rn.ief < Le d'A-, ignou. l a cm :<•■ . »■ lion claii .lot re « il. trois provii:ces à l'epoq^c t|i> la n u:!<:ii m. I : I « • était , en France, gouv'tti /ai o gneiil f. ,uras. a\ec l'ai Je de ||\, asMst.ini , de doux procureurs L'eue aux . d'un sécrétai: e général : elle couiprcnaii di qnanle : aïs »ns ou collé-ev. Le général r.'« da;' dans la maison de Pans. qu'on uo nmi la tii'i-si.n de Suint- / o-, /< >, parce i|ur IV; rVaît dus l'invocation <ic ce s.'ii -. . i . M. de L'iH uef'ouv dernier supérit . r général. e>t :nor en 1<0o.

•2. Il \ a une onfralernilô insliluée soml nom de Itoi-tnr.c chi c tit ane, en llali , c 3<><>0, par un geutilliotiime milanais iiomo M.uc Cusani. Le but de cel eiablisseroroifi l'insii uclion des fidèles. Celte coufralrroiir i fait écl re une congrégation du aiémc nom d nt Mire Cusani, qui avait été ordu«v prèire, lut aussi le fondateur. Ces deu\ su ciéles , après avoir été «ju Iqi e leuif s nnw ensemble, se scparérenl en l'iîlG.el ommtr cèrenl à fumer deuv corps différent*.'^ pape Y a accordé à 1 1 confralcrnite^ la Doeirine rluétienne le privilège .ie pu voir rendre la liberté et la vie à deux criai, m is, lo' s I s ans.

DODECAME-KiïN. nom donné dans h li !nr:ics ;re ques à l'espace de temps compn entre !,. p.p. (|0 >',mM ti celle de l Epipli-lBi^ poce que ce temps est composé de dow< jo :cs, et on donne le nom de dimauchM» r.,n!s aux deux dimanches qui se Irooui i >i :p- s dans ce laps de temps.

DODE.UK, divinité lulelane chei le* U tow alotois, peuple de l'Amérique dn Chaque individu a s.»:» ilodéme parli'ttlifl qui lui t >i impo-é vers l'âge >!e 17ans.a;rt les céreomnies de l'iniliailon. Le prnnie animal qui se présente a lui, le jour où i' re, u un nom. devient son dadSine pour l «« s., vie; ei il doit en porter constaintneni u" mai que sur lui. comme une griffe, uucdnf

I I qreue ou une plume. Après sa mori,^

i odèiiie est peint en rouge sur un potr* plante evanl son tombeau.

H» )DO sK. ville d Epire, célèbre par$e« »n clés, sa loiè , ses c dombes e| s-a Un\W suivant IL-ro lole l'oracle de Dodon'' surpaf s, m en antiquité lous les oracles deUtiréo? On «.ii atlrii-uail l'origi e » un préseniq» Jupiter avait fait à sa fill • Thébe. de iev colotn es qui avaient le don de la parole. Kl ics ^'c•nvo èrenl tillj.tui de Th lies etlfcl'M"

ur al et . l'une en L l»v e fond, r i'orj«e' -i .i o piler vuiino;'. l'autre < u E; ire, «lans I • u rei de l loue, où s'elaol perchée an

