‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 179 sur 365 · KAO · texte numérisé non relu

KAO

victime était brûlée. On en remplissait des vases dans les vestibules des temples, daus les lieux où se tenait l'assemblée générale, et autour des cercueils où les morts étaient exposés a la vue des passants. Cette eau servait à purifier les enfants d'abord après leur naissance, ceux qui entraient dans les tempb s, ceux qui avaient commis un meurtre, mêuie involontaire, ceux qui étaent affligés de certains maux regardes comme des si-

{înes de h colère célesle, lel eque la peste, a frénésie, etc.; tous ceux enfin qui voulaient se rendre agréables aux dieux. Cette cérémonie fut insensiblement appliquée aux temples, aux aulels, à tous les lieux que la Divinité devait honorer de sa présence; aux villes, aux rues, aux maisons, aux champs, à tous les endroits profanés par le crime, ou sur lesquels on voulait attirer les faveurs du ciel.

3. Voici comment les brahmanes procèdent à la <onfcction.de l'eau lustrale: Après avoir préalablement purifié avec de la fieute de vache un lieu quelconque, ou l'arrose avec de l'eau ; puis le Pourohita, qui préside à la cérémonie, s'assied le visage tourné vers l'orient. Or. place devant lui une feuille de bananier, sur laquelle on met une roture de riz; à côté ou place un vase de cuivre plein d'eau, et dont les parois extérieures ont été blanchies a la chaux; on couvre de feuilles de manguier l'orifice du vase, et on le pose sur le ris. On met auprès un pelit t. s de safran pour représenter le dieu Ganécha, auquel on offre des adorations, du sucre brut et du bétel. Ou jette ensuite daus le vase, en récitant drs formules sacrées, de la poudro de sandal et des grains de riz teints de safran, et, par celte opération, l'eau contenue dans le vase devient l'eau sacrée du Gange. Enfin, on offre au même vase un sacrifice, des bananes et du bétel. L'eau lustrale ainsi fabriquée purifie les lieux et les personnes qui ont contracté des souillures.

Mais quelle que soit la vertu de cette eau lustrage, elle n'approche pas de la sainte efficacité de la mixtion appelée Pantcha-Kc^ rya , c'esl-à-dire les cinq substances qui sortent du corps de la vache, savoir : le lait, le caillé, le beurre li ;uéfié. la fiente et l'urine de cet animal. Ce précieux mélange, pris soit à l'extérieur, soit à l'intérieur, purifie toute sorte de péchés. Voyez Pantcha- Karya.

k. Les Langiens, suivant le P. Marini, ont une espèce d'eau bénite, que les Talapoins envoient aux malades comme un remède souverain et une médecine salutaire; iis en gardent toujours une gr.iiide quantité à celle fin, parce qu'en échange on leur donne un nombre égil de bouteilles d'excellent vin. Celte eau est en si grande e>timc auprès du peuple, que chacun veut en avoir à quelque prix que ce suit, et bien qu'ils n'aient jamais éprouvé l'effet qu'ils en attendent, ils ne laissent pas d'en demander incessamment, espérant toujours qu'elle leur procurera la guéris >n de leurs maladies et de leurs infirmités.

