‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 175 sur 365 · DUA 5S · texte numérisé non relu

DUA 5S

les voyageurs allument en l'honneur de Dsisoo. Avant que de les allumer et d'offrir quelque chose à ce dieu, on doit se laver les mains ; cl pour c< t effet, il y a toujours un bassin plein d'eau à quelque distance de l'idole. Au pied de la 'statue on voit quelquefois trois singes, dont l'un se bouche les yeux avec lt s patles de devant, l'autre les oreilles, et le troisième la bouche. C'est, diton un emblème qui enseigne qu'il faut se mettre en garde contre trois sortes >le fautes que l'on peut contracter soit en voyant, soil en entendant, soit en proférant des choses impures. Souvent les mendiants sollicitent la charité des voyageurs pour 1 amour de ce dieu, dont ils ont soin d'entretenir les images.

DUALISME. 1. Système religieux qui admet deux principes, deux d eux ou deux êtres indépendants, dont l'un est le principe du bien et l'autre le principe du mal.

Cetle opinion, que Ton peut regarder comme la première et la plus antique hérésie de la religion naturelle et primitive, a eu son origine dans un point de loi , dans un dogme révélé. Si les dualistes se fussent contentés d'enseigner qu'il y a dans le mondo un esprit mauvais qui lutte contre l'œuvre do Dieu, et qui cherche à opprimer sa créature, leur doctrine eûtélé irréprochable, conforme à la révélation et aux saintes Ecritures. Mais ils prétendirent que ce mauvais esprit ét lit égal au bon, indépendant du bon,incré6 comme lui, ou du moins procédauteoinme lui d'une cause nécessaire, et voi à « n quoi ils errèrent.

On a coutume de faire remonter la conception du dualisme aux mages des Persans; Hyde croit pourtant que l'opinion de deux principes indépendants n'est qu'un sentiment particulier d'une secte des Perses, qu'il appelle hérétique, et que l'ancien sentiment des mages était semblable à celui des. chrétiens, touchant le diable et ses anges.

Le dualisme a été extrêmement répandu.

Plutarque croit qu'il a été l'opinion constante de toutes les nations et des plus sag> s d'entre les philosophes. Il l'attribue, dans son livre d'Isis cl d'Osiris, non-seulement aux Persans, mais encore aux Chaldéens, aux Egyptiens et aux Grecs. En effet les Egyptiens appelaient ledieu bon Os/ri*, elle mauvais Typhon; ils les symbolisaient encore sous les attributs de la lumière et des ténèbres; les Persans avaient leur Oromazd et leur Ahriman ; les Grecs, leurs bons et leurs mauvais démons; les Romains, leurs Joves et leurs Vejoves, cYstà-dire leurs dieux bienfaisants et leurs dieux malfaisants. Les astrologues exprimèrent lo même sentiment par des signes et des constellations favorables ou mal gnes ; les philosophes, par des principes contraires, et en particulier les pythagoriciens, par leur monade et leur dyade.

Ce ne >onl pas seulement les pcupl- s civilisés de l'ancien monde qui ont professé la dualisme; celte croyance est encore répaudno dans une multitude decontrées barbares. Les nègres du Congo ont leur Zamhi on pon;on et learZain6ian-6i; toutes !< s peuplades' de

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l'Amérique «lu Nord adorent Matc'i'Munitnn conjointement avec h'itrlu Manitou ; il n'y a pas jusqu'aux «.'im.i^i's «!e l'Aitslralie qui ne crovent en h'^i/nn el en Pot- , uni. Lue multilude «I autres peuples adirn l!i i.l égalcmci.t •leux principes, l'un b'iii cl l'autre mauvais; el , dans plusieurs «moines, c'est le mauvais principe qui compte un plus grand nombre «l'adoi aieui s , parce q Vil est plus redouté que le l'on.

2. Il y a une autre sorîe de <h:n!i ne , qve j'appellerais plutôt <nt<>lt!>:. el qui consiste à admeltre deux principes, mm p is Opposes,

mais roncord.ini ou plutul se comph tant l'un par l'autre; ce sonl les ptiuci;es mâle «t femelle, ou Dit u cl la nature, le créateur et la matière, coclcrnels l'un à l'autre , que les anciens jugeaient néces-aire? | <»nr la procréation el la fécondation de l'univers. On le retrouve dans un grand nombre de religions anciennes, et même il a quelquefois subsiste simultanément av< c la conception des deux principes opposés, ('/est ainsi que les I g>ptiens avaient Osiris el l^U; les Assyriens Baalet Aslarlé ; les C.hahh ens, Crnuos eï Mylilla; chez les Grecs, le ("ici el la Terre, ou le Soleil el la Lune; chez les Indiens, le Linga et le Voni ; les Chinois les principes Yan et In. Voy. Owaii a.

