Mohammeii llaquir, lils de Zéind-U,din
o\ Djafar Sadie. fils de Mohammed Ha |uir; 7. Monsa , lils de Djafar ;
Ali Itidha, fils de Monsa ; °. Abou-Djafar Mohammed, lilsd'Ali UjJha- 10. Ali Askeri. liisd'Abou-Diafar; H. Ilasan Askéi i, (ils d' \li Askei i; 12. Mohammed Mehdi, lilsd'II isan Askéri, qui disparut dans son enfance , et que les
I>KS I.PLICIDNS.
schiites supposent encore vivant, mais caché. Voyez Schiitks, Imam. Meiidi.
Mais il s éleva un nombre presque infini de sectes parmi les schiites : l'une d'entre elles reconnut les six premiers imams comme légitimes , mais elle s'écarta de l'opinion commune en admettant que l'imamat avait passé de Djafar Sadic, non point à Monsa , mais à Ismail. autre (ils de Djafar, d'où elle prit le nom d'Ismaéliens. Cette secte se propagea rapidement dans la Syrie, l'Arabie et la Perse, ci devint ennemie acharnée des autres musulmans. Voyez Ismu liens.
Obéid Allah, un des descendants d'Ismaïl, parvint à fonder dans l'occident une dynastie puissante qui prit le nom «le Fafi'm ïe, du nom de Falima , (il le île Mahomet . épouse d'Ali .1 mère des Imams ; el il réussit à la consolider au moyen de l'enseignement secret et de neuf degrés d'initiation par lesquels on passait avant de parvenir au grade d'adepte. San descendant , Mo ezz Lidin-Allah , troisième khalife fatimile , s'empara de l'Egypte et d'une grande partie de la Syrie et de l'Arabie. A son lils Aziz .succéda Hakernltiamr-Allah , khalife in-ense, qui se lit passer pour la divinité. La dynastie des Falimites avait toujours emplo) é . comme tous les Ismaéliens , des missionnaires ou dais pour se faire des partisan*. Or, parmi les dais de Hakem se trouvait ILimza qui, connaissant le dénie du khalife de se fau t» passer pour dieu , travailla av.c ardeur à lui pn>curer des adorateurs, d >ns l'intention , sans doute, de se faire chef de secte, tout en gageant la laveur d" sou maître, Gâeeà son zèle el à la terreur qu'inspirait Hakein, celte nouvelle religion se propagea rapidement dans l'Afiique, l la:yp;e, la Sv rie . l'Arabie , et pendra même dans l'Irac; mais, à la mort
de l'objet de h ur adorati elle s'éteignit
dans toutes ces contrées, excepté dans les montagnes du Liban . où les Druzcs la conserver, nt avec /èle. C'est ici le lieu d'exposer h s doeti ines de celle secte, (elles que lîam/a les enseignait , et nous ne saurions mieux faire que d'eu reproduire le sommaire que M. de Saev a donne ni commencement de Min inlPMl iclion a l' Iix/wsé de la re.iyion (/es J)ru:>s.
