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doit et orné par une intelligence supérieure; Prakriti, frOanç, nature, ces mots expriment la même chose , en sanscrit, en grec et en lalm. « Tout ce qui existe fait partie de la nature ; rien n'existe que la nature : » (elle est l'idée exprimée dans les hymnes orphiues. Apollonius, selon Philoslraie, entendit e la bouche de Jarcbas {Yarkns), philosophe indien, ce qui, sans doute, n'était pas inconnu dans I Occ ident, que tous les éléments avaient de lout temps existé simultanément, et que lu monde était un animal à la fois mâle et femelle, qui exerçait les fonctious de père et de mère en produisant avec d'autant plus d'ardeur tout ce qui vit , qu'il réunissait les deux sexes en lui-même.
Plusieurs anciens peuples envisagaient dans le double sexe des divinités le principe actif et passif de la nature. C'est dans ce sens que Platon imagina sa Ggure nuptiale. Dans son système des nombres cosmiques, le nombre pair était féminin, le nombre impair masculin, et do l'union de ces deux nombres provenait l'univers. Les Egyptiens avaient des divinités qui réunissaient les deux sexes; ils avaient un Hephœslos homme-femme, cl une Athénée femme-homme.
On sait combien de fois, chez les Grecs et les Latins, les mêmes divinités étaient tantôt mâles et tantôt femelle*. En effet, selon Arnobe, on les interpellait par ces mots : Sir* lu deus es, site tu dea. Ainsi Minerve, suivant quelques-uns, était hermaphrodite; la Lune ét.<it invoquée tantôt sous le nom de Xunus, tantôt sous celui de Luna. Il y a plus, Vénus elle même, ce type devenu dans la suite si essentiellement léminin, fut d'»1î)ord d'un sexe douteux ; il en est de même de l'Amour, de Vulcain et de Jupiter même. De là vient que l'on trouve fréquemment dans les monuments de l'Orient et de l'Occident des images de déesses avec les attributs des deux sexes. Plus lard, ce qui n'avait été d'abord qu'une conception mythologique, fut accepté comme une réalité par la foule ignorante, qui admit dans le ciel une génération analogue à ce qui se passait sur la terre. L'Olympe des Grecs compta à peu près autant de divinités femelles que de mâles. A côté des six grands dieux : Jupiter, Neptune, Mars, Apollon, Mercure et Vulcain, étaient assises autant de grandes déesses : Junon, Minerve, Vesta, Diane, Cérès el Vénus; c'est ce que les Latins appelaient DU consentes. 11 en éi ait de même des divinités inférieures. Les déesses de l'Olympe ne dédaignaient pas de s'unir quelquefois à de simples mortels : c'est ainsi que Thétis épousa Pelée ; Vénus, Ancbise, etc. Mais dans l'opinion commune, les hommes appelés à ces unions diviues ne vivaient pas longtemps.
L'attribution du double sexe aux dieux, résultant de l'observation des phénomènes de In nature, a été générale chez tous les peuples de l'antiquité, mais diversement modifiée ou épurée, selon les progrès de la philosnphie. Les Perses, qui suivaient la doctrine de Zoronstrv, avaient bien des lzcds, mâles el femelles, mais ils n'admettaient pas une
union sexuelle entre lotira divini'és. Aux Hindous .1 1< f >.'i r 1 1«> il t en propre la manière abstraite « i « - r« |m rsciiicr sous |,i i t i u»- T — nielle appi !<•<• S»kii, «omitic distinct" «I chaque dieu, Oiirruii* qui Lui est inhe enle, ces' -;i -<l i r** non-seulement l;i puissance nér.iti ii e, mais toute I culte et (ouïe verlu qui (Oui être atitiiuee a m» elre dn in. Les SaktM in" sont donc, .i proprement p iler. ni épouses, ni lill s n'aille s dieu \. Parmi les déesses d.-s Crées, l'a Mas seule po-irr Ml elre appelée une N.ikii, >t .i ii > le M'ih indi mi, m
tant q u'el e soi I it |<ale l'iTîiii'i' du cene.u deJupil* t. Ains.Sarasvali, LaUnni el Donrt'a sonl mui: s les épouses que la p •r-onniliralion de l'éuergi • a< tive de l.ralimà , Vichnnii et Stva. Aussi nous ne voyons pis qu'elles aient d'eiif.nls proprement diis ; Cl Inutes les fois qu'un des dieux de la (r ade s'incarne sur !a terre s >us la 'orme d'un homme , la déi sme sa compagne s'incarne en même lemps dans h pe vinn • d'u; e femme. Lesy-léme swalhankase rapproche davantage de la concept. on occi lent . !e; car, dans re!lc philosoj hie, les dresses stml la pi rsonnif:* at n de la m iiière inerte. (M. Trover, OWrr. sur l'.\ii(in>!ii-Lnh<iri.)
