EPR 6H
San kan pour se révolter, ce qui irrita le Daïri, au point qu'il envoya après lui pour le faire mettre à mort ; mais son innocence ayant été reconnue, un de ses serviteurs, qui avait répandu le bruit de la rébellion, subit le sort destiné à son maître. Také se rendit en secret chez le Daïri pour lui prouver son innocence; les deux frères eurent l'ordre de se justifier devant les dieux, en plongeant la main dans de l'eau bouillante. Cette épreuve démontra pleinement l'innocence du premier, qui tut rétal li dans ses emplois. C'est de cette époque que date Youkisiyoo ou la justification par l'eau bouillante.
11. Lor que les (iliaques soupçonnent la 6délité de leurs femmes, ils leur présentent une poignée «le poil d'ours. Si la femme est innocente, elle reçoit ce poil sans difficulté; mais si elle se sent coupable, elle évite avec grand soin d'y toucher, dans la crainte de mourir delapaile de l'ours, auquel ces poils appartenaient; c ir les femmes sont persuadées que ce féroce animal ressusciter ai au bout de trois jours pour dévorer la femme parjure. Or l'aliernalive que leur I lisse cet aveu tacite de leur faule leur parait moins terrible que cette mort cruelle; en effet, elles en sont quilles pour être répudiées, avec la liberté de se marier à un autre homme.
12. Dans le Congo, on emploie, pour découvrir les sorciers cl les femmes adultères, le suc d'une racine extrêmement astringente. Voy. Bonda.
13. Les épreuves sont aussi fort en usage dans le royaume de Renin; si une plume de coq graissée perce facilement la langue de l'accusé ; s'il retire aisément des plumes fichées dans une p.ile; si ses yeux ne sont pas enflammes par le jusâ rede certaines herbes; si un cercle de cuivre rougi au feu ne lui brûle pas la langue; s'il n'est pas englouti par les eaux d'une rivière ou d'un gouffre, la loi le déclare innocent. — Quand on soupçonne qu'une personne n'est pas morte de utorl naturelle, on se garde bien de la laver et de la pleurer avant d'avoir trouvé le coupable. Pour s'éclairer sur cet article, ob prend une pièce de l'habit du mort, des rognures de ses ongles, uu toupet de ses cheveux, on noue le tout ensemble, et l'on souffle dessus de la poudro d'un certain bois rouge. On attache ensuite ce petit paquet à un bâîon, dont on pose les deux bouts sur la tète de deux hommes. Alors un de ceux qui est regardé comme le plus éloquent prend deux instruments de fer, comme deux haches, cl frappant de l'une contre l'autre, il demande au défunt s'il est décédé de mort naturelle. Si cela est, l'esprit du défont, qui agit sur les deux hommes, les contraint de baisser latéte, sinon ils la secouent involontairement. L'oraleur renouvelle les interrogations pour découvrir la cause de la mort, et celui par lequel elle a été procurée, tiuûa, lorsqu'on croit avoir découvert te coupable, on l'iulerroge et on le force d'à va 1er le malin, à jeun, la valeur de trois ou quatre calebasses pleines d'un breuvage amer qui se fait avec une cerlaiue écorce d'arbre. Les nègres.
sont persuadés que cette boisson tue l'accusé, s'il est coupable ; mais que, s'il ne Test pas, il rend celte potion jusqu'à ladnrnière goutte. Si l'esprit ne donne aucune réponse, on s'imagine qu'un sort a été jeté sur lui ; alors on ya trouver un sorcier pour lever le sort, et on réitère l'épreuve.
14. Les épreuves des nègresQuojas consistent également en une mixtion de la composition du Bellimo ou grand-préire. Voy.
Bkllim.
15. Dans certaioes parties de la Gainée, les femmes soupçonnées d'ndullère sont soumises à une épreuve analogue à celle des femmes juives dans le même cas. La femme sur laquelle planent des soupçons doit se purger, en jurant par son Fétiche, en mangeant du sel et en buvant d'un certain breuvage. Elle ne hasarde pas le serment, lorsqu'elle se sent coupable, persuadée que le Fétiche la ferait mourir. Si elle est convaincue d'avoir souillé le lit conjugal, elle est répudiée, et son complice est soumis à une amende.
