‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 199 sur 365 · EPI · texte numérisé non relu

EPI

fcpIMCION, hymne ée triomphe que l'on tentait daos les Epinicies. — On donnait escorter nom aux vers que chantaient ceux qui te disputaient un prix, adjugé à celai qai a"'1 mieux chanté.

ÉPtOCHCS, fils de Lycurgue, auquel on rendait, «o Arcadie, les honneurs divins.

ÊP10DIE, chanson qu'on ( hantait avant |» funérailles chez les anciens Grecs. C'est et que les latins appelaient Nœnia.

ÉPIPHANK, hérétique du ir siècle, (ils de Ctrpocras, qui l'instruisit des belles-lettres *j île la philosophie de Platon. Sur les principe* Je ce philosophe, Epiphane composa ua litre de la justice, où il définissait la nsticeiie Dieu, une communauté avec égalité. Il prétendait prouver que la communauté en tûuit* «hoses sans exception venait de la loi Mlnrelle et divine, et que la propriété te» Uids et la distinction des mariages, •'irait été introduite que par la loi humaine. |î «MihaUail ouvertement la loi de Moïse, partie u lu- reine ut les deux derniers comman- 4t«caU du Décalogue touchant les désirs. Ma» il ne combattait pas moins l'Evangile fo'ii prétendait suivre; puisque Jésus-Christ te la loi, et y ajoute : « Quiconque a une femme pour la désirer, a déjà adultère en son cœur. » Epiphane ne vécut que 18 ans ; et après sa mort il fut koxvore comme un dieu, en la ville de Samos, «Laos Vile de Céphalonie. Là on lui consacra va lieu tau superbement, avec des autels et de* Uni les , à la nouvelle lune, on célébrait m «te par des sacrifices, des libalious, des *9«&t« tl des festins ; car le cuite des Gnos- U«i»e»t;itt mêlé d'idolâtrie et de magie. Ils fartaient des images de Jésus-Christ, sur le HMoéele cfoge qu'ils disaient avoir été faite Mrjtttffj et d'autres de Pylhagore, de PlatavefrfUrotole, et leur rendaient les mêmes 60j>s««rsque les païens à leurs idoles.

ÉPIPHANÈS (du grec im?«*o«»«, apparalt»), iiirnom de Jupiter, qui exprimait que ce dieu fanait souvent sentir sa présence sur Jf terre, ou par le bruit du tonnerre et des fchJn, ou par de véritables apparitions. ftf. I'béopsib.

ÉPIPHANIE, ou THÉOPHANIE , c'est-àlV;nan.feslation de Dieu ; féte que l'Eglise Aryenne célèbre le 6 janvier, jour où les ■V* tinrent d'Orient en Judée pour ado- Itr Jésus-Christ. L'Eglise vénère pendant ttiif (été une triple manifestation du Verbe i« chair : la première, lorsque le» Mages **nt l'adorer; la seconde, lorsqu à son hlfltaie le Saint-Esprit descendit sur lui ion* la forme d'une colombe, et que la voix * rère céleste le proclama son fils bienlin^; la troisième, lorsqu'il commença a a*reer son pouvoir miraculeux en chan- Jfent l'eau en vin aux noces de Cana- Au- Wvis l'Eglise célébrait ces trois mystères ' 'viéme jour ; mais depuis assez longtemps, l'Eglise latine, .on fait mémoire de l a- ^on des Mages le jour même de 1 Episauxe du baptême de Notre-Seigneur, le ^ dé l'octave de cette féte, et du chan-

gement de l'eau en vin, le dimanche suivant.

1. On appelle vulgairement cette féte le jour des Rois, parce que le peuple est en possession de croire que les Mages étaient des rois de l'Orient. Celte opinion est peu

f>robable ; mais elle a pu être accréditée par e passage suivant des Psaumes, répété plusieurs fois pendant l'office de ce jour, et qui est regardé comme une prophétie do mystère : Les rois de Tharsis et les iles offriront des présents; les rois d'Arabie et Saba appor teront des dons. On a été plus loin : un a fixé à trois le nombre de ces prétendus rois, et on leur a donné les noms de Gaspard , Melchior et Balthasar. On prétend que leurs corps sont à Cologne.

