ELO
Ronsdorf, qui n'était auparavant qu'une simple métairie , est devenue, par la colonie amenée par ce fanatique , une petite ville , bien peuplée et industrieuse.
ÉLOAH, nom de Dieu, en hébreu, mSt; il vient de la racine orientale hSk ilah, adorer, de même que l'arabe Elah% ou avec l'article Alélah, et par contraction Allah. Toutes ces expressions signifient donc Vodorable, et expriment bien les rapports de la créature à l'égard du Créateur. Ainsi les peuples sémitiques, dépositaires de la révélation, se servent, pour exprimer la Divinité, d'un vocable
{>l us convenable, que les termes usités chez es autres peuples , qui n'impliquent en grande partie que l'idée de céleste, tels que le Deva sanscrit, le Q«ô? grec, le Dent latin, le Thien chinois, le JengAeVidesTartares, etc., etc. Voy. la Synglosse du nom de Dieu, à l'article Dieu de ce Dictionnaire.
On sait que les Hébreux emploient presque constamment ce vocable dans sa forme
plurielle dvtSn Elohim ; c'est ce que l'on appelle en hébreu, pluriel respectueux ou pluriel de majesté. En effet, il est presque toujours accompagné du verbe ou de l'adjectif au singulier : dviSn kh bara elohim , creavit Deus ; if\ dw?k Elohim Khai, Deus vivons; pny C3'nS« Elohim ttadiq, Deus justus. Voy. la Synglosse, n. 1.
ÉLOIDES, nymphes de Bacchus; ce nom pourrait venir originairement de l'hébreu Eloah ou Elohim, dieu. En effet, nous remarquons une grande analogie entre certains mots étrangers usités dans les mystères de Bacchus, et les expressions bibliques; ainsi . Evohé, et Jéhovah; Elileuy Alalé, et Alleluyah; Jô Bacche cl Yaht etc.
ÉLODL, sixième mois de l'année religieuse, el le douzième de l'année civile, dans le calendrier judaïque; il correspond à peu près aux mois d'août et de septembre. C'est la coutume dans les synagogues de sonner du cor, matin et soir, pendant tout le mois d'EIoul, en mémoire de la seconde ascension de Moïse sur le mont Sinaï, qui eut lieu pendant ce mois. Les rabbins disent que ce législateur ordonna de sonner du cor dans le camp pendant son absence, afin qu'on ne dit plus : Nous ne savons ce qu'est devenu Moïse. Les plus dévots d'entre les juifs se livrent pendant ce mois aux œuvres de pénitence, pour expier leurs péchés, el pour se préparer à entrer pieusement dans l'année qui va commencer le mois suivant. Ces pénitences consistent à examiner sa conscience, à confesser ses péchés, à se frapper la poitrine, à se plonger daus l'eau froide el à faire des aumônes.
ÉLODS, nom que donnent aux esprits ou génies les insulaires des Carolioes occidentales. Les Elous-Mélafir sont les bons génies, et les Elous Mélabous, les méchants ou les démons. Le principal, parmi ces derniers, est Morogrog qui, ayant été chassé du ciel pour ses manières grossières et inciviles, ap-
• ? sor In lerre le feu jusqu'alors inconnu. H FM>, nom sons lequel h-s Grecs < l les nri itns honoraient V EspSnmer. Ces ilrrn r* <ni élevèrent plusieurs temple».. L' s j *j' 'os l«i disaient Mi'iir du Sommeil qui suspend nos peines, cl île I I Mort qui les l:nil. Pin lare l'appelle la nourrice .'es vieillards.
ELUS. 1. I. Eulise donne le n<>m d'Elus, 1* aux bienheureux qui ;oui«.sent de li vue de Dieu dans le ciel; 2 aux ccclési si (|ues qui ui I été choisis en non iqucmcu; pour occuper un siéue ponliCn al, mais qui n' ni pas encore reçu la ron«é( Talion ep seopale: 'yr ;ux rlercs inféf ieurs appelés aux or ires majeurs; V aux c.iléehuiuèiic> a mis à recevoir le saere n ni de baptême: .*> enfin, sain« !'au! el le^ au'res apolre do nenl le nom d'c'us à tons ceux qui oui ele appelés, par la grâce de Dieu, a entrer dan* le giron de l'Eglise, el à y pratiquer la religion dans toute sa pureté.
2. L'impie Mânes, auteur de la secte des manichéens, avait donné le li re d'Elus à ses plus intime- disciples. On distingua donc ces hérétiques en deux classes : les Amiitcus et les Elus. « Les Klus. dit l'historien. l'Icury, faisaient profession de p.iuvrele et d'une abstinence très-rigoureuse, l es Auditeurs pouvaient avoir du bien, et vivre à peu près comme le^ autres hommes, fis devaient néanmoins lotis s'abstenir du vin, de la chair, des œufs et du fromage, parce quMs disaient que ces c rps n'avaient aucune ji .rtie de la substance ilivine. Luire les Elus, il y en avait douze qu'ils nommaient Ma ires, et un lie ziéme qui était le premier, à l'exemple de Manés el de ses douze disciples : au-dessous étaient soixante et douze évéques ordonnes pai les uiailn s, el ces évéques ordonnaient des prêti-.-> et des diacres. »
ELVES, génies mv tholngifjues des anciens Ecossais; cepend ml, milgieles lumiè e. du chrisli misme, la croyance à leur existence et à leur pouvoir est > neore vivante parmi h s paysans de l'Ecosse, Ce sont, disent-ils, de petite êlr s d'une nature inlei niéd aire entre la madère cl l'esprit, vils, agiles, capricieux de caractère, utiles quan i ou ies Ira <e bien, dangereux quand on les irrite. Leur relraite ordinaire est le creux de ces collines vertes, en cône régulier, que l'on rencontre à tout moment dans les régions montagneuses, el que lesaneiens Gaëls désignaient sous le nom de Siyhan. Ils en sur ent a la nuit pour danser dans l< s près au clair de la lune; et le lendemain matin, ajoute-t-o t, ou no manque pas de trouver la terre soulevée de distance endislauce, et le gazon couvert d'un grand cercle de ver turc foulée daces certaines de leurs danses de ia nuit. Ce sont les Eh es qui envoient aux bestiaux I s crampes (jui lespiennenl au pâtura e, et contre lesqu Is le pâtre n'a d'autre remè le qu< de frotler le membre de l'animal avec son bonnet de laine bleue.
L ue de leurs armes favorites cou re ceux
(t) Article emprunté au Dictionnaire mij'.iiolo'jique de Noéï.
(2) Mous avons toujours considère le paradis des Grec* cl des R<uinin> < uf»i,ie un <W- he'ouis les
qui les in ilieni, car ils se vengent
fois qu'on les attaque, sont des cailiout triangulaires , fort communs au Imid dp$ ruisseaux, el qu- l'on appelle â cause de odj Elf-urroir he ui. ( léte de flèche des (r*. Hors ce> cas de guerre assez rares, les Elui sont de douces ci innocentes créatures, v. v..ni en l«;>u accord avec ceux «pui les an imi. lent, et qiîeiqu lois payant n ,r des service réels i'hosiMl.iiite qu'on leur il nue, .Tuj.rc* d : lo\er. ou s i. s la pierre du seuil: nn |fI.f donne alors le nom de <jo» ntig^hoart ■ ; ur.s voi in -}.
EL5. I N A , surnom de Cérès, tire soi! d j ville d'Elvium, suit -lu fleuve Llvis. Juveml lui donne ce titre :
.Me ipio.pie ad Kl", iiuim Cererem, Vt'slr.imque l'imam.
ELX.Nl. faux prophète, juif d origine, cl chef d'une espèce de secte de dcmi-i lireiieni, appelé* de on nom Elcuiiie*. et oncure (hsrniins, Esscaiens. l'oy. ces a lnli>.
ELVMEEN, surnom de Jupiter, pris d'Efimaïs, ville de l'erse, où il avait un teraniî magnifique.
Ou appelait de même, Ehjménnt ou i'/jtnm e, une dé ss- du nom de fiante, thnn dans ia même ville, et que l'on prend fJiîlW pour Di me, tantôt pour V enus, c! lanl.it puor Minerve.