« lu conuaitre un seul Dieu sans chercher à pénétrer la nature de sou être et de ses attributs; confesser qu'il ne peut être ni sni»i par les sens ni être défini par les discours; croire que la divinité s'est montrée aux hommes , à différentes époques , sous une forum humaine, san, parti, iper à aucune des lai blesses e> des imperfections de l'humamle; qu'elle s'est fait voir au commencement du v siècle de l'hégire sous la forme de lialiem Uiamr-AMah ; que c'est la la dernière il»? ses manifestations, après laquelle il n'y en a p us aucune à attendre; que Hakem a disparu en l'an Ml de l'hégire , pour éprouver la loi de ses serviteurs, donner lieu a l'apostasie des hypocrites et de ceux qui n'avaieni embrasse la vraie religion que par 1 espoir des récompenses mondaines el passagères; que, dans peu. il va reparaître plein
dr f loire el de majesté, triompher de tous k» fooemis, étendre son empire sur toute La lerre, et rendre heureux pour toujours ses itorateurs fidèles ; croire que Y Intelligence wintrirlU est la première des créature;) de Defl.il seule production immédiate de sa writ-puùsance; qu'elle s'est montrée sur la lent à l'époque «le chacune des manifesta* boude la divinité, et a paru enfin, du temps it Hakem , sous la Ggure de Hamxa, flls û Ahmed ; que c'est par son ministère que tagtes les antres créatures ont été produits; qoe Hamza seul possède la connaisunre de (ouïes les vérités ; qu'il est le pre— œw ministre de la vraie religion , et qu'il oramonique immédiatement ou médiatem>ot aux autres ministres et aux simples ■Mêles , mais dans des proportions différeni«. 1« connaissances et les grâces qu'il recatde ladivinilé , et dont il est l'unique cauhque lui seul a immédiatement accès auprès de Dieu et sert de médiateur aux autres jikuteors de l'élrc suprême ; reconnaître «/te Hamza est relui à qui Hakem conQcra v>i glaive pour faire triompher sa religion, Diacre tons ses rivaux, et distribuer les ré- (impenses et les peines suivant les mérites
chacun; connaître les autres minisires de la religion et le rang qui appartient à chacun drai; leur rendre à tous l'obéissance et la toomUsion qui leur sont ducs; confesser que takslrtiaies ont été créé -s par l'Intelligence Bttittrielle; que le nombre des hommes est loujoonle même, et que les âmes passent loccmivemenl dans différents corps; qu'elles s'elttenl, par leur attachement a la vérité, » w tW?ré supérieur d'excellence, ou s'avili»*ï«l cd négligea ut ou abandonnant la médita tôt ses dogmes de la religion; pratiquer la i*pl commandements que la religion de Hamti impose à ses sectateurs, et qui exige deui principalement la véracité dans les pirolf», la charité pour leurs frères, le renootemenl à leur ancienne religion, la rétçnalion cl la soumission la plus entière aux 'uiomés de Dieu ; confesser quo toutes les f .lisions précédentes n'ont été que des figure- fias ou moins parfaites de la vraie reli— ?'<>": qoe tous leurs préceptes cérémoniels «Musique des allégories, cl que la manil'sijiion de la vraie religion entraîne l'abrogation de toutes les autres croyauces; tel «'.fn abrégé, le système de la religion eni^soée dans les livres des Oruzes, dont H^im est le fondateur, et dont les sectaifori ton! nommés unitaires.
Lue telle doctrine ne devait pas subsister longtemps sans éprouver des altérations; en même du vivant de Hamza, et malgré w* efforts, l'imm rali té commença à s'y introduire, et il parait que le veau , emblème
ennemis de ce culte, est devenu, par une conversion étrange mais naturelle , un des **jeli de l'adoration des Oruzes. M. de Sacy * était réservé de traiter celte question dans un livre séparé, mais sa moi t l'a empêché •e se livrer à ce travail.
Entrer dans les détails de cette religion Qécessiiorait uue dissertation presque aussi
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longue que les deux volumes de M. de Sacy; c'est pourquoi nous nous contenterous d'insérer ici le formulaire ou catécliismedes Druzes, que nous empruntons tant à la Relation historique des affaires de Syrie, par M. Laurent, qu'à V Exposé de la religion des Druzes; il donnera une idée des doctrines professées par ce peuple, mais il ne les dévoile pas d'une manière complète , car ils oui une doclriue isolérique qu'il a été jusqu'ici impossible de pénétrer, el qui n'est connue que des seuls uquels ou initiés.
Formulaire ou Catéchisme des Druzes,
Demande. Elcs-vous Druze?
Réponse. Oui , par la grâce de notre seigneur Hakem fiiamr-Allah.
