‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 166 sur 365 · DOC · texte numérisé non relu

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point de noms de famille. On 9 même avancé qu'ils méconnaissaient l'union conjugale; ce qui a pu le faire croire, c'est que che? eux le mariage n'est qu'un acte civil. Us admettent en principe que la terre a été donnée en commun à la race humaine, d'où quelquesuns ont conclu que la communauté des biens était établie parmi eux. Ils sont tellement unis, que si l'un d'eux s'était rendu coupable de quelque désordre, c'est en vain que l'on tenterait de le prouver par des témoins pris dans leur sect<-; ils ne savent jamais rien.

Ils ne reconnaissent ni lieux, ni jours privilégiés pour l'exercice du culte. Cependant ils observent les fêles chômées par l'Eglise russe, parce qu'alors le travail est suspendu, et nue d'ailleurs, s'ils enfreignaient la règle établie, ils seraient passibles de punitions. Chacun peut tenir chez lui l'assemblée religieuse ; ils soupenl ensemble, et si l'hôte n'a pas le moyen «l'acquitter tous les frais, les convives y suppléent. Les hommes entre eux se saluent en s inclinant trois fois en I houneur de la sainte Trinité, cl en s'embrassant trois fois. Les femmes de leur côté en fout autant. On chante des cantiques, et, comme il n'y a pas de prêtres, la fonction d'instruire appartient à tout le monde, y compris les femmes. A la fin du service, ils s'embrasse nt comme au commeucemeol. Us ont rejeté le signe de la croix.

Il fut un temps où ils tutoyaient même les magistrats, el refusaient de se découvrir dans les tribunaux. Quelques-uns furent en con«. séquence incarcérés ; à d'autres on refusa d'entendre leurs réclamations en justice; c'est pourquoi ils se ravisèrent , el maintenant ils se conforment aux usages reçus. C'est là sans doute ce qui les a fait appeler les quakers de la Russie.

Us onl établi des colonies en plusieurs provinces de la Russie ; il y en a uneentreaulres sur la rivière Molochne, qu'ils appellent Don de Dieu ( Voyez cet article), et une a lire dans les steppes de la Crimée, où ils ont forme un établissement considérable. Us s'y fout estimer par eur sobriété, leur industrie et leur loyauté.

DOUKKOUN , prêtres javanais des habitants des monts Ten-gar. Ces prêtres, qui sont au nombre de quatre, onl la garde des livr« s sacrés. Us n'ont conservé au< une tradition relative au temps de leur établissement dans ces montagnes, au pays d'où ils sont venus et d'où ils ont tiré les livres sacrés dont ils observent encore 1 1 doctrine religieuse. Ces livres, disent-ils, leur ont été transmis par leurs ancêtres. Leur emploi est héréditaire ; leur seule fonction est de pratiquer les cérémonies ordonnées par ces livres, et de les transmettre inlacts a leurs enfants. Ce sont trois ouvrages écrits sur des feuilles d - palmier; ils traitent de l'origine du monde, des attributs de la Divinité, et des cérémonies à observer en diverses occasions. Le Doukkoun bénit les premiers-nés, et préside aux noces el aux eni errements.

DOUNlilYAS . nrdre religieux cb«x Kf

Djainas; cent qui en font partie affectent nn attachement extrême au code moral; mais ils méprisent toute forme de prières établie, et tout mode de culte extérieur; les Samvéguia au contraire suivent les pratiques usuelles, et subsistent d'aumônes, mais ils n'en acceptent qu'autant qu'il leur en faut pour leurs besoins présents.

DOUKRACHTAM1, ou DARBHACHTAMI, fêle célébrée le 8 de la quinzaine lumineuse de la lune de bhadon. Les Hindous font en ce jour des œuvres méritoires en l'honneur deLak'hmi. C'est encore ce jour-là qu'on fait à Bènnrè* le pèlerinage à l'étang de cette déesse. Le nom de celte léte vient tie l'herbe dourba ou darblia, qui est VAyostis radialn de I inné. Les Indiens assurent que si l'un s'acquitte des cérémonies préserves dans celle solennité, on verra sa f mille croître comme cette plante, et que l'on procurera l'immortalité et le bonheur a dix de ses ancélies.

DOCRflA, une des grandes déesses de la mythologie hindoue; c'est l'épouse de Siva, troisième personne de la tt imourti indienne. D'abord fille de Dakcha, elle épousa Si va sous le nom d- Sali, et mourut eu voyant L* mépris que son père a v pour son gendre. Elle revint au monde, comme fille de la montagne Himala ou Himalaya, et de Menaka.

D »ns celte seconde naissance son nom est Partait, c'est-à-dire la montagnarde, ou bien Ouma, à cause des austérités auxquelles elle se livra pour attirer l'attention de Siva. De même que ce dieu terrible est craint et honore sous le nom de Kalà, le noir, elle p «rte aussi celui de Kali, et comme l'Ile elle n'est pas moin» redoutée que son mari ; c'est la déesse du sang, des g .erres, des vengeances et de la mort : les noms de Tchandi, la courrourée, et de Do rga. qu'on lui donne encore, ne s oit pas moins tffra yanis. tje dernier lui vient «lu géant Dour.a dont elle a triomphé. Les puënes sacrés sont remplis du récit de ses exploits. Elle s'est incarnée sous la forme d'une abeille pour détruire Arana, le grand asoura. On la représente avec dix bras. Dans une de «es mains droites, elle a une lance dont elle perce le géant Mahieha; une de ses mams gauches tient la queue d'un serpent et les cheveux du géant dont le serpent nvjrd la po.lrmie. Ses autres mains sont toutes ét ndues derrière sa tête, et sont armées de divers insli uincms de guerre. Contre sa jambe droite csl«ouché un lion; à gauche le géant qu'on vient de nommer.

Voici a quelle occasion ePe le terrassa : Indra avait é é établi monarque universel du monde. tniais le mauvais génie Mahtchasoura voulut s'y oppos< r; il forma un parti puissant contre Indra, lui déclara la guerre, et le contraignit à s'enfuir avec l »us les (levas. Mahichasoura, devenu mailredu monde, fit bientôt sentir son influence malfaisante, et occasionna une multitude de meurtres, de ravages et de désordres. Indra, qui s'étail retiré avec les bons génies dans un petit coin du monde, touché de compassion à la vue

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des maux qui affligeaient Panirers, pria les trois divinités suprêmes de remed er aux dé. sordres qui étaient la suite de l'usarpaiioa de Mahieha. Ses vœux furent exauces ; tes trois êtres ilivins envoyèrent sur la terre la puissante Dourga, qui extermina le lyranet tous les A sou ras qui avaient lienipé dans sa révolte.

Sous le nom de Douryâ qui signifie d'un accès diffi'ile, l'épouse de Si va parait avoir une certaine analogie avec la P.illas des (îrecs; emblème de la valeur unie à la sagesse. Toutes deux tuèrent des dèmontet des géants de leurs propre* mains; toutes deux protègent les hommes sages et mtueux qui leur adressent leurs hoinm.ige*. Après avoir fait le bonheur de I Inde, elle s'est retirée dans le Gange, où elle rrçoil ceux qui s'y prècipit nt. Aussi ies (limions regard, nl-ils comme Irès-h- ureux cm qui se noient dans ce fleuve sacré, et se garlf utils bien de chercher à les »au>er. Yofs

KaI.I, DevI, PaK?*TI, RuaVaM.

