DON
mettait les présents faits aux dieux, et, abusivement, le temple lai-roéme.
DONATISTES, schismaliques da iv siècle, qoi i< séparèrent, 1* de la communion de Ceci ien, évéque de Carthage, homme d'une rerto et d'une foi inattaquables, mais qu'ils accusaient d'avoir été ordonné par un évêqoe qui avait été traditeur durant la perséruiioa. c'est-à-dire qui avait livré aux païens les livres saints et les vases sacrés; 2° de tonte l'Eglise, parce que toute l'Eglise était demeurée unie de communion avec Cécilien et non pas avec Majorin, ordonné, pour le même siège, par Donat, évéque des Cases- Noires.
Toutefois ce Donat, évéque des Cases-Noire», n'est pas celui qui donna son nom à la »ecie, mais bien un autre Donat, homme qui avait des qualités émincntes, mais un orgueil insurmontable ; il fut le plus ferme appui de Majorin, et fût élu par les schématiques pour loi succéder.
En vain le pape Milliade, et quelques évéque» des Gaules, en vain un concile tenu à home, un autre à Arles, déclarèrent l'électios valable; les évéques d'Afrique, forts de leur nombre de trois cents, résistèrent au pape, an concile, à toute l'Eglise, se persuadant faussement, ainsi que les montanistes, quMo'y avait point de mesure à garder dans le bien, ou de défiance de soi dans les bounes Intentions; ils préférèrent rester séparés, alléguant qu'ils ne voulaient pas se souiller aiee l'induL'encf de l'Eglise.
Le schisme naît presque toujours de l'ertMir.oo il la produit. Bientôt les Donatislcs ^rendirent dans les dernières conséquente» to »cbi s tne, et enseignèrent divers s erreorspoor justifier leur conduite. Ces erreurs toajMfjjeui era deu\ t doses principales: la première, que la véritable Eglise avait péri partout, excepté dans leur parti; aussi trai- Uienl-iis toutes les autres Eglises de proslit«es, qui étaient dans l'aveuglement; la seconde, que le baptême et les autres sacrefflenls, conférés hors de leur église, étaient nul»; eu conséquence, ils reb iptisaient tous ceux qui, sortant de l'Eglise catholique, entraient en société «vec eux.
Le grand nombre d'évéques qui soutenaient les Donalistes, et leur vertu austère, atlicbèrent beaucoup de personnes à leur parti; car c*e»l une remarque qu'il convient de faire, que la r»gueur, l'austérité el la pénitence attirent p «rloul le respect et presque la vénération et la croyance de l'humaiité. qui rend ainsi un éclatant témoignage àsarbulc elau besoin qu'elle a dese purifier.
Mais bientôt l'esprit de division, père de Ion es les sectes, et qui, ainsi que I*' Saturne Je ta mythologie , dévore ses propres enfant», mit parmi eut. lis se p«rl icèrent en petites branches, connues sous le nom de (t*^i>mi$tu9rogati*tei%Hrbaniste8,pétilienst Pr"cianiites et maximianistes, selon les waiires particuliers par lesquels ces brebis sorties du graud bercail se laissaient conduire.
Comme plusieurs fois ils troublèrent la