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lorsqu'il ne fait pas trop de vent. L'épreuve du feu doit se faire dans le temps des brouillards et des pluies ; celle de Peau, dans les grandes chaleurs et en automne; celle du poison, en hiver ou quand les brouillards régnent.
L'accusé, qui doit subir l'épreuve de la balance, doit s'y préparer par le jeûne et les ablutions, puis il va trouver les brahmanes et leur demande leur concours pour l'aider à se purger du crime dont il est accusé. On apporte une balance surmontée d'un petit drapeau blanc; on plante en terre le pieu qui doit la soutenir, et le brahmane qui présideà la cérémonie récite des prières, fait des adorations à différents dieux, et leur offre des présents et des sacrifices, aux dépens de l'acensé. Celui-ci, qui est à jeun et qui a ses vêtements bien mouillés, est placé sur le plateau de la balance tourné a l'ouest ; on met dans l'antre des briques et de l'herbe darbha, jusqu'à ce que la balance soit dans un parfait équilibre. On fait alors descendre l'accusé, et on l'envoie faire ses ablutions sans ôter ses vêlements. Dans cet intervalle, le célébrant copie sur deux lignes d'égale longueur, et contenant chacune le même nombre de lettres, la formule suivante : « So« leil, lune, vent, feu, ciel, (erre, eau, vertu, Yama,jour, nuit, crépuscule du soir et du matin, voua connaissez les actions de cet homme, et si le fait dont on l'accuse est vrai ou faux. » 11 spécifie au-dessous le délit imputé au prévenu. 11 place cet écrit sur la tête de l'accusé, et adresse des imprécations à la balance, pour que la vérité soit découverte. Il fait placer de nouveau l'accusé dans le
filateau, et chante cinq fois une stance anaogue à la circonstance ; si, sur ces entrefaites, le bassin oû est l'accusé vient à descendre, il est déclaré coupable ; on le proclame innocent si le contraire arrive.
Pour l'épreuve par le feu, on trace d'aoora à terre huit cercles, de seize doigts de diamètre chacun, et on laisse entre eux un espace de la même dimension. Ces hoit cercles sont disposés sur deux lignes parallèles, et consacrés à hnit divinités particulières ; nn neuvième, tracé isolément, est consacré à tous les dieux. Ou purifie tous ces cercles en les enduisant de fiente de vache, et en y ré* pandant de l'herbe darbha. On offre successivement le poudja (adoration) à la divinité assignée à chaque cercle. Pendant ce tempslà, la personne soumise à I épreuve s'est baignée sans quitter ses vêtements ; et, encore tonte mouillée, elle vient se placer sur le premier cercle de la ligne du côté de l'ouest, le visage tourné à l'est. On lui trempe lesdeux mains dans de la farine délayée avec du lait caillé, et on les recouvre de sept feuilles de l'arbre aswatlha, sept feuilles de choni et sept liges de darbha. Le célébrant place au sud du neuvième cercle du feu qu'il purifie selon le rite du Véda.etoffre un sacrifice. Un forgeron fait rougir a blanc une petite barre de fer de la longueur de huit doigts et du poids de cinquante roupies. Le brahmane la prend et la jetle dans l'eau ; on la fait chauf-
DICTIONNAIRE DES KELIGIO.V
fer une seconde fois jusqu'à incand -scence; !e célébrant adiesseau feu des imprécations; puis, prenant avec «les piia elles la barre «le fer r<>ngi\ il «lit encore : « O l'eu ! In connais Ions l< s secrets des hommes, dévoile-nous maint nani la vérité. » A l'instant même il met le fer ardent sur les mains de l'ac use, qui doil, en !«• tenant, parcourir les cercles, de maui re que ses deux pieds poseul altornativenienl sur tous. Parvenu au huitième cercle, il jePe le I r dans le neuvièm-' sur de la paille qui doit s'enflammer par le «ont :< t. Au ras où, en ujuni i' sam sa «ours-, ii viendrait à laisser tomber le ter, l'épreuve serait à recommencer. Si l'inspe^ti. n de ms mains atteste (jue la chaleur n'en a point o:<ensé I i peau, il est réputé innocent : une brûlure accidentelle dans toute autre partie «lu C1 rps ne tirerait point à conséquence. !'• ur - 'assurer que l'inipii ssiun du le < n i produit aucun elïel visible sur l'epidenne, on donne à l'accusé une p lile quantité de riz non pilé, qu'il doil séparer de la gousse en le frottant fortement eutie ses deu-; mains.