DuUlUi A- POUDJA. fêle célèbre des Hiidnu*; elle a Heu l<- premier jour de la quinzaine lumine sede la lune d'a>sin fcclokf), et dur jusqu'au neuvième jour. On j «cnère Dourga, Suraswali et les principales déesses, et on accompagne le poudja 01 adoralion d'.iumônes ei d'autres bonne* awti. « Les uns, dit M. tîarcin de Tassy, dans» Net i ce sur les fêles po/iul lires des tfaidut, se contentent de se procurer des siatues tic lerre représentant ces différentes diviniiéi, et leur adi essenl leurs adorations el leurs prières: d'autres vont dans les lieux consacres spécialement au* déesses dont il s'apl. et offrent la I ur poudja et leur sacrfice.PJf ces a 'tes méritoires ou obtient du ciel l« bien-être el la prospérité.

« Du 7 au 9, on réunit tous les livres et on n'en ouvre pas un seul. On donne aoi p.iuvr. s des vêtements el d'aulres objets, tl un se .ivre aux exercices du culle. »

Voici la description qu'Afsos, bislorten liindoustani, donne de cr-l'e féle :

« Le Dourga-poudja. di'«il, se rélèbre«T?c une grande pompe el occasionne île forte* dépenses. Le véritable nom de cette lélf '*l Mavarairi ; elle commence à la phine lu»* de kouar ou assin) el finit le 10 Du sixième au neuvième jour, les Hindou* s'occupeol a nettoyer leurs habita ions en les frottant Jo haut en bas avec de la bouse de vache, et ayant place l'idole en terre de Dourpa dan» un endroit apparent de la maison, ils f uvrenl aux exercices de leur culte devant un vase d'argile tout neuf el rempli d'eau. k dixième jour, après avoir oint de beurrela statue dont nous venons e parler, ils la pré cipilenl dans la rivière au m lieu d'une foule immense, avec un grand appareil et an de mille instruments de musique. Unedfi nuits de cette fête, et particulièrement de U sixième à h dixième, la plupart des Hindou de Calcutta donnent, selon leurs mojeoi. une grande soirée consacrée au plaistr.

Ouoi qu'ils soient généralement cooous pa' leur caractère lésineux, ils font trêve, é «de

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époque, à leur inclination, et se livrent à de pandes dépenses, pour donner à celle sokosilétont l'éclat possible. Non contents d'admettre a leur réunion nocturne leurs corelfponnaires. ils y invitent les gens riches ti distingués d'entre les musulmans et mémo d'fiiire les Européens, qui du reste trou vont tn fêtes charmantes. Sous une tente magnifier, des lapis de différentes couleurs oroenl ta grande salle découverte destinée à la réception ; de superbes candélabres enrichis de cristaux, des lanternes et d>-s lampes en grand nombre y répandent la clarté. Des boites d'argent ou d'or, pleines de bétel, des 6ole» d'essence de rose, sont disposées syméinqoemenl. Cent vases rouverts de bouquets «o de goirlandes de (leurs ont aussi leur p'we choisie. Au milieu de la sal'e, de jeu- •» danseurs, de sémillanîesbayadères exénilent de dix en dix, de vingt en vingt, des

unies voluptueuses La danse et la mu-

»iue ne cessent qu'au malin; alors seulement la foule des spectateurs commence à w retirer. »

> Cette solennité, continue M. Garein de Tant, telle qu'elle est actuellement célébrée, ni d origine récente ; elle n'est guère connue

• A coté de la statue do Dourga dont il a Hr parlé, laquelle est quelquefois accompar»ér de celles de ses filles Lakchmi et Sa rasmi, on place ordinairement deux autres ili'iei: celle de Ganecha à téte d'éléphant, ttcllede Kartikéya sur le paon emblématique. Doarga est représentée avec dix bras, do«Utt mains sont munies de différentes Aies pieds on voit une figure buwise fn bleu foncé, qui représente un t Uni tué pu celte déesse, et une figure de iitf». jormalqui lui sert de monture. »

WThTASAS, personnage delà mythologie fciodote, qui passe pour être une incarnation de Si»i, quand la Irimourti ou triade indique descendit dans le sein d'Anasouya, «fwied'Atri. Ce mouni lient en conséquence «o caractère du dieu terrible incarné en lui ; t'eit toujours prompt à maudire, pour peu 'l*e croie offensé; et les légendes sont remplies de malheurs causés par son hu- «wor acariâtre et susceptible. Voyez Atri.

DOCSANIS, nom que les orientaux douant a une ancienne secte de samaritains, conone des chrétiens sous le nom de DotiuVnu. Suivant eux, Douais ou Dosilhée avait »('éré les litres de la loi et corrompu le Pen« «truque. Voyez Dosituérns et Dostanis.

W)CZAKH, nom de l'enfer chez les Perunt. Daos la religion des Parais, Douzakh *»tle ruyaame primitif d'Ahrimane, lemau- V» principe. C'est là que fut refoulé ce dieu du mal avec tous ses anges, après un '''tnbat acharné de 90 jours, quo lui livra Ormuzil à la téte des Amschaspands et du tous les bons génies. Mais Ahnmane, faisant un dernier et suprême effort, parvint à sor- 't de soo empire ténébreux, se fraya un <J»euiin à travers la terre, remonta vers les «eux, et resta maître de la moitié de l'uni-

Dictio**. des Religions. 11.

DRA 3JÎÎ

vers, dont il partage la direction, avec son compétiteur. L'enfer ou Douzakh est le séjour des réprouvés ; les dews leur y font endurer les louriienls les plus cruels. Toutefois la rigueur et la durée des châtiments sont proportionnées à la grandeur de» fautes. Los prières et les bonnes œuvres des parents et de< saintes âmes ont le pouvoir d'en rapprocher le terme; mais la plupart des réprouvés demeureront dans Douzakh jusqu'à la fin des siècles.

DOXOLOG1E. On appelle ainsi, en style liturgique, une formule par laquelle on rend gloire à Dieu, parce qu'elle commence généralement par le mot gloritt, en grec. ôô;«. Les Grecs appellent grande doxohgie l'hymne, des anges : Gloria in excclsis Deo, et petite doxotogie, le Gloria Patri que l'on chante communément à la fin di s psaumes et des cantiques. Les hymnes de l'Eglise se terminent presque toujours par une doxologie composée sur le même mètre que toute la p ècc. Enfin, on donne aussi lo nom de dox >loçie à ces paroles qui terminent l'oraison dominicale chez les orientaux et les protestants : Car à vous appartient le règne, la puissance et la gloire dan» les siècles des siècles. Voyez Oraison dominicale, à l'article Dominicale.

DOYEN. On donnait autrefois ce litre, dans les anciens monastères, â un a-ipérieur établi sous l'abbé, pour avoir soin de dix moines, à l'imitation des Komains qui appelaient doyen (decanus) un officier qui avait dix soldats sous ses ordres.