1G. Les habitants du Monomotapa ont trois sortes d'épreuves. L'une consiste à faire avaler à l'accusé une certaine quantité de poison, ce qui est accompagné de quelques paroles de malédiction et d'exécration. Si. l'accusé résiste a l'effet que doivent produire les malédictions jointes au poison, il est reconnu innocent, et I accusateur est puni par la confiscation de ses biens, et même par celle de sa femme et de ses enfants. — Le Choqua est une autre épreuve par le fer chaud ; elle a lieu au moyen du fer d'une houe qu'on met au feu ; puis on le retire avec une tenaille et on l'approche de celui qui doit jurer. On lui ordonne de lécher ce 1er ; s'il est innocent, il n'en reçoit aucun dommage; sinon le fer loi met le feu à la langue, aux lèvres et au visage. Jean de Sanlos assure que les Maures usent du même moyen dans des circonstances analogues, et même les chrétiens à l'égard de leurs esclaves soupçonnés de larcin. — Le Culano est la troisièmeespèce d'épreuve; elle parait être la même que celle du Banda pratiquée au Congo et en Guinée. C'est une boisson fort amère, que l'accusé doit avaler d'un sent Irait et rendre à l'instant, sans qu'il lui en reste une seule goutte dans l'estomac. S'il ne la rend qu'avec peine et après des efforts réitérés, il est tenu pour coupable.
17. Les Madécasses ont différentes épreuves par lesquelles ils s'imaginent connaître la vérité. Les principales sont celles de l'eau, du feu et du langui». La première consiste à jurer par le cayman ; ceux qui s'y soumettent sont obligés de traverser une rivière où ces reptiles se trouvent en grande quantité, cl de rester un certain temps dans le milieu ; si lescaymans ne les attaquent pas, on les lient pour innocents. Les habitants du Sud ont une autre épreuve par l'eau; dans celleci, on attend que la mer soit extrêmement courroucée; alors un expose le coupable sur une roche placée en dehors du fort Dauphin, et s'il est respecté par les vagues, son innocence est reconnue. L'épreuve par le feu se pratique en passant un 1er rouge sur la lan-
ES RELIGIONS. -u
gue ; comme il est impossible qu'elle ne toit pas brûlée, ceux qui la subissent sont toujours regardés comme coupables. •- Le tan* guin est un des poisons les plus terrible» do règne végétal: dans les cas douteux où les preuves manquent, on en fait avaler am criminels.
18. Dans les Iles Tonga, on suppose qg« les voleurs sont spécialement destinés à être dévorés par les requins. Si donc uninditilg est soupçonné d'avoir commis on vol, on le contraint à se baigner dans certains endroits de la mer fréquentés par les requins; et j'il est mordu ou dévore, son crime demeure avéré.
ÉPULA, mets préparés pour les dieox, dans les fêtes célébrées en leur honneur. La préparation de ces mets était du ressort des ministres des sacrifices, nommés Epulom. ~ Ceux qui étaient invités à ces repai sacrés portaient le titre d'Epulares.
ÉPULONS, prêtres romains, institués Fia 558 de la fondation de Rome, pour préparer les festins sacres dans les solennités religieuses. LeurofGce était aussi de publier le jour où ces repas devaient avoir lien en l'honneur de Jupiter et des autres dieux, île recueillir les legs que les particuliers disaient pour ces festins, et d'obliger les héritiers à y satisfaire, même par la saisie leurs biens. Leur nombre, qui n'était d'abori que de trois, fut porté successivement à sept et à dix; de là les expressions de Triumriu, de Septemvirs et de Décemtirt. Ils avaient le privilège de porter la robe bordée de pour-
}>re comme les pontifes, et de donner lean illcs pour être vestales.
ÉPUNAMUN, un des dieux des Araoran d'Amérique ; c'est le génie de la guerre.
