‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 191 sur 365 · ELE · texte numérisé non relu

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au levant et l'autre au couchant; on se tournait successivement de leur côté, en récitant des prières, et lorsqu'elles étaient finies, ou renversait l'eau dans une espèce de gouffre, en prononçant ce vœu : Puissions -nous renverser, sous les meilleurs auspices, Veau de ces vases dans le gouffre terrestre!

Les Athéniens faisaient iuilier leurs enfants dès le berceau. C'était un devoir de l'être au moins avant la mort, et la négligence i cet égard passait pour un sacrilège. Les personnes de tout âge et de toute condition y étaient admises, après les préliminaires exigés. Il u'y avait d'exclusion que pour les criminels et ceux que nous avons indiqués plus haut ; Néron, tout puissant qu'il était, n'osa profaner de sa présence le temple de Cérès.

Rien n'était plus expressément défendu que la divulgation des mystères. Révéler le secret, ou le surprendre, étaient deux crimes égaux. On ne voulait avoir aucun commerce avec ceux dont l'indiscrétion avait trahi des secrets aussi respectables : ils étaient bannis de la société; on évitait de se trouver avec euxdans le même vaisseau, d'habiter la même maison, de respirer le même air. L'entrée du lemple était rigoureusement interdite aux profanes, et la mort fut le prix de la témérité de deux jeunes Acarnaniens qui avaient osé s'y introduire. Un silence qu'il était si dangereux de rompre a couvert de voiles presque impénétrables l'intérieur des mystères; c'est ce qui fait que nous sommes réduits à de simples conjectures sur la doctrine isotérique qui y était professée. Quant aux cérémonies de l'initiation proprement dite, plusieurs anciens nous en ont laissé quelques détails. Voici les cérémonies de 1 initiation d'Apulée aux mystères , telles qu'il les expose lui-même.

Lorsque le momeot fut arrivé, une troupe nombreuse de prêtres le conduisit au bain ; on l'arrosa d'eau lustrale ; on le fit entrer dans le temple, où on le plaça devant la statue de la déesse ; on lui ordonna de jeûner pendant dix jours, sans manger de viande et sans boire de vin. Ces dix jours écoulés, on courut en foule pour le voir, et chacun lui fit des présents, suivant l'ancienne coutume. La loule retirée, on le revêtit d'une robe de lin et on l'introduisit dans le sanctuaire. Là, dit-il, je fus ravi jusqu'aux confins de la mort, et m'étant avancé jusque sur le senil de Proserpine, je revins sur mes pas, après avoir été promené par tous les éléments. Au milieu de la nuit, j'aperçus le soleil étincelanl de lumière ; je vis les dieux des enfers et des cieux; je m'approchai d'eux et les adorai. Il ajoute qu'il ne peut dire ce qui se passa le reste de la nuit. Quand le jour fut arrivé, il fut placé sur un siège de bois, au milieu du temple, devant l'image de la déesse, avec un habit de lin, rayé de blanc, de pourpre, de bleu et d'écarlale. 11 portait de plus un manleau long parsemé de dragons elde griffons, et appelé étale olympiaque. De la maiu droite il tenait une torche allumée, et avait sur la téle des palmes blan-

LMCTIO.NNAIKK DES IlELir.lONS.

ches, arrangée» en forme de rayons. Levant alors les voiles du temple, on le fil voir à tout le peuple ; on célébra ensuite par an festin sa nouvelle naissance ; un répéta les mêmes cérémonies deux jours après, et tout se termina par un repas fait nux prêtres ri aux înwiés, el par un sacrifiée propitiatoire.

Stobée nous a conservé, dans sou Dictionnaire, le oassage d'un auteur ancien qni peignU d'une manière lrès-vi\e le spectacle elTra/nnt des initiations. « L'âme, dit tel auteur, éprouve à la mort les mémos terreurs qu'elle ressent dans l'initiation, et les mots mémo répondent nux mois, comme les choses répondent nux choses 1). Ce n'est d'abord qu'erreurs el incertitudes, que courses laborieuses, que marches pénibles et effrayantes à travers les ténèbres épaisses de la nuit. Arrivé aux contins de la mort et de l'initiation, tout se présente sous un aspect terrible: ce n'est qu'horreur, tremblement, crainte, frayeur. Mai* dès que ces objets terribles sont pas-és, une lumière miraculense el divine frappe les yeux; des plaines brillantes, des campagnes émaillées de fleurs se découvrent de toutes parts, des hymnes et des choeurs de musique enchantent les oreilles. Les doctrines sublimes de la science sacrée y font le sujet des entretiens. Des visions saintes et respectables tiennent les sens dans l'admiration. Initié et rendu parfait, on est désormais libre, on n'est plus asservi à aucune contrainte. Couronné et triomphant , on se promène par les régions des bienheureux , on converse avec des hommes saints et vertueux, et l'on célèbre les sacrés mystères au gré de ses désirs. »