ELYSÉE, ot CHAMPS ÉLYS£l-S «t È1.Ï- SIEN."(1), séjour heureux des ombre» »er« tueuses. C'était la quatrième division deseafers, siiivanl les Grecs, et la septième, «aivaut les Homa ns. « Il y régnait un print'iuf* éternel; l'haleine des vents ne s'y fahart sentir que pour r paudre leparfun des fleurs. Un nouveau sole.! el de nouveaux adrej n'y étaient jamais voiles de nuages. Dm bo tv.ges embaumés, des bois de rosiers <"l de ni ', ries, couve. nent de leur* ombrais frar» le - ombres lortuuécs. Le rossignol avait swi ledio t ifv chan er ses plaisirs, et il n'eM interrompu que par les voi v touchante» e^ L'rauds poètes et des musiciens célèbre*. I» Le (h • v coulait a ec un dons murmure, M ses ondes y ('.usaient oub icr les maux dt* h vie. Une 1er. e toujours liante y rennme1 il ses pro :u: lions l ois fois l'année, el présentait aliernauvemenl ou des fleurs ou «le> fruits. Plus iled >uleur, plus de vieillesse on conservait ét rnelleinent l'âge où l'on a » J'i été le plus heureux. Là, on goûtait enrore les pl lisirs qfii avaient flatté durant la »!e L'ombre d'Achille l.iisail la guerre aui bét^ féroces, et Nestor y contait ses expioils. De robustes athlè es s'exerçaient à la lotte; d » jeun s gc ,s dans la v igueur de l'âsfe s'eiefçaient ,i la lice, el des vieillards jojeus * ' * v laieul i réciproquement à des banquets. A«» biens physiques se réunissait l'absence de» maux d-- l ame. L'ambition, la soif dV t'or, l'envie, la haine, et l<>ules les viles passion* qui agitent les mortels, n'altéraient plu» '4 tranquillité des habitants de lissée (2). -su'
pins ennuyeux qui se puissent imaginer. La »'< ^' âmes jnsies dans les champs Elysée» e*l ab>ohitu<«' celle d'un bon bourgeois qui va passer l'éii i ç.nupagiie, et qui la plupart du temj'5 en reneit
tn
Tt«t Pfndare, Saturne, souverain de ce charnu! séjour, y règne avec sa fenrhe Rhéa, di fait revivre nge d'or qui fut si Court sur b terré; suivant d'autres, lout s'y gouverne fir Jes juste» luis de Hhadamanthe.
Lu uns ont placé les champs Ely«ées dans b lune: lès nôtres, dans les fies Canaries, tv/on appelait Fortunées; d'antres, dans les |e« de >chclland, on dans l'Islande, qui est ■ Tholédes anciens. Homère et Hésiode les ésteïaWis à l'extrémité de la terre et sur les fard» de l'Océan. Penys le (icoerraphe leur |atMcne les Iles Rlanches du Pont-Euxin; auis le plus grand nombre les a supposés au •VU dps Colonnes d'Hercule, dans les ri cl i— rirase» campagnes de la Bôtiquc. Bochart tunnel cettr fable une origine phénicienne. Uwip!n« vraisemblable qnè c'est une fable i«oe d'Egypte, comme toutes les autres fa- W«rretques.
Iti poètes ne sont pas d'accord sur le leapi que les âmes y devaient demeurer. I rime semble insinuer qu'après une révo- Julion de mille ans , les âmes buvaient de fonda fleuve Léthé, et venaient ensuite kibfler d'aolres cor ps; éri quoi Virgile semble adopter le dogme de la métempsycose, qui devait encore son origine aux Egyptiens. Lu peuples d'Italie, différant en cela des *»uu fte croyaient pas les peines éternel- Hevepté pour les grands scélérats. Les wplitw des autres coupables cessaient i^sn temps limité par les j"gés infermm. Ainsi rien de souillé par le vice n'entfiiidïa» le lieu des plaisirs et de la paix; ^ > îiifortoné qui n'avait été que faible, •tttUtŒur avait gémi sur ses égarements, ornruiijai hânm sans retour, et, après awnîferl une punition juste et néresmw. il était rèolu à la tranquillité et au toajeor. — Nou* voici au dogme catholique *a rWsatoire.
.IEHS , nom tamoul des «Mitres de l'enfer. C'est une race de géants, «omise â Yama, dieu de la mort et roi des «fers; leurs fonctions consistent à lourtneule* âmes des damnés.
ÉMANCIPATIONS, secte d«s Etals-Unis, formée dans If Kentucky en 1805, par l'association d'un certain nombre de ministres et J Mises, appartenant au système bapliste. "'émancipa le tirs ne diffèrent des baplisles dedans la décision qu'ils ont prise, tant en principe qu'en pratique, contre toute espèce Ravage. Ils regardent le maintien de 'esclavage comme un système odieux, criminel et tlaogereux, que tout bonnéle homme 'on abandonner et s'efforcer d'abolir. Us •«ercbcolà procurer, autant qu'il est possi- "••\ et île la manière la plus prudente et la ""«avantageuse pour les esclaves et pour 'urs propriétaires, l'émancipation générale Mcumplèlc de celle race nombreuse d'êtres
î'CédJ d'ennui. La description qu'en donne Fénelon. 'ans Téténtaque, est beaucoup plus attrayante, niais est iracée sous l'inspiration chrétienne. A notre »f. te» sinpte paroles négatives dïsaîe el de saint » «H Utient bico loin derrière elles toute deacrip-
Elit)
ignorants et dégrané», qui sont maintenant,
par les lois et les coutumes du pays exposés à une servitude héréditaire et perpétuelle.
EMKASI0S (du grec ,«ç ae'vuv, s'emtiarquer) , surnom d'Apollon auquel les Grées sacrifiaient avant de mettre a la voile.
EMBAUMEMENT DES CORPS. 1. On sait que l'embaumement des corps morts faisait/ chez les Egyptiens, partie intégrante des funérailles et des rites sacrés ; les embaumeurs étaient considérés comme des ministres du culte, quoi jue dans un degré inférieur à celui des prêtres. Quand on portait un cari <vre aux embaumeurs, ceux-ci, dit Hérodote, montraient aux parents des modèles de morts peints sur bois ; il y en avait de trois priv différents: pour les riches, les gens d'une fortune médiocre et les pauvres. Diodore de Sicile dit que l'embaumement coûtait pour les premiers un talent d'argent, pour les se* couds, vingt mines, et se faisait presque pour rien en faveur des troisièmes. Voici les opérations de l'embaumement suivant ce dernier auteur.
Les embaumeurs, étant convenus du prix, prennent le corps et le donnent anx officier* qui doivent le préparer. Le premier est le désignateur ou l'écrivain; c'est lui qui désigne, sur le côté gauche du mort, le morceau dé chair qu'il faut couper. Après lui vient l'moiseur, qui fait eet office avec une pierre d'Ethiopie ; mais il s'enfuit aussitôt de toute sa force, parce que les assolants le poursuivent à coups <le pierres, comme un homme qui a encouru la malédiction publique ; car ils regardent comme un ennemi commun celui qui a fait quelque blessure ou quelque outrage que ce soit à nu corps de même nature que le sien. Viennent ensuite ceux qui salent ; ce sont des officiers très-rrspectésdans l'Egypte; ils ont commerce avec les prêtres, et l'entrée des lieux sacrés leur est ouverte* comme à des personnes qui sont elles tnémes sacrées. Ils s'assemblent autour du morl qu'on vient d'ouvrir ; l'un d'eux introduit, par l'incision, sa main dans le corps et en tire tous les viscères, excepté le cœur el les reins. Un autre les lave avec du vin de palme et des liqueurs odoriférantes. Ils oignent ensuite le corps pendant plus de trente jours avec de la gomme de cèdre, de la myrrhe, du cinnamomeel d'autres parfums, qui, non-seulement contribuent à le conserver dans son intégrité pendant très-longtemps, mais qui lui font encore répandre une odeur très-suave. Ils rendent alors aux parents le corps revenu en sa première forme, de (elle sorte que les poils même des sourcils et des paupières sont démêlés, et que le mort conserve l'air de son visage et le port desa personne. Plusieurs Egyptiens, ayant gardé, par ce moyen, toute leur race dans des cabinelsfaits exprès, trouvent une consolation indicible à posséder leurs ancêtres, avee la même figure el la
tinn possible de paradis quelconque : i L'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu, l'esprit humain ne saurait comprendre ce que Dieu a préparé à ceux qui faiment. é »
même physionomie que s'ils étaient encore vivants. Quant aux femmes de qualité, lorsqu'elles sont mortes, on ne les donne pas sur le champ aux embaumeurs, non plus que celles qui sont très-belles, mais seulement trois ou quatre jours après leur mort. A l'égard de ceux qui ont été pris par un crocodile, ou qui se sont noyés dans le fleuve, auprès de quelque ville qu'ils soient jetés , ceux de la ville sont obligés de les embaumer, de les ajuster de la manière la plus magnifique, et de les déposer dans les tombeaux sacrés. Il n'est permis à aucun, soit de leurs parents, soit de leurs amis, d'y toucher ; les seuls prêtres du Nil les touchent et les ensevelissent comme des corps qui ont quelque chose au-dessus de l'humanité.