don çtai chêne, elle donna Tordre de fonder to cet endroit l'oracle de Jupiter Pélasp^r.Mais Hérodole fait un récit plus probante l'établissement de cet brade. Les prêjwiff la Tbébaïde loi avaient, dit-il, racole qae des marchanda phénicien s avaient lïrtkii enlevé de leor pays deux femmes ^ prêtresses , qn'ils avaient rendues, l'une f» Libye, l'autre en Grèce , cl que ces deux i^imei avaient les premières introduit la r;w» de» oracles dans l'un et l'autre pays. J, Kur demandai, ajoute-l-il, d'où ils le- »i<u( ce (ait; ils me dirent qu'ils avaient f j.oioSe s'en assurer, sans avoir punéan- Mit> rien apprendre au delà de ce qu'ils Dndiwient. Mais j'ai ouï raconter depuis fumioislres de Dodone, que deux colomi * «j ant volé, l'une en Libye, et l'autre du mi, a» aient fait établir leur oracle et teiii de Jupiter Ammon. Tour moi, contint Berodote, voici ce que je peu se de celle baV;Si les marchands ont enlevé de la TteKude deux devineresses, et les ont ventm. l'une en Libye, l'autre en Grèce , cette étnièfe aura été vendue aux Pétasges, et se irmvinl esclave chez eux, y aura établi mu un hêtre un temple à Jupiter, selon le ffeëfjplien usité dans son pays natal ; elle wiToadu continuer en Grèce le même mêler «nielle faisait en Thébaïde ; de là sera vr«sje l'institution de l'oracle, et le respect 'iiodttempt conservé pour la mémoire de la tadairice. Qoand elle a commencé à pou- 'ur parler grec, on a su d'elle comment elle l iu ètéesJevée par les Phéniciens, et corntwMMKPor avait été vendue en Afrique.

£1 lu {Mooéeos les) oui appelées colombe*, ce) i lient, i ce que je crois, de ce qu'étant é/raaaém, ifs n entendaient pas leur langage, aoiisprenaleDl pour un chant ou un rworifaoeal; tant que l'esclave parla exypdea. il leur sembla qu'elle roucoulait rama* as pigeon ; quand elle vint à parler pte, pour lors ils trouvèrent qu'elle parlait » Mibamaine. Quant à ce que Ton dit que « «seau était noir, je n'ai pas de peine à ■Mrrqu rjnc égyptienne, voisine de l'Ethio* Me. fit de cette couleur. Au reste, les deux «des te la Thébaïde et de r>odone ont r qu'absolument le même rite, et c'est de fypieque nous est venue la méthode de w divinatoire pratiqué dans nos temples, «^ote élirait pu ajouter que le nom dent- **♦ qu'on donnait alors aux prêtresses de '^■ne. signifie également, en langue thes- ^»oe, eoiombes et vieilles femmes ou pro- Wiejie».

0*oi qu'il en soit de son origine, l'oracle Dodone rendait ses réponses de différentes « •'ère* : par l'agitation des feuilles de cer- <as arbres, par le murmure des sources, v le bruit des chaudrons de cuivre, par de rtieodues colombes perchées sur des bran- '« d'arbres, par les sorts jetés au hasard, esarbres étaient de l'espèce du ebéne et de Ile Ju héire. Ces chênes et ces hêtres pas- "ùt pour divins ; les anciens tirées font '("eut mention du chêne parlant, du hêtre 'ophéliqae et de Jupiter qui rendait ses

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oracles par leur organe* mais sans expliquer de quelle manière. Ainsi il y a grande apparence que c'était par le broissi ment des feuilles agitées des vents auxquels la forêt était fort exposée. Les prétresses du temple expliquaient aux consultants le bruit qu ils avaient entendu. On est mieux instruit sur la manière dont l'oracle était rendu par le son des bassins de cuivre, quoiqu'il y ait quelque variété dans le détail des circons lam es. Selon les uns, il y avait, dans le temple de Dodone, deux colonnes parallèles et placées près l'une de l'autre. A celle de droite était suspendue une petite chaudière, semblable à celles dont on se sert dans les ménages ; celle de gauche supportait la statue d'un petit garçon, tenant de la main droite un fouet dont les cordes étaient trois petite^ chaînes de brome terminées par des boutons de même métal, et flexibles comme des cordeleltes. Dès que le vent s'élevait, il agitait le fouet qui allaii frapp rie chaudron, et le bruit durait sans intermission jusqu'à ce que le vent tombât. Le temple de Dodone, dit un autre auteur, n'est pas fermé de murai'les, mais entouré d'espèces de trépieds ou de bassns de cuivre suspendus fort près les uns des autre-. Dès que l'on en touche un, il v.i frapper et faire résonnerie suivant, et .'insi à In ronde, jusqu'au premier, qui continue le même mouvement, de sorte que le bruit et l'agitation circulent pendant un assez longtemps. Les prétresses annouçaient l'avenir sur la durée, l'Intensité et la variété du son ; de là le proverbe, airain de Dodone, pour désigner un babillard. Il est même possible que le nom de Dodone ne soit qu'une onomatopée tirée du bruit sonore de« bassins de cuivre.

