‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 176 sur 365 · DUN · texte numérisé non relu

DUN

sade en 1290. L'armée des croisés, conduite parKeinier Advocali, évéque de Verceil, serra de si près les Dulcinisirs dans leurs montagnes,qu'on en prit environ 150, entre autres Dulcin, leur chef, et Marguerite de Trente, sa concubine, qui passait pour surrière. Ayant élé déclarés hérétiques par le jugement de l'Eglise, ils furent livrés au bras séculier qui les condamna à mort ; tous deux Turent démembrés et coupés en pièces, Marguerite la

(iremièro aux yeux de Dulcin ; puis on brûla eurs membres et leurs os. On punit plusieurs de leurs complices à proportion de leurs crimes; mais la secte ne fut pas éteinte pour cela. Voy. Apostoliqubs.

DUi.lB, nom par lequel les théologiens désignent le culte que l'on rend aux saints de l'Eglise catholique, et qui consiste soit à les féliciter des vertus qu'ils ont pratiquées par le secours de la grâce du Seigneur, et de la gloire dont il les couroune dans le ciel ; soit à les invoquer et à solliciter leur intercession auprès de Dieu. Il ne faut pas confondre ce culte, qui n'est qu'un témoignage de respect et de vénération (àovhia, service, servitude), avec le culte de latrie (Xar^cùc), ou d'adoration, dû à Dieu seul. Saint Augustin en explique très-bien la différence dans ce passage tiré de ses écrits contre Fauste, liv. xx : C'olimus martyres eo cultu dileclionis et societatis quo et in hae tita coluntur sancli Dei homines....al vero illo cultu qui grœce latria dicitur.... cum sit quœdam proprie Divinilati débita servant, nec colimus, nec colendum dicimus, nisi unum Deum, etc.

DUMPLEKS, secte de baptistes, ainsi appelés par déiision.du verbu anglais tum'ite, jeter, renverser ; ce qui fait alusioo à la manière dont ils administrent le baptême par trois immersions, en plongeant sous l'eau la téte du catéchumène agenouillé. Voy. Duh-

KKRS.

UUNIKEN, nom d'un esprit malin dans la religion du Japon.

DUNKEUS, ou TUNKERS, secte de baplistcs. la plus singulière de celles qui sont é'ahlies dans les Etats-Unis. Leur nom vient de l'allemand tmk>n, qui signifie tremp< replonger, parce qu'ils bapiioeut les adulu s par immeision totale, coutume qui d'ailleu s leur est commune avec plusieurs autres sectes baptisles. Un certain nombre de calvinistes delà Suisse, de la Silcsic, du P.ilatinal, de l'Alsace, qui avaient éprouvé des persécutions au commencement du xvm* siècle, se réunirent à Sw.n zenau, «l uis le duché de Clèves, y concertèrent la forme de cude qu'ils voulaient suivre, et franchirent l'AKauln.ue, sous la conduit» de C nrad Pejssel, qui eo forma une congrégation à GO milles de Philadelphie, dans un canton rinil du comte de Lancastre, qu'il appela Ephrata, ombragé aujourd'hui de mûriers gigantesques qui protègent une foole de petites maisons en bois, habitées par les Dunkcrs; ell s sont disposées sur deux ligne» parallèles, et les sexes y viveul séparément. Ephrata ne comptait, en 1777, que 500 cabanes ; de nos jours la colonie se compose de 30,000 Gdèlci au

dm : ] iovnmri;

moins; chiffre eon-j I r :Me, qu ..nd on M>n e à l.i rigueur de l'claldiss* ment, cil' les bunkers peuvent ô l if cniiMi'rn: - comme les chartreux du protestant is'uo.