Hérodote rapporte d'autres circonstances de l'embaumement. Premièrement, dit-il, on tire avec un fer oblique la cervelle par les narines , on la tire en partie de celte manière, et en partie par le moyen des drogues qu'on introduit dans la tète. Ensuite avec une pierre d'Ethiopie aiguisée , on fait une incision dans le flanc; on tire par là l'estomac et les entrailles ; on les nettoie et on les passe au vin de palmier; on les passe encore dans des aromates broyés, ensuite on emplit le ventre de myrrhe pure broyée, de cassie et d'autres parfums, excepté d'encens, et on le recoud. Après cela on sale le corps en le couvrant de natron pendant 70 jours. Il n'est pas permis de le saler plus longtemps. Quand ce temps de 70 jours est passé, on enveloppe tout le corps de bandes de toile de coton coupées et enduites de gomme. Les parents prennent ensuite le corps ; ils font un étui de bois en forme humaine ; ils y renferment le mort, et l'ayant fermé à clef, ils le déposent dans un appartement destiné à cet usage, où ils le placent tout droit contre la muraille. Telle est la manière la plus chère et la plus magnifique d'ensevelir les morts. Pour ceux qui ne veulent point faire de ces embaumements somptueux, ils choisissent le second mode que voici : On remplit des seringues d'une liqueur onctueuse tirée du cèdre; on en injecte le vcnlrc du mort, sans y faire aucune incision et sans en tirer les entrailles.Quand on a introduit l'exlraildu cèdre par le fondement , on le bouebe pour empêcher l'injection de sortir par celte voie; ensuite on sale le corps pendant le temps prescrit. Au dernier jour on tire du ventre la liqueur du cèdre : elle a tant de force qu'elle entraîne avec elle le ventricule et les entrailles dissoutes. Le nilre dissout les chairs, et il ne reste du corps que la peau et les os. Quand tout cela est terminé, on rend le corps sans y faire autre chose. La troisième manière n'est employée qoe pour les plus pauvres. Après avoir lavé le ventre avec une certaine liqueur, on met le corps dans le nitre pendant 70 jours, et on le rend à ceux qui l'ont apporié(l).
Un des embaumeurs récitait au nom du
(1) On a fait quelques objections contre certains procédés indiqués dans le récit d'Hérodote et de
ES RELIGIONS. m
défunt cette prière rapportée par Porphyre : Soleil, roi suprême de toute» chose», tt roui dieux de qui les hommes tiennent la et>, daignez me recevoir et m'introduire dan» le téjour de» immortels
On est redevable à cette coutume égyptienne de l'innombrable quantité de curps humains embaumés qui nous sont parrenos si parfaitement conservés, et auxquels on a donné le nom de momies. On en voit dans tous les cabinets d'Europe; on reconnaît celles des hommes à un appendice en forme de barbe tressée, qui est attaché au menton ; il n'y en a pas aux momies de femmes. Les momies d'enfant sont rares; mais on en trouve oo grand nombre d'animaux consacrés aox dieux, tels que d'ibis, de chats, de crocodiles, d'ichocumons, d'éperviers, de poisson», de serpents, de bœufs, de béliers, qui ontreco les honneurs de l'embaumement ou momification.
2.LesGuanches possédaient aussi le secret de l'embaumement, et leurs momies, qt ils appelaient xaxos, étaient préparées d'après une méthode analogue à celle des anciens Egyptiens. Suivant la tradition, il existait à Téoériffe une classe d'hommes et de femmes qui exerçaient le métier d'embaumeurs.
« Ces gens-là, dit le père Espinosa, ne jouissaient d'aucune considération : ils vivaient isolés ; on fuyait leur contact , car on les regardait comme immondes, n'étant employés qu'à vider les cadavres. Ceux, au contraire, qui se chargeaient spécialement d'emtwumer le corps avaient droit au respect de leurs concitoyens. » Voici ce que cet au'.enr rapporte sur la manière d'opérer : a Le corps du défunt était placé sur on banc de pierre pour procéder d'abord à sa dissection par l'extraction des intestins. On le lavait <ieoi fois parjouravec de l'eau froide mêlée de se, en ayant soin de bien imbiber les oreille*,!" narines, les doigts des mains et des pieds, fl toutes les parties délicates ; on l'oignait essuite avec une composition de beurre de chèvre f d'herbes aromatiques , d'écorcr de pin pilée, de résine, de poussière de brojère et de pierre ponce, et d'autres matières astringentes et dessicatives ; puis on le laissait exposé au soieil pendant quinze jours. Fendant cet intervalle, les parents du mort chantaient ses louanges et se livraient à la douleur. Lorsque le corps était bien desséche et qu'il était devenu très-léger, on l'enveloppâ t dans des peaux de brebis et de chèvres tannées ou crues, suivant son rang, et oa loi faisait une marque pour le reconnaître an besoin. Après cette opération, il était porte dans une des grottes sépulcrales destinées à" pieux usage et situées dans des endroits prèsue inaccessibles. Les corps qu'on enfemmi ans des sépulcres étaient placés debout contre les parois de la grotte ; les autres étaient disposés les uns à côté des autres, sur des espèces d'échafaudages en branches de génévrier, de mocan ou d'autres bois i«-
Diodore de Sicile; mais nous en laissoos rappréo»lion aux connaisseurs.
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corruptibles. » Quelquefois les momies ne reposaient que sur de simples couches de petites bûches.
Viana, qui a décrit la manière d'embaumer d'après les renseignements d'Espinosa, suppose que la pâte aromatique et astringente, qui servait à oindre le corps extérieurement, était aussi introduite dans l'intérieur; mais il a omis les bains d'eau saline, qui rapprochent si essentiellement la méthode des Goanches de celle des Egyptiens. Viera croit que l'ouverture des cadavres se faisait au mojeo de pierres tranchantes, tirées de ces obsidiennes désignées par les anciens habitants sous le nom de tabona ; ce qui rappellerait les pierres éthiopiques, employées pour ouvrir le corps sur le côté, et dont il est fait mention dans Hérodote. On a observé en effet l'incision pratiquée sur le flanc de plusieurs momies qui ont clé découvertes.
On a trouvé un grand nombre de ces momies en différentes cavernes, où elles étaient les unes debout, les autres étendues sur des brancards; d'autres enûn empilées les unes sur les autres: les chairs, en état parfait de conservalion, étaient recouvertes d'une peau aussi sèche que le parchemin ; la peau a seulement acquis une couleur brune, mais sans grande altération de formes ; les dents sont d'une eilréme blancheur ; les cheveux, la barbe, tes sourcils se sont très-bien conservés. L'inspection de ces momies porte à croire que, cbet les Guanches comme chez les Egyptiens, il existait des différences dans la manière d'embaumer, suivant le rang et la richesse des individus. On en a trouvé en effet
Îoiavaient jusqu'à six enveloppes, tandisque autres n'étaient cousues que dans une seule peau de chèvre. Ces peaux tannées paraissent avoir été appliquées humides sur le cadavre, car quelques-unes avaient si bien pris les < formes de l'individu, qu'après la destruction - do corps, elles étaient restées moulées comme des cuirasses. Dans les momies d'une classe
• supérieure, les peaux mortuaires sont trèsfnement tannées, fort souples, cousues de plusieurs pièces avec une délicatesse admi-
/ rable; les bandelettes qui les entourent et les tiennent liées ensemble sont aussi de la
• même matière. On peut de prime-abord dis- , tinguer les deux sexes à la position des bras : ... les hommes les ont étendus le long des cuisses, et les femmes les tiennent croisés sur lo
, . ventre.
^ 3. Les peuples du Pérou avaient l'art d'em- , baamer les corps, de telle façon que, non-seu- ^.lement ils résistaient à la pourriture et à la \ corruption, mais qu'ils acquéraient une dureté extraordinaire. Le corps de l'inca était ?' ainsi embaumé et porté dans le temple du soleil à Cusco, et placé devant l'image de cet astre qui était regardé comme son père, pour y partager avec celui-ci les honneurs divins. On embaumait également les corps des grands personnages.
h. Le- anciens habitants de la Virginie em- * tournaient les corps de leurs chefs par un procédé qui témoignait le peu de progrès qu'ils avaient fait dans les arts. Voici com-
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ment ils s'y prenaient, d'après le récit d'un ancien voyageur : « Ils fendent d'abord la peau tout le long du dos, et l'arrachent tout entière, s'il est possible. Ils décharnent ensuite les os sans offenser les nerfs, afin que les jointures puissent rester ensemble. Après avoir fait sécher les os au soleil, ils les remettent dans la peau qu'ils ont soin de tenir humide avec un peu d'huile ou de graisse ; ce qui la garantit de la corruption. Lorsque les os sont bien placés dans la peau, ils en remplissent adroitement les vides avec du sable très-fin, et ils la recousent, en sorte que le corps parait aussi entier que s'ils n'en avaient pas ôté la chair. Ils portent le cadavre ainsi préparé dans un lieu destiné à cet usage ; ils l'y étendent sur une grande planche nattée, qui est à quelque élévation du sol , et ils le couvrent d'une natte pour le garantir de la poussière. La chair qu'ils ont tirée du corps est exposée au soleil sur une claie ; et quand elle est tout à fait sèche , ils l'enferment dans un panier bien cousu, et la mettent aux pieds du cadavre. Ils placentdansces tombeaux une idole deflïu>a«a, qui, à ce qu'ils prétendent, a soin de garder ces corps. » Un prêtre se tient nuit et jour dans ce mausolée, auprès d'un feu allumé ; c'est là qu'il s'acquitte de certains devoirs religieux à l'intention des défunts commis à sa garde.
5. Les habitants d'Apalache, dans la Floride, embaumaient pareillement les corps de leurs parents et de leurs amis défunts. Ils les laissaient à. peu près trois mois dans lo baume ; après quoi ces corps, desséchés par la force des drogues aromatiques, étaient revêtus de peaux bien préparées, et mis dans des cercueils de cèdre. Les parents gardaient le cadavre chez eux l'espace de douze lunes ; ensuite ils le portaient à la forêt voisine, où ils l'enterraient au pied d'un arbre.
