‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 200 sur 365 · EPI · texte numérisé non relu

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ctlU cérémonie, l'intention de conférer de 0tirraa on véritable baptême. Mais le chevalier Bruce, Henry Sait, et Pearce, tous lfois protestants, s'inscrivent en faux contre pin part des assertions d'Alvarez , et assurent qu'elle n'est qu'une simple commé- ^ation du baptême de Jésus-Christ. Bruce, qoi i assisté à tonte la cérémonie, n'a pas t« qu'il fût question d'immersion, ni de prononcer les paroles sacramentelles. Les «êtres bénirent l'eau, y plongèrent de granit croix de bois, en puisèrent avec des ca- IWs.en présentèrent à boire aux principaux personnages et en aspergèrent les autres. La cérémonie qui commence d'abord uvi décemment dégénère en cohue; les dueres se mettent à troubler l'eau et en jettent sur loot le monde ; la populace entre dans le fleuve ou dans l'étang ; on y fait baigner les chevaux ; les soldats y trempent leur* armes; les malades y lavent leurs ptem,on y purifie aussi les plats, les assiette» et les pots dont se sont servis les juifs cl i>t mabométans.

ÊPIVHANIES, sacrifices ou fêles établies chfi les anciens Grecs, en mémoire de l'apparition des dieux.

EPIPOLLA, surnom sous lequel les Spartiates adoraient Cérès.

tPIPONTIA, surnom de Vénus, comme née ti^i la tner.

tnWUTlUS, surnom que les Crétois donn aient à Jupiter.

ÉP1SOPHIES (de arx«?»j, barque), fête des featqoei, célébrée à Rhodes.

trtëCÉNIES (de «rxqvn, tente), féte des fentei, célébrées à Lacédémone. Les Juifs «vaieoftBfti une féte des tentes, appelée éetSamuou des Tabernacles. Voy. Ta- MiUiOM(Vétedes)

ÊPISCIM, féte célébrée à Scira, dans l'ittigoe, en l'honneur de Cérès et de Profil? r'ae.

ÊPJSCOPAT, ordre sacré dans l'Eglise ctréfieone ; il est regardé comme le compléeeo/do sacerdoce; chez les Latins, il est considéré comme un même ordre avec la sriiriscs et désigné parle nom commun de Mterdoce, bien que les évéques aient reçu 'A loat temps une consécration particulière ; ■aïs les Grecs regardent l'épiscopat comme m ordre absolument distinct. Il donne à ttlaîquî en est revêtu le pouvoir d'adminis- Ifrr le sacrement de confirmation, d'ordonner des prêtres, de gouverner l'Eglise avec juridiction sur les prêtres et les autres ministres Meneurs, d'avoir voix délibéralive dans les concile», etc. Voy. EvfeQUB.

EP1SCOPADX, nom que les presbytériens, Amnenl aux protestants qui appartiennent à ' Mise établie en Angleterre. Car ceux-ci, •nse séparant de l'Eglise romaine, ont néanmoins conservé un certain nombre de céré- 'Uouies extérieures du culte, et entre autres ''ordre de la hiérarchie ecclésiastique ; ainsi *1 * a p.irmi eux des évéques, des prêtres, *Aei chanoine», dea diacres, comme dans l E-

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glise romaine. Les presbytériens an contraire se montrent tout a fait opposés à l'autorité des évéques, prétendant que tous les prêtres ou ministres ont une autorité égale, et que l'Eglise doit être gouvernée par des consistoires ou presbytères , composés de ministres et de quelques anciens pris dans l'ordre laïque. Voy. Anglicans, Presbytériens.

ÉPISCOPE, c'est-à-dire surveillante, surnom sous lequel Diane avait un temple à Elis. Sambucus l'ayant pillé, fut pris et soumis, durant un an entier, aux tourments les plus cruels, sans vouloir nommer ses complices. Delà le proverbe : Sambuco atrociora pati, pour exprimer des oeines extraordinaires.