les I)iink''rs profe sent la communauté des bi »>-. l!^ portent toupmrs un Ioul'' e robe (rainante . avec ceh.lure et capuchon , comme le^ r«*l t:t«'U\ «î t* Saint-l)omiiuquc. Ils, se laissent noitre le* chev ux el la barbe. La l'iimmiliiiiulo est co-nposce d' .onni.es et de femmes; elle a trois enlises; llv'.h tn e pour le» hommes Sh -roi) pour 1- s le. uni *, l Smn, où se réuniront les deux sexes pour leurs «papes. Les nnms de leurs églises . comme celui de 'a colonie, sont, comme on le voit, tirés de l'Ane nT • •slame- •(. Les Dunke - ne mangent d > la vi. mlc que <■ ï ; i ; . s les iaes «>.c.isions d leurs lesli:is en miii un. qu i. appelle t l s ou /</<>• île l'mnour, seul -.-, réunions où .es deux s<-xcs s'» ri n. o Irenl . Leur nourriture II .■•hitimile se rom ,. se uniquement de r.u hes et de \e>v:.-:ux. Ils cou chaieut anlicfo:- sur un bu ne. ;m'c un mu ceau > e bois pour reiller : m us il - ont .1 .'ouci cette srverite et pi e -eulemeut ils on ; des lits; cependant la inoiti le 'lion . si loupmis regardée comme nu dev- ir p..ur i . ilei les . s-Lhrisl dans ses sou'lranres ; < li.uiin doit im-me faire des ceuvn s de su> ci -ovation appli niables aa salu' des autres. Les nulns sec'es nmerii aines leur reprochent leurs moi tih\ alions stériles, et les accusent de croire au mérite des œuvres. Ils n eni > iiumilniiu 1 d éehé d'.vdam à sa po le.ite, et l'éternité des peines. Les justes, dans l'autre onde, préchen; l'Lvaoyile à ce x qui ne l'ont pas o.ihio icibas." Les aune s si!» ai m o H julul tir s sont le type de certaines per.ode- pour admettre au ( ici les persou 1 s purifiées après leur mort. Aux périodes sa' b.i'.iques sont livres ceux r,ui reconnaissent Je us-Or si co me mb m leur ; mais 1rs obstines ne ie sont qu'aux auio es j hilahvs.

Us (ont des onctim s au\ n. firmes pour obtenir leti, pueri ou. Le régime eccles ^ii ,uc «le la stèle 'Si .1 peu près celui des baptisiez. Pour la (lisiributi n d< s .mm.» e-, ils «oii m s diacres cl des diione>ss. Celle -, i mit choisies parmi ie- ve u ' es ; cba> t lie frère peut prêcher, et ce'ui qui s'en . (quitte le mieux est commui emcal ehoi i pour ministre. (Is ont pou» rnaxitn de ne pas e dé'eudi e. ?e ne pa-fiiro la guerre , ni jurer, ni | laider, ni prêter à iulerél. f;1 "où! de la r traite, des niœi'is pure-, une probfe sévère, h-s ont lait siirnommer I s ienoeenjs |)i:iil.e:^ lis sont tous eehb ilaires ; 1 m ri .rge I .se. are delà Culoni , s lus rompr ie. i.-ns d.. h .mtnnnnaule spirituelle. Ooiv (;ni prennent ce parti vont s'ei blir dans l • vu. s. nage de la congrégation.

Les Dunkers ont f)iulé linéiques antres colonies, la plup.iri dans la l'ens^ ly : ie.

DIU1N , d:vinile n.iine de L 4 1 1 . > 1 1 1 • I < • ^ i e Scandinave; celait un des gemes qui [.r aidaient aux arts.

1)1 SAIU>, dieu des Arabes Nabalheeus, si .«ni l.tieiii e de M y ame. Suidas, qui ( r il t» de Dusares était le même nu Mai - du que

I S Kl t.U.IONS

ce <! cu r< evail les plus grands lmnntuî a I'etr : d'Araloe; que le simulacre snus le . que1 il était représente était une p erre noire qu.idr iugul aire, d'un travail grossier, h^ul de V pied>, la» ge de deux, posée sur uneb.ivf d'or; iiu'on lui immolait des vi. limes tlmiUn sang était répandu en forme, de libalion; que io.it le tt iu, le et ut e inclii d'or et dut grand nombre d'oiYrand» s.