Quant à leurs caciques décédés, ils embaumaienllcurs corpsdela même manière, les revêtaient de leurs ornements, les paraient de plumes et de colliers, et les gardaient ainsi trois années dans l'appartement où ils étaient morts, enfermés dans des cercueils de bois. Ce terme expiré, on les portait au tombeau de leurs prédécesseurs, et on les descendait dans une grotte dont on fermait l'ouverture avec de grosses pierres. On suspendait aux arbres voisins les armes dont le défunt s'était servi à la guerre , en témoignage de sa valeur. EnGn, on plantait un cèdre auprès de la grotte , et si cet arbre venait à mourir, on avait soin de le remplacer aussitôt.
EMB LA, ou EMLA, l'Eve de la mythologie Scandinave, épouse d'Ask, le premier homme. Voy. As*.
EMBL'NGODLA, un des Gangat, ou prêtres du Conço. Il passe auprès des Nègres pour un sorcier si habile, qu'il peut, d'un coup de sifflet, faire venir devant lui qui bon lui semble, s'en servir comme d'un esclave, et le vendre même, s'H le juge à propos.
ÉMEPH,ou HÉ.HEPH, dieu des anciens Egyptiens, le même que Cuef, Cuoupui». llf
en faisaient le principe do l'ordre, la cause efficiente et éleroelle de l'Univers. Ils le peignait ni 6ou8 la forme humaine, pour marquer son intelligence ; androgyne, pour signifier son indépendance absolue dans ses productions, ayant sur sa téle un epervier, pour désigner son activité; avec un œuf sortant de sa bouche, pour exprimer sa fécondité. De cet œuf est sorti Phtha, l'Ilepbœslosde» Grecs et leVulcaiu des Latins.
ÉMEKAUDE. Cette pierre précieuse était considérée comme une divinité par les Péruviens de la vallée de Mania. Celle qu'ils adoraient ét til grosse comme un œuf d'autruche. On la montrait les jours de grande fél", et le peuple accourait de toutes parts pour voir sa déesse et lui offrir des émeraudes. Les piètres et les caciques donnaient à entendre que celle déesse élait bien aise qu'on lui présentât ses filles, et par ce moyen IU en amassèrent une grande quantité. Lorsque les Espagnols firent la conquête du Pérou, ils trouvèrent toutes les filles de la déesse ; mais les indigènes avaient si bien caché la mère, que jamais depuis on ne put savoir où elle élait.
ÉMETH, la première divinité après Noélarque, suivant la théogonie des philosophes éclectiques. Ils la définissent , l'intelligence divine qui se connaît elle-même, d'où sont émanées toutes les intelligences, et qui les ramène toutes dans son sein comme dans un abîme. Les Egyptiens plaçaient Eikton avant Umeth : c'était la première idée exemplaire ; on l'adorait par le silence. Voy. Noétarqlb, Amem, Eikton.
É*.\!IR. Ce mot signifie proprement coromandant, et correspond chez les musulmans aux litres de roi, de prince souverain et de sultan ; mais il n'implique que la seule autorité temporelle,» la différence du litre d /mamt qui exprime l'autorité spirituelle, et «le celui de khalife, qui indique la réunion des deux pouvoirs.
Les descendants de Mahomet, par Fatima, sa fille, jouissent chez fous les peuples musulmans du privilège de joindre à leur nom la qualification d'Emir, ou celles de satd et de sch^rif, qui siguifient seigneur cl noble. Quoiqu'en vcrlu de celte descendance, fort problématique pour la plupart, ils n'aient ùl remplir aucune fonction temporelle ou spirituelle, ils >ont censés au nombre des personnes sacrées. Ils portent tous un turban vert de mer foncé, qui élait la couleur du prophète,leur aïeul. La vénération qu'inspire le sang qui coule dans leurs veines a porté les magistrats séculiers à formuler » n leur faveur plusieurs prescriplious légales , ei à condamner, entre autres, ceux qui auraient la témérité de les frapper, à avoir la main droite coupée. Mais on élude celte défen>e, en ne les outrageant qu'après leur avoir ôlé ce turban avec beaucoup de vénération et de respect. Ces émir.- ont un supérieur qui a sous lui des gardes et des officiers, et qui, dam certains pays, a seul droit de vie et de mort sur eut. Le- nombre de ces émirs est
ES RELIGIONS
très-considérable, et on en trouve dans tout les ordres de l'Etat, même dans les professions les plosabjectes el parmi les mendiant». On conçoit que la plupart se sont arrogé ce titre comme moyen de recommandation auprès de leurs coucitoyens. Si cependant ils sont convaincus de l'avoir usurpé, ils sont condamnés à des peines sévères et à la prison. Le peuple croit qu'un véritable émir est exempt de toute infirmité corporelle, el qu'il ne peut jamais se trouver réduit à la mendicité ; d'où il résulte que tout émir estropie ou malheureux, donne lieu à des soupçons sur sa naissance, et les dévots se font alors un devoir de rechercher ses preuves.
ÉMIR AL-MOOMENIN, c'est-à-dire chef de% fidèles, ou, comme traduisent no» historiens, commandeur des croyants; c'est le titre que les musulmans donnaient aux khalife- successeurs de Mahomet. Les chroniqueurs du moyen âge, qu'on pourrait appeler les bourreaux des langues de l'Orient, ont rorrompa ce mot sous 1'orlhographe Miramolin.
EMIR HADJI, ou EMIR EL-HADJ, c'est-àdire chef des pèlerins; on donne ce nom à ceux qui sont chargés de conduire les pèlerins à la Mecque, el particulièrement au pacha de Damas, aux beys ou grands seigneurs de l'Egypte et du Maroc, qui remplissent cette importante foortion. Plusieurs khalifes ont tenu à honneur do marcher eux-incuj<i en tête des caravanes qui se rendaient à la Mecque pour accomplir les rites sacre».
EMMANUEL, nom que le prophète lsaie donne au Messie dont il annonce ia venue. Le mol Emmanuel (ou, comme on prononce
en hébreu, StfUOS Immanou-el) signifie Dieu avec nous.
EMMÉLIE, sorte de danse grecque, grave et sérieuse, inventée par un des compag <>ns de Bacchvs, lors de 3on expédition à la conquête des Indes.
EMMI'KÉS. Le concile d'AIbi , tenu en 125'*, donne ce nom aux hérétiques albigeois que l'on enfermait comme coQteiL* par force ; parce qu'en effet on les euiiii i«oun.iil entre quatre muraille-.
EMOL, génie invoqué par les basilidiens.
EMPANDA, divinité des Romains; c'était la déesse prolectrice des lieux ouverts, i-ls que bourgs el villages. Varron la confond * lorl avee Cérès.
EMPLOCIKS (du grec tfxnM , entrelacement) ; fêles célébrées par les Athénien*, et dans lesquelles les femmes devaient paraître avec les cheveux tressés.
EMPOLÉE , surnom de Mercure , considéré comme protecteur de* marchands et des cabareliers.
EMPONG , esprits malfaisants, auxquels les habitants des lies Celèbes adressent 'les vœux, cl en l'honneur desquels ils s'iuap — sent des pénitences el des privations
EMPU&E, spectre ou fantôme envoyé p.<r Hécate pour épouvanter les hommes. Ou \t* représentait aous la forme d'une lemme q^i
«5 ENC
Dirait qu'on pied (d'où «on nom grec* Ju-
eivr*, (foi marche, »v, avec, «où? noîô,-, on jiîH^od du moins Empuse n'avait qu'un piH dont elle pût se servir, c'était on pied fine; far l'entre était d'airain. Rite prenait rrrorc toutes séries de formes hideuses. On ro urait ce spectre en l'insultant et en lui 6m\ des injure*.
EMPVRÊH. Les anciens théologiens appelant ainsi le onzième cic), renfermant dans M circonscription le premier mobile ; c'était le séjour de Dieu et des bienheureux. ||s l'appeliirnl ainsi d'un mot grec qgi signifie en les oq enflammé (iuirvpv;), non qu'il? le mutent réellement dé la nature du feii, niais parce que, dJsa'ienl-ils, le onzième ciel l'emporte en pureté sur les cieux inférieurs, rr.mme le feu sur les autres éléments. Le terme empjré est maintenant laissé aux poète et au\ astrologues.
EUCHSYS, i est-à-dire gardeuse de vacae« ; divinité malfaisante , singulièrement redoutée des Yakoules. Elle passe pour nuire 101 raches, leur envoyer des maladies, et aire périr les veaux. Ceux qu| possèdent des troupeaux l'honorent souvent par des NtriftVrs, afin do se la rendre favorable.
ENAdON'E. surnom de Mercure , honoré iOljœpie, comme Dieu des athlètes (
OCADDJRES, nom donné par les Carthattwàceox de leurs prêtres qui étaient au irrite des dieux Abaddirs. Voyez Aimddir.
HCELADE, géant redoutable, fils du TarureMdeTilan et de la Terre. Lors «le la jtsmt 4e$ géants contre les dieux, Encelnde, ceux-ci victorieux, prenait la fuite, lonqwïmerve l'arrêta en lui opposant l'Ile de Sicile; et Jupiter l'accabla s<ms le poids Marne de l'Blna. C'est lui dont l'haleine cmfcr«e> etbale les feux que lance le volcan I épaisse famée qui obscurrit l'air d'alentour; les mouvements qu'il fait pour se reverser occasionnent les tremblements de irrre de la Sicile.