D. (Ju 'est-ce qu'un Druze?
H. C'est celui qui adore notre seigneur Hakem , l'aulcur de toutes choses.
D. Que nous commande-l-il?
R. De l'adorer, de dire la vérité , et d'observer les sept commandements.
D. Qu'esl-ce qui est permis, et qu'est-ce qui est péché ou injuste?
R. Cuqui est permis ou juste, c'est l'instruction des spirituels, la nourriture des cultivateurs et des ouvriers; ce qui est péché ou injuste , ce sont les richesses qu'envahissent les rois , la nourriture des infidèles el les biens des morts, que se sont appropriés les moines.
D. Kn quel temps a paru notre seigneur Hakem?
R. En l'année 400 de l'hégirede Mahomet.
D. Comment a-t-il paru?
R. En se faisant passer pour un descendant de Mahomet , afin de cacher ainsi sa divinité.
D. Pourquoi a-t-il caché sa divinité?
R. Parce qu'il jouissait alors de peu de considération, el que ses amis étaient eu petit nombre.
D. Quand s'csl-il manifesté en faisant connaître sa divinité?
R. Eu la huitième année après 400.
D. Pendant combien d'années sa divinité est-elle demeuVée manifestée?
R. Pendant la huitième aunée en entier. Elle s'est cachée pendant la neuvième année, parce que c'était un temps d'épreuve et de secret. Elle s'est manifestée de nouveau au commencement de la dixième el pendant la. onzième. Ensuite elle s'est encore cachée au commencement de la douzième , el elle ne doit plus reparaître jusqu'au jour du jugement.
D. Qu'entcnd-on par le jour du jugement? ' R. On entend le jour où il doit paraître avec son humanité, et exercer ses jugements sur les hommes avec le glaive et d'une manière rigoureuse.
D. Quand et comment cela arrivera-l-il ?
R. C'esl une chose que l'on ignore, mais il paraîtra Certains s gues qui leionl connaître ce moment.
1). Quels seront ces signes ?
R. Ce sera qu iml tous verrez les rois gouverner selon leurs fantaisies, el les curé-
ACTIONNAIRE DES RELIGIONS
liens avoir ic dessus sur le» musulmans.
D. Dan» quel mois cela arrivcra-t-il ?
H. ad mois de djoumada ou de redjeb , suivant le calcul de ceux qui suivent l'ère de l'hégire.
1). Quel jugement cxerei ra-l-il sur les hommes des différentes secîcs et religions?
R. Il tombera sur eux avec le glaive et avi c rigueur, et les fera tous périr.
D. Qu'arrivera-l-il lorsqu'ils auront péri?
R. Ils reviendront au monde en renaissaut une seconde fois par la métempsycose , et ensuite il les jugera comme bon lui semblera.
D. Comment les jugcra-t-il
R. Ils seront dit ;sés en quatre classes , savoir : les ch éliens, les juifs, les apostats et les unitaires.
D. Comment ebaque classe sera-l-elle subdivisée ?
R. Parmi eux , les chrétiens , ce sont les nosaïris et les moutawélis; les juifs, ce sont les musulmans; et les apostats, ce sont reux qui ont abandonné la religion de noire seigneur Hakem, digne de louange.
D. Comment lrailera-l-il les unitaires?
R. Il leur donnera l'autorité , le gouvernement , la puissance , les richesses, l'or et l'argent, et ils seront, dans le monde, émirs, pachas et sultans.
D. Comment lraitera-l-il les apostats?
R. Le châtiment qu'ils éprouveront sera extrémemeo' douloureux; il consistera en ceci : (oui ce qu'ils mangeront et ce qu'ils boiront sera amer; ils vivront djos l'assujettissement et seront soumis à des travaux pénibles sous les unitaires ; il eur fera porter un bonnet de peau de cochon de la hauteur d'une coudée; ils porteront tous à leurs oreilles des anneaux de verre noir, qui, dans l'été , les brûleront comme le feu , et, dans l'hiver, leur paraîtront aussi froid» que la neige. Les juifs et les chrétiens subiront les mêmes peines ; mais elles seront moins rigoureuses.