Le murmure des fontaines était une troisième manière d'y conjecturer l'avenir. La principale sortait du pied d'un grand chêne prophétique, et annonçait les événements par le bruit de ses eaux, qu'une vieille prêtresse, appelée Vélins, expliquait aux consultants. Une autre fontaine, près du emple, était remarquable par plusieurs phénomènes singuliers. Si l'on présentait une torche éteinte à la surface de l'eau, sans y toucher, elle s'allumait aussitôt, et mémo d'assez loin. Cependant cette eau était froide à la main, et, comme les autres, elle éteignait les flambeaux allumés qu'on y plongeait. Celte source avait un cours réglé sur celui du soleil, mais en sens contraire. Elle baissait ou remontait en même temps et en même proportion que le soleil mont ut et descendait sur l'horizon : , tous les jours à midi, elle était à sec ; puis elle croissait peu à peu jusqu'à minuit, temps de la plus grande hauteur, depuis lequel elle commençait à décroître jusqu'à midi, où elle tarissait tout à fait ; ce qui la faisait nommer anapauomène ou intermittente.

Les, réponses que rendaiént aux curieux Certaines colombes noires, perchées sur les arbres de la forêt, étaient la manière la plus ordinaire de prononcer l'oracle. Les ché ies eux-mêmes promulguaient aussi des réponses, au moyen de prêtres cachés daus le trône

de ces arbres ; et comme le respect tenait les consultants à une certaine distance, ils ne pouvaient s'apercevoir de celle supercherie ; c elait sans doule par le môme moyen qu'on faisait parler les colombes.

Enfin il y avait une dernière manière de consulter par les sorts l'oracle de Dodone. Les sorts, autant qu'on peut le conjecturer, étaient , soit des bulletins sur lesquels, après avoir écrit diverses phrases relatives au sujel de la question, on en lirail un au hasard; soil des Ic'tres «tu autres signes quelconques, que I on jetait dans une urne .d'où un entant en lirait un certain nombre, que la prêtres^ ajusiail pour le mieux el expliquait à s i fan aisie; soil des dés gravés de certaiuesfigures , soil enfin toutes r es choses combinées' ensemble ; car il parait qu'on disposait quelquefois ces signes sur les cases d une même table, sur laquelle on jetait les des. en tirant des pronostics des cases sur lesquelles ils s'aré aient.

La confiance qu'on avait à l'oracle de Dodo> e n'é ail pas seulement renfermée «tans la Grèce. Les femmes grosses, chez les Hyperboréens, c'est-à-dire, selon quelqu. suns, chez les peuples d'au delà du mont Itoras en Macédoine, y envoyaient quelquefois pour obtenir des couches heureuses.

Parfois, dit-on, Poracle rendait «les réponses fort cruelles, el ordonnait des sacriûces humains, comme un moyen de calmer les maux que les dieux avaient envoyés sur la nation. Il réglait aussi les choses el les cérémonies relatives aux rites sacres qu'on devait observer dans les léies de chaque divinité. I es prêtres du temple de Dodone s'appelaient tlelli ou Sel'i.

DODONIES , nymphes qni passent pour avoir été les nourrices de Bacchus ; on les appelle aussi Atlantide*. Elles étaient au nombre de sepl , dont voici les noms : Ambrosie, Eudore, Pasi hoé, Coronis, Plexaure, Pylbo et Tythé

On donnait aussi ce nom aux trois vieilles femmes qui rendaient les oracles de Dodone, tantôt « n vers, et tantôt par les sorts.