Les formalités préparatoires pour l'épreuve par l'eau sont, à peu de chose près, les mêmes que dans les précédentes. Ici l'on trace un seul cercle, dans lequel on dépose des fleurs et de l'encens. On (liante dans un étang ou une rivière, dont le courant ne soit pas trop rapide, un pieu, | rès duquel l'accuse va se placée, ayant de l'eau jusqu'à la ceinture. Le brahmane officiant adresse une invocation à l'eau, le visage tourne vers l'orient ; puis ou ordonne à une personne d'aller à une distance convenue, et de revenir. Durant tout te temps qu'elle met à faire celte course, l'accusé doit plonger tout entier, en tenant par la base le pieu liché près de lui. Si, avant que cette personne so:t de retour, il lève la tête hors de l'eau, il est réputé coupable: s'il ne se montre qu'après, il est déclare innocent. — Lorsque l'accusateur et l'accusé soi.l tous les deux condamnés à l'épreuve, on les fait plonger ensemble dans l'eau ; et celui qui vient le premier respirer à la surface est réputé coupable.
L'épreuve par le poison est précédée de toutes les cérémonies d'usage. On mélange avec du beurre liquéfie une petite quantité d'arsénic réduit en pondre, et après une invocation au poison, le brahmane donne la potion à l'ac usé qui l'avale. Si, quoique indisposé, il survit trois jours, on le proclame innocent.
Il existe encore plusieurs autres «retires d'épreuve chez les Indiens. De ce nombre est celle de l'huile bouillante, dans laquelle on délaie de la fiente de iache, . t où l'accusé doit plonger le bras jusqu'au cou le ; « elle du serpent, qui consiste à enfermer un de ces re| li les, de l'espèce la plus venimeuse, «la >s un panier où l'on jette une piè e de monnaie ou une bague «pie t'ac< use c t Iran de prendre, les jeux bandés, in, dans la | reinière épreuve, il ne se brûle pas ; si, dans la seconde, il n e>t pus mordu, son innocence est hautement avérée.
7. Quand les preuves ordinaires ne <uf sent pas. les Siamois ont recours auiéprt ves de l'eau, du feu, des vomitifs, etc. Fo l'épreuve du feu, on construit un bùck dans une fosse, de telle sorte qtie la supff cic il i hù'-her soit au nive au du soi. |i( large d'une brass et long i'e cinq. Les <fo parties le traversent, pieds nus. d'un l>o« l'aune, ei celle qui n'en a p;is la plante ^ pied - « lïcusée jjaifne son procès. Mumoibi les Siamois sont accoutum s à marclion pieds, et que leur peau est on consequei devenue li ès-épais-e, on dit qu'il est au ortl u.ii.e que le feu les épargne, pour q .'lis appuient bii?n le pied sur les i harboa car le moyen de se brùier, c'c>l d'à l« t et légèrement. Comniunénienl tl ox \iwn marchent à roie du patient, ai payant 11 force sur ses épaules, pour l'empèi-iierde dérober trop promptement à celle eprrui et bien loin que ce poids l'expose djvanU à être brûlé, il él ■ nu Ile au contraire fjdi du feu sous ses pieds. Quelquefois lYpreoi par le feu se fait avec de I huile ouanirtmi lière bouillante, dans laquelle le* partii plongent la main. La loubère rapporte qui bramais, à qui un Siamois avait rôle de itain, se laissa persuader, faute de poova fournir do preuves, de mettre sa main h\ Pela in tondu, cl il l'en retira presqorwon mee. Le Siamois, plus adroit, se lirad'ikii sans recevoir de brûlure, et fut remojeii sous. Néanmoins, dans un autre pncin celui-ci se trouva engagé six m is apm, fut convaincu du vol dont le Français lïu accusé,
L'épreuve par l'eau a lieu comme ini\ Indes Les deu\ parties plongent ilanslfl eu même lei:ip>, se tenant chacune » une p ch.- plantée à cet elïel; et celle qui^w» plus longtemps sous l'eau est censée an bonne cause. Tool le monde s'exerce en ce pays-là, à se familiariser dèsMj* n< sse avec le feu, et à demeurer looilw le plus longtemps possible.
line autre sorte d'épreuve est celles lieu au moyen de certaines pilotes p«J rées par les 1 alapoins,el accompau'néeidi precalions; la preuve du bon droit est pouvoir les garder dans l'estomac »am rendre; car ce sont des vomitifs.
Toutes les épreuves se font noo-seuto devant les juges, mais en présence du p< pie. Si les deux parties sorlenl égal*1* bien ou également mal d'une épreuve, 01 recours à une autre. Le roi deSiatny1 cours aussi dans ses jugements ; mais,* cela, il livre quelquefois les parties aux gres, et celle que ces animaux épargnent p daul un certain temps est censée innocente, les ligres les Jevoreal toutes deux, elles w l'une et l'autre réputées coupables. N^* traire les tigres les respeelenl toutes M on a recours aune autre épreuve, ou biei attend que ces animaux se déterminent J' vo er I une des parties, ou toutes les d<01 la fois.
S. Les Singalais, au rapport de Kaox, |'é(av:;ve par l'huile bouillante, <Uo«ltf<