D. Combien de fois no're seigneur Hakem a-l-il paru sous une forme corporelle?
R. Il a paru de la sorte dix fois , et il a porté le nom des lieux (c'est-à-dire des personnaces humains) dans lesquels il a paru. Ce sont : Ali, Albar, Alya , Moïll , Caïm , Moei7, Aziz, Abou-Zakarya, Mansour, Hakem.
D. En quel endroit a paru le premier de ces lieux f
R. Dans l'Inde, en une ville appelée Tchinmatchin.
D. Où a j aru Albar?
R. En Perse, dans une ville nommée Ispahan. C'est à cause de cela que les Perses disent Bar-Khodax il). Alya a paru dans le Yémen; Moïll, dans le Maghreb; il était sous la figure d'un homme qui louait des chameaux et qui en possédait plus de mille. Kaïm a paru dans le Maghreb , dans une ville nommée Mebdijn ; de là il est venu en Egypte, il y a mani:esté sa divinité, et y a construit uo port uommé Raschida; Abou-Zakaria et
Mansour ont paru, l'un et l'autre, à Mantou. rya. Le nom de Mansour était Ismael.
D. Combien de fois a paru Hainza, et quels noms a-t-il portés?
R. Il a paru dans loutes les révolution*, depuis A'Iam jusqu'au prophète Ahmed ^Mahomet), sept fois en tout.
D. Quel nom a-t-il porté chaque fuis ?
R. M époque du siècle d'Adam, on leooamnil.Sc//ofni/; du temps de Noé, on rappelait Pytlmgore; du temps d'Abraham, ioa nom était Davd; il se nommait Schottib, do temps de Moïse; du temps de Jésus, il était le vrai messie et se nommait Eliaiar •„ du temps de Mahomet, on l'appelait Salmon le Persan ; enfin on le nommait Salrh, du temps de Saïd.
D. Quelle est i'étymologie du mol Dmut
R. Le mot Druze signifie étudier; il a et.? adopté par ceux qui ont embrassé et reconnu la religion de notre seigneur Haketn Biamr- Allah, fils d'Ismaël, c> lui qui a apparu par sa propre volonté, de lui-même à lui-iné.uo, dans un état semblable au notre.
D. Que signifie ce mot yak dont se scrvml les femmes parmi nous, et weh dont se servent les hommes pour jurer?
R. Sachez que pour les femmes il y a ira nom féminin, et pour les hommes un son masculin. Cet usage n'a d'autre but que de supprimer et d'abolir le serment; car yah u gmfic indifféremment oui et non; c'est pourquoi on dit lu yah et ei yah, ce qui est U même chose que si l'on disait ya akhi noms (oui, mon frère), et yi akhi la (non, won frère). 11 en est de même quand ou dilei wA et la tceA , sachez cela.
D. Quel est notre but quand n us parlow avec éloge de l'Evangile ?
R. Moire but en cela est de glorifier le non d'Alkaïm*Biamr*Allab, qui c*l le même qoe Hamza; car c'est lui qui a enseigné l'Evangile. D'ailleurs nous sommes obligés d'approuver devant les hommes, de quelque religion que ce soit, la croyance dont ils focl profession. Outre cela, l'Evangile est fonJ< sur une sagesse divine, et son sens allégorique figure la religion unitaire.
D. Pourquoi, lorsqu'on nous interrogea ce ^ujet, rejetons-nous tout autre livre goe le Coran?
R. Sachez qoe, comme nous sommes obligés de nous cacher sous le voile du mahonielisme, il faut nécessairement que nous recevions le livre de Mahomet. Nous n'encouronj aucun reproche maintenant en faisant celanon plus qu'en faisant les prièns quel'1" récite aux funérailles des niorl«, par la seule raison qu'il faut que nou* tenions notte croyance cachée ; car la religion dont noos faisons une profession extérieure exige cela de nous.
D. Que devons-nous dire au sujet des martyrs dout les chrétiens vantent le courage et le nombre?
R. Nous disons que Hamza n'a pas ju.v » propos de les reconnaître; qu'au contraire
M) Itnr-Ktiodat est en persan, un des noms de Dieu.