4<i7 DICTIONNAIRE

l'HIONITES, hérétiques du premier siècle de l'ère chrétienne. On n'est pas d'accord sur l'origine (,c '0,,r nom. Origène a cru qu'ils avaient été ainsi appelés tiu mot hébreu élnon. qui signifie fmuvrc, parce qu'ils étaient, dit-il, pauvres de sous, e1 qu'ils manquaient d'esprit. Eusèf e, «lui a eu égard à la même olym»lo> e. prétend que ce nom leur a élé donné, parce <|tt'.ls avaient de pauvres sentiments soi Jesu»-Ch ist, qu'il> < rodaient être un pur homme; mais (ont (•••la, du Simo , dans son Histoire critit/ie du texte </u ftourenu Tr.«t»v><nt, nYsl qu'une simple allusion au nom de ces sectaires, qui signifie pan r? dans a langue héluaïqu'. Il y a plus d'apparenre que les juits i. s appelèrent aiu<i par n épris, parce qu'en ces premi rs temps il n'y av. lit presque que »l< s panvrequi cm1 rassa^-eul la religion ciiréli 'line. Origène s i* « i 1 1 1 e i onfn mer celle opinion clans ses livM-s contre (Vise, uù il ilil qu'on appela Etiiouilcs ou pauvres ceux d'enlr • les puis qui « rur ni que Jésus-Christ elail vérilaldenieul I Messie prédit par les prophètes. On poorr.'il dire aussi que ces premiers chreliens prirent eux-mêmes ec nom, conlormémenl à leur profession. En effet, saint Kpiphane a remarqué qn ils se \aniaietil d être pauvres, à l'imilaion il s apôlres. Le même saint Kpiphane a cru néanmoins qu'il y a en un homme appelé Ebion, chef de la secle des Khiimil* s, el qui vivait en même temps qeo les nazaréens et les cérinlhiens; il déni' au l^ng et avec exactitude l'origine de c» l « secle , qu'il fait commencer après la destruction de Jérusal» ni, lorsque les premiers chrétiens, appelés nazaree-us, en snrlireul pour aller demeurer à Telia. Les Ebioniles ne sont 'Jonc qu'un re;eton des nazaréens; mais ils allé» en ni eu plusieurs points la pureté e( la simplicité de la croyant e de ces premiers chrétiens. C'est pourquoi Origène a distingué deux sorles d'Ebionitcs dans ses livres «outre Celse. Les uns croyaient que Jesus-Chrisl était né d'une vierge, el h s autres croyaient qu'il était venu au monde à la manière des aulres hommes. Les premiers n'avaient que des si nliments orthodoxes, si ce n'est qu'ils joignaient à la religion < hi élienne les cérémonies de l'ancienne loi, de même que les nazaréens. Ils diiù raient néanmoins de ceux-ci en plusieurs choses, çt principalement en c qui regarde l'auioriL' des livres saints; car les nazaréens recevaient toute l'Ecriture qui esl renfermée dans le canon des juifs; les Eblouîtes au contraire rejetaient tous les prophètes: ils avaient en hoireur les noms de David, de Salomon, d'Isaïe, île Jérémie el d Ezéchiel. Ls ne considéraient comme Ecriture s.iintc que le seul Peulaleuque.ee qui semble indiquer qu'ils étaient plutôt sortis des samaritains que des juifs. Cou «ne les nazaréens , ils se servaient de l'Evangile hébreu de saint Matthieu , qu'ils appelaient aussi Evangile des douze apôtres ; mais ils avaient corrompu leur evetnp aire en t>eauc up d'en troils : ils en avai- ni supprime la généalogie de Jésus-Christ, qui se trouvait

fs un ir.lON*.

loul entière dans celui des nazaréens, cl même dans l'exemplaire qui était à I'oms* des cérinlhiens. Ces derniers, qui étaient dans les mêmes sentiments qui' les Khioni'cs sur la naissance de Jesus-Chrisl, appuyaient leur erre ir sur relie généalogie. Outre l'Evangile hébreu d - saint .Mattlneu. tes Ehn>ni.es av. tient adopté plusieurs autres lims soi s îe> noms de Jacques, de Jean, et des ictrès apôlres. Ils se disaient disciples «le -ainl Pierre et re'etaieni sainl Paul, qu ils chargeait ni de calomnies, disant qu'il n'était p.u juif d'oriirine. mais on gentil prosélyte qui, e'atit à Jérus ilem, a\ad voulu onouser la fille d'un sae- il'u aie; r ; que, pour cet efffi, il s'eta l lait circoncire, el que n'ayant pu l'oMen r. il s'étail mis de <té, il à oimtanire la circoncision et . la lot. Pour attribuer leurs en eue s à sainl P. erre, ils avaient corrompu la relation de ses voyages, ét rite par sainl Clément. Comme les li lè es. ils ottservaienl le dimanche, donnai» nt le baptême el consi- Ci aient l'eucharistie, mais avec tic l'eau seu> dan-, i- cilice. Ils disaient que Dieu aui! donné l'empire de toutes choses à dcui personnes, au Christ et au diable; que lediabl* avai! tout pouvoir sur le monde préseol. le Christ sur le siècle futur, etc. Leur sec!', qui avait commencé vers l'an 1%, fui toujours assez peu nombreuse ; elle (il un peu .te bruit en 103, puis en 119. enfin elle s'ete gnil bientôt après.