ÉLEUTHÈIU:, oo ÉLEUTHÉRIEN, Libéral«"r, surnom donné à Jupiter en mémo rc de la victoire remportée par les Grecs -ur M irdonius, général des Perses ; victoire qui assura la libér é île la Grèce. Les Gre< «douii 'lent nus-i à Harchus le surnom d'Elcuthère, qui correspondait au Liber Pater des Latins.

ÉLEU THÈRP.S, lieu de la sépulture de 1 1 plupart de-i soldats d'Adraste, qui avaient péri dans l'expédition d'Adraste. roi d'Argos, contre les The! ams

ÉLELTIIÉRIK : 1" déesse de la liberté chez les Gn es. Quelquefois ceux-ci disaient au

Situriel : <-);'>( ()(v4 /»<>', dieux de la liberté; 2° ontaine voisine du temple de Junon , à Argos, où les prêtresses allaient puiser l'eau pour les sacrifices offerts à cette déesse.

ÉLEUIHÉIUES. fêtes célébrées par les Grecs en mémoire do Jupiter Eleulhère ou liiérateur, en mémoire delà victoire remportée sur le persan Mardonius, d'après la proposition d'At istide. Elle avait lieu Ions les cinq ans à Platée; il y avait des courses de chariots el des combats gymniques. — On dit que les Plaléens célébraient encore une autre féte du même nom, le 16 du moia memaclérion , en l'honneur des guerrière morts pour la defeosc de ta patrie ; mais il

est très- probable que c'était la même féte que la précédente. Voie? eh quoi efte consistait :

Dès la pointe dd jo'ur, on emumençail une procession : les trompettes ouvraient la marche ; suivaient des chariots ornés de myrte, de fleurs et de rubans, sur l'un desquels était un taureau noir. Des jeunes gens, choisis dans les meilleures familles, venaient ensuite, avec des vases remplis de vin , d« lait, d'huile, de parfums: la ne paraissait aucun! esclave. L'archonte de la ville de Platée fermait la marche, en habit de pourpr* et l'épéc à la main. Lorsqu'après avoir traversé toute la ville, la procession étaït arrivée aux tombeaux des héros dont on honorait la mémoire, on lavait ces tombeaux avec de l'eau puisée à une fontaine voisine, on les oignait d'buite, on égorgeait le taureau sur un bûcher, et après avoir invoqué Jupiter et Mercure l'infernal, on invitait a m festin les mânes des héros morts pour la défense de la patrie, èl le chef de la v III*, prenant la coupe pleine de Vin< disait : « Je bois à ceux qui ont désiré la" mort pour défendre la liberté de la Grèce. •

Samos avait aussi ses Elen(hériet, en Thonneur du dieu Amour.

Enfin, les affranchis solennîsaient sous le même nom le jour où ils avaient été rendus à la Hbérté.

ÉLELTHO (du verbe aiio», venir), déesse qui présidait aux accouchements. Les Romains l'invoquaient sous le nom A'Jliihya, qui parait avoir la même éiymologie.

ÉLÉVATION, nom que l'on donne communément à celte partie du saint sacr»6re de l i me<se, dans laquelle le prêtre, ap:è> .mot prononcé les paroles de la consécration sur les espèces du pain et du vin, 'es élevé au -dessus de s > tête, pour les montrer an peuple et les lui faire adorer. Lé'évalion proprement dile n'a lieu que dans l'Eglise latine; encore est-elle d'institution autsez moderne. Voyez Coxskcraiion.

ELF, oi KLF IN. génie de l'ancienne mythologie écossaise. Ymjex Etres, qui eat le pluriel de ce nom.

ELGHÉTAS, uné des sept fêles solennelles des Nessériés, sectaires orienta ix, dr/mi-rou rfulmans, dcmi-< hréli Vus. Elghr'tat ést l'Epiphanie; < e mot arabe signifie haptnht, parce que la croyance commune des Orie*nfa"nx est que le Christ n été baptisé I jour de l'Epiphanie.