1)1 S1KNS, dénions malfaisants re^pprlétel redotiies des lia. dois. On croyait qu'il* tourmentaient les femmes et même ■ 0 ribu^a^ot. l>s sortes i!e démons sont appelés plusroramiiiié iieat incu'/ey. Ouclques-uns reear'e«t le mot (/iimi comme synonyme de pilon, les ve us; les hébreux appelaient les àmm s'. n>n, qui a L même siumlication. I) aulret r.ipptochi i t ce mol du grec ij *u6*re. « qui lui donne ia vab u. il'incu'r.

Dl'l. 5\<;il! S. prêtres romaioj

choisis par l'assembe.'e du peuple , t*>olM les lois qu'il s'agissait de hiire la dedirart d'.ni le. unie. Les d.-ux nagMrals clof£« de la u ar !e des livres syl illins sappelaie* l/KU)u . iri sarrau uni.

|J\V \ 'l'A. ! s pbilosophes indiens peuff» éhe divises en deux grandes class-s prmo pal s. s ivani qu'i s s >n: partisan* <hi ».n lème ihitul 1 ou «le celui a epeie nJtr ma. Li première seete comprend ceux q à naissent deux êtres dUliucIs , Die» tt II mon. le, ou ia matière iju'il a niodiio*. rtl laqu lle il est uni. La seconde n'.iduielqo'« seul être, une si nie subian: e, qui est Dirt

.■selon le s\stème Ihvaitn. Uieucstrép^ p.trlout ; il pénètre la tualière et s'inrorpoi n air . insi dire avec elle ; il est préseutilat io.js h s éires animes et iuani.nes. 11 ne «1 bit c;'i!ci, daut aucun changement. aufunei ti r »t ion pareeltecoexisteuce,queliqoe^oie les v ces el h s detaut- des êtres ao»qiif!} est uni. A l'appui d- ce dernier (ail, b?*!* liSKisdu Ihcmin invo iUeiiLcomnirlerO'' ( anparai^uu, le l'eu qu . bien qu'il si«* pore a\ec toutes les .instances pures ftw pures, ne p< rd rien lui-même de sa pure! et le. rayons du soleil qui ne contracte»! ■ en)" s 1 1 h.reen pénétrant des tasd'ordl

et de iioue.

D'ap ès ces s claires, nos Arues éma»t de l,i V\ inite el en soin une p^rlioa •* u.éme (pie la lunnèie dérive du sdeil.l éc aire le monde [«ar une infinité de r.ijw de même qu'une quantité innombrable poulies d'eau deriveni do même nuase:

m nie enlin que divers joyaox éuninen1 « me ( 'lingotd or.tjm Ile nue soit la di»oibi des 1 .1 v .n>. des poulies d'eau et desp'M1 c'est toujours au même soleil , au 1 u.ige, au même lingot d'or qu'il» app tiennent.

Le; codant, du moment que l'âme * u ie a un corps, elle s'est trouvée empf l* m e elen*ev»die ans les ténèbres deliçt rauce et du péché , ainsi qu'une gre»<*> qui . si tombée dans la gueule d'un *f*P* don il lui igl impossible de se àeçH Ouoique celle âme, dans sa prison, cootH n'être une même chose avec la D »iuil«'. <

