DON
tranquillité de l'empire, les empereurs Constantin, Constance, Théodose et Honorius portèrent contre eux des éd ils sévères. Ils subsistèrent pourtant en Afrique jusqu'à la conquête des Vandales, el même après. Saint Augustin et Optât de Mi lève écrivireut contre leurs erreurs.
DON DE DIEU, nom que les dookhobortses, dissidents de l'Eglise nationale de Russie, donnent à une colonie qu'ils ont fondée sur la rive droite de la Moloc-hne. En 1816, leur nombre s'élevait à 1,133 individus, répartis en huit villages, où ils vivaient paisiblement, tout en cherchant à faire des prosélytes. L'empereur Alexandre les y plaça au commencement de son règne, pour les dédommager en quelque sorte des épreuves rigoureuses auxquelles les avait soumis l'era; ereur Paul, dans l'intention de les faire renoncer au système d'égalité qu'ils professaient. Voy. Doukhoboutsbs.
DONS DU SAINT-ESPRIT. On appelle ainsi communément les grâces intérieures que le Saint-Esprit répand dans l'âme des fidèles, lorsqu'ils reçoivent le sacrement de confirmation; ils sont au nombre de sept, savoir: la Sagesse, l'Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu. M )is les dons du Saint-Esprit proprement dits étaient le pouvoir surnaturel dont Dieu favorisait assez souvent les premiers chrétiens pour rétablissement de son Eglise; tels étaient le don des langues, le don de prophétie et le don de faire des miracles. Ce sont ces dons que Simon h* Magicien crut pouvoir acheter à prix d'argent.
DONDOS, nom que l'on donne, dans le Congo, à des hommi s blancs, quoique nés d'un père et d'une mère nègres. Les familles dans lesquelles naît des enfants decelle espèce sont dans l'usage de les présenter au roi, qui les fait élever dans la pratique de la sorcellerie : ils servent de sorciers au prince noir, et l'accompagnent sans cesse. Leur étal les fait respecter de tout le monde.
Les rois de Loango les choisissent pour conseillers, magiciens et présidents des cérémonies religieuses. Ce «ont eux qui font la prière devant le souverain. Ils ont le privilège d être placés autour de son dais, accroupis sur des nattes et des tapis. Ces albinos sont aussi faibles de corps que d'esprit ; mais leur infirmité parait surnaturelle aux nègres, c'est ce qui les fait regarder comme des gens inspires.
DONINDA, nom d'une d vinité celtique, qui n'est connue que par une inscription trouvée à Maley, près de Lausanne.
DONON, ou SAPAN-DONON, fêle célébrée dans le rojann»' de Pégu. Le roi se rend dans un palai> hors de la ville, situé sur le bord de la rivière. Les courtisans, montés deux à deux sur une barque, disputent à l'envi à qui abordera le premier. Le roi, qui est juge de ces juges, donne pour prix une statuette d'or à ceux qui ont devancé les autres, uue statue d'argent à ceux qui suivent immédiatement; quant à cens: qui tout resté*
en nrrière, on les revêt d'u ;i habit de veuve, et on les expose ainsi affubles à la ris. e de lo'iic la cour. Cette f t» f e dure un mois.
DOOPS-GEZINDEN, nom que l'on donne rmiimunénicut aux n.ennoniles de la Hollande, où >ls sont nombreux; car ils y * ni près de 200 églises, dont ;>(» en Fri-c. C s mennonites affectionnent celle dénomination hollandaise, à peu pies synonyme du nom de bapiistes qu'on donne en Angleterre à ceux de la ■< ème eommuninn.
DORDION, divinité obscène, à laquelle, selon Plat>>n, dans .son IMiédon cité par Athénée, les fenunes lascives offraient des présents.