ÉPISOZOMÈNE, c'est-à-dire salut, nom de la féte de l'Ascension dans la liturgie des chrétiens de Cappadoce ; on le trouve ainsi mentionné dans les discours de Grégoire de Nysse. On s'en servait aussi à Antioche et dans quelques provinces d'Orient ; il était connu du temps de saint Jean Chrysoslome, puisqu'un de ses discours est intitulé, pour le dimanche de VEpisozomène.

ÉP1STATÈRE, qui préside t surnom de Jupi« ter, adoré dans l'Ile de Crète.

ÉPIST1US (de iTucc, foyer); autre surnom de Jupiter, comme présidant aux foyers.

ÉP1STOL1ER, livre qui contient les passages des Epllres et autres livres de la Bible , que le sous-diacre doit réciter publiquement pendant l'office divin.

ÉPISTROPHIK , c'est-à-dire celle qui engags les hommes au bien ; surnom de Vénus , chez les Mégariens, qui lui avaient élevé un temple dans la rue qui menait à la citadelle.

ÉPITHALAMITÈS, surnom de Mercure, dans l'Ile d'Eubée; mais on ignore si ce nom dérive de CâXeeuof , lit nuptial, ce qui ferait de Mercure un des dieux de l'hymen ; ou de ©ila^ÎTTj»-, rameur, d'où le même dieu serait nn des protecteurs des voyages maritimes.

ÉPITHYMBIE, surnom de Vénus comme présMantaux deux termes de la vie, au commencement et à la fin. On lui avait érigé sous ce nom, dans le temple de Delphes, une statue auprès de laquelle les Grecs évoquaient les mânes par des libalious et des dons funèbres.

ÉPITRAG1E, autre surnom de Vénus ; ce mol signifie assise sur un bouc. Thésée ayant reçu de l'oracle ordre de prendre Vénus pour guide dans son voyage de Colchide, vit soudainement changer en bouc une chèvre qu'il lui sacrifiait sur le bord de la mer. On voit rette Vénus assise sur un bouc marin, dans plusieurs bas-reliefs, et surtout dans deux petites figures pareilles et bien conservées à fa villa Albani.

ÉPITRES. 1. Les Eplires des Apôtres forment une partie notable du Nouveau Testament. Elles sont au nombre de vingt et une. Il y a d'abord quatorze épttres de saint Paul, adressées à des particuliers ou a

des Eglises particulières, savoir : une aux Romains, deux aux Corinlhicns, une aux Gâtâtes une aux Kphésiens, une aux Philipnions» une aux Colossicns, deux aux Thessalonieiens, deux à Timothéc, une à Tito, une à Philémon et une aux Hébreux. Les sept autres épitres ont été adressées par différents apôtres à toutes les Eglises en général ; c'est pourquoi elles portent le litre de catholiques: on les appelle aussi canoniques, sans doute parce qu'elles ont été insérées dans le canon des Kcrilures. de préférence à d'autres qui étaient colportées <ui, e nom des apoins, et dont l'authenticité n'a pas été constatée. De ces épitres canoniques, une a été écrite par saint Jacques, deux par saint Pierre, trois par saint Jean, et une par saint Judo.

2. On api elle encore lî/'Hre la leçon de riù-ri'.tire saint que l'on récite publiquement avant l'. vai -.'ile, dans l'oilice divin, parce qu'elle est ordinairement tirée de- l'pilres de' A] iVri^. O ii Iquef is cepe niant e'Ie est extraite > un anire livre de l'Kcrilurc sainte.

ÉPIÏT.ICAÛ:; S. fêles grecques en l'honneur d'A; o Ion.

KPITltnpirs, surnom sons lequel les Doriens avaiul eleve à Apollon un temple où ils s'assemblaient pour délibérer sur les affaires publiques. Ce nom signifie tut< l,iirc.

fiPONE, déesse des chevaux chez les Uomainstqni la supposaient née d'un homme et d'une cavale. Ils la tepresentaieutsousla figure d'une belle fille, vêtue comme !es conducteurs de chars aux jeux duCirque.Son nom est probablement une corruption de celui d '////>po/w, qui vii ni d'r-Tv, cheval. Juvénal parle de celle divinité dans *a vnr satire, où il se moque agréablement de la p ission d'un consul pour les chevaux, en ces termes :

Dans les fumiers impurs il cherche sa patronne, Et sa bouche ne sait que jurer par Upone.