ji: EAN

ai néanmoins en quelque sorte désunie ctsépirée d'elle. Mats quelle que soit la dignité ou bfrmdmr de celui qui revêt une forme humilie, fût-il on dieu ou un géant , dès lors illtieol sujet à toutes les erreurs, à tons le» rires et à tous les égarements qui sont la wft de cette réonion d'une Ame avec un f»rp«. Les vicissitudes qui affectent l'âme psdjni la durée de cette union, nes'alta- <hfM pourtant pas à la Divinité qui en fait fkirtie. Dans cet état on pourrait la comparer à II loue dont l'image se réfléchit dans l'eau : it l'on agite cette eau, l'image de la law l'agitera aussi ; mais dira-l-on que la lut elle-même est agitée? Les commotions it Pâme durant son union avec les différtsfi corps, sont, pour la Divinité dont elle unsne.oo sujet de récréation : quant à celte iw, elle est immuable et ne change jarwtj.Son onion avec les corps dure justice que, par la pratique delà contemfJiiioort de la pénitence, elle soit parvenue

i m d*f(rré de sagesse et de perfection qui Ivtptrme'lede se réunir de nouveau, insépanbrmeotet pour toujours à la Divinité; jusnv là elle ne cessera de transmigrer d'un «q» dans an autre.

DWAUH, divinité naine de la mythologie Ktadinate; c'est un des génies qui présidât aut arts.

DWAPARA-YOUGA, nom que les Hindous longent aa troisième âge du monde, c>>rresr^adaol .iu siècle d'airain de la mythologie p«>|0f. Dans cette période, le genre hotoiin Jechut des bonnes qualités dont il était tau dan» le tréta-youga ou srcond Age; les Iman n'eurent plus que la dixième partie li «tus de leurs ancêtres, ot leur vie fut

r«^uhf j«il!eans. Le dwapara-yonga a duré *»,U0au,ct s'est terminé l'an 3100 avant

ii Diumre de Jésus-Christ, époque à laqaede a commencé le kali-yougn, âge actuel. Ltdvapara-youga est la période néroïque de I bistuire indienne ; c'est pendant sa du r» qœ se sont passées la plupart des avenirs rie leurs dieux et de leurs héros, ra- on- *^ dans le Kamayaua et le Hahabharata.

âge s'est terminé par la célèt»re bataille M'Hps Pandav.is et les Kauravas, aussi faimse cti^z les Indiens que la guerre <lc Troie k« les Grecs.

DrtERGARS.or DWFKGUES.divinités des on ns Scandinaves; elles ont une taille de ignées, et sont la personnification des forces Polaires de la nature. Elles ont chacune,

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en conséquence, leurs fonctions séparées; les unes sont les génies de la lune comme Nui et Nidi; les autres président aux quatre région* du ciel, comme Nordri, Sudri, Austri et Westri ; d'antres sont les génie» de l'air, comme Windalfr, ou des géoies de saisons, comme Froiti* Les unes habitent l'eau, corn me. 4 i et Hlmtangr;\es autres, les marécages, comme Loni ; d'antres, les hauteurs, comme Hnnqspori; d'autres enfin, les arbres, comme Eikenskial H. Bifur et Bafurr sont peureux; Weigr, Thorinn ont le caractère ardent, audacieux; Dainn, Nabhi , Monsogner% Dwalin, Durin% sont d'habiles artistes; Allhiofr est voleur: Nipingr est méchant, etc.

DYE ; c'est, selon Chardin . l'ange protecteur des voyageurs dans le systèin» religieux des Parais.

DYMON, un des quatre dieux Lares révérés par les Egvptieus. Les savants soupçonnent que son nom véritable est Dynnmis, la puissance. Voy. Anachis.

DYSER, déesses des anciens Gotbs , que l'on supposait employées a conduire les âmes des héros dans If palais d'Odin, où elles b*ivaicnl de la bière dans des coupes faites des crânes de leurs ennemis.

DZIAD1, ocCnAUTUKAY, féte des morts chez les anciens Lithuaniens. On la célébrait tous les ans avec grande pompe. Elle commençait par un festin auquel étaient conviées les âmes des défunts, et elles étaient supposées prendre place au banquet. On «aidait un religieux silence pendant le repas, ensuite on les congédiait en leur d -mandant leur bénédiction. Puis le peuple allait visiter avec respect les tombeaux épars dans la campagne. Voy. Cbautuiut.