EBLIS. Ce moi, corrompu du grec ùu'>-\ esl le nom que les m.ihometans donnent» chef des démons.

Longtemps avant la création du mond il était le chef des djius, des dires el do génies qui avaient l'empire du monde; tniu Eldis élait d'une nature plus élevée que celle de ses sujets, car ceux-ci participaient a l'é- 1 incnl terrestre, tandis que les anges auxquels appartenait Eldis étaient formés de l"elément du feu. Celui-ci ayant donc reçu lu ordres de Dieu , descendit du ciel m fr monde, fil la guerre aux dives et les subjugua ; aiiié de Icar secours, il attaqua rld fil en combat général Djan, le monarque df> esprits, et par ce moyen il devint en peu <-* temps le seigneur universel de ce basinomlr. Arrivé à ce point de gbireeld honneur, suo cvur s'eufia; il oublia qu'il élailvenu pour punir les créatures rebelles, cl ne fm plus sage que les monarques ses devi eiers.car il poria l'audace jusqu'à dire :« V' esl semblable à moi? Je monleau ciel qoml il me plait; et si je descends sur la terre, j< la vois entièrement soumise a mes volontés.» Dieu in île de son orgueil, résolut pour l'h* tuilier <!<• créer le genre humain, qu'il lira * la terre, et la lui donna à gouverner. Il l"1 ordonn », ainsi qu'à tous les aulres anc«, d'adorer Adam qu'il venait de créer; low obéirent, à l'exception d Eblis, qui, a la'flf d'une trtujpe d'esprits qu'il avait gagnés. rf* fusa opiniâtrement de se soumettre, apportant p mr motif de sa rébellion, qu'il o« c nvena i pas que des êtres tires de l'elemeot du Icii se prosternassent devant une créature terrestre. Le Très-Haut piononça alon

m ecc

u condamnation : « Sors d'ici, loi dit-il, car ta seras pour toujours privé de ma grâce, et lustras maudit jusqu'au jour du jugement. » Les musulmans disent en effet que la malédiction du démon doit dater jusqu'à la fin du iDundr*. et qu'ensuite il sera tourmenté daus l« enfers.

La révolte de cet esprit Ini valut les noms flba ou réfrartaire, de Scheilan on calomniateur, et d'Ebli* ou désespéré. Son premier nom était llarith, qui signifie gouverneur ou gardien.

Les mahotnélans disent qu'Eblis mourra a la fln du monde, au son de la première trompette; mais il ressuscitera quarante ans après, avec tous les hommes, lorsque songera la seconde trompette qui sera celle du jugement. Us disent aussi qu'au moment de la conception de Mahomet, lo trône d'Rblis fut préripilé au fond des enfers, el que les idoles drs eenfi s forent renversées.

EBROUHAHIS. Les derwiscn, ainsi nommé» chez les Turcs, ne sont occupés que des choses célestes ; ils implorent nuit cl jour la miséricorde de Dieu sur eux. Par leur abstinence, leurs bonnes œuvres et leurs pratiques rie dévotion, ils acquièrent, disent-ils, une sainte disposition pour mériter la gloire céleste. Cependant, malgré la sainteté apparente de leur vie, el les vertus de leur fondateur, ils sont peu considérés par lesTurcs, qm 1rs regardent comme hérétiques, parce qu'ils se dispensent du pèlerinage de la'Mecque, sous prétexte que leur vie contemplalire leur rend ce saint lieu toujours présent dans leurs rel loirs.