EPOOUK1 , nom de l'Olympe ou paradis des habitants des îles Wallis, dans l'Océanie. C'est là qu'habite la foule des divinités ou des esprits auxquels les insulaires rendent leurs hommages. Il y règne une hiérarchie analogue à celle qui est établie dans les îles, c'est-à-dire que tous ces esprits reconnaissent un roi, qui choisit les principaux d'entre eux pour être les ministres de ses volontés. A l'un il confie le soin de telle île, à l'autre celui de faire observer les tapou ; celui-ci décide de la paix ou de la guerre ; ceUii-là est chargé de maîtriser les Ilots , de diriger les vents, de proléger les fruits, etc. D'autres aussi, et c'est le plus gr md nombre, composent seulement la cour de VAtoua ou divinité suprême, et ne visitent jamais la terre, si ce n'est par manière de promenade, et pour boire de temps en temps une lasse de kava. Les insulaires ne rendent guère de culte à ces derniers, et si parfois ils leur témoignent quelque respect , c'est uniquement pour qu'ils n'aillent pas les dénoncer auprès des dieux supérieurs.

LPOPTE, c'est-à-dire contemplait ur, sur-

nom sous lequel les habitants de Mé;talopQ, lis avaient élevé un temple à Neptune.

C'était aussi le titre qu'on donnait à cent qui avaient été initiés aux grands inysitrrt , et qui, en cette qualité, avaient le droit di tout voir.

fcpOPTIQUES, nom des grands mystère», des mystères intimes, révélés aux candidat» qui avaient pa*sé par toutes les épretmsde

l'in:lialio!». Yoy. Eli usyniks.

ÉPHI-.UVES , moyens imaginés parl'i-nv ram e et par la superstition, dans lc< tfcrlej de barbarie, pour découvrir la vérité dats les cas douteux.

1. Pendant le moyen âge, ces épreuus étaient appelées le jw/rment de Dieu; en effet, il ne fallait rien moins qu'un miracle de sa part peur que l'épreuve ne lût pas fuoeile à l'iniio -enl Les épreuves les plusenosagt étaient au nombre de cinq , savoir : le duel t ou combat >in^uiieren ( ttamp rlos ; l'epreori par la croix , par l'eau froide, pir l'un bouillante et par le feu. Nous avonseipojé, à l'article l)i ici., ce qui concerne la premier* sorte d'épreuve: il nous reste à perler des quatre dernières.

Voiri en quoi consistait le jogcmenl de Dieu par l a croix : Deux personnes, était debout, tenaient les bras étendus en forne de croix, et celui qui remuait le premier Jet bras ou le corps, perdait sa cause.-L'enpereur Charleiuagne avant ordonné, enTW, que l'on rétablit les fortifications deUnili de Vérone, en Italie, qui ét. ient ei fcrt mauvais él il, il s'êieva une très-vive di-jrte, à cette occasion, entre les ecclésiastiques rt les bourgeois. Il s'agissait de savoir lequel de ces deux ordres devait contribuer datai* lage à la ilépense de cette réparation. CeiM contestation lut décidée par le jugent»! M la croix. Ou choisit deux champions :T»

chipréire Arégas pour la bourgeoisie, IV* chidiacre Pacifique pour le clergé. 11$ W placèrent tous deux, debout, vis-à-vii d« autel où l'on célébra la messe. Lorsque^ fut achevée, le prêtre lut la passion sel* saint Matthieu; mais à peine était— il à U moitié, que le champion des bourgeois, bi pouvant plus résister à la fatigue, baissai* bras insensiblement, et. accable de la«ilude, se laissa enfin tomber à terre; ma* Pacifique, plus rigoureux, soutint jusqu'à! bout une posture aussi gênante, et fut proclamé vainqueur, lin conséquence, lecJtrç* ne paya que le quart des réparalioos.

L'épreuve par l'eau froide se faisait ei celle manière : On dépouillait l'accuse col f* rement, on lui liait le pied droit atec la mi'» gauche, et le pied gauche avec la droite, afin qu'il ne put remuer, et le le»!»' par une corde, on le jetait dans la rittère, dans un bassin, ou seulement dans unermi S'il allait au fond de l'eau, comme c»Ud*l arriver naturellement à un homme ai«J garrotte, il était reconnu innocent: mais»" surnageait sans pouvoir enfoncer, a1 cl* réputé coupable. Avant l'épreuve, >n excisait l eau, ou faisait baiser à i'accose II

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croix et le livre des Evangiles. Qn l'aspertfiit d'eau bénite. L'accusé dotait être à jeun. Il semble à juçer cette épreuve par l'orire naturel des choses, que personne ne Jtuit être condamné après l'avoir subie v ri qo'il dirait arriver constamment que tarifé enfonçât dans l'eau ; cependant il prill avéré que plusieurs surnageaient; H ta pins, c'est que, quand un homme était éprouvé pour plusieurs crimes dont il était wrçosné, on le voyait tantôt enfoncer dans No, tantôt surnager, selon qu'il était inssceol oa coupable de ces diverses fautes; red pourquoi on réitérait plusieurs fois réprime. Le P. Lebrun, dans son Hisloirt tritique dtt prati/ues supersliticuset, parle fine épreuve par l'eau froide qui eut lieu A •ootigny-le-Hot, près d'Auxcrre, le 5 juin 1(96: cinq personnes, hommes et femmes, nutetéarcuséesde sorcellerie, furent jetées 4im la rivière de Se ni n, et deux d'entre elles wniîèreot constamment, bien qu'elles eusmt Hé jetées à plusieurs reprises.

L'épreuve par l'eau bouillante consistait à plonger la main dans un vase d'eau bouil- Imie poor y prendre un atineau béni, un don ou une pierre qu'on y suspendait plus n moins profondément. Il y avait des cau- W|H>nr lesquelles on enfonçait la main juslùo poignet, d'autres jusqu'au coude, «min* de toute la longueur du bras. Les «torierj faisaient l'expérience par cux- ^ut"f,mais les personnes qualifiées pounitiiu faire faire par d'autres. On envel'ppiit ensuite la main do patient avec un hfe nr lequel le juge et la partie adverse y.vmaA leurs sceaux. Au bout de Irois pin» les levait, et s'il ne paraissait point df m que Je brûlure , on le renvoyait nb~ joq« Foedea épreuves de ce genre les plus sMtorw est celle à laquelle le roi Lothaire W7u( Toietberge, son épouse, en l'an 800. Itihm, qui voulait faire rompre son ma- W|e, accusa cette princesse d'avoir commis

inceste avec son frère. Elle nia le fait, et fwna son innocence par un homme qui f< pour elle, l'épreuve de l'eau bouillante ur» se brûler; ce qui eut lieu solennelle- *s;t avec le consentement du roi et de •ini des évéques ; sur quoi la reine fut réunie eu grâce. — Grégoire de Tours rapporte qu'un prêtre arien et un diacre calho- •i«e, disputant ensemble sur la foi et ne pw vaut s'accorder, résolurent de s'en rapporter aq jugement de Dieu. On alluma du feu dans une place publique , sur lequel on ■ bouillir de l'eau dans une chaudière. On contint qu'on j jetterait un anneau , et que <v catholique et l'hérétique enfonceraient le frison dans la chaudière d'eau bouillante, >«* y chercher l'anneau dans le fond. Après f»«Mues contestations, pour savoir qui le "«nier tenterait l'expérience , un diacre de 't'teone, catholique zélé, voyant que l'arien BMiltait au catholique, à cause que, par ti- »><l«é. il s'était frotté le bras d'huile et d'on- J*«nli plongea lui-même son bras dans l'eau Quittante, et y chercha durant près d'une fcore l'anneau qu'il en relira enûn sans se

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