DZIAM-DJANG, ou MANDJOCSRI, un des bodbisatwa de la théogonie tibétaine; il forme une espèce de trinilé aiccTchana-dhordze, et Djinn~rni-zigh. Le nom de Dzutmdjnng signifie excellent chanteur ou musicien. 11 s'incarne successivement dans le corps du raud lama du couvent de Sechia, dans le ïbet.

DZOR-DZI, pilon sacré, en grande vénération parmi les Tibétains qui prétendent qu'il est venu de l'Inde à travers les airs, et se plaça de lui-même d ms le temple de Séra, au uord de Hlassa. Les kamhos du cuvent le considèrent comme un objet très->ain(, et les habitants du Tibet viennent, une fois par an, se prosterner devant lui. Voy, Sèiu-polmuié.

[Cherchez par Ai, OE les mots que l'on ne uouve pas ici par £ simple.]

fc\CÊES, féte* célébrées a Egine en Thon- elle avait une statue dédiée apparemment

Hird'Eeqae, juge des enfers. Voytz M\- par Ajax, lorsqu'il prit possession de son

m. royaume.

F.ANES, nom que l'on donnait aux prêtres KANUS , on des nom* de Janus, ainsi ap-

l'tas; il vient de Jauus appelé aussi pelé, dit Microbe , ab eundo , parce qu'il va

Hun. toujours , étant pris pour le monde qui est

r.ANTIDE, surnom de Minerve, adorée sans cesse en mouvement; cette étymologie

us ce nom dans la citadelle de Mégare, où nous parait très-basardée ; Eanut est le

•'!'!> DICTIONNAIIŒ

même mot que /anus : la permutation de IK on I est très-fréquente dans toutes les langues. Ainsi les Latins disa eut Mennva, Ltber, Mngester, pour Minerva, Liber, M figuier. Voyez J*m s.

EAQl'E, un de< juges des enfers chez les anc eus ; c'est lui qui avait la charge de juger l. s Européens. V»y*z ,Eaoi iî.

EASTKH, déesse des Saxons, que Moeiart croil la même qu'Aslartc. Son nom signifie résurrreion. Ses fêles se célébraient au commencement du pi inlemps.

E VTOl'AS , divinités subalternes des Taïtiens , enfants du dieu suprême Turoataihvlounou et «lu roclier Trpapa. Ils soni eu irèsgrand nombre et des «ienx sèves. Les hommes adorent les Eatouas mâles, et les f aunes les tatouas femelles. Ils ont t barun des iuoimis auxquels des personnes d'un sexe différent ne sont pas admises , quoiqu'ils en aient aussi d'auires où les hommes et les femmes peuvent entrer. Les hommes font les (onctions de prêtres pour lis deux sexes; mais chaque «-exe a les siens, et ceux qu> officient pour les hommes, n'officient point ordinairement pour les femmes, et réciproquement. Les Taïliens , du temps du capitaine < o.»k , croyaient que le grand Atoua lui-même était sujet au pouvoir de ces génie* inférieurs auxquels i! avait donne l'exislence; que ceuxci le dévoraient souvent, mais qu'il avait le pouvoir de revenir à la vie.

Une seconde classe d'Eatonas se compose de certains oiseaux , leis que le héron pour Jes uns , le marlin -pécheur pour les aulres. ]| ne parait pas cependant que les insulaires rendis-ent à ceux-ci aucune cs| ècc de culte ; mais ils portaient une ai ention pariiculière à tous leurs mouvemenls , pour en tirer des in ini tions relatives à la bonne ou à la mauvaise fortune; ils ne hs tuai ut point et ne leur faisaient aucun mal. Une superstition sembl ,ble ex sle encore dans la plupart des contrées de l'Europe , où le peuple a une sorte de vénération superstitieuse pour cer ains oiseaux , tel «que le mugeg'-rpe, l'hirondelle , la « icogne , Hc. — Ou peut metlre dans cène seconde classe d'Eatouas certaines espt-ces de coquillages , et un assez grand nombiedc plantes, particulièrement une sorte de fougère qui portail le nom d'un de h uis uramls oieux, Oro.