ECASTOR et MECASTOR , formules de serment propres aux femmes romaines, et correspondant à /Edepol, jurement des hommes. C 'S mots sont composés d'<rr/e el de Cnttoris ou de Pollucis, tomme si I ou disait: Par le temple de Castor ou de Pollux I ou bien e serait pour me, sous-entendaut juvet. Ut C ait or juvet l Castor me soit en aide 1

FCBASIUS , surnom sous lequel les Grecs offraient des sacrifices à Apollon, lorsqu'après une navigation heureuse ils abordaient au port. Ce nom vient du verbe ixfoidébarquer.

ECCE HOMO ! On donne ce nom à une statue, à un tableau, à une gravure où Jésus-Cbrisl e*t représenté revêtu d'un manteau d écarlate, couronné d épines, un roseau à la main, sanglant, pâle, défiguré, en no mol dans l'état où il était lorsque Pilate le présenta aux juifs , en leur disant : Ecce Homo! « Voilà l'homme ! »

ECCERE, pour ex Cerere% ou œde Cereris, « par Cérèsl » Jurement usité chez les Romains.

ECCLÉSIAKQUE (du grec J«W», église, assemblée, el , chef) ; officier des é^li- »« grecques , dont la principale fonction était d'assembler lo peuple à l'église. 11 était aussi chargé d'allumer les cierges, de faire duerses lectures, el de veiller à ce qui concernait l'entretien de l'église.

ECCLESIASTE, en grec ixxXnawTTnç, et en hébreu rte cohéleth ; l'un el l'autre signi-

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fient harangueur, prédicateur; c'est le litre d'un ouvrage attribué à Salomon, qui fait partie de l'Ancien Testament, et que l'Eglise, après la synagogue, a reconnu pour cauonique et inspiré de Dieu.

Cependant plusieurs s'étonnent de voir YEcclésiaste au nombre des livres saints; ils sont scandalisés de plusieurs passages qui s'y trouvent, et qui leur semblent accuser un auteur épicurien ou sceptique. Il parait même une ce» scrupules ne sont pas modernes; déjà les juifs, au rapport de saint Jérôme, avaient fait difficulté d'insérer ce livre dans le canon des Ecritures, de peur que les esprits faibles ne fussent offensé* de certains passages répandus dans le contexte, et surtout dans le < hapilre III. En voici quelquesuns : « C'est pourquoi la fin des hommes et celle des bête* est la même, el leur condition est la même ; comme l'homme meurt, ainsi meurent les animaux ; les uns et les autres respirent de mém<»; et l'homme n'a rien de plus que la bête ; car tout est vanité. Tous tendent à un même lieu ; tous ont été tirés de la terre, el tous retourneront également dans la terre. Qui sait si le sourde des enfants des hommes monte en haut, et si le souffle des bêtes descend en bas? J'ai donc connu qu'il n'y a rien de meilleur à l'homme que de se réjouir dans ses œuvres, et que c'est là son partage; car qui le mettra en éiat de connaître ce qui doit arriver après lui? »

D'abord , nous croyons que ces paroles bien entendues et comparées avec le texte général de l'ouvrage, ne sont ni matérialistes, ni sceptiques; elles peuvent fort bien s'entendre de la vie animale, tant des hommes que des animaux, el non point de l'âme intelligente dont l'auteur ne par e point ici. Plus loin, il conseille à un jeune homme de se livrer à la joie et aux plaisirs de son âge ; mais il l'avertit aussitôt que Dieu entieru en jugement avec /ai, et lui en demanda a compte. 11 l'exhorte dans le chapitre suivant à se souvenir de son Créateur dans sa jeunesse, avant qu'il soit courbé sous le poids des années. Parlant de la mort, il dit : « L'homme ira dans ia maison de son éternité; ta poussière rentrera dans la terre d'où elle a été <irée ; et l'esprit retournera à Dieu qui l'a donné. Enfin l'Ecclésiasle se termine par ces admirables paroles : Ecoutons tous ensemble la fin de ce discours : Craignez Dieu el observez ses commandements ; car c'est là tout l'homme. Dieu fera rendre compte en son jugement de tout ce qui est caché, soit en bien, soit en mal.