Le doyen est aujourd'hui l>» premier dignitaire dans la plupart des élises cathédrales et collégiales. C'est lui qui e«l à I » téte du chapitre, et qui officie aux fêtes solennelles, en l'absence de l'évéque.

On appelait doyen rural un pré're qui avait droit de visite sur les curés de campagne, d ans l'étendue d'un doyenné. Il devait veiller sur la conduite et sur les mœurs des curés, et avertir l'évéque des désordres qu'il pouvait remarquer. Dans un cas de nécessité, il pouvait donner à un prêtre le pouvoir de confesser pendant quinze jours, il indiquait et tenait les conférences ecclésiastiques ; en un mot il avait l'inspection du spirituel et même du temporel des églises qui étaient dans le doyenné. Maintenant ces prérogatives, ces fonctions, et d'autres semblables, sont dé • volues, en France, aux curés de cantons, eu vertu de pouvoirs à eux accordés par l'évéque; c'est pourquoi, en plusieurs diocèses, on leur donne le titre de doyens.

DRAC, nom que l'on donne, en Languedoc, aux esprits follets. « L'idée qu'on se forme des Drues, dit M. Aslruc, dans ses Mémoires pour servir à l histoire naturelle du Languedoc, c'est que ce sont des esprits ' follets, capricieux, inquiets, ordinairemeut malfaisants. Les meilleurs d'entre eux se plaisent du moins à faire des malices et des tours de page. On croit pourtant qu'ils prennent certaines gens en amitié, cl qu'ils leur rendent d'assez grands services. Du reste, ou leur attribue le pouvoir de se reudre iu-

l»kilOYV\ll:L I)CS H LIRIONS.

visibles ou de se montrer sous telle forme qu'il l< nr plaît. "

DH ACON. 1. Fn style hiMique et ecclésiastique, le dragm, le U'ian ! ilr.ijon, le dragon infernal, sont notant do noms, que l'on dôme à Sal.m. le prince dr> démons.

ii. L'Fcriture s. -iule parle, nu atre <îe Daniel, d on dragon on serpent a l re par l< s Habylonieiis. Daniel avait démontre an ici que l'idole do Hcl n'cl a t pas un du u vnanl, en lui découvrant la supercherie des p- êtres qui venaient la nuit, cri secrel, manucr ou enlever les vivres q c l'on niellait devant l'idole pt n lan! L- jour, pour turc mvre que c'était le dieu qui s'eo « 1 il nourri. C'est pourquoi le roi dil à Daniel eu pailant du dragon : » Vous ne pouvez nier au motus que celui-ci ne soit pas, un dieu vivant; adorez-le dune. » — '< Je n'adore que mon Dieu, i ( pondit Daniel, car il t sl le seul Dieu vivant; et si vous le permettez, je vous iihjiitrerai que le Dragua n'est pas un d •eu. car je me fais P rt de !c faire uu urir sans é| ée el sans bàlo a. » — « Faites, » lui dil le roi. Daniel composa un bol avec de la poix, de la graisse el du poil, el le donna à manger au Drag<»n qui creva sur-le-champ. < Voilà celui que vous adoriez, » dit le prophète.

3. Cbez 1 s anciens, le dragon était un animal consacré à Mim rvr, pour marquer, dit-on, que la vérilah'c sage>sc ne dort jamais, i l à Racihus, pnur exprimer les lureurs de Fivresse. l'lutar que le donne pour attribut aux héros. Il est à remarquer que le grec signifie lout à la fois dra ion

cl surveillant , équivoque qui fait lout le fondement de la table du dragon des Hespérides et île plusieurs autres semblables.

Le dragon joue un grand rôle dans la mythologie des Crées; c'est en semant les dents d'un diagon <|Ue Cadmus repeupla l'Atlique; Cérès se promène sur un char traîné parties dragons; c'est un dragon qui était commi*, dans la Colchide, à la garde de la toison d'or, el un autre à colle îles IVuils do jardin des Hespé ides ; Andromède élut exposée à un dragon, lors<;o\ lle fut délivrée par l'ersée; les dragons paraissaient quelquefois pendant i'oblalion des sici iliees. et dégus aient les offrandes. Enfin un dragon gardail.ù Delphes, l'ouverlurc de l'anire où l hemis prédisait l'avenir; selon d'autres mythologues, c'était le dragon lui-même qui rendait les orach s. Apollon le tua et s'empara de la caverne et de l'oracle.

'». Les dragons oui quelque pari au culte superstitieux d s Chinois: ils sont les armoiries et les insignes de l'empire. Les Chinois les peignent sur leurs babils, sur leurs livres, sur leurs étoffes, dans leurs lubl.-aux. Fo-hi, l'inventeur des oV symboles, autorisa le premier la superstition de> dragons. Dans la seule vue de donner du pouls a ces sjmboles, donl il voulait faire [irevaloir le système, il crut devoir n.p;>cler le merveilleux à son secours. Fo-hi dil au peuple qu'il avait vu ces symboles sur le dos d un dragon, qui s'était élance vers lui du to:.d d'un lac. .< (>( empereur, d;t le 1\ Maiiui, choisil le dragon

avec d'autant plus de confiance, que cet ani m il passe, parmi les Chinois, pour être J'un h'-ureux présage. Les dragons de l'empereur ctai. ni r présentés a\ ec cinq gnffrs .i chaque pied. Si qui Iqu'un employait la ligure de cet ;mmal en ituise de symbole, il lui était déh i du, snus peine de la vie. de lui do ner plus de quatre griffes. (Juo Fo-hi soit le premier q ii ait inspire la superstition du dragon, ou qu il ail trouvé celle croyance ela- Idie avant lui, toujours osî-il apparent qu'elie es' fort anc enne chez les Chinois. Kl comme les laid s des serpents monstrueux sont en général d'une antiquité très-reculée, il est probable que les nations idolâtres ont tiré cette roue plien d'une tradition commune el primitive.

Non-seulement les Chinois croient le dngon la source de tous les biens qui bur arrivent, ils s'imaginent encore rfu'il leurdonne et la pluie el le beau temps. C est lui qui fa t tonner; c'est lui qui forme les orages. N'eslce pas là le prince des puissances de l'air d 'iit il esl parlé dans les saintes Et-rilum? Fnlhi, de mémo que les anciens ont mis la (oison d'or el les pommes d'or du jardin de» llespérides sous la garde d'un dragon, de même que ie peuple croit encore à présent que les mines et les trésors souterrains sobI g tr iés par des monstres, des esprits et dei lutins; les Chinois croient que le dratoo (ietit sous sa puissance les biens de laitue, et règne particulièrement sur les montagne». C'est à celle crédulité qu'ils doivent la soperstition de chercher avec beaucoup de pein • les veines de celle bêle énorme, lorsqu'ils font creuser des tombeaux. Ils font dépendre de cela le bonheur el la prospérité des familles

5. Le dragon est aussi un sy mbole dans le Japon, mais il est distingué du dragoo chinois en ce qu'il n'a que trois ongles. Le» Japonais prétendent qu'il se tient au fond de la mer; il cause des trombes toute» In fois qu'il sort de l'eau pour se promener dans l'air. Le dragon est représenté dans le) armoiries du souverain et sur lout ce qui «I à son scruce, tenant dans les grilT-s de sa patte droite une perle ou quelque autre joyaa de prix. Ouelquefois h s Japonais le dépeignent avec des mains, et sous d'autres figures bizarres el monslrueuses. Tel était ccluiqii faisait sa résidence près d'un certainlar.fi qui lua une scolopendre énorme qui infestait le pays. Celle scolopendre, lotigoe d'environ dix ou douze pieds, avait quarante jambes, et faisait son séjour sur une co lioe, d'où elle descendit une nuit, cl se rendit à U caverne d'un dragon, dont elle détruisit et mangea les œufs; il s'ensuivit un combat terrible entre les deux monstres; mais l< dragon obtint une victoire complète cl tu son ennemi. Le peuple reçoit naissant érig'i dans le même lieu un temple qui jubs>s'« encore.