EKCÉNIES. fêtes célébrées à la dédicace <fnn temple. L'Evangile selon saint Jean fait mention, ch. x, f. 22, des Encéoies célébrées • Jérusalem pendant l'hiver : c'était la dédi- Mci- solennelle que judas Machabee >vait •rdonné de célébrer tous les ans pendant «oit jours, en mémoire du rétablissement de Ijuiel des holocaustes, profané par les genl|l*. C'est sans doute la fête dont 1rs Juifs Moels font encore mémoire le troisième jour do mois de casleu ou kislev.
Us Eménies des Grecs consistaient en James et en festins, où l'on se couronnait de kurs.
ENCENS. 1. Les Grecs, selon Pline, n'adorai l'usage de l'encens dans les sacrifices qu'après la guerre de Troie : jusque-là ils Client employé les arbustes odoriférants. On Ht, dans Arrien, que l'encens ne pouvait Huais être dérobe, dans quelqae abandon lu on le laissât, et cela par un privilège des tuai, qui préservaient des mains sacrilèges
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un parfum qui leur était si précieux. — Les Arabes Avaient autrefois tant de respect pour l'encens, qu'ils observaient une exacte chasteté quand ils voulaient le recueillir.
2. Il parait, par les premiers ordres romains, que l'encens n'a d'ahord'élé introduit dans l'Eglise que pour purifier le lieu et le parfumer. Tel semble avoir été originairement l'usage primitif de l'encens. C'était proprement la suflumigalion des anciens, uéce^ saire surtout dans les églises nu basiliques, à cause de la grande multitude de peuple qui s'y assemble, mais plus nécessaire encore lorsque les chrétiens s'assemblaient dans des caves, des cimetières et des lieux, souterrains, sujets à exhaler des vapeurs délétères et malignes. Tel est, sur l'usage de l'encens, le sentiment des Pères , de saint Clément d'Alexandrie, de Tertullien, d'Arnobe, de Lactance, de saint Augustin, etc. Tous ont pensé que l'eoceus n'était employé, dans les premiers siècles de l'Eglise, qu'à cause de son effet le plus naturel, qui est de dissiper les mauvaises odeurs : au lieu que les païens en offraient à leurs idoles, et que, chez les Juifs, le parfum était consaciéau Seigneur d'une façon si particulière, qu'il n'était pas même permis d'en composer de semblable pour en sentir l'odeur. Aussi , dit saint Thomas. l'Eglise n'emprunte-t-elle poiujt précisément son encens de l'usage de la Synagogue ; elle le lient de toutes les nations, qui, pour chasser le mauvais air d'un lieu et y répandre de bonnes odeurs, ont toujours employé d«s gommes odoriférantes et aromatiques. Depuis plusieurs siècles t cependant, l'encens n'est employé dans l'Eglise catholique que comme témoignage de respect et de vénération : ainsi oii encense le saint sacrement, les offrandes destinées à la consécration, l'autel, 1" cè ébrant, les chantres, les ministres du colle, et même les simples liJèles. Le célébrant bénit l'encens en |e mettant dans le feu, par ces paroles : Ab Mo bmedicaris in cujus honore acmaberit: in no tut ne, etc. « Soyez béni par celui en l'honneur du |ucl vous brûler* z. »
ENCENSEMENT. Le mode d'encensement, chez les anciens, était appelé êttffitustsuffiiiot mffimentum ou êuffumigatio; il ne consistait probablement qu'à j»' 1er de l'encens sur un autel destiné à cet effet, ou sur des cassolettes que l'on plaçait devant les objets que l'on voulait honorer ou parfumer. Il ne parait pas qu'on les agi âf de bas en haut, comme ou fait actuellement dans I Eglise catholique; mais on se contentait de les promener horizontalement autour des statues des dieux et des objets sacrés. Maintenant l'encensement consiste à agiter l'encensoir et à le lancer régulièrement en l'air. Les rubriques de l'Eglise ont déterminé le mode et le nombre «les encensements qui doivent accompagner les diverses cérémonies de l'oflice public.
On a retrouvé l'usage deî encensements chez les peuoles du Mexique et du Pérou, parmi les Caraïbes des lies Antilles et dans la
Virginie.
ENCENSEURS, ou THURIFÉRAIRES. On appelle ainsi les clercs dont la fonction est d'encenser l'autel et le chœur, à certaines parties de l'office.
ENCENSOIR , espèce de cassolette dont on se sert dans l'Eglise pour brûler l'encens et encenser. L'encensoir est fait en forme de petit réchaud couvert d'un dôme percé à our, et suspendu à quatre ( haines , dont 'une sert à soulever le couvercle. Cet instrument est d'argent, ou de laiton doré ou argenté.
ENCHANTEMENT. « Ce mot, dit le mythologue Noël, doit se prendre en deuv sens :
« 1" Il signifie les paroles et cérémonies dont usent les magiciens pour évoquer les génies, faire des maléfices , ou tromper la simplicité du peuple. Ce mot est dérivé du latin in rteouto, je chante contre ou eu faveur, soit que, dans l'antiquité, les magiciens eussent coutume de chanter leurs exorcismes, soit que les formules fussent conçues en vers; de là carminu, dont nous «nous fait charme.
« 2° Il désigne la manière de guérir les ma* ladies. soit par des amulettes, des talismans, des phylactères , des pierres précieuses , qu'on porte sur sa personne , soit par des préparations superstitieuses de simples, etc. Ammon, Hermès, Zoroastre, passaient, chez les anciens, pour les auteurs de celte pratique médicinale , qu'Hippocralc , chez les Grecs, et Asclépiadc, riiez les Romains, firent céder aux lumières de la raison et de l'expérience. »
3 11 y a, dit l'auteur de l'Histoire de la Virginie, bien des occasions où les Virginiens emploient les enchantements. Le capitaine Smith étant tombe entre leurs mains, ils pratiquèrent à son occasion un sortilège dont nous allons donner la description. Il s'agissait de savoir s'il était bien ou mal intentionné pour eux, et si d'autres Anglais devaient arriver. On alluma dès le malin un grand feu, autour duquel on traça un cercle de farine; après quoi, un homme, qui était apparemment le chef des prêtres ou magiciens, s'approcha du feu en faisant plusieurs gestes extraordinaires. Il était couvert d'une peau; il avait sur la tête une couronne de plumes, avec «les peaux de belettes et de serpents. En cet équipage, il commença l'invocation d'une voix tonnante et chaiita des chants magiques, en quoi il fut secondé des autres préires. qui étaient au nombre de six. Le chant fui réitéré plusieurs fois. Dès qu'il cessait, les prêtres posaient quelques grains de blé à terre, et le grand-prêtre jetait de la graisse et du tabac dans le feu. Après cela, on traça deux autres cercles. Les prêtres prirent des bû< bettes, el les mirent dans les intervalles des grains de blé, qui étaient à peu près cinq à cinq. La cérémonie dura trois jours. Voyez Magie, Sorti LiiGh. , Ciuuui:, Di:vin , etc.
V" Les enchantements des Indiens consistent principalement à prendre des couleuvres et à les faire danser au son d'une Utile. Ceux
>ES RELIGIONS
qui en font métier ont plusieurs sortes i couleuvres, qu'ils gardent dans des pâmer? ils les portent de maison en m lison, cl l< font danser pour recevoir quelque argen Quand un particulier trouve quelques-ur de ce» animaux dans sa maison ou duiui» jardin, il s'adresse aux enchanteur» pour l( faire sortir. Ceux-ci les font vrnir à leoi pieds au son de la flûte et en chantant que ques airs; ils les prennent ensuite à plein main, sans en éprouver aucun mal; ils s gardent bien de les tuer, mais ils lesconiu sent à la campagne, ou les gardent avec en pour les faire danser dans l'occasion, loin (lien ayant un jour fait sortir une couleur d'un corps de garde, où elle étail cachée.ell fut tuée par un des soldats, ce qui je;a Tee chanteur dans une étrange consternation, I la prit, et l'alla enterrer avec beaucoup d vénération et de cérémonies. Il mit dam I trou où il l'inhuma un peu de riz et de lui comme pour expier l'injure qui lui avait fi faite. — Ci s enchanteurs s'attribuent au» le pouvoir de charmer les tigres etlcsaliiutors, et de les empêcher de nuire.
ENCHANTEUR. D'après lelymolojie <Ji mot, on donne le nom d' Enchanteur à cela qui s'attribue le pouvoir de charmer, par *c. chanté, les serpents et les animaux lierocf*, de conjurer les maladies, de chassertodémons, elc. Ainsi les Egyptiens qui louèrent tic proûiges avec Moïse, en présence de Pharaon, n'étaient point des enchanteurs propre ment dits, mais des magiciens. Cependant il y avait beaucoup d'enchanteurs en Efjpi*, comme dans la plupart des pays infesie<}* le» serpents. 11 existe encore dans ce pâ? des hommes qui savent faire sortir les *« peut» de leurs retraites, ce qu'ils fontenimi tant le sifllemenl du serpent. Bonaparte voulu assister à l'une de ces opération", mai il n'eut pas le temps d'en attendre lafin.H Geoffroy Saint-IIilaire assure qu'elle réuni complètement.