DEESSE NATCllE, oi (inouïe <l< rsse. honorée dans I'. incivil p gaoisme ; r'ciail la personnification du pouvoir prod.ic eur. Vénérée à llahylone, où elle avait une statue d'or sur le sommet du temple de Relus, sous le nom de Khéa ou MvliUa, elle passa d.jns la mythologie hellénique, où ou lui érigea des lemph s à Ephèse, à Paplms. à l'eiga. Elle était aussi adoré en Syrie, da as le céléhre sanctuaire d'iliétapolis, dont Lucien, qui éail S\ rien et d ■ la ville de Samosale, nous donne une description delail ce. Ce temple, situe sur une emmenée au milieu de la ville, était environne d'une donhle muraille, dont l'une elaii vieille e! l'autre neuve. Au côle sepleiiii ional du temple ét il une cour de ."> à (iOO pied-, en rircoiilcreiicc, dans laquelle ou voyait des }»riap. s «l'une prodigieuse Itauieur. La f ara de du temple, tournée vers l oi n ul, Ttir lait c etn e par nue terrasse haute d'environ huit pieds, qui se trouvait devant. Toit l'ediiiee elail lonslruit ù la manière des temples ioniens ; les portes en étaient d orées ; l'or éclatait en plus eurs autres eudroi's , et pi iu< ipalemeiii au dôme de ce hâ>imenl. L'air qu'on y respirait elail flgreab c ; il elail même tellement parfumé, que les habils de ceux qui y entraient en contrariaient l'odeur el la conservaient assez longtemps. Ce temple avait sou sanctuaire, dans lequel il i. 'était pas pt-imisaux ministres mêmes d'entrer, à moins qu'ils ne fussent entièrement dévoues aux dieux qu'on y adorail, ou qu'iU n'eussent avec eux quelque relation p rliculi're. Dans i'i 1er eur île ce sanctuaire qui était loupons ouvert , il y avait trois statues d'or. i. elle de la (îr.>ndc Dee.fce elail portée par îles |...ns ; oie tenait d'une main un sceptre >l île I au re une quenolii le ; M lete ciail coui-m;.ee de tours. Les lions sont aussi i'al;iiaal le Cyln'ie. La déesse phénicienne Astarle, qui est la même
DES HEl ICIONS. (R
divinité, était représentée assise sur un litre, comme «m le voit suc différentes médailles cartha^in ise«.
l>i l >-K DE LA MAISON, la plus absur !e et la plus inlàme d.-s conceptions enf nili" -s par le dévergondage de la révolution fraudais". Après avoir déclamé, lonné contre ce qu'ils app I aient les superstitions religieuses, après avoir derréie l'aholilion de Dieu. Ses demago ;im s, comme s'ils eussent eu involonl in iueril la convi.i on qu'il fallait néeesN ; ireaicnl Une reli;: >m . < taldirenl ce qu'ils ap ele e >( !■• eu tr <h- ta Riis«n. Cm lie moquerie; car de me ;e qu'ils avaient employé ta violence, le fer el le feu pour dél mire les symh >le- el les ornements de l'anrieii culte calho ique, ils recriui urrnl aux moye:is de ligueur, au\ mi ;ia<es, aux per-écut i u;s pour i oulraindre les populations à a noter le cuit et les leles d ■ leur uist lulion. Ou eo.i.pi t u I qu • ce le nouvelle deetsfi ne! ut pa> la /{•;/.%• éirrueUe ; la raison éternelle n'est attire que lu u. et iU n'en voulaient p is. Celait donc It liaison humaine; or les voila (omîtes e > pie m' idolâtrie. Conséquence digne de leurs principes! Mais ce n'est pas tout, à recul e i: faut un symbole. Ce symliole, ils le trouvèrent: ce lui une prustitti'C ! M ais laissons parler un témoin oculaire et non susp-cl 1 1 e» éque tirégoire).
« Les proi ousuls él.iienl partout les ordonnateur- de l,i léte, ayant une escorte militaire, des canons et des p «iards; diverses inscriptions, les une- républicaines, les antres anti-rhreiicniies, se taisaient lire sur les flammes et les drapeaux. Les cérémonies religieuses étaient travesties sous des formes g otisques; les min slres de la religion ela eut represenle» smis des cnihlèmes qu'on croyait propres à les couvrit de ridicule on d'horreur, (els que :es maroiles, des poigna-ds; d'anlres ,!Ct* uis, mêlant à des formules liturgiques des ad. uns cvmqu<s cl d s propos crapuleux, marchaient couvert» d'ornemenis sartes dont ou couvrait égalent ml des chiens, des h uics, des porcs, maH presque toujours d> s ânes caparaçniuie* de manière à marquer, le plus energiquemeot possible, l'impie é brutale. Au milieu de ce» groupes, (rainés sur un ebar ou portes p*f des hommes, s el vaii une prostiluee, nommée Ocrsse de In H'iisun ; près d'elle fifi*raient d'autres | erso ues du même sC**« quelquefois alï bl es de rhasubies. On conçoil que les chants et los discours elaieid analogu s.
« Le local de l.i socié'é populaire , u»e pla: e publique, okï l'arbre de la liberté, étaient les points de dejjart el de talion ; oc la on se rendait nu I' id/iI de (a li>n-on. Les églises les plus distinguées, les calhedrah'* surtout, elaie il préférées. La hacliC avait d'.ihord mis et» pièces les chaires, les laSernar'es. les crui ilix. el profane I S saitile* hos ies. Des Lu le. de S ocraie. hrutus, H' ;,u" repaire. .Marat, Lepe le;ier, J.-J. K u-seau el V..itaire, et ii> ait Mib>U;nes aux sta'to"* ' j auv t.ibie iu\ r.-i^ieux. Sur le tmtili' s élevait un echuluudage liguraul une ui