DORDZIAK, ou DORDZIE. cérémonie en usage dans le Tibet pour l'expul-ion du prince des démons; voici en quoi elle consiste. Ou choisit un des lamas ou pré. ces pour représenter le Dalaï-lama. et un homme du peupb* pour représenter le prince des demous. Celui-ci a la joue gauche barbouillée de blanc, et la droite de noir : il se coiffe de grandes oreilles vertes, son chapeau est surmonté d'un petit drapeau; de la main gauche il tient un bâton court, et de la droite une queue de vache. Le représentant du Dalaï-lama se rend sur la place publ que, ou il s'assied sur une estrade; les aulres lamas se placent à ses côtés, et tiennent un office, après lequel le diable s rt au son des tambours et des conques, en faisant de- sauts étonnants. Il se présente devant le Dalaïlama simulé, et lui dit en se moquant de lui: « Ce que nous apercevons par les cinq sources d'intelligence n'est pas illusoire; tout ce que lu enseignes n'est pas vrai (1 1. » Le Dal ailama réfute celte thèse; tous les deux s'efforcent île prouver la vérité de leurs assertions. A la lin ils conviennent d s'en rap-
f)orier au sort : chacun d'eux prend un de de a grosseur d'une noix; le Dalaï-lama jette le sien trois fois sur un plat d'argent, et amène toujours le nombre six : le diable jette son de trois fois par terre, mais il n'amène que Cas; car ce nombre est répète sur les six faces de son de, de même que le nom ce -ix se trouve six lois sur celui du 1 lai-lama. Celui-ci appelle les esprits du ciel ; alors les lamas ha 1 1 lés en espiils paraissent et chassent le prim e des démons. qui prend I fuite; le-, prêtres et les laïques le ; oursutveul avec des arcs et des (lèches, des fu»i's et des canons. On a disposé d'avance sur une montagne des tentes près desquelles mi va se pbu-er, pour voir dans quel ravin le roi des démons ira se cacher; abus on lui ire decoups de canon pour le forcer à ailer plus loin; c'est par ià q ,r finit la cérémonie.
Celui qui joue le tôle de démon est un homme loue; il trouve dans i'endioi; où il doit se retirer des provisions ue bouche préparées d'avance po r plusieurs n ..is, et il ne peut sortir de a retrait • ■;tie lorsqu'elles sont entièrement cousoa me s.
DORIENS, jeux que les Doriens célébraient
M) On sait que celle proposition est précisément
itottinilISME.
DES RELIIONS. 5 «
à frais communs sur |e promontoire Triopon, en l'honneur des nymphe-, d'Apuilou et de Neptune. Tous les Doriens n't étaient p s admis indistinctement , mais seulenieut ceux de la l'eniapole dorique, ou des cuq villes, dont qu Ire étaient dans les îles 4e Rhodes et de Cos. et la cinquième était G ni le.
DORIS, divinité secondaire des anciens Crées ; c'était une nymphe marine, tille de l'Oeean et de Télhis. Elle épousa son frère Neree. ilont elle eul cinquante nymphes, appelées X rdides du nom de leur père, ou 0#rides de celui de leur mère.
DORP1A, premier jour des A pâturiez, ainsi appelé de >/ct>,- souper, parce que chaque tribu se réunissait sur le soir et prenait part à un repas somptueux. Voy. Apiturirs.
DOSITHEENSouDOSTIIÉNMENS,sertairej juils, ainsi appelés d'un magicien de Saaiarie, appelé Dosilhée, et regardé comme le premier des hérésiarques. Il parait avoir vécu vers le temps des apôtres. Comme il s'était beaucoup .ip diqué a la magie, il séduisait l'imagination par des prestiges, par des enchantements et par des (ours d'adresse; il voulu i même se faire passer pour le Messie, et il trouva des gens qui crur-nt sa parole. Mais comme le- prophètes annonçaient le Messie sous des caractères qui ne pouva eut convenir qu'a Jcsus-Christ, Dosilhee changea les prophéties en se les appropriant, et ses disciples soutinrent qu'il était le Messie prédit par les prophètes. Il n'avait à sa suite que trente disciples, suivant le nombre des jours du mois, et il n'en voulait p as davantage. Il avait admis avec eux une femme qu'il appe ait l i Lune; il observait la cinoucision et jeûnait beaucoup. On prétend que, pour faire croire qu'il était monté au ciel, il se laissa mourir de faii.; dans une caverne, où il s était retire à l'insu de tout le monde. — Les Dosillxen- professaient une grande estime pour la virgin te; entêté de leur ch-.stetè, ils regardaient avec un souverain mépris le reste du ;:eure humain, ne voulant communiquer avec quiconque ne pensait et ne vivait pas comme oui. Ils avaient des pratiques s ngulières, auxquelles i s étaient fort ait ches; telle était celle de d nu urer vingt-quatre heures dans la posture où i s se trouvaient lorsque le sab- ■ >al coin eue ait. En restant ainsi 2V heures piaules debout, la main droite ou la gauche étendue, ils s'imaginaient observer littéralement le précepte du repos, et mériter plus que «eus qui i mployaieni ce jour en bonnes u>u\ r es. l'n des diciples de Dosilhet et ot mort, i! prit à sa j lace Simon le Ma-." cien. qui surp.assa l>ienlôl son maître et u>vint à son tour chef de secte. La secte «1» Dosiihéens .bsista en Egypte jusqu'au vr siè I . I (ii/. I)m-i s.
Ix >S I AN, oi DOSTANIS, secte de Samaritains, la même que les dosilhéens. Suivant les auteurs arabes les Doslanis élevèrent un
la contradictoire le la «loi irine bouddhique. K«|