Les Juifs , qui résidèrent longtemps cbe les Egyptiens, avaient tiré d'eux la connais sanec de ces prestiges; et David y fait alla sion, dun-> un des Psaumes, lorsqu'il compar la fureur des méchants à celle de l'aspic.^ se bouche les oreilles pour ne point entemlr la voix des enchanteurs : Furor Mis «<n» tlum similituitimm serpmtis ; sicvl afptii s'tnlœ, et oblurantis dures suns, qua *f exaudiet vueem incanlanttum , et tentftei» cautantis sapienter (Ps. lvii, y. 5 et 6) Ai reste, la loi de Moïse prononce des peine sévères contre ceux qui font le métier d'en chante irs. et contre ceux qui vont les cou sulter ou réclamer leur secours.
Les poêles latins parlent souvent au poo voir attribué aux chants ou aux vers des r« chanteurs. Virgile dit , dans sa huitièiw Eglogue, que les enchanteurs peavent lai« descendre la lune sur la terre; que c'est (•*' la puissant* de ses vers que Circé a change en pourceaux les compagnons d'Ulysse; qn< c'est par des enchantements qu'on fait mourir les couleuvres dans les prés ;
ENC END WO
Coniina ve) corio possunt deducere lanam; gariens adoraient Minerve, parée qu'elle s'é-
CinuioU>us Circe socios muiavil Ulyssis ; lait changée en plongeon (attuta), pour porter
Fnfidas in pralis caniando rumpilur anguis. 80us ses aile* Cécrops à Mégare.
Otide en parle dans les mêmes termes ; ENDOBOLlCUS,divinilé des anciens Espa-
vt* rapporte la même chose, en parlant gnols ; c'était le dieu lulelaire d Huesca, le
^armarides, peuple d'Afrique, dont il ad- m^quEndorellicu». Voyez ce non»,
nirla puissance, disant qu'ils trouvaient ENDOURINGUE, nom mandchou des per-
Kirleor chant le moyen de rendre les ser- sonnages divinisés, dans le système religieux
fiidorilr* ■ des bouddhistes.
i{ ' * aMrnmnA Alllila WBPni ENDOVELLICDS, dieu des anciens Espa-
V IZZ canins SE " scïïre cerLu. tnolLSon nom 8e <™'c j™1 à <*,ui
culc,sans particule conjonctive, dans une Mn, tous les anciens conviennent qu il y inscription gravée sur un morceau de co- *q des gens qui, par certains vers ou par lonnc tiré des ruines de l'amphithéâtre de ruines paroles, ont fait des choses élon- Tolède : ce qui fait que quelques-uns prenantes. 11 y en avait même, selon Ovide, qui nent EndoveJIicus pour un surnom de ce h - ^usaient du pouvoir de faire périr les ros divinisé. Mais d'autres pensent que c'est mmsmmis, tarir les fontaines, faire tomber un personnage distinct, et le regardent com- * fruits, et cela en prononçant seulement ,ne |e Mars des Espagnols. Au reste, on a uriqseï vers ou en chantant quelques irouvé en Espagne un grand nombre d'insta&Mts : criptions qui démontrent que le culte de celte Canmne Uesa Ceres stcrilem vanescii in berbani, divinité était très-répandu. Il parait même Deficinnt lacsi carminé fonds aquae. qu'il y avait un oracle sous son patronage, fibfeus glandes, cantauqne vilibus uva EN DY M ION, fils d'Elblius et de Chalyce, Decidit, ei nullo poma movenle flount. et pClit-flla de Jupiter, qui lui donna une INCllYTRlES, filles et femmes grecques Plac« dan8 le ciel • mais ayanl manqué do ;<au.dansles funérailles, portaient I eau lus- respect à Junon, il fut condamné à un som- ^sk el en faisaient des libations sur les ll,cil perpétuel, selon les uns, ou de trente ewseam. a»s seulement, suivant les autres. D'autres LNCUBR1S, table sur laquelle les prêtres écivains rapportent que Jupiter lui ayant ' wuïdi mettaient la victime, pour considé- laissé le choix de la peine, il demanda de r« ms entrailles et en tirer des aogures. dormir toujours, sans être assujetti aux atf^M» Ascubsia. teintes de la vieillesse et â la mort. C'est ENCLYSLIS, dieu particulier de Gaza, en pendant ce sommeil qu'on suppose que la S?jlesiioe. Lune, éprise de sa beauté, venait toutes les ENCOLWON (ryxéW/, objet qui se porte nuils le visiter dans une grotte du mont Lal- -smWwin), nom que donnent les Grecs au m°s» e.1 en eul cinquante filles et un fils rttttuire que les évoques portent suspendu Nommé Etolus; après quoi Endymion fut jifOTa>s.Us prélats de l'Eglise latine pur- rappelé dans l'Olympe. Seat rgatoent sur la poitrine, comme insi- "e* mythologues rapportent 1 origine de pce de leur dignité, une croix d'or qui ren- celle fable a ,a Néoménie, féle égyptienne, ferme des reliques, et qu'ils appellent croix ou l'on célébrait l'ancien état de l'humanité. w/<wa/r, ce qui rend très-bien Vencolpion P»nrcet effet, on choisissait une grotte écarte» Grecs ou l'on Plaçait une statue d'isis avec son OCRATITES, c'est-à-dire continents, hé- croissant, cl à ses côtés Horus endormi, *K|oes do h* siècle, ainsi appelés, parce Pour exprimer le repos el la sécurité dont »« faisaient profession de continence, re- jouissaient alors les humains. Ci lle figure Mal absolument le mariage. Ils s'abste- s'appelait Endymion, ou la grollc de la relirai de la chair des animaux et du vin, et présentation. ... *ienl que la loi judaïque procédait d'un Seloa d autres, Endymion, au lieu d dire lire dieu que l'Evangile. L'auteur de celle nn berger de Cane, était le douzième roi Me fat Talien, philosophe platonicien, qui d'Elide. Chassé de son royaume, il se retira i(onverlit au christianisme , se fit disciple sur .,e m,onl Lalmos, ou I élude de 1 astro- *Mint Justin, et se sépara de l'Eglise après n°m,e a laquelle il se livra donna lieu à la ' mort de ce saint martyr. Il adopta la plu- fal,,e dc scs amours avec Diane, •rt des erreurs des valentiniens et des mar- (4ua'>l a, nous sommes portés à «uites, dont il fil un mélange à son usage, croire que la fable d Endymion rappelle la admettait les deux principes, soutenait que prépondérance qu acquit dans I Orient l'an- ■ Fils de Dieu n'avait eu que les apparences n6c ,una,r° sur l'année solaire. En effet, JPniin corps, niait la résurrection de la chair dymion peut se traduire par le eoleil endormi l le salul d'Adam. Sa morale rigide lui fit (p ,e solei1 ou,'œ'1 du jour, ePDTT doumi, niques sectateurs, auxquels, outre le nom F211 doumion, silencieux) ; le mout Latmoi Incratitet, on donna encore ceux (VHydro- rappelle le verbe cnS latf cacher, voiler; les <*r<utes ou Aquarien», parce qu'ils n'offraient cinquante filles nées du commerce de la lune *jede l'eau dans les saints mystères. Ils re- avec Endymion endormi, sont les cinquante waient comme canoniques les actes d'An- semaines de l'année lunaire; el l'enfant mâle ré. de Jean, de Thomas, cl plusieurs autres Etolus désignerait l'appoint de jours nécescres apocryphes. saires pour la faire cadrer avec l'année so- ENDxTHYlA, surnom sous loquel les Mé* laire.
Dictioin. dis Relisions. 11. 1G
4iM DICTIO.NNAIUK
ENEL1AXIS, féle grecque en rijoaneur d'Envalius, I «» même que Mars, ou, selon d'autres, un do ses minisires.
ENEN 1 HJS, ENANTIUS, ou Evkntihw, un des dieux des i'héniciens.
EN Ellf.l MEN ES. Par Enenjumrnrs l'Eglise i ntc nul lotis ceux sur qui le démon exerce v i s I < I f ■ 1 1 1 o : ( sa j>iii>s.un -, soil eoe.tinur ie e::l, suit par intervalles. Suivant ta ileli-eti ;: .<• ïàier-, dans s >u ii>r-i/e / />- ><> i ion >!u siu t Sficrcar ut , mi co. nuit ÙIC! ur ,::.('• il :>S i ll\ sur lé . ;m\'s le démoli avait * j n « ' : < ; t ; i > M!i>>.ii;c el qm-lq.'ie auto lté, en ijuel'i e manière que ce fui. Ai isi ceux qui c-taienl ols-edes, «t'ti ^ qui étaient travaille- de !< rivurs paniques, ceux qui étaient tourmentes de vaincs illusions, et gcnéralcïnenl l us ceux qui s'abandonnaient à l'inipeluo île. cl a la (tireur de leurs payions, s'a; pelaient E ei gumènes, dans te langage deraint Denis ei ne quelques aunes anciens auteurs. Non-seulement ils étaient exclus de la participation aux saints mystères, mais ils étaient mis hors de le^lise avec le> catcchumènes, quand on c'ait sur le point de commencer la mes-c des fidèles. Dans tes ancien \ es basiliques, ils av aient une place réservée dans le pronaos ou t'a vanl-nef.