DOGME , point de foi proposé à la croyance des fidèles, dans la plupart des religions. Les dogmes, dit Cicéron, sont les décrets établis par chaque secte, il n'est p is plus permis de les enfreindre <|ue de trahir sa patrie. La religion el les sectes phi'osophiques ne peuvent subsister sans dogmes; d'où Laëne conclut qu'une société qui n'a point de dogmes ne peut prétendre au nom de secte. Toutefois, dans l'Eglise chrétienne, le mol dogme a une acception encore plus rigoureuse, car il exprime un article de foi, que Ton est absolument tenu de croire et de professer, sous peine de passer pour hérétique et d'élre banni de la communauté des Odèles. En ce sens, les Grecs el les Latins n'avaient point de dogmes proprement dits , car le plus grand vague régnait dans toutes leurs formules religieuses ; il faut eu excepter néanmoins les sectes qui avaient une doctrine isolerique, couverte du voile du mystère.

S RELIGIONS. *U

DOGODA, dieu des anciens Slaves ; c'était le zéphyr qui envoyait le beau temps et les venls tempérés.

DOl-CAU . étoffe de soie que les Cochinchinois étendent sur la têlede toutes les femmes, pendant les funérailles; ils s'imaginent que leurs divinités et les âmes des defunli viennent se pr«>niener au-dessus.

DOIGT. 1. Le nombre des doigts employés pour faire le signe de la croix n'a pas toujours élé regardé comme indifférent; les enlychi'-ns ne portaient qu'un doigt au fronl, à la poitrine et aux épaules , pour exp'imer qu'ils ne reconnaissaient qu'une nature en Jesus-Cbrist. Les catholiques eu élevaient deux p«»ur la raison contraire. D'autre* en employaient trois pour designer les trois personnes de la sainte Trinité , comme le fout encore les Kusm s. Mais les Rask«dniks ob<i rvent avec scrupule de ne se servir que de l'index • I du doigt du milieu , parce que, disent -ils , trois doigts sont le symbole 4t l'Antéchrist. Maintenant le nombre drt doigts est regardé comme assez indiffèrent* et l'usage a prévalu, du moins dans nos contrées, de porter la main, tous les doigts étendus, pour faire le signe de la croix.

2. Les Romains l'avaient mis s«»us la protec'.ion de Minerve. C'ctail du bout dod-.igt qu'on prenait dans Vacerra les parfums pour les jeter dans le feu. Le Janus consacre pat Numa marquait, par l'arrangement de *es doigts, 'VS'* jours , pour signifier qu'il présidait à l'année, composée alors de ce nombre de jours, parce qu'elle était lunaire.

3. Doigt d'Nrrrule. Hercule , dit le grammairien Plolémée Chennus , perdit un do>gl dans le combat qu'il livra au lion de Jiémee: ou. selon d'autres, piqué par une raie veoimeuse, il fut obligé de se le couper ; et l'on voyait à Lacédémone un monument érigé à ce doigt coupé. 11 était surmoulé d'un li«>n de pierre , symbole de la f«»rcc d'Hercule. là, ajoute cet auteur, l'usage de placer des lions sur des cippes et autres monuments.

i. Dans le royaume de Macassar, quand le malade est à l'agonie, Vaggms prêtre mihomélan) le prend par la main, el marmottant des prières , lui frotte doucement le doigt du milieu , afin de favoriser, par cette friction, un chemin à l'âme, qui sort toujours par le bout du doigt.

5. Les Turcs , est-il dit dans le voyage d'Espagne à Bendcr, mangent le rii quelquefois avec des cuillers de bois , et le plus souvent sans fourchettes, avec trois doigt* seulement , dans la persuasion où ils sont que le diable mange avec les deux autres.

DOKALFAHEIM, un des trois mondes inférieurs , qui, suivant la mythologie des Scandinaves, se trouvent sous la terre; on l'appelle encore Sitar (al faheim, monde des génies de l'obscurité. Les deux autres mondes souterrains sont Helheim , l'empire de la mort, et JS'iflheim, l'empire des ténèbres.

DOLA-VATRA , fêle religieuse des Hin dous, confondue, en plusieurs provinces, avec le Holi, mais qui est uue solennité à

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