C'est encore une coutume généralement répandue dans toutes les classes de la société, de tirer les rois ce jour-là ; c'est-à-dire d'établir un roi du festin dans chaque famille; l'élection est remise au sort : celui à qui échoit la fève dans la distribution des parts d'un gâteau confectionné exprès, est proclamé roi aux acclamations des convives. Aussi r.ippelle-t-on roi de la fève. Celte coutume empruntée à moitié au christianisme, à moitié au paganisme, a trop souvent donné lieu à des débauches et à des désordres regrettables.

Autrefois, le jour de l'Epiphanie, on indiquait au peuple, après l'évangile, toutes les fêtes mobiles de l'année, savoir : le joui des Cendres, le Carême, Péques, l'Ascension. I,i Pentec ôte, et le premier dimanche de l'Avcnt. Celte coutume est tombée en désuétude depuis que l'imprimerie a permis à tout le monde de se procurer chaque .innée des calendriers; néanmoins plusieurs Eglises, surtout en France, ont conservé l'usage d'annoncer solennellement la féte de Pâques après l'évangile.

2. A Rome, il y a stalion à la basilique de Saint-Pierre. La messe est chantée par un cardinal-évéque ; le procureur général de l'ordre des Servîtes prononce le sermon. A Saint-Athanase des Grecs, un évéquede leur rite bénit solennellement l'eau eu mémoire du baptême de Notre-Seigneur, et on y chante la messe en grec. H y a aussi une grande solennité à la chapelle des Trois- Rois, au collège de la Propagande. Outre la messe solennelle, pendant toute la matinée le saint sacrifice est célébré en plusieurs sortes de langues, par des prêtres des diverses nations, chacun suivant le rite de son Eglise. Le dimanche dans l'oclave, il y a un exercice public ou académie; les élèves, venus de toutes les parties de la terre pour se préparer à prêcher l'Evangile chez les peuples infidèle >, y récitent des compositions littéraires dans les langues qui se parlent et s'enseignent au collège. Ces compositions sonl en l'honneur de l'enfant Jésus et des Mages. Quelquefois on n'y entend pas moins de quarante langues différentes.

3. Nous ignorons si on pratique encore en Espagne la cérémonie de l'offrande des valices par le roi, le jour de l'Epiphanie. Celle

ofïrande doit, dit-on, son origine à la piété «li- Charb s O nn', qui l'institua en mémoire de l'a t> • ;i I ion cl de*» offrandes des Ma<;es. Chaque câlin* vaul environ trois cent> durais: on met d i us l'un um* pièce d'or, dans l'autre d • l'e cens, dans le troisième <îo la myrrhe. Apirs l'ullrande, !<■ r< » i envoie un de ce> ralbes .1 l i sacristie de >a<n:-Laureut do JTNcurial, les deux aulres à telles enlises ou monastères qtiM plail à sa majesté olholique

V. Mans rivalise grecque, le jour de l'Kpiphanie, ou p!ulôi la veille lc« évéques ou leurs vicaires généraux l'ont l'<au !>«■ n itc pour loule l'année; niais ils n'y mettent point de sel comme les Latins. Le peuple en boit, et pour cet euV. il doil être à jeun et dans l'état de pureté. On asperge les maisons avec celle nouvelle eau bénite; si elle ne suffit pas, on en fait d'autre, et chacun en emporte chez soi. Les Papas \ oui arroser d'eau bénite toutes les maisons des particuliers. L'eau béuilc de la vigile de l'Kpiplianie se fait le soir; celle de la fêle se l'ail le malin à la messe. Elle sert à donner à boire aux pénitents qu'on a exclus de I.: communion, à bénir les églises profanées, «i exorciser les possédés. Ce jour-!à ou bénit les fontaines, les puits, el même la mer; les préires jette il dans toutes ces eaux de petites croix de bois, avant d'aller dire la messe.

;>. Les Arméniens font, le jour de l'Epiphanie, une cérémonie qu'ils appellent la Benédidion des eaux ou le Haplème de la croix. Voici la description de celle cérémonie, telle que le chevalier Chardin el Corneille le Ùruyn la virent célébrer à Julfa, faubourg armée en près d'Ispahun.