La troisième classe comprend les âmes des défunts. A la sortie du corps , les âmes sont saisies par Tarua , le dieu esprit ou oiseau, oui les avale -ians I intention d en purifier la substance, et de les pénétrer de la flamme etheree et ce este que la Divinité peut semé «tonner. Alor- ces esprits purs . débat rasses de leur enveloppe terrestre, errent autour des murais ou l tubeaux, et ont des prêtres e hués à leur adresser des offrandes et à h -, apaiser par des sacrifices; tout homme qui profane par sa présence l'enceinte de» murais ou les cérémonies mystérieuses des funérailles , doit payer par la mort son sacrilège. L'âme seule de> justes est admise à partager la divinité

DLS RELIGIONS. ll(

et à devenir Eatoua ; l'âme des méchaulsest au contraire précipitée dans Peofrr.

Maintenant loutes ces superstitions ont lombeen face du christianisme qui es! professé dans tout l'Archipel. Autrefois qui. conque avait offensé tatoua de*ail m.

tendre à mourir, à moins d'obtenir son par. do > p ir de- offrand s et des orifices. U puissance attribué" â ces âuies *1: vîui?ees était immense; pendant la nuit elles jp pb,. saient à renverser les montagnes, eiitsss* les rochers, combler les riv «ères . et donner ainsi des preuves non équivoques de leur pouvoir. Leurs demeures habituelles fiaient les environs des tombeaux, la profondeur des foréls , la sol ilude des gorges d»'$ montagnes. On les entendait nvirmunr dans les ondes, bruire dans K« feuillage, sifTIer d«ns les vents; on les voyait vo'ti-er comme du fantômes blancs aux rellels argeolès dt la lune.

C'esl l'Eatoua protecteur qui inspira; J« songes auxquels les Tattions ajoutaient la f'»i la pins robuste. Ils crovai< nl que Ironie lutrl aire prenait l'âme pendant le sommeil, l'enlevait du corps, et la guidait «Jau la reiion «les esprits. De celui qui rendait le der nier soupir ou disait ari-po , il Ta dus la nuit.

EATOL'KA, divinités secondaires de U Nouvelle-Zélande, dont parle Fonder, cmpagi<nn du capitaine Cook ; ce sont probablement les mé oes que les Eatouat ia Taïtic s. I oyez Eatoi as.

EAU. L'eau jou un rôle important dau la plupart des religions, soit comme dninite , soil comme principe primitif des ébei, soit comme moyeu d'ablution et de pur.ficatiou.

1. La plupart des anciens peuples considéraient l'eau comme une divinité. Les philosophes grecs parai^eni avoir tiré dusawluaiie de l'I gypte l'opinion d'après laquelle ils regardaient" cet clément connue le principe de t ules choses. Ils pensaient qne leao existait antérieurement a l'organisation matérielle des autres parties du globe, frite opinion pouvait avoir sa source dans le» traditions primitives. En effet . la rosmof orne gènes jaque nous montre le g'obe terrestre enseveli sous les eaux avant que le Tool Puisant eût procé.le à l'arrangement de l'univers. La ge log e nous découvre aussi raction de l'eau dans la formation des différentes couches de la terre. Ce principe de l'humdti, qui , suivant les ph losoph< s , était la mère et la nourrice des êtres , fut appelé par le> Tirées \'Oc an , et par les Egyp iens le A » Ce nom devint celui du grand QeuvequiJfrosuit le pays de ces derniers.