ENFANTS DE DIEU. Celle expression, assez, frequenle dans l'Ancien Testament, se donne :
1- Aux ang< s, soit par e que leur es enco spirilu Ile les a; proche de la nature divine, Sui; parée qu'on les considère coin ne les ministres iu Seigneur. E s emants de Dieu qui, dans le livre de la <ieeè>et sont re; ré>> niés comme avanl eu commerce avec les tilles des oiiiine», <m ayeml donne naissance aux géants, élai' ut îles acge> d'une nature corpore|!e, s'il fallait s'en r reporter à certains écrivains rêveurs , et surtotil à quelques livres apoi r) plies , entre autres à celui d'Enoch.
2 Aux rois, considérés comme I s vicaires de Dieu sur la terre, ci a; hues de son esprit diuu ; c'est aia.-i que les p. .êtes grecs a, m la.cn t aussi les pu ices «le la te.re, s> y. hurr i/iv 7 mit jii Jvvts ij'tuti re jes.
.'î Aux hommes qui faisaient proie s on de servir Dieu a ver z. le ; el t est ainsi qu'il tant entendre le p :>->.::ge de I.H.euèe, q-ii fait allu i >n à l'umon des entants il • |)i u avec les lui s des liomni- s. l e* mariages <.mtraciés entre la race de Seth. dépositaire de la foi < t de la pié e, et la race mau iile do Caïn, donnèrent naissance au* brigands qui, Sous !e nom de géants, désolèrent le inonde antédiluvien.
ENFANTS DES DIEUX. D'après Noël, on donnait ce nom :
1° A plusieurs personnages ; oétiques, lels que l'Achéron, (ils de Ccrès; Echo, lille de f Air, etc.
2* A ceux qui, imitant les actions des dieux, ou excellant dans les mêmes arls, passaient pour leurs Ois lels qu'Orphée, Esculape. Liuus. etc.
DI S RELIGIONS
•T Aux habiles navigateurs, regard co: une enfants de Nep une.
4 A ceux qui se distinguaient par (p éloquence, et que l'on regardait comme fi d'Apollon.
5" Aux guerriers fameux, consider comme enfants de Mars.
<»" A « eux dont I' hgine était ohseor? ■ aux premiers habitants d'un pays qUc }t croyait enfant-, de la Terre.
7 A ceux que l'on trouvait exposés «In les temples, et qui passaient pour les euf«
des dieux auxoucls ces temples étaient tu sacrer.
8 A ceux qui naissaient d'un commerc scandaleux, et auxquels on donnait oodu pour père.
9" Aux enfants qui naissaient du romrwrt des prêtres avec les femmes qu'ils .^bof naienl dans les temples, el qui étaient ernw entants des dieux dont leurs père* étaient le ministres.
1>° Enfin, à la plupart des princes et du héros que l'on déifiait, et auxquels on dotnait des dieux pour ancêtres.
ENFANTS DE CHOEElî, nom qoe lu donne aux enfants qui, dnns les ésliiti,»* Charges d - chanter les réj mis hrefj, lei w sic . les, cl d'accompagner les ( hauirrj Jaoi les pièce- de musii|ue. lis ont un cojlome ecclésiastique <;ui varie suivant lesdiflereitt dioeeses, et même de paroisse à patate. Ce sont eux encore, qui, à défaut iï>tttèut> li ues dans les ordres, servent le prêtre j l'autel, el remplissent ..iffer nl.s fond*» dan- tu-îles I s cérémonies religieuses.
EN FEU, ou ENFEltS. I. Ce que le» d* tiens appellent Enfer est moins le lieu que l'étal des esprits et des âmes qui on! élc condamnes par le Toul-Puis-ant aux peine de l'autre vie. Le domine de l'enfer et de ternile des peines est fondé sur pludran passages des livres saints, et sur le to.iflH temeut unanime de tous les peuples de Il terre; ce consentent ni est la conséquent* des ira i ions primitives (jui ont epr.o«« m.'ujn» d'alie elion sur ce sujet que surll plupart des autres.
Les théologiens distinguent deui sorte* 4e peines que soutirent les damnés dans les e» fers : la peine du i!om, qui consiste dans 11 privation de I i vue de Dieu, et la penie dl sens, qui est exprimée par un »er ronger el un feu dévorant; nous disons, est eipf»mée. parce que les chrél ens ne sont pas obligés de croire que ce feu soit materai non plus que le ver rongeur.
Dans le sens propre et restreint, on appelle Enfer le Heu où les mauvais anjres et les âmes des méchants, après la mort, souffrent une peine étemelle; mais dans un sert plus gênerai, on donne ce nom au lîco o« se trouvent les âmes des défunts qui ne sor.1 pas dans le ciel. C'est ainsi qu'il est dif, dJM l'Ecriture sainte, descendra dms l'Enffr,^ mous ir, descendre dans le tombeau on «b^ le lu u (l'es times. C'est aiusi que Jésus-ChrtJt est descendu dans le* Eulers pour en retirer les âmes des justes qui u'avaienl pu élre
p- ENF
tfo<toit« dans le ciel, parce que la faute ori-
rioélle n'était pas encore effacée.
i. Les juifs appelaient Vinv schéol, l'Enfer pris tu général pour le lieu des aines, el le lieu de souffrance où se îri-B ai^nl les Ames des damnés. Ce mot, «o' >trnifie proprement h vallée des enfants }}Jmom. était le nom d'une vallée, située i forent de Jérusalem, et fameuse par les «crOces humains que tes Jébuséens avaient jo tf ot> offerts à Moloch; ce qui avait rendu et 10m an objet d'exécration et d'horreur.
L-4 rabbins disent que le feu de l'Enfer a élecréé le second jour de la création, et que {Vit là la raison pour laquelle on ne dit pas ét» irovrcs de ce jour, comme des œuvres le» autre* : et Dieu vit que celm était bon. Dam un autre endroit du Talmud, l'Enfer rA compté au nombre de* sept choses qui tarctA créées avant que le monde lût tiré du ftMBt.lt est dit dans le Zohar, que les d.imiéf Trenl dans l'Enfer deux genres de milice* : le feu et l'eau glacée.
Les Talmudistes distinguent trois ordres §t personnes qui comparaîtront au jugement ieriier : les justes, les méchants, et ceux foi sont dans un état mitoyen, c'osl-à-dire, 3«u ne vint, ni tout à fait justes, ni tout à Uéi' impies. Les premiers seront aussitôt rf^nnrs a la vie éternelle, et les méchants m peines de la géhenne ou de l'Enfer. Les EiMtojrns, tant juifs que gentils, descendront <Aibs 'l'Enfer, avec leurs corps, et ils pleuresn>«t godant douze mois, montant et descendant, allant à leurs corps et retournant ^•Eifer. Après ce terme, leurs corps seront ctsMnfci, et leurs âmes brûlées, et le vent les taptnera sous les pieds des justes. Mais Je» kèrd»qs«, les athées, les tyrans qui ont désolé Jjierre, ceux q ii engagent les peuples jj.-r> le péché, seront punis dans l'Enfer, ptmdûttl le* siècles des siècles. — Les rab- 6ioj ajuatent que, tous les ans, au premier pur tin mois de lisri, Dieu fait une espèce ■Iréiistoa de ses registres, et un examen du ^■Iw? élue l'él it des âmes qui sont en Enfer.