Mais quand même il se trouverait dans l'Ecclésiaste plusieurs passag»s auxquels un ne pourrait donner que difficilement une interprétation conforme à la foi , cela ne pourrait infirmer en rien l'authenticité du livre et la bonne doctrine de l'auleur. Car si cet ouvrage eût paru de notre temps, on aurait fort bien pu I intituler : Voyages d'un philosophe à la recherche de la vérité. Eu effet, l'autour raconte pour ainsi dire sa vie, il expose quels ont été son but, son intention, ses re-

*U liHiTION.N AIME

cherches, essais, cl pose nécessairement, à la fin de chacune de ses ett'prs, li s conclusions auxquelles il csl arrive. Nous vy uîs qu'à mesure »? n'i 1 avance sa doctrine «.'élabore, la verilé se lait jour dans son esprit, sa morale s'épure, jusqu'à ce qu'enu'n la conviction religieuse se soit Iota emont ouiparée de so » esprit; c'est alors qu'il tire la belle conclusion <|ue nous avons rapportée plus haut.

D';:iiiros ont voulu 1 oir,dans l'Eeo'ésiaste, une e-pèce de dialogue coin- un croyant et un sceptique. Il est po-sibV qu cYùl e é pi imiîi vi'ii ciil i<> but de l'autein ; alors ce serait I absence de la «iesign 'ti«:n des interl eut. urs qui jell. rail r,u< Ijucb is du doute sur cer aius passages.

Cet ou \ r.içro an- -air pu aussi être extrait d'un autre pins cni derahle qui aurait ri pour auteur Sa) mon ; car le. style l.ebr.-u de l'bce'é iasle,v|qne nous l'avoir, [tarait èhv postérieur a l'époque de c<- ur;md motnrq , où la littéral i re hebt • lïqne était dans !oule sa splendeur. En effet, le style d ce livre a cuse une époque de dé. adence de la langue, telle nu'clle a dù exister dans l< s temps voisins d'Esdras.

Kt'CLÉSI ASTInlT.. un des livres de l'Ancien Testament: il e*l mis au nombre des detit/t omnon t/nes,ou canoniques de seconde classe, p irce que, dans l'or giuc il n'a pas été universel!, ment admis comme inspire p r tontes les Eli ses chiliennes, l es j- ifs n • Tout point dans leur canon, et les pio eslanls l'ont rejeté.

Ce livre a été composé par un docteur jnif, nomme Jésus, fils de Sir. ch. qui I écrivit en hébreu, so «s le ponli cat d'Onias III. m-Ioii le sentiment le plus probable; c'est ce qui cx| li tue j ourquoi il n'a pas été inséré dans le canon des Hé reu\, que le* juifs ont regardé comme elosdefindivement par Esdras, et auqu I, en conséquence, ils ne se son" jamais permis de ri. u ajouter. Il fut ensuite traduit en grec par le petit-fils mèn e de l'auteur, sous le règne de Ptolémée Physeon; et c'est sous cette forme que nous l'avons maintenant : la Ira dur ion latine de la Vulgate en dillère en plu ieurs endroits. L'original hébreu est pedu depuis longtemps; cependant saint Jeionie ass re en avoir vu un exemp'aire hébreu, qui av il pour titre '"02, Mischlc . proverbes ou para ■<* 'es. — Ce livre porte eu grec le titre de Snyrsse de Jésus, fils de Sirneh.