ÉPONDA, déesse des Romains, qui, ar« Vallonie, présidait aux objets exposcu l'air
fiQUElAS, déesse protectrice des cochers, des muletiers, des chevaux et des écone* Cette divinité, donl l'image couronnée A fleurs était ordinairement placée dans le écuries , au-dessus du râtelier, s'appelait aoa L'pone, nom que lui donne Juvénal dans In vers de sa viir satire, où il se moque Je 1< passion d'un consul pour les chevaux. On I trouvé un buste de cette déesse, en lffî>-> Mitrowicz en Hongrie; il a été dépose ai musée de Pesth.
ÉQU FSTRES (Courses) . C'étaient des cour ses à cheval qui avaient lieu dans le cirque Il y en avait de cinq sortes . celle des eau lier», qui partaient de la barrière pour am ver à la borne ; celle des chars ; la cavalcaJ* autour du bûcher sur lequel brûlait no mort les jeux nommés Séviralcs, où paraissait n» décurie de cavaliers commandés parun seot enfin la course en l'honneur de Nepluor, qui le cheval était particulièrement cot sacré.
fcQUIRIKS, fête instituée par Romulos.ei l'honneur du dieu de la guerre. On v h»1' Je» courses de chevaux au Cbauip-de Wari le 27 de février.
EllA
tjUlRINEt serment des Romains par mui. C'est ainsi qu'ils disaient Eca$tor, I ils juraient par Castor. Voy., sur celle' oie, l'article Ecastor.
iAORAHAN, dieu des anciens Guancbes, •dioi l'Ile de Fer. Les hommes l'invov0i comme l'être actif ou mâle ; peut-être nûaieut-ils arec l'astre du jour, qu'ils ■daicnl comme le principe de la chaleur, lumière et de la vitalité. L'épouse d'Eban était Moneyra ou Moreyba, qui se* Ion la lune. Celaient ces deux diviniii faisaient pleuvoir et qui fertilisaient re.
AST1ENS, partisans du système d'Ewr la suprématie ecclésiastique. Tho- ;ra*te, né en 1523 ou 1525, à Auggenen, I' Bsde-Dourlach, théologien et méde- Heidelberg, publia d'abord des Ihèses lesquelles il accordait au magistrat le tir exclusif de juger les contestations fo»es ; en sorte que l'Eglise n'était plus w création de l'Etal. Théodore de Bèze combattu cette doctrine, Erasie compour le réfuter* un livre imprimé seuil après sa mort , et qui fit une grande Liod.- Jésus-Christ et ses apôtres n'ont rit, dit-il, aucune forme de discipline, iprématie ecclésiastique appartient au Dir civil. L'Eglise de Jésus-Christ, étant rauche de la société politique, n'a ni le «ries clefs, ni le droit d'excommunier, rail appartient au magistrat, qni est siuément fonctionnaire religieux et civil.
!ttede l'Evangile, ainsi conçu : Si guel-
(toute pa$ l'Eglise, qu'il soit pour toi w w païen ef un publicain, n'emporte H^t d'excommunication. Ces mots:
hàtEglisc, signifient: Dis-le au ma-
V«'"e*t de ta religion, avant de porter jHtranl une autorité profane. Voilà /aoi, ajoutc-t-il , saint Paul recommande idéles d'élire entre eux des arbitres 'erminer les contestations. Par suite w principe, il voulait que l<i mu'lirdoDnât et consacrât les ministres, et dait que la cène pouvait être célébrée w intervention. Brasle, interprétant à nière les textes sacrés, refusait donc à ''tonte juridiction spirituelle. Ce sys~ ▼ail pour but d'éviter que l'Eglise fût (dans l'Etat, et d'empêcher la collision deux pouvoirs différents. Dans ses il s'était escrimé contre les calholimais son livre posthume est dirigé Théodore de Bèze.
laïcisme est une conséquence qui directement du système érastien; aussi ximes furent-elles admises avec peu locations par les puritains d'Kcossc ; > ferment la substance d'une pétition
en 16i3, par sept cents ministres.
?s autres théologiens protestants sou-
en principe, que l'Eglise est une so- >articulière et spirituelle, ayant sa Qtion, ses lois et ses officiers, et conrenil'érastianisme. Cependant on pour- »qn'à on certain point considérer l'K-