3. Eiilm, les musulmans qui appartiennent à la se< le des inolazales, el qu'on nomme Tftanéiris , ne sont dualistes qu'en tant qu'ils enseignent que, dans les actions des Iminmcs, le bien vient de Dieu et le mal du c«eur humain.

Dl'KI.. 1. Le duel proprement dit a élé inconnu à loule l'antiquile païenne, comme il l'est encore à la plupart des nations du monde. Il a élé imp-Tlé dans nos contrées

!>ar les Barbares du Nord, qui \inrent jeter es fondements des nations modernes sur les ruines de l'empire romain : el, chose digne de remarque, les peuples les plus policés du monde oui conservé celle coutume cruelle, injuste cl sauvage, en dépil des lois divines et humaines. Bien plus, dans les siècles du moyen âge, le duel a élé non-seulement toléré, mais autorisé el i rescrit en certaines circonstances, par ceux-là mêmes qui avaient mission de l'empêcher et de le punir. Il faisait partie de ces épreuves judiciaires auxquelles on avait recours dans les causes embarrassées , el qu'on appelait pour cela, quoique fort improprement , juyement de Dieu.

Lorsque deux particuliers avaient ensemble quelque différend, et qu'on ne pouvait décider par les voies ordinaires de la justice lequel des deux avail raison, on leur accordait le champ, c'esî à-ilire qu'on leur permettait de se battre en champ clos, et celui des deux qui étail vaincu é ait censé avoir lort. Il en était de même lorsqu'une personne accusait une autre ne quelque crime, et qu'elle n'avait pas de preme» Militante-, pour appuyer sou ac> us.i lion : »>n ordonnait alors le combat entre i'.icensaleur <•• l'accusé. Si ce dernier succombait, il était réputé coupable : ainsi la force, la bravoure

e! l'adresse tenaient ah»rs lien d'mnorenr et de bon droit. Quiconque était linlale in l'art de l'escrime pouvait èlre impnnetncr se er t. Il y a sans «lo;!e lieu d'élir snrpr qu'un • telle manière de procéder .lit ;,• prouvée par des prélats et p i ; .-s. Ni. o la- I" appelait I duel jud.riaire un b-itim cou al au oti>e par le* loi-. Le r<a;«! \<x gène 111, auquel ou Reman iait »i l'on pn-j v(iit en lousi ienee permettre ces «orH d coinbaU, répondit qu'il fallait suivie hm liîiiie. Il y a plus ; les en lesia»ti pios cl le moines autorisaient par e .r exemple \ pratique d s diu ls. Pierre le C.li inlrè, qu et rivail vers UNO. dil que quelques EJi* juL'enl et ordonnent le duel, el bail roii:!u! Ire b s champions dans la cour de I evéquen- «le l'archidiacre. Sous le rè^ue «le Liun I J:*uue, les religieux "'e Sainl-iîenu iin-deî l'reà. dil Saint- Foix. ayant demande le dw pour prouver qu'ICtienne de .Marri av.iil ci lorl d'emprisonner un de leur* serî» . Ir d«>ux champions combattirent longtemps »f« un égal avantage; ma s enfin, a l'aile* Dieu, dit l'historien, le « lumpi-m de l'abbé emporta l'o il de so i adversaire, el l'ubli:e de confesser qu'il o' ai! vaincu.

la superstition croyait sanrlifier eescom bal-, en y mêlant plusieurs céreuuuiiM rcl» gieuses. L'auteur (|ue nous ten ns Je n(er rapporte quelques articles des rècl.-meitli de IMiili; pe le Hel sur le* duels, où l uuiodci mélange bizarre «d sacrilège. Il j c»t itt qu'au jour désigné, les deux r.-mha nu parti rôti l «le leurs masons, à cheval, la sière levée, el faisant porter devant er glaive, hache, épee, et autres armes rai»» nables, pour attaquer et se d< fendre ; qu'il niareheion' doucemeul, faisant de pisenp le signe «le la croix, ou bien ayant à la nw l'image du saint auquel ils ont le plu» 4 confiance cl «le dévotion; qu'ai ri» e« dan* ! champ clos, l'appelant, ayant la roai»»orl crucifix, jurera sur la foi du baptême, M sa vie, son âme et son honneur, qu'il tn avoir bonne et juste quere'le, et que d ail leurs il n'a sur lui, sur son cheval, ni en« armes, herbes, charmes, paroles, prtèrei conjurations, parti s ou incantations «lonl veuille se servir ; l'appelé fera le mémeid ment.