L'Ecclésiastique est divisé en 31 chapitres. Les V:i premiers renferment une doctrine admirable pour tous les âges e pour toutes les conditions, énoncée sous forme de proverlr-s ou de conseils. Le qua an!" troisième exaile ia puissance de Dieu et b> mei veill s de ses ouvres. Les 7 chapitre ■ suivants >unl con-acces à I Yloge des 'jra: ds hommes, depu-s Héuoch jusqu'au gr.i nd-pi èi re Simon, fils d'Onias. Le cinquante unième et dernier e-t une prière dressé" à Dieu.

LCCLLSl \SI ïijl'i S, nom so- - !,■,...,■! on comprend en général tous e ux <| i son' s 'fés au k et vii* ■!(»< autels, dans hi religion

l)l> ItKLICIONs. 4|i

cbréticnii , depuis les évoques et mémei* pape, ji-î.j i aux simples clercs qui ont r.-ni la lonsure. Le litre I 'fcclrtiu>!iqutt donne à un b re, ne préjuge en aucune manière If rang qu'il occu e dans la hiei archie de \% gbso. Voij. C.i k c, Cli i u .

ECDICIS, officiers de lï élise grecque qui se lieniitut à la tranche du pairi.rrh* dans les ceré . ouïes publiques, après l'arrhipiètrc , le second visi'eur. et le pn>M des e lises; leur nom peut se rendre parc».

SC - *cnrs,

ECDYSIES, fêle que les h d it mis <fe Mie*, los, d:;tis l'île de Cile, c lei.rai. ni ru l émoire d'un prodige opéré par ia deose Lalune.

I a-nprus, fils fie Landion, citoyen l'ocelle vi te, avait épousé ft<ilalee, fi l d'Kmyïyt; mais connu- sa fortune ne rép ndail poin' ii I noide se de son origine, il . voit orounna a sa fouime d:« brire mourir son enfant, <t «die accouchait d'une (ilh (î A ilec :<\ vA ee effet donne le jour à une fille, eu LaSern^ de son mari,el'c la lui présenta à son reioor, sous le nom de Leucippe et sous les h.ihilj. d'un garçon ; mais craignant de voir son s?cre. découvert elle se rendit au temple il* Lalone avec son enfant, et conjura la^letw <ie vouloir bien la change' eu garçon. Sa p ière lui exaucée. Les Pbestien» eoit*atrt« cent la mè noire de ce pro ige par une (él: n uiiiié" t'hytin, du v erbe i nuitrt, para que Leucippe avait eu quelque sorte reçu une nouvelle naissance, et Ectl:;sia,<\\\ ittte ? -jf-, lit'jinutUci , parce qu elle avad dep(» ii'!é les véteur uts de son sexe pour prendre ceux de l'ai tre.

LCMLCl.lt H [E du i:rer /?<v yvy-jtlmru »>aut), déesse des trêves ou suspensions d'ae m s. ; Ile avait une statue a O y mpie.où el* était représentée recevant une couronne rtV livier.

!:CHETLf;E, héros honoré par les Aliénions. — A l i journée de Marathon , un inconnu , qui avait l'air et les habits d'un paysan, vint m> rang r du colé des Athénien* pendant la mêlée, tua un grand nombre d'^n nemis avec le manc.t e de sa charrue, eN'parut ans ilol aptès. Les Athéniens ami consulte l'oracle pour savoir quel était tft inconnu, reçurent pour réponse qu'ils deva eut Itouorer le héros Èchet'ét; or ce mot signifie tout siiu[ilemeut manche de charrut, en grec i/iù,,,.

ÉCHKYDL, l'enfer des tluanches.l.abilanU des iies \) maries, (''était, suivant < u», une fmrnaise ardente, située au centre de 11 terre, an fond d'un »ob an formidable. «|M ne cessait d'à il is* r Guayola, le jsenie lu mal. Les Cuanches juraient [»ar Lcbevle, cornu, e -es anciens par POrcus, le >l)».lf Tarlarc, etc.