Dit \OPA Dl , une des cinq vierges à laquelle les brahmanes adressent chaque )"t>r leurs prières, el qu'ils proposent à luules l«*< femmes comme modèle de Ddelilé conjugale

& diu

Si légende est des plus extraordinaires. Dans I antiquité la plus reculée, elle était mariée à un h'<mmc débauché, qui avait dépensé toute u fortune et ruiné son tempérament dans la fréquentation «les femmes de mauvaise vie. Dan le triste état où il était réduit, il préludait qu'il ne pouvait rompre avec ses babilade», et qu'il mourrait infailliblement s'il ne continuait ses désordres infâmes ; ■sais, incapable de se mouvoir, il s'abandonuii à la désolation. « Prenez courage, lui dit ion épouse, je vous porterai. » En effet, «11* le chargea une nuit sur ses épaules et le porta dans une maison de prostitution ; mais r»b$(urité ne lui permettant pas d'apercevoir on poteau sur lequel résidait un saint anachorète, elle le heurta, ce qui interrompit b profondes méditations du pieux mouni.

Cflai-ct, irascible comme la plupart de ses cttfrère», prononça une imprécation qui déi»uaitala mort, avant le lever du soleil, celai qui loi avait occasionné celte importunité. Tremblant pour la vie de son mari, la sainte finira e défendit au soleil de se lever; il ne se ta point, ni en un mois, ni en un an, ni aéme en plusieurs années. Alors tous les laiilaats du monde s'adressèrent à Indra, iBrahroa et à tous les Dévatas, qui vinrent trwner celte femme, et lui dirent : « Nous t'accordons tout ce que lu nous demanderas, ataii permets que le soleil se lève; que veux* todooe?»— « Mon mari, mon mari, mon ■«ri, mon mari, mon mari, » répéia-t-elle aaq (ois. Alors il lui fui répondu que ses '«« aéraient accomplis dans une vie sub- ^ueoU;elle mourut et fut transportée au Siarfi.

Venu fin du Tréta-Youga ou troisième igedu Bonde, elle revint au monde, sous le ooa de Draopad i , fille de Droupada, roi de Pjnlcfljla, ei épousa les cinq Panda vas, fils do roi Paodnu; du m»ius c'est ce que rapporte le Mahahharata, grande épopée indieone; rouis il est probable qu'elle n'était l'<f>ouse que de l'ainé, nommé Youdichlira; tll'firoile union qui subsista toujours entre ktinq frères fil croire qu'elle était atlar»w a chacun d'eux par les mêmes liens. Ouoi qo'jl en soit, les cinq frères so mun- Iférenl peu dignes de leur épouse ; car comme il» avaient à lutter contre les Kauravas, leurs «outs et leurs compétiteurs à la souveraine de l'Inde, ils convinrent de s'en rapporter au sort ; ils jouèrent aux dés leur nuroone, leurs propriétés, leur forluoe et leari propres personnes, toujours dans l'espar qoe les dés leur deviendraient favoramais les Kauravas élaienl habiles dans l»rt de piper les dès. Enfin, ils jouèrent i'riojudi, et la perdirent encore. Tombée aii pouvoir du vainqueur, qui voulait la dépouiller de tes vêlements et insulter à sa '"ta, «Ile invoqua le dieu incarné dans la pwn'One de Kricbna, qui vint à son secours, ««liait paraître sur son corps un nouveau dément, a mesure que l'insolent lui arra- 4,1 ** r<>be. Eufin, de guerre lasse#, le vainjwor proposa de confier de .nouveau aux ** « liberté de Draopadi; elle accepta, et

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comme les dés pipés ne pouvaient rien contre elle, elle regagna sa liberté et celle des cinq frères, qui s'en allèrent avec elle errant par le monde pendant 12 ans, en habits de pèlerins. Le temps de l'exil accompli, les Pandavas revinrent réclamer aux Kauravas le partage de leurs biens; mais ceux-ci s'y étant refusés, il s'ensuivit celte guerre si célèbre dans l'Inde sous le nom de bataille de Bharata, et dans laquelle il péril environ dix millions d'hommes. Quand les Pandavas, dégoûtés du monde, se retirèrent dans la solitude, elle les accompagna et se livra avec eux aux pratiques les plus austères de la religion et de la pénitence. Elle donna le jour à cinq enfants. L'auteur de ce Dictionnaire a donné, dans le Journal asiatique, l'histoire des Paodavas, traduite sur un texte hindouslani.

DRAVIR, secte de Djainas, fondée dans le v* siècle, d'autres disent dans le vir\ par Badjrabanda, disciple d'un célèbre prédicateur djgambara, nommé Kounda Kound AU charya.

DRÉ, une des classes des mauvais génies chez les bouddhistes du Tibet ; ce sont les âmes de ceux qui, par un attachement excessif aux choses de ce monde, aux richesses ou aux beautés corruptibles, etc., ont mérité de rester indéfiniment dans le bar-dho, temps intermédiaire entre la mort et une nouvelle renaissance. Cet intervalle n*est ordinairement que de sept jours ; mais les âmes des hommes et des femmes qui se sont trop attachés aux choses de la terre, y demeurent pendant une longue série d'années, errant dans les airs, irritées, inconsolables, et déchargeant leur dépit sur le* pauvres humains qui sorti encore sur la terre, en cherchant â leur faire tout le mal possible. Après qu'ils ont ainsi passé un certain temps dans les airs, ils descendent dans le Nar-mé, c'est-àdire dans le feu de la souffrance, où ils deviennent des démons, exécuteurs de la justice dans les enfers. El bien qu'ils tourmentent cruellement les damnés, ils souffrent encore avec plus d'intensité que les victimes de leurs fureurs.

Les Tibétains donnent encore le nom de Dré à un mauvais esprit qui tient registre des mauvaises actions des hommes, comme il y a un bon génie nommé Lha qui tient note des bonnes. A la morl d'un homme, chacun d'eux présente le résultat de ses observations, sous forme de petites pierres blanches el noires, au juge des morts, qui décida, sur le nombre et la couleur de ces pierres, du genre el du degré de récompense ou de peine que mérite le djfunt.

