DEG
l'autel. Oui , vos temples, Seigneur, seront dépouillés et détruits, vos Têtes abolies, votre nom blasphème, votre culte proscrit.
Mais qu'enlends-je, grand Dieu? que vois-je? Aux cantiques inspirés qui faisaient retentir ces voûtes sacrées en votre honneur, succèdent des chants lubriques et profanes I El loi, divinité infâme du paganisme, impudique Vénus, lu viens ici même prendre audacieusement ta place du Dieu vivant, l'asseoir sur le trône du Saint des saints, et y recevoir l'encens coupable de tes nouveaux adorateurs. »
DÉFENSEURS. Il est souvent fait mention des défenseurs d ;ns les auteurs et les monuments ecclésiastiques postérieurs au temps des persécutions. C'étaient des officiers chargés d'intercéder auprès des princes et des magistrats, pour l'Eglise et les
fie rso nues ecclésiastiques, et de maintenir eurs privilèges, leurs immunités et leurs prérogatives. Ce sonl les empereurs chrétiens ui établirent cette charge, et qui donnèrent es défenseurs aux Eglises. Plus tard, ert France, les avocats du clergé remplissaient fa même fonction.
DEFIER, DEITERA , DOFTER ou DOU- (ïHTi R, est le nom des savants de l'A hyssinie, de ceux qui se livrent à l'étude de l'Ecriture sainte et à des occupations littéraires. Ils portent l'habit ecclésiastique , mais ils ne s'engagent par aucun vœu. Ce nom paraît venir par corruption du latin doctor ou du pi» tug iist/oufi/r, qui signifient l'un et l'autre dovtrar.
DÉGRADATION. C'est en général la destilution d'une dignité, d'un degré d'honneur. Nous parlerons d'abord ici de la dégradation d'un ecclésiastique. On en distingue de deux sortes : la première, simple et verbaie, est une sentence portée par l'êvéque, par laquelle il prive un ecclésiastique de ses offices et bénéfices, ou seulement d'une seule de ces choses. C'est moins une dégradation qu'une su-^pensc ou un interdit. Celle sentence n'ôle pas a l'ecclésiastique les privilèges de la etéi icature, ni l'espérance d'être rétabli dans son premier état. La seconde Sorte de dégradation, qu'on appelle actuelle ou solennelle, n'a lien que dans le cas où un ecclésiastique doit être abandonné à la juslice sécu iere , pour avoir commis quelque grand crime qui mérite une peine infamante. Dans ce cas, il était autrefois d'usage de conduire le criminel sur un échaf.iud, où il était dégradé solennellement par un évéque. Là on te revêtait de lous les insignes de sa dignité ou de l'ordre qu'il avait reçu j on le conduisait à genoux devant l'êvéque dégradaleur, qui adressait au peuple un discours au sujet de celte cérémonie ; puis lui était solennellement tous les insignes, en prononçant en même temps des paroles qui exprimaient qu'il les avait profanés par ses crimes, et qu'il avait perdu ainsi le droit de les porter. Mais il faut observer qu'on le dé^ gradait non-seulement de l'ordre qu'il exerçait, mais encore de tous les ordres inférieurs qu'il avait reçus. Ainsi, si le coupable
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
élait évoque, on le dégradait d'abord de la dignité episcopale, en lui ôlanl la mure, le livre des Evangiles , l'amicau, la croise et les gants, cl en lui (grattant légèrement la tète avec un rouleau ou un morceau de verre, comme pour faire disparaître la trace de l'onction sainte. On procédait ensuite à sa dégradation de l'ordre sacerdotal, en lui retirant le calice < l la patène, la chasuble et l'élole, et en lui grattant sur les mains la place des ouctious; de l'ordre du diaconat, eu lui ôlanl I evangcliaire, la dalmalique et l'élole transversale; du sous-diaconat, eu lui ôiani l'épislolier , la tunique, le manipule, l'amict, elc; de l'ordre d'acolyte, en lui ôlanl les burettes, le cierge et le ciiandelier; de l'ordre d exorciste, en lui ôlanl le livre des exorcismes; de l'ordre de lecteur, en lui ôlanl le livre des leçons ; enlin de Tordre de porlier, en lui retirant d< s mains les clefs de l'église, il le dégradait ensuite de la tonsure cléricale, eu lui ôlanl le surplis, ei en lui coupant les cheveux, qu'un barbier rasaii entièrement pour faire disparaître toute trace de la tonsure, Enlin, on le revêtait de l'habit laïque et on le livrait, s'il y avait lieu, au bras séculier, eu recommandant aux juges d'avoir pour lui de l'indulgence. On eu agissait de même pour les clercs d un ordre inférieur. Ces cérémonies eureul lieu pour Jean Hus avant son supplice.
11 est à remarquer qu'un ecclésiastique réduit à l'état laïque par la dégradation, soit verbale, soil actuelle, conseï ve toujours le caractère clérical, et demeure soumis aux obligations qu'il exige. 11 est tenu de g.irder le célibat comme avant, et de icciler l'ohi e canonial, observant cependant d'omettre le JJomiiius vobiscum.
On dégradait autrefois tous les ecclésiastiques qui étaient condamnés à mort ; mus dans la nouvelle législation française, celle formalité n'a plus lieu; il paraît même qu'elle a été abolie presque partout, à cause des relards et des difficultés qu'elle apportait dans la poursuite des affaires criminelles.
La dégradation de noblesse étail autrefois accompagnée de plusieurs cérémonies religieuses. « Eu 1523. dil Sainl-Foix, le capitaine i rang, gouverneur de Fontarabie , ajaot rendu honteusement celle place aux Espagnols, lui condamné à cli c dégradé de noblesse. On l'arma de pied en Cap; on le lit monter sur un echafaud, où d-iuzc prêtres, assis et en surplis, chaulèrent les vigiles dr> morts, après qu'on lui euliula senenec qui le déclarait traître, déloyal, vilain et (oi-mentic A la lin de chaque psaume, ils faisaient une pause, pendant laquelle un héraut d'armes le dépouillait de quelque piè« e de sou armure, eu criailla haute v<>i\: Ceci esl le casque du lâ< lie ; ceci son roi se* lel ; ceