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Ugoe au haut de laquelle était installée la Déesse de la Raison ; autour d'elle étaient les candélabres, des urnes et des cassolettes où fumait 1 encens; sur l'estrade était l'ortbe»ire conGe, dans les villes qui avaient un
théâtre, aux histrions des deux sexes
Les Déesse» de la Raison étant toujours partie intégrante delà léte, leur exaltation, sur un troue qui remplaçait lo tabernacle, présentait l'image de Vénus et de la débauche, substituée au culte du vrai Dieu. On sait d'ailleurs que les mœurs de la plupart étatisent la |u>tesse de ce parallèle; et quelle aoire qu'une impie et uue i:n|>ure aurait eu l'effronterie de s'asseoir ainsi sur l'autel du Di< u vivant? ■>
A Nuire-Dame de Paris, une actricede l'Opéra fut l'objet de tous les hommages idolatriques. On a écrit et répété plusieurs fois, es Allemagne et en France, qu'elle a» ail été ciposée toute nw à la vénération publique; mats celle assertion s'est heureusement trouvée fausse : c'e«t un crime de moins dans une accumulation de crimes. Les jourtuai du temps disent que sou vêtement se composait d'uoe tunique blanche , d'une ceinture de pourpre et d'uu manteau d'azur.
A Cliâlons-sur-M.irne , huit montagnards portaient la déesse de la Uaison, qui av il pour aimantes deux nymphts ; ailleurs elle était accompagnée de ve>t<des !
Au Mans, ou eut trois déesses :la Liberté, la Justice et la Vérité. En effet, de l'idolAlrie on tombait dans le polythéisme, et c'étaient toujours des femmes qui représeutaîeul ces vertus républicaine-» déifiées ; il y en eut tuéuje plusieurs qui cumulèrent ies diverses (ou tious divines. En elfcl , l'actrice qui rrmpVtl le rôle de la fJé'sse Raison , dans VéaliseNour-Darne de Paris, parait être la même qui avait auparavant représenté la D'tucdtU Liberté ; peut être aussi porlaite/'e en même temps ies deux titres. Quoi qn len soit, c'est a sa première inauguration que le procureur do la commune prononça à la Convention ces mémurabl s parias : « Vous le voyez : nous n'avons pas pour nos fêtes des idoles inanimées ; c'est on chef-d'ecutre de la nature que nous avons revêtu des habits de la liberté, et son image sacrée a embrasé tous les cœurs. » La Déesse de ta Liberté, qui était venue dans la salle, portée sur les épaules, prit alors plate a cote du président, qui lui donna l'accolade; la mu-ique exécuta I hymne à la liberté, et la moitié de la Convention partit, accompagnée d'une horde fanatique, pour aller fêter la Raison et la Liberté dans leur nouveau temple. Ainsi la basilique où. depuis des siècles, retentissaient les vérités evangéliques , fut livrée à une tourbe de prostituées, d'histrions etd'atroo s persécuteurs Ces scènes impies avaient éle prédites par le P. BV.-iuregurd » prêchant dans la »éuie basilique, treize ans auparavant.
• Oui, s'écria -l-il, c'est à la religion que les philosophes en veulent ; la hache et le marteau soin dans leur- mains, th u'r.Hendem que l'instant favorable pour reuverser