On fil l'ouverture de cette solennité par la lecture, par des hymnes et par des messes, ce qui dura jusqu'au point du jour. Ensuite, les ecrlésias' iques, qui étaient ton habilles de noir, à la lé erve de IVvéque < fliciaul, se rouvrirent de leurs robes de cérémonie en brocard d'or, el l'evèque mit sa miire enrichie 'e perles et de pierreries. I. tenait de la main droite couverte d'un mouchoir blanc brodé, une assez grande croix également ornée de pierreries, el de !a tranche une autre moins riche. Le nombre de* ecclésiastiques était d'environ vingt-cinq, qui sortirent de l'église, tenant les uns de petites croix à la main, les aulres <îes livres, d'autres de petits bassins <le laiton ; ce sont des instruments de musique qu'on frappe l'un contre l'autre. Us étaient précèdes de la croix, de bannières i l de torches. Ils se rendirent en cet ordre à un bassin carré, qui était dans la cour vis-à-vis de l'église, au milieu duquel on avait posé sur un trépied , élevé de vingt pouces au-dessus de la surface de l'eau, une grande chaudière de enivre remplie d'eau; ils tirent trois fois le tour du bassin, chantant assez bas et sans . ceord. Après celle procession, l'évéque se plaça dans sa chaire qui était au bord du bassin, vis à-vis la porte del'église, cl y deme ra deux grandes heures à lire et à chanter a diverses reprises;

DES RELIGIONS

après quoi il se leva, s'approcha de h chau dure, y trempa plusieurs fois la croix'qu' tenait a la main: ensuite, après une toon oraison qu'il récila d'une voix plus elnj que le reste, il plongea encore la croiv dat la chaudière. Alors les Arméniens scjeUrei dessus, les uns pour s'y laver le visage, les mains, les aulres pour j tremper leui mouchoirs, d'autres pour en emporter. I se mirent à s'en jeter les uns aux autre comme pour s'asperger; enfin ils rentes cent la chandièr.'. et c'csl ab»rs que U jo el les cris redoublèrent. Ainsi finit celle monie, qui se lait aussi quelquefois Mir bord <ie la rivière, d'un étang ou d'un ni seau, lorsqu'il ne fait pas trop froid. Le pa pie s'imagine que le haplème de» eolu n'est pas plus nécessaire que de battit la croix, cl de s'asperger de l'eau dans L quelle elle a éle Ircmpée.

(>. Chez les Mingréliens, chacun comme* à manger une poule de bon niatio, el àhw copieusement, en priant Dieu de lesÈewr c'est la méthode reçue de commencer lotit les fêles. Après quoi on se rend à l'rçiw pie I ou à cheval; de là on se rend «o pn cession à la rivière la plus proche. Lama che est ouverte par un homme qui soomi la trompette ; après lui vient celui qui p^r la bannière, puis un autre qui tient ui pl. d'huile de noix, et cne courge ou cale!»** sur laquelle sont attachées cinq bouçme forme de croix ; enfin, un clerc porte le te et l'encens. Le prêtre vient ensuite in tuile la foule, en chaulant Kyrit dm Lorsqu'on est arrivé au lieu destiné àu» rémonie, le prêtre récite quelques prim sur l'eau, jette de l'encens sur le feu.ur l'huile dans l'eau, allume les cinq boof» attachées a la calebasse, et la fail fl»lier » la rivière comme une nacelle. 11 mêlent une croix dans l'eau, et avec un ^oupi'l asperge les assis ants. Chacun s'empreiJf se laver le visage dans la rivière, el da porter chez soi une bouteille de cette et ainsi bénite.

7. Les chrétiens de Syrie se rendent Jourdain, en mémoire du baptême de J sus-Christ dans ce même fleuve. Là chic se dépouille de ses vêlements, et se j« dans l'eau, sans s'embarrasser de la toi renec des sexes, pas plus que de la di* site des sectes; grecs, nestarien», ro^ abyssins, hommes, femmes, enfants, entr pèle-mèle dans le fleuve, el s'en foolief de l'eau sur la tête. D'autres se coulent d'y tremper des linges, cl d'emporter de 11 dans des bouteilles.

8. Les Abyssins pratiquent une cérémo analogue. Le jésuite Alvarez rapporte f le jour de l'Epiphanie, le roi, la reine toute la cour se rendent au bord d'un liai dont l'eau a été bénite par les prêtre* peu* la nuit ; et que ià tout le monde se fait N tiser de nouveau, à commencer par ' bouna ou patriarche, le roi el la reine: o' au inojen des paroles sacramentelles \i\ baptise nu nom ùu Père, et du Fiîi, *l ''u -Vrt Esprit ; il ajoute que les Abyssins oui, |

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