Kn Allemagne, dit le même auteur, o niellait un cercueil au milieu du champ cw L'accusateur et l'accusé se plaçaient, l'ot la tète, et l'autre au pied de ce rereneil, et restaient quelques moments en silence, a»M de commencer le combat.

Nous avons ai que le> clercs el lesmoM qunl manda ent ou acceptaient leiluelnecoa battaient pas par eux-mêmes, mais ch-.mu saient un champion qui se battit p'»ur eoi ii en était de même des femmes el de lou»« les personnes (jui ne pouvaient manier « armes.

J. Les Japonais ont une façon fort siftca I ère de procéder au duel, si huitef"» peut appeler «luel le suicide legd. Olut4g se < ro:l o :en é se fait une blessure, "«'' 3f> pulalijïi ou même sole la uc à lui-même

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et radrersaire est tenu d'en faire autant; il «I mouï que celui qui a reçu ce singulier cartel ait j«w8b manqué d'y répondre ainsi. Oiis uo exemple entre mille :

ta jourdeux seigneurs attachés au palais ny»gounse rencontrèrent dans l'escalier; fw descendait les degrés a?ec un vase vide, j'jDlre les muolait avec un plat destiné à la UbJe royaie. Le hasard fit que leurs sabres xieartèreol. C'était un bien misérable iofidcol; au lieu de passer sans y prendre (ttàe, celui qui descendait s'en fâcha. L'auto fil d«i excuses, ajoutant qu'après tout, le iibrur était petit, qu'il n'y avait au fond te cela que deux sabres qui s'étaient tourteietque l'un valoit l'autre. « L'un vaut l'autre 1 reprit l'offensé ; vous allez voir que m. i Et tirant son arme, il s'ouvrit le venin. >aui dire un mut, le second enjambe i't>caiier, couit pose r son plat sur la table ia roc, puis reveuanl essouflé vers son ad- »er>aire qui agonisait : « Sans le service du rnace, lui cria-t-il, je n'aurais pas tant urdi. Cn sabre vaut l'autre, » ajuuta-t-il tam k'élre aussi fendu le ventre.

Le oiéoie point d'honneur règne parmi le toupie. (Joe femme qui en veut à sa voitw ta »e pendre à la porte de celle-ci, pen- «*t h suit, ou se casser la téte sur la borne fcuinai>on; bien assurée que sa commère, tamani le cadavre en ouvrant sa maison le wiiii, ne manquera d'accomplir la mémo cbrmoote à la porte de son logis.

btbLLONA, ancien nom laiiu de Bellone, 4t n49>e qu'on disait ducllum au lieu de btlmm doute par rapport aux combats *igu.i<r» qui avaient lieu souvent autreton, loriqw des armées ennemies remet- & tut le uai des armes eutre les mains de deui eajoipioos.

WJOULS, t'e>t-a-dire parleurs , nom que «» ûjbdanls de l'Araucana , eu Amérique, taenia leurs magicieus, ou enchauleurs, fuiii consulteul dans toutes leurs allairea ■priantes.

Hb,ou DUS, dieu adoré autrefois dans la >r*»Jr Bretagne , dans la contrée habitée ■•'les firigantes. On ue le connaît que par 'bcnptiun d'un autel antique, trouvée à fnluid. Campden , qui la rapporte , croit k t'est un dieu topique, ou le génie des «fiotes, car les différentes peuplades de la '*d -Bretagne avaient alors chacune leur •^ne, 11 se pourrait aussi que Uuis lût le que le Dis des (jermaius et des Gaulois, t>t-a dire le dieu suprême. Voy. Dis.

H- CiN.STtS, hérétiques pailisans d'un mm* Dulcin, ou Douciu, né en Loinbardie, ^«plede Ségarel. Après la mort de son 4itrc, H devint chef de sa secte, connue *• le 0010 d'Apostolique; mais il enchéris- >*i encore sur les erreurs de ces sectaires, «tenant que tout devant être en commun ■ire les chrétiens, il eil permis de prendre le tod'aulrui, et que les hommes el les femm peuvent indifféremment cubabiler eninb4e. 11 parait qu'ils devinrent assez nom- «»*., et qu'ils commirent des désordres, * it pape Ql prêcher coutre eux uue croi-

Dictiov uiislUi.iGtoss.il,

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