I.ClilDN A. I. Déitédes anciens fin**,!»11' e Clnvaor et de la nymphe CdiirN*' «. Ile ci", du Hesio :e, enfanta dans un ar' •■ profot.d un m nsire qui n'eut jamais ri'i'^' scmbianle ; armi les dieux et les humine». ^ redoutable Ecliidnu, moitié nymphe au Tl*

aie agréable, aux yeux noirs, d moitié ser- «totàaat la vue (ait horreur, qui est moulléde diverses couleurs, qui se nourril de „r»ie dans le sein de la terre 11 se tient iiii) 0B« caverne profonde, sons un rocher, lois ta dieux et des bomines.Telle est la derrière que les immortel* ont assignée à la rwlle Éibidna qui ne vieillit jamais.On dit io«* Typhon, vent orageux et viol* nt, a eu commerce avec cette belle au* yeux noirs ; m de la sont venus Orlhot, chien de benon, ensuite Cerbère, chien de Plulon, monstre à cinquante têtes, d'une taille et d'une ferre extraordinaire, d'une voix terrible et JW cruauté égale. Il en est venu encore Mte de Lerne , qui fil tant de ravages, fchidoa e ofaala ensuite la Chimère, animal cruel, monstrueux, d'une vitesse extrême; ili^ij (rois têtes : l'une de lion, l'autre de ti*Tre,la troisième d'un dragon, et ressem- U«K i ces trois animaux : par le devant du wpiaa lion; à U chèvre t>ar le milieu; à un twp< ni par derrière; et vomissant des torrtfUàde flamme. Echidna donna enfin naisse* au Sphinx et au Lûn de Némée. Son tom signifie urpent ou vipère (t//»îv«). i. loe autre Echidna , ou peut-être la Hèuip, est représentée par Hérodoe, comme ose prircesse des régions byperboréennes, Mui affreuse qae la précédente. Elle enleva i'Avti If» cavales d'Hercule, puis elle eut k re héros trois enfants : Agatbirse, Gélon rtstjlbe. E.» la quittant, Hercule lui r< mil iso arc avec ordre de retenir dans le pays «todece* fils qui pourrait le bander.Lorsfurent devenus grands, Echidna exéauk> ordres d'Hercule. fit sortir de la contrée lesdeux premiers qui n'avaient pu bander lvcf et retint le troisième, le seul qui y réowl. C'est de lui que sortirent les rois v/iifi, et la contrée fut appelée de son Dom.

ÉCBLNADES, nymphes, au nombre de cinq, qui. avant fait un sacrifice de dix taureaux, mitèrent à la féte toutes les divinités champêtre*, à l'exception du fleuve A< béloùs. Ce dira piqué de cet oubli fil enfler ses eaux qui, en se débordant, entraînèrent dans la mer les cinq nymphes avec le lieu où se célébrait (a fête. Neptune, touché de leur sort, les métamorphosa en îles situées à l'embouti» r,' de l'Achéloûs, dans la mer d'Ionie.

ÉChO. 1. Les Grecs avaient fait de ce fieuomène de la nature une nymphe , fille i' l'Air et de la Terre, ce qui ne manquait pat de consens. Les poètes disaient qu'elle «'lait une des suivantes de Junon, et qu'elle urorisait Jupiter dans ses amours, on amu- •ant la déesse par des discours interminables, lorsque le dieu était avec ses maîtresses. Mais Junon hélant aperçue de son artifice, l'en P«mt en h condamnant à ne plus parler sans qo'on Piolci rogeât, et à ne répondre qu'en P«a «Je mots aux questions qui lui seraient fanes. Eprise du beau Narcisse, elle le suivit longtemps, sans pourtant se laisser voir. Après avoir éprouvé les mépris de son amant, file se relira dans le fond des bois, et n'habita l lu* que les antres et les rochers. Consumée

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