ELICIUS, nom que les Romains donnaient à Jupiter, parce qu'ils croyaient pouvoir le faire descendre du ciel au moyeu de charmes et de certains vers ; ce qui a donné lieu à ce dyslique d'Ovide :

Eliciimi eeelo te, Jupiter. Iliule minores i\une quoque le celebnuil, Ltiuutiupie vocanl.

< On l'autre «lu haut descieux, o Jupiter ! C'est pourquoi ou l'invoque cm d'hui sous le nom U'Hicius •

(!) Bu effet xtk$»x*u , mourir, el

initier, paraUseni avoir la niéiue racine

m el.

tlfcfi prophète bébreu , (] ni n'a laissé augoecnt, niais qui se rendrt illustre par la ijmteté de sa vie ♦ par sa généreuse fermeté <lj»ar>es prodiges éclatants. Il fut l'inlerprètf de s ordres de Dieu auprès de l'impie A- :h»hel de son fils Ochosias , rois d'Israël et ^râleurs de Baal. 11 ne craignit pas de leur • pnxrber en face leurs crimes et leur idolânr.et de leur annoncer les vengeances du ^înt'ur. Il Gl éclater, par ses miracles , la iu?>joce du maître qui l'envoyait, et la faiitav des .îdoles que le peuple adorait , à tiemple de ses rois. Achab régnait depuis il 4!ij sur les dix tribus , lorsque Elie, le lot irou^er, et lui déclara de la part de Vu , •; . i punition de ses désordres , la tsu «erait privée de pluie et de rosée jus- Vi* son retour. Il se retira ensuite dans une anm, où il f it nourri par des corbeaux. De li il se rendit à Sarepla , en Phénicie, du oiie teuve qui prit soin de sa subsislure, el dont , par reconnaissance , il resia>rita le Gis. Cependant le royaume d'Israël ?im affligé, depuis près de trois ans , d'une t>« ri le famine causée par la sécheresse. \chab faisait chercher part >ul le prophète t f. Enfin Abdias , intendant de la maison io roi le reoconlra et le conjura de revenir »Ueour. Elie, de retour à Samarie, engagea le rut , pour le faire rentrer en lui-même, 4<r»«embler sur le mont Carmel les 430 priflwtes de Baaf et les fcOO prêtres des faux fitOitt qui ayant été accompli suivant ses foin, il leur dit devant tout le peuple: « loimolez oi bœuf; cou| ez-Ie en morceaux t» ta nette! sur l'autel, avec le l ois préparé .oar l'holocauste ; invoquez ensuite Baal jfiu qu'il Luse tomber le feu du ciel sur la • iffime. J>a ferai autant de mon côlé en inr^uaa/ le «lieu que j'adore; et l'on verra, par r effet, lequel est le plus puissant de mon

-o ou du vôtre. » La i roposilion fut accep- 1er. les prêtres, de Baal, après avoir prep.iré l'kolocauile , invoquèrent vainement Baal, tandis qu'à la prière d'Elie , on vit le feu du nel descendre sur son sacrifice el le consu- ■r. Le peuple cria miracle, et animé par El'** il mil en pièces tous les prêtres des boi dieux. Elie se milt n prières, et il lom-

une pluie abondante. Ce saint prophète, our éviter la colère de Jézabcl. épouse d'Ai»ab, qui voulait venger les prêtres de Baal, e '«lira sur le mont Oreb : après avoir été x>urri par un a„ge p f| y eut des visions myserieuses, et y reçut l'ordre de sacrer Jéhu ~>ji l'Israël , et de choisir Elisée pour son ^cess>>ur. En s'en retournant, il trouva Equi labourait avec douze paires de ■"•ufs. Il lui mil son manteau sur les épau- *i et dans l'instant même Elisée quitta ses pour le suivre. De retour dans le royaume d'Israël, Elie alla reprocher au roi jebab le meurtre de Nabolh el l'usurpation

* vigne; il lui annonça la vengeance que l,,e« tirerait de ce double crime; vengeance

s accomplit, non pas sur Achab, parce ^■ce pnnre s'humilia devant le Seigneur, Ul»" sur sj femme Jezabel et sur sa famille.

wboziaj ayant succédé à sou père Achab

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