i. Les Egyptiens appelaient les Enfers JawlAi, mais par ce nom ils entendaient ta< les lieux que devait parcourir l'âme la mort. M. Chatnpollion le jeune a re- Pivé sur les monuments égyptiens la desjm.i cm des enfers, qui manquait dans les m** qoe les anciens nous ont laissés. Ils fcurni partagés en 75 cercles ou zones, aux- *ti* présidaient autant de personnages di- Jhs du formes diverses, et armés de glaives. m% cercles étaient habiles par les âmes payables qui subissaient diiïérents genres pi supplices. Les monuments nous les rcpié- ■%irnl presque toujours sous la forme hu- ^tne, quelquefois aussi sou» la forme syin- *lqae d..« la grue, ou celle de lépervier à fc« humaine, entièrement peint en noir, pour *Gtquer à la fois el leur nature perverse et ^r séjour daos l'abîme des ténèbres. Les Kt\ toot for cm ni liées à des poteaux, el ^ firdiens de la zone, brandissant leurs Wf), leur reprochent les crimes qu'elles *<taioui sur la terre; d'autres sont sus-
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pendues la téte en bas ; celles-ci, les mains liées sur la poitrine et la téle coupée, marchent en longues files ; quelques-unes, les mains liées derrière le dos, traînent sur la terre leur cœur sorti de leur poitrine; dans de grandes chaudières, on fait bouillir des âmes vivantes, soit sous forme humaine, soit sous celle d'oiseau, ou seulement leurs têtes et leurs cœurs. A chaque zone et auprès des suppliciés, on lit toujours leur condamnation et la peine qu'ils subissent. « Ces âmes ennemies, y est-il dit, ne voient point notre dieu lorsqu'il lance les rayons de son disque; elles n'habitent plus dans le monde terrestre, et elles n'entendent point la voix du Dieu grand, lorsqu'il traverse leurs zones. »
k. L'Enfer des Grecs consistait, dit Noël, en des lieux souterrains où se rendaient les âmes après la mort pour y être jugées par Mmos. Eaque et Khadamanthc. PÏulon eu était le dieu el le roi. Les Grecs, après Homère , Hésiode, etc., concevaient l'Enfer comme un lieu vaste, obscur, partagé en diverses régions, Tune affreuse, où l'on voyait des lacs dont l'eau infecte et bourbeuse exhalait des vapeurs mortelles, un fleuve de feu, des. tours de fer et d'airain, des fournaises ardentes, des monstres et des Furies acharnés à tourmenter les scélérats ; l'autre riante et paisible, destinée aux sages el aux héros. Ces peuples, qui ne connaissaient que notre hémisphère, qui bornaient même la terre aux rochers de l'Atlas et aux plaines de l'Espagne, s'imaginèrent qoe le ciel ne couvrait que cette partie du gtobe, et qu'une nuit éternelle et affreuse régnait au delà. Ces ténèbres absolues avaient précédé toutes choses, et conduisaient aux Enfers. Homère en place la porte aux extrémités de l'Océan. Xénophon y fait entrer Hercule par la péninsule Achérusiade, près d'Héraclée, ville du Pont. D'autres ont supposé l'Enfer sous le Ténare, parce que c'était un lieu obscur et terrible, environné d'épaisses forêts, et formé de sentiers entrecoupés comme les détours d'un labyrinthe. C'est par là qu'Un Je fait descendre Orphée. D'autres ont cru que la rivière ou le marais du Styx, en Arcadie, était l'entrée des Enfers, parce que les exhalaisons en étaient mortelles. Quel que fût, au reste, l'endroit par où l'on pouvait pénétrer aux Enfers, les Grecs croyaient qu'ils s'étendaienl sous notre continent, el se divisaient en quatre déparlements distincts, que les poêles et Platon lui-même ont compris ensuite sous le nom général de Tartare et de Champs-Elysées.
Le premier lieu, le plus voisin de la lerro était l'Krèbe. On y voyait le palais de la Nuit, celui du Sommeil et des Songes : c'était le séjour de Cerbère, des Furies et de la Mort. C'est là qu'erraient, pendant cent ans, les ombres infortunées dont les corps n'avaient pas reçu les honneurs de la sépulture; el lorsqu'Ulyssc évoqua les morts, ceux qui apparurent ne sortirent que de PErèbc.
Le deuxième lieu était l'Enfer des méchants : c'est là que chaque crime était puni, que le Remords dévorait ses victimes, et que
se faisaient entendre les cris aigus de la douleur. L< s âmes des conquérants et de tous ceux dont la vie avait été funeste aux hommes, après avoir été plongées dans des lacs infects et placés, ressentaient tout à coup l'ardeur des flammes vengeresses, et éprouvaient successivement tous les tourments que peuvent causer et des feux actifs et un froid extrême.
LfTarliire, proprement dit, venait après les Enfers : c elait la prison des «lieux. Environné d'un triple mur d'airain, il soutenait les vastes fondements de la terre et des mers. Sa profondeur l'eloignait aulaul delà surface de la terre, que celle-ci était éloignée du ciel. C'est là qu'étaient renfermés, pour ne jamais revoir le jour, les dieux anciens, chassés de l'Olympe par les dieux régnants et victorieux. Uranus y précipita ses enfants les Cyclopcs et les Géants. Saturne, ayant vaincu Uranus, l'y précipita a son tour; cl Jupiter, étant parvenu au trône, y plongea Saturne et les Titans. Le dieu vainqueur délivra alors ses oncles les Cyclopcs, qui, par reconnaissance, lui donnèrent la foudre et les éclairs. Quelque temps après, il adoucit le sort de Saturne en le faisant régner sur les champs Elysées: mais les autres Titans, tels que Collus, Ciygès et Driarée aux cent mains, restèrent pour toujours dans le ïartare. La Terre, par son union avec ce lieu enflammé, produisit l'horrible Typhon, qui avait cent létes de serpent. Le feu sortait de ses prunelles : il voulut détrôner le maître des dieux; mais celui-ci l'écrasa avec l'arme nouvelle qu'il tenait des Cy< Jupes, et lui fit partager la prison des Titans.
Les champs Elysées, séjour heureux des ombres vertueuses, formaient la quatrième division des Enfers. Il fallait traverser l'Erèbe pour y parvenir. Voyez l'ii.ui i:.
5. L'Enfer des Humains était assez semblable à celui des Grecs; parmi les poètes latins, quelques-uns l'ont placé dans les régions souterraines, situées directement audessous du lac Avertie, dans la campagne de lioine.à cause des vapeurs empoisonnées qui s'eU'vaicntde celac. Les ltomains partageaient
l'Enfer en sept lieux différents. Le pie/nier renfermait les enfants morts en voyant le jour, et qui, n'ayant goûté ni les peines ni les plaisirs de la vie, n'avaient contribué ni au bonheur ni à l'infortune des hommes, et ne pouvaient être, par conséquent, ni recompensés, ni punis. — Le deuxième lieu élail destiné aux innocents condamnés à moi t. — Le troisième renfermait les -uicides. — Dans le quatrième, nomme le champ des Larmes, erraient les amants parjures, et surtout la foule des amantes infortunées. On y voyait l'audacieuse Pasiphaé, la jalouse Procris, la courageuse Didon, la trop crédule Ariane, Eriphilc, Evadné, Phèdre, Cénée et Laodamie. -- Le cinquième lieu élail habité par les héros dont la valeur avait été obscurcie par la cruauté : c'était le séjour de Tydée, île Parlhénopée, d'Adraste. — Le suième était le Tarlare, e'csl-à-iii e le lieu des tourments. — Le septième, les champs-Elysécs.
DES RELIGIONS
6. L'Enfer des Gaulois élail une réjjio sombre et terrible, inaccessible aui moi du soleil, infestée d'insectes venimeux, i reptiles, d'ours dévorants et de loup» ca nassiers. Les coupables, toujours détore comme le Prométhée des Grecs, renaissais pour souffrir toujours. Les grands criuiiue étaient enchaînés dans des cavernes enew plus horribles, plongés dans uu étang remj de couleuvres, et brûlés par le poison qi sans cesse distillait de la voûte. Les g« inutiles, ceux qui n'avaient eu qu'une bon négative, ou qui étaient moins coupable résidaient au milieu de vapeurs épaisses < pénétrai! les, élevées au-dessusdecesaffretw prisons. Le plus grand supplice était le îro glaçant qui tourmentait les corps dos bas tauts, et qui donnait sou nom (/ /urinj.ao enfer désolant.
7. Les Scandinaves reconnaissaient (ta Enfers : le premier, appelé Xiflhtim, n'fli pas éternel; il ne devait pas durer au del de l'époque du renouvellement du momie; i élail destiné aux timides, aux lâches eta» hommes qui mouraient ailleurs que sur l» champ de bataille. Au centre élail la fooUia Vcr./clmcr, d'où coulaient neul fleuves : 1*1* gois>e, l'Ennemi de la joie, le Séjour dr L mort, la Perdition, le Gouffre, la Tempf!le Tourbillon, le Kugisscmenl et le florle ment. Un dixième fleuve, le Bruyant, coolai auprès des grilles du Séjour de la mort. Ht); élail la souveraine de ce ténébreux empire son >alon était la Douleur; satab!e,UF*mine; son couteau, la Faim; sou vakti»
Renard; sa servante, la Lenteur; sa port*, le Précipice; son vestibule, la Langnew son lit, la Maigreur el la Maladie; sa utt la Malédiction. On trouvait encure dans I AJflheim, Loke, le génie du niai, et le I* Fenris.
Après la destruction du Niflheiœ.a U i des temps, Alllader, le tout-puissant, «* truira un nouvel Enfer, appelé .Wr* (le rivage des morts), qui sera situé dans I région la plus cloi rnee du soleil, et dootk pwi les seront tournées vers le nord. H f» rempli de cadavres de scrpnls; le pois** pleuvra par mille ouvertures; il j cou» des torrents infects et glacés, dans les-]* se débattront les parjures, les assassiw.» adultères. Un dragon noir volera sansc* aux alentours, el rongera les corps des m heureux <;ui y seront renfermés.
vS. Les Finnois plaçaient l'Enfer sot* pôle antique; il e>t représenté, dans If & lewala, qui esl leur épopée, c-minc00" de feu qui doit engloutir les méchants ' qui est le séjour de tous les mautai!$*4j( dont la fonction consiste à époof aster* tourmenter les humains. .
9. D'après les docteurs musulmans, lt™ a sept portes , donl chacune a son soppj particulier. Quelques interprètes disent^* faut entendre par ces sept portas, sepl'ij différents, dan, lesquels seront put:'» J dillerentes sortes de pécheurs. Le Pr',r" qui s'appelle itjehettnem.cn d^tmeau*1 '