De l i les ancien- avaient divinisé la plupart des fleuves et de> fontaines. Les KgfP* tiens donnaient au Nil h s épitbèles île saint, de père et de conservateur de la contre ils le considéraient même comme uneiua»'festation réelle d'Amraon , leur rfiviniié suprême, liésiode recommande, comme un devoir de religion, d'adresser sa prière auv dieux des fleuves, le visage tourné ver» leuR

kl KAL

«M,el de s'y laver ics maini avant qne de )o traverser. « Les dieux , ajoute-t-il , font »tlir leor colore à reox qui traversent un fane tant s'y Aire lavé les main*. »

ÏLm Pi'»ii joignent au culte do feu ce- Jnide l'eau. Leurs livres sacrés leur défen- 4 nt d>o faire usage pendant la nuit, do pur de la p ofaner: ou. si on ne peut éviter

iVn servir , de ne l'employer qu'avec Mfiopd*» précautions. Les mêmes livres prootfnandeul, lorsqu'on met un vase d'eau wrlf feu, d'en aisser vide environ un tiers, 4rpe«r qo'en bouillant elle ne se répande i»r le ftijer. Pour que l'eau des étangs ne H ni troublée, ni salie, ils doivent la debarrm#r des animaux qui l'infectent, comme in tortues, les grenouilles, etc.

3. La divinité de IV u est t suivant l'abbé toto», reconnu»' incontesiabiement pour n article «le 'a croyanc»* des Hindous. Le fcféhmane l'adore et lui adresse des prières , torw'il (ait ses ablutions quotidiennes ; il unique alors les rivières saintes , entre »utrr>l« Gange, et tons les étangs sacrés; ilbii Murent à l'eau des offr indes, en jetant Lu Iti rivières et les étangs , surtout aux mi où il se baigne , de petite-» pièces d'or ;t d'argent* et quelquefois des perles et f»olrej bijoux de prix. Les marins , les pêcheur», toutes les personnes qui fréquentent Il «iff, se rendent de temps en temps sur *e* bord*, poor lui offrir des adorations et Sacrifices. Lorsque, après une longue •foVreije, une pluie fécondante, venant ruiner l'espoir du laboureur , remplit ces réservoirs où les eaux sont recueil-

S* pi» tenir ensuite à l'arrosemenl des

cbaapi de m, aussitôt les habitants y acmrm. U dame est arrivée! s'écrient- ils '•'C<toM;tirs d'allégresse, et en «'inclinant, te «lias jointes , vers l'eau qui remplit la firme : des boucs ou des béliers sont ensuite irmolé» en ton honneur. — A l'époque de 'tonte ou le Kaveri débordé inonde les pùioei brûlantes et siériles qui longent son «•«.et j répand la fraîcheur et la leriilité, « qui arrive ordinairement vers le m. lieu i( jii K les habitants de ce côié de la pres- 1» "lie te rendent en foule sur ses bords , qorlquefois de fort loin, pour féliciter la f»« iar son arrivée , et lui consacrer des •Jrand s de toute espèce î ce sont des pièces fctnoinaie qu'on lui jette, afin qu'elle ail de m fournir à ses dépenses ; des pièces de ,0'le pour se vé*ir; des bijoux pour se parer; ta fii, des gâteaux, d«*s fruits et autres co- ■wiii-les, pwDr assouvir sa faim; enfin des BifQtiles de ménage . tels que co beilles , »a»e» de terre , etc. , comme si tout cela lui nécessaire pour vivre dans l'aisance et «nirites commodités de la vie.

Ur»qoe les Hindous font la cérémonie fpernalèére appelée Sandhya, ils adressent à les invocations suivantes.

<Kaide la mer, des fleuves, des étangs, des >a i*.et enfin deloutautreendroit quelconque, favorable à mes prières et à mes vœux ! Aidsi qo'un voyageur fatigué par la chaleur 'toaveda soulagement à fombre d'uu arbre,

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