DRICHTI-DOCHA. Les Hindous appellent ainsi un sort jeté par les regards. C'est pour s'en préserv r qu'ils ont inventé la cérémonie de Ynratti. Voyez cel article. Leur crédulité à cel égard ne connaît point de bornes. Us pensent que non-seulement les hommes el les animaux, mais les êtres inauimés euxmêmes, peuvent être en butte au drieftiidocha. C'est pourquoi ils ont coutume de

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dresser, dans 1rs j.Hii.s et anires 1 >nx situes près dos grandes roules, une f errho surmontée 'l'un crairl vase de terre, h'.anr bi do cli. Ul à l'exlene r, Min que les to-ranîs des passants malinten'ioui tombant do prime abord sur e t ;î | j> 't i < -il. v bii-sent t "Mie leur million' e mal «ne, - t que I- rlninps et les productions de t.» lene en soient prositu'-s. — Ou sait nue bs A t ! . s et les F.gjptiens ont la supers, non.

DMMAtjl'K. divii.il- b><\i'ede file do Cbin. Celait un esdave fi gittf qui, sY anl relire sur les montagnes, devint b- i lu f <t'niie bande ile voleurs et désida file. Le* habitait mirent sa léle à prix. A celte nouvelle, Ib ima jne, déjà avancé en âge, pressa un jeune lioniîue auquel il était fort allât hé, de lui couper la tôle et de la poiler à la ville, pour obtenir la récompense proposer, l e jeune homme s', o défendit d'abord, mais eniiu vaine i par b-> installées du bandit, il lui tram kl la lé c t la porta aux ma; istrals. Le - insulaires. < harmés de la générosité de Drimaqr.e. lui bâtirent un temple, et le d- iliènni <ottsle nom de héros pacifique, Les voleurs b' reg aidaient comme leur dieu, et lui appui t lient la dimc de leur- vols et de leurs brigandages.

DKOll CANON m: CANoNIt.iUK, collection de décisions tirées de i'i.crilnre sainte, des conciles, dis décrets cl constitutions des papes, des sent meuts des l'ère» de l'fglise, et de l'usage approuve par la Ir.niilion. Le Droit canonique est ain-i appelé du terme grec /« '->,, qui signifie i<'<j!e, ou bien de ce qu'il a élé composé en grande partie des canons des apôtres et de ceux des comités.

Considéré comme recueil de lois ecclésiastiques, le Droit canon >c divi c en Droit aucien cl Droit moderne

Le Droit ancien contient les Canons des apôtres, les Consiitutions apostoliques, quatre collections grecques de canons lires pour la plupart des conciles généraux, et quatre collections latines, dont la première a été rédigée vers l'an 400. sous le pape saint Léon; la seconde est due à Denis le IMil; la troisième à saint Isidore de Séville, cl la quatrième à Isidore Mercalor. Il y a encore quelques autres compilations latines qui , avec les précédentes, forment ce qu'on appelle le Droit ancien. Il s'arrête vers le milieu du xir siècle, et ne fait plus autorité nolle part, non pas en ce qui regarde les Canons et Décrétâtes aulhenliques qu'il contient, mais comme collection

Le Droit nouveau comprend S X différ ntes compilations ou co lei lions de Canons, de Décrets et de Decré aies, réunies sous le titre de Corpus Juris (anonïci. La première de ces collections est le Décret de Gratien, publié vers l'an 11.11; la seconde, les Décrétai es de Grégoire IX; la troisième, lc»r/e de Boniface VIII; la quatrième, les (7<m >itines; la cinquième, les Kitrtiratjantc* de Jean XXII; et la sixième les Vxlraraanntrs communes: ce dernier recueil est fermé à fan 1fr8.'L C'est ce Droit nouveau qui a force de loi dans l'Eglise, et qui csl reçu U suivi

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partout, quoique les diverses collections qui le composent ne jouissent pas louies Je a mémo autorité.

De uis <e'te dernière époque, il y a tu

t'iversi S eolleeïi -US de Bulles de p.ipe*. 'OUS :<• rom de Ilull ii r>-, qui, n avant reçu aucune sanction, ne font point autorité roui no eolleelious, bien que les Bulles qu'e le> coninnn.nl portent e.vee elles leur autorité, ] uisqu'i i!e> >ent émanées tics souverains | ou! if- s.

L'eimle du Droit canon est très-uti e pour connaître la discipline de ITiglisc; aiatid nn< e trop longtemps en France, < Ile curamenee à \ reprendre faveur. 11 e>l a désirer qu'elle soit poursuivie avec zele.

DUOT l'S, or. lino l T! IIS, c'esl-â-dires*'f;ncti>; roui îles [tréir -s Scandinaves : iU étaient i sus d'une la»;. fie regnue ' c 'aine saint'-, e! qui s'appelait la rare de Ut, ou le> enfants des dieax, raee bonne cl vertueuse que ITobJ i i ;<: o>e à celle ibs /îirn- /*('/(>• ou géants de I i g !é>\ D ins les prcmi rs terni s, ls |..on ttos su;.:éni -s ,t prun ipaux dVntro U-s j rel:c- étaient connu-: des magistrats, des princes, ou itième d. > rois. Os pr.'tres taisaient leur demeure autour du t ii: [>!.■, et i s étaient charges dégorger L's v i, l ...es et 'anuouiirau pouf)' la voloi.te !e> d eux; ce qui leur doii -.ai! une piaudc autorilé; et plusieurs f i* on p;'u>>a si loin le re-p.xt pour leurs dérisions, qi q ne lit aucune diî'lieuUé de répandre le suif des rois, lorsqu'ils le deman Jcreal. Chacun des trois grai.ds i 'ux avait ses prêtres et ses offices particuliers; mais tout le sacerdoce était sous la direction de douze chefs de i> criliccs.

DBOCASP, génie qui préside aux troupeaux dans la théogonie des farsis.

DRO-VA. Les bouddhistes du Tibet Joanent à tous les élres du monde le noind* Dro-va, c'esl-à-dire marcheurs, parce q« leurs âmes sont sujettes à la transmigralioo. Ils les divisent en six classes, savoir: les dieux, les démous, les I. ommes, les animaux, les démons faméliques et les biglants de l'enfer

1) BU IDES, DKUIDI5M E. Les Druides remp issaient chez les Gaulois la double fooclioa de prêtres et d'instituteurs. Ou fait couimanctm ni dériver leur nom du celtique dn*. derou, dru, corrélatif du grec ôoO:, chèoe, p rec qu'ils a« complissaient leurs principaux mystères dans la profondeur des foré*- Celle étymologie me paraît peu coud ijnle, et je préférerais regarder le mol DruidtM Druilhe. ainsi que le prononçaient les Gaulois, comme ayant une origine commué avec le Dinti, Drutt, des Scandinaves, 1« était également le titre des prêtres et «|-à veut dire, maître, seigneur ; en effet, sa»» parler de la religion de l'un et de l'autre peuple, qui était le druidisruc sous tleux formes à peine différentes, les prèlrts jouissaient dans les deux nations d'une autorité extraordinaire tant dans l'ordre temporel que dans l'ordre spirituel.

D'après te* anciens auteurs (1), le corps <Jm Druides doit être considéré comme ayant été partagé en cinq classes : les Varies, crarfés des sacrifices, des prières et d'interner les dogmes de la religion; les Séro- ►vm, comacrés à l'instruction de la jeuleoe et A renseignement des sciences, de fislronomie, de la théologie, de la philosopTiie; les Bardes, poêles, orateurs et musici««, chargés d'animer les guerriers au rachat et d'encourager les hommes à la lertu; les Eubagts, oti les devins, occupés Jr connaître l'avenir par l'inspection des entrailles des victimes, ou du vol des oiseaux; eifin les Causidiques, spécialement chargés it l'administration de la justice civile et criminelle.

D'autres auteurs, modernes il est vrai, ne mlrnt compter, dans la hiérarchie druidi- (jw.qae trois ordres distincts : les Druides «les Orales, formant la classe sacerdotale, et les Bardes. — Les Druides étaient les premiers de la hiérarchie. En eux résidaient la iB*»anee et la science. — Les Ovales, interpoles des Druides auprès du peuple, étaient •harpes de la partie extérieure du culte et do Il célébration des sacriûces. — Les Bardes resservaient dans leur mémoire les généalogie; et l*s traditions nationales. Ils célébraient les exploits des guerriers.

L'intimiion des Druides remontait à la ploi haute antiquité. Les Druides étaient à U (os les ministres de la religion el de la justice: et, en l'absence de toutes lois écrites, ils «lient ainsi réellement le» régulateurs itolw.Wi maîtres de toute la nation. Ils conconrurolà l'élection des chefs et des magis- 'ra:s ; cçut-ci no pouvaient convoquer l'assemblée générale de la nation sans avoir obtenu letir aveu. Ils jugeaient les crimes, ils déridaient toutes les questions soulevées sortes possessions territoriales el sur leurs liaitfs. Ils décernaient les récompenses et appliquaient les peines. La plus grande des peines était l'interdiction des sacrifices. L'inlerdit élaîl regardé comme impie; chacun Je foyait ; il ne pouvait remplir aucun cmp!'i, il n'avait plus mime aucun droit à la prolec.'i'in de la justice. Les Druides étaient ïxempts de contributions, de service militaire et de toute autre espèce de charge. Afin «le mieux conserverie respect qu'ils inspirent, cl pour assurer davantage leur autorité, ils s'environnaient de mystère et «" t»curilé; ils établissaient leur séjour dans épaisses et antiques forêts. On ne faisait fJiori sacrifice en leur absente ; leur intercession était iodispensable pour invoquer I'* faveurs célestes ; leur opinion décidait «* la guerre ou de la paix. Leur influence »r les Gaulois était tell»*, qu'ils pouvaient, ta *e jetant au milieu de deux peuplades ^posées à combattre, empêcher une bannie prèle à se livrer.

les Druides avaient un chef électif, toutpuissent parmi eux et sur le peuple. Ils se

HI Cet article est tiré en grande partie du dcuxiéuu

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réunissaient tous les ansen uneassemblée solennelle, dans le pays des Carnules ; le lieu de leur réunion parait avoir été Lèves, près de Chartres, qui éluil regardé comme le centre de la Gaule celtique. Ils ava eut aussi un autre point d'assemblée annuelle dans le pays des Eduens, près de Bibracle, sur une colline qui est nommée encore le mont Drus Dreux et quelques autres villes de France indiquent aussi, par leur nom, des lieux do résidence ou d'assemblée des Druides.

Nulle condition dans l'Etat n'était plus noble ni plus digne d'envie. Les parents s'empressaient de briguer pour leurs enfants l'honneur d'élro admis dans le corps des Druides. Mais les études, qui duraient vingt années avant l'initiation, étaient aussi pénibles que longues. Les élèves devaient apprendre et conserver dans leur mémoire un grand nombre de vers contenant toule la doctrine druidique, et qu'il était défendu d'écrire.

Les Druides enseignaient que la matière et l'esprit sont éternels; que la substance de l'univers reste inaltérable sous la perpétuelle variation des phénomènes, où domine tour à tour l'influence de l'eau el du feu ; qu'enfin l'âme de l'homme est soumise à la métempsycose. A ce dernier dogme se rattachait l'idée morale de peines el de récompenses; ils considéraient les degrés de transmigration inférieurs à la condition humaine comme des états d'épreuve et de châtiment. Ils croyaient à un autre monde, à un mon le de bonheur, où l'âme conservait son identité, ses passions, ses habitudes. Aux funérailles, on brûlait des lettres que le mort devait lire ou remettre a d'autres morts. Souvent même on prétait de l'argent qui devait être remboursé dans l'autre vie.

La métempsycose el la vie future faisaient la base du système des Druides, mais leur science ne se bornait pas à ces deux notions ; ils étaient métaphysiciens, physiciens, médecins, sorciers, et surtout astronomes. Lour année se composait de mois lunaires ; ce qui faisait dire aux Romains que les tiaulois mesuraient te temps par nuits el non par jours. La médecine druidique élail uniquement fondée sur la magie. Il fallait cueillir le samolus (mouron d'eau) à jeuu el de la main gauche, l'arracher de terre sans le regarder, et le jeter de même dans les réservoir* où les bestiaux allaient s'abreuver, el où il dev (il leur servir de préservatif contre les maladies. On se prép .rail à la récolte du selago (savinier) par des ablutions el par une offrande de pain el de vin : ou pariait nu-pieds, habillé de blanc; sitôt qu'on avait aperçu la plante, on se baissait comme par hasa d, cl glissint la main droite sous le bras gauche, on l'arrachait sans jamais employer le fer, puis on l'enveloppait d'un linge qui ne devait servir qu'une fois. Un autre cérémonial était prescrit pour la verveine. Mais le remèJe universel, la panacée, était.

rolurae de la France initoresqtie, par M. A. Hugo.

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*e gui. Les Druides croyaient que cette plante parasite était semée sur le chêne par une mai 11 divine: l'union <le l'arbre sacré avec I » verdure éternelle du gui était à leurs yeux un vivant symbole du dogme de l'intînoilalité. <>n cueillait le gui en hiver, à I époque de sa floraison, lorsque ses longs rameaux, ses feuilles vertes et ses (leurs jaunes, enlaces à l'arbre dépouillé, représentent mieux l'image de la vie au milieu de la nature morte. C'était le sixième jour de la lune qu'il devait être coupé: un druide, en robe blanche, montait sur l'arbre, une serpe d'or à la ma m, et tranchait la racine de la plante, que d'autres Druides, placés au-dessous, recevaient dans un voile blanc. Ensuite on immolait deux taureaux bl mes. Les Diulles prédisaient l'avenir d'après le vol des oiseaux et l'inspection des entrailles des victimes. Ils fabriquaient aussi des talismans, tels que ces chapelets d'ambre que les gueriiers portaient dans les batailles, et qu'on retrouve dans les tombeaux gaulois; le plus recherché de ces talismans était l'œuf de serpent. « Durant l'été, dit Pline, on voit se rassembler dans certaines cavernes de la Gaule des serpents nombreux, qui se mêlent, s'entrelacent, et avec leur salive, jointe à l'écume qui suinte de leur peau, produisent cette espèce d'œuf. Lorsqu'il est parfait, ils l'élèvent et le soutiennent en l'air par leurs sifflements; c'est alors qu'il faut s'en emparer, avant qu'il ail touché la terre. Un homme, aposte à cul effet, s'élance, nçoit l'œuf dans un linge, saute sur un cheval et s'éloigne à toute bride; les serments le poursuivent, jusqu'à ce qu'il ait mis une rivière entre eux et lui. » L'œuf de serpent devait être enlevé à une certaine époque de li lune; on l'éprouvait en le plongeant dans l'eau; s'il surnageait, quoique entouré d'un cercle d'or, il avait la vertu de faire gagner le* procès, et d'ouvrir un libre accès aupi es des rois. Les Druides le portaient au cou, richement enchâssé, et le vendaient à très-haut prix. On suppose que cet œuf merveilleux n'était autre ihosc que la coquille blanchie «l'un oursin de mer.

7/iun, T/Kut, Teututts, était le Mercure gaulois, te Jupiter ou dieu suprême suivant quelques auteurs. — l'urunn, Tarants, l'esprit de la tondre, était, suivant d'autres, le dieu «lu ciel, le m. «leur et l'arbitre du monde. — Heu» ou Hésus, présidait à la guerre. — Jitlenus, lie! ou Jirlcn, le soleil, faisait naître les piaules salutaires et était le dieu de la médecine. — Dis, le dieu des enfers, s'il faut ru croire Jules César : usais il «lait plutôt le dieu suprême, le dieu qui n'était représenté par aucune image. — L éloquence cl la ; oesie avaient aussi leur symbole dans <i»jtmus, i'lit rcule gaulois, arme de la massue < t de l'.trc, el entraînant après lui des hommes i.Uachi s par l'oreille a d» s (haines d'or et d'ambre qui sortaient de sa bouche. Les Cauluis avaient en ouï e une mul ilinhs <h- >'iv nilès locales, dont ou lionve encore les noms sur ililïerenls monuments.

Il paraît que. dans le principe, les Gaulois a-aici.t Jes ulm ts matériels, des pho-

iiomènes. des agents de la nature, tels que «les lacs, «les fontaines, des pierres, des vents, en particulier le terrible l.irck le vent de ctv. bien connu en Languedoc). Ce culte grossier fii", avec le temps, élevé el généralise, ('.es êtres, ces phénomènes eurent leurs génies; il en fut de même des lieux et îles tribus. De là, Yosn/e, déitica'iou des Vosges; J*ennin, des Alpes; Ariluinnr, des Ardenues. De là, le génie des Arvernes ; Bibrat lr, déesse et cité des Lduens; Aventia, chez les Helvètes; Xe'matsus (Nimes), chez les Arécomiques, etc., etc.

La religion druidi«|ue avait sinon institué, du moins adopté el maintenu les sacrifices humains; on prenait pour victimes des prisonniers de guerre. Ouclques peuples celles immolaient les étrangers qu'une tempête ou que que autre accident faisait tomber entre b urs m lins ; d'autres, des vieillards infirmes el décrépits. Ailleurs on choisissait les victimes par h; sort. Ces sortes de sacrifices s'étaient extrêmement multiplies chez les Gaulois par l'effet de leur attachement aux pratiques de b ur religion, et par celui de la doctrine des Drui les, qui enseignaient que la vie de l'homme ne pouvait être rachetée que par celle de sou semblable. Quiconque se crovail en danger de mort, faisait vœade s'immob r lui-même dans un certain temps, s il ne pouvait sacrifier d'autres hommes à sa place. Dans les sacrifices offerts au nooi des cités cl des peuples, on immolait des criminels, comme les victimes les plus agréables â la divinité. A leur défaut, on prenait des innocents, apparemment des esclaves, ou i es gens séduits par les promesses des Druides. Le, prêtres perçaient la victime audessus du diaphragme, el liraient leurs pronostics de la façon dont elle tombait, des conv ulsions des membres, de l'abondance et de la couleur du sang. Quelquefois ils la crociiiaienl à des poteaux dans l'intérieur des s .indu ai: es, ou faisaient pleuvoir sur elle, jusqu'à la mort, une nuée de flèches et de dards. Souvent aussi ou remplissait un colosse eu osier d'hommes vivants; un prêtre y me lait le feu, cl tout disparaissait dans des llo s ite fumée et de 11 unmes. Ces horribles offrandes étaient remplacées fréquemment par d s dons votifs. Comme quelquesuns île-, peuples primitifs de l'Amérique, les Gaulois jetaient des lingots d'or et d'argent dans les lacs.

Ils immolaient aus>i des animaux, particulièrement des chevaux el des chien*. Au lieu d Vgorger le.s v ictime», il leur était plus ordinaire de les assommer ou de les e Iran trier. 1U ne bruinent aucune partie des animaux qu'tis av. lieu! sacrifiés. A proprement p.irler, lis n'en offraient aux .lieux que la vie, ou Util au pies la d te que l'on suspendait à un an re consacre. Après quelques prières que le sji r lie it< ur prononçait st r la victime, soit en l'olVraul, soit en la di-séq liant, il la reu a t a celui qui l'avait présentée, pour la manger av e ses parents cl ses amis, dan» le sanctuaire même où elle avait été immolée. Ainsi les sacrifices cl les assemblées re-

dilTio.nnaii'.l; ni s uci.ic.ion*.

ligieuses Onissalent toujours par un festin.

Soos la domination romaine, la plupart des Gaulois, cédant à l'influence d'une relifi«a plus riante et plus douce, secouèrent le }oag despotique des Druides. Pendant le coQsalalde Cornélius Lentulus et de Licinius Crissas, le sénat défendit par un décret tout sicrifice humain. Néanmoins , malgré cet èdit, malgré les ordres sévères des empereurs, malgré les efforts même de Claude, oui avait abjli le culte et le sacerdoce druidiques, les prêtes de Teutalès et d'Hésus cooiinoèrent longtemps encore à convoquer les fidèles au fond de leurs forêts et à y faire couler solennellement le sang des hommes. Après l'établissement du christianisme, on 1rs retrouve dans la Gaule et dans la Grande- Itreiagne, sous le nom caractéristique de Se- •ûju, Senani (prophètes et devins). Procope rapporte que Théodebert ayant pénétré en Julie à* la tète d'une nombreuse armée, et l'étant emparé du pont de Pavie , ses soldats offrirent en sacrifice les femmes et les enfants des Goths qu'ils avaient pris, et jetèrent leurs corps dans le fleuve, persuadés que celte inhumanité leur procurerait un heureux ♦accès; car, ajoute l'historien cité, les Francs, quoique chrétiens , observent encore plusieurs de leurs ^persiflions anciennes. Ils immolent des victimes humaines, el emploient dans leurs augures des rites exécrables.

En un mot, les Druides étaient si impérieux et si absolus, que, quand une assemblée avait été convoquée, ils faisaient mourir ircfUojiblcmenl celui qui y arrivait le dernier, afin de rendre les autres plus diligents. Utilitaire nous a conservé le nom d'un Druide fameux par sa cruauté : il s'appelait Berophikice monstre, enseignant l'analomie i ses disciples, faisait ses démonstrations noo sor des cadavres, mais sur des corps qu'il disséquait vivants, et l'on prétend qu'il opéra ainsi sur plus de sept ccits personnes.

DRUIDESSES , femmes gauloises ou celtes qui exerçaient la triple fonction de prêtresses, de magiciennes el de prophétesses. Il ne parait pas qu'elles fussent assujetties à une loi et à des règlements identiques, car les miiorims nous ont laissé à leur sujet les récits les plus contradictoires ; ici , la druidesse ne pouvait dévoiler l'avenir qu'à /■homme qui l'avait profanée; là, elle se rouait à une virginité perpétuelle ; ailleurs , qooique mariée, elle était astreinte à de longs célibats, et ne pouvait voir son mari qu'une his Tannée. Elles avaient le droit d'offrir des sacn6ces et d'immoler des victimes, surtout en temps de guerre et en l'absence de leurs maris, car il arrivait souvent que les femmes des druides partageaient avec leurs époux les fonctions du sacerdoce. Il y avait même des sanctuaire» où les femmes seules pouvaient offrir des sacrifices et répondre, de la part de la divinité , à ceux qui venaient consulter l'oracle : tel était le sanctuaire des Namnèles, situé à l'embouchure de la Loire , dans un des Ilots de ce fleuve. Quoiqu'elles fussent mariées , oui hotntnc n'osait approcher de

leur demeure ; c'étaient elles qui, à des époques déterminées, venaient visiter leurs maris sur le continent. ,A Séna (Ile de Sain) était l'oracle célèbre des neuf vierges terribles , appelées Sènes , du nom de leur tic. Pour avoir le droit de les consulter, il fallait être marin et avoir fait ce pèlerinage dans ce seul but. Ces vierges connaissaient l'aveuir; elles guérissaient les maux incurables ; elles prédisaient et provoquaient les tempêtes. — Quelquefois ces femmes devaient assister à des sacrifices nocturnes , toutes nues , le corpa teint de noir, les cheveux en désordre , s'a— gilant dans des transports frénétiques.

La principale fonction des druidesses était de consulter les astres , de tirer des horoscopes et de prédire l'avenir, le plus souvent ar l'inspection des entrailles des victime» umaines qu'elles égorgeaient. Slrabon nous a conservé le détail de ces sanglantes cérémonies telles qu'elles étaient pratiquées chez les Cimbres, qui étaient une branche des anciens Celles. «Dans ces occasions , dit-il, les druidesses s'habillaientde blanc; elles étaient déchaussées et porlaient une ceinture d'airain. Dès que les Cimbrea avaient fait quelques prisonniers , ces femmes accouraient l'épée à la main, jetaient les prisonniers par terre et les traînaient jusqu'au bord d'une citerne, à côté de laquelle il y avait une sorte de marchepied sur lequel se tenait la druidesse officiante. A mesure que l'on amenait devant elle un de ces infortunés , elle lui plongeait un long couteau dans le sein el observait la manière dont le sang coulait. Les autres druidesses qui l'assistaient dans ces fondions , ouvraient les cadavres , en examinaient les entrailles , et en tiraient des prédictions qui, communiquées à l'armée ou au conseil, servaient à diriger les opérations les plus importantes. Les druidesses de la dernière classe avaient coutume de tenir des assemblées nocturnes sur le bord des étangs et des marais. Là, elles consultaient la lune et prati |uaieol un grand nombre de cérémonies superstitieuses. »

Les druidesses étaient encore pkis respectées chez les Germains que chez les Gaulois. Les premiers n'entreprenaient rien d'important sans avoir consulté ces prophétesses , qu'ils regardaient comme inspirées ; el quand ils auraient été cert.iins de la victoire, ils n'auraient osé livrer bataille, si les druidesses s'y et tient opposées. On a recher» ché quelle pouvait être l'origine de celte grande vénération qu'inspir.iicnt ces sortes de femmrs. On peut conjecturer que les Germains, presque toujours retenus loin de chez eut par des expéditions militaires, con fiaient à leurs femmes le soin des malades et des blessés ; que ces femmes, dans le cours de leurs occupations paisibles, eureol occasion d'étudier les vertus des herbes et des plantes, dont elles se servirent ensuite pour opérer des choses qui tenaient du prodige; qu'elles joignirent à ces connaissances des observalions superstitieuses sur les astres, le vol des o seaus , le cours des rivières, par le moyen desquelles plusieurs des plus habile» yurviu

rcni à se faire passer pour inspirées, et liront quelques prédictions continuées par le hasard.

I.e pouvoir des druidosscs sur l'esprit dos Gaulai* dura, malgré 1rs édita des empereurs et i.«s préceptes du christianisme , bien plus longtemps. que celui des druides. On les voit encore au temps des rois de la seconde race, sous les noms redoutés de fanœ, fntaœ qnllir»p, exerçant un grand empire sur l'esprit des Gaulois et même sur celui des Francs. Le peuple les croyait initiées à tous les secrets delà nature; il les supposait immortelles. On leur attribuait le pouvoir de métamorphoser les hommes en aniinauv de toute espèce , surtout en loups. Le bonheur des familles dépendait, disait on, de leur amitié ou de leur haine, l'our donner plus de force à ces croyances superstitieuses . elles établissaient |, ur demeure dans dos lieux cachés ; elles habitaient au fond des puits desséches, dans le cr.ux «les cavernes, aux bords des torrents. Ce «ont elles nui figurent sous lo nom de fées dans toutes nos traditions populaires : ce son! les héroïnes de ces contes merveilleux dont on amuse encore les enfants; peut-être même plusieurs des sorcières qui furent brûlées dans le moyen âg ; étaient les derniers restes des druidesscs.

DIU'ZKS, secte d'Orientaux, que l'on rattache eommi nén-ent au musu.'manisme , quoiqu'elle ait a*scz p u de rapport avec les mahométans, et qu'elle anathëmatise Maho.net lu -même: < ependanl elle est sortie dt» sein de l'islamisme avec lequel elle a fait scission.

On peut partager tous les musulmans en deux grandes branches principales: 1rs Sunnites nu orthodoxes, et les S, ht, 1rs ou schismaliques. Les premiers reconnaissent comme successeurs légitimes du pouvoir temporel et spirituel de Mahomet les quatre premiers khaliles , Ahoubekr, Omar, Oihmati et Ali. puis Moawïa. chel des kha ifcscJe la d\n astie des Ommiadcs ; les scl.i,teS regardent :es tiois premiers comme des usurpateurs qui ont exercé le souverain pouvoir au détriment d Ali , seul héritier légitime du prophète , et n'admettent que celui-ci et ses de.s. en lants en qualité \Vi moins véritables, c'est-à-dire de souverains pontifes ; or ces imams sont, d'après |, s schiites, au nombre de douze , savoir :

1. Ali , eou«.j|i <q gemlre de Mahomet ; ± JLe.au, fils aine d'Ali; 3- Hosein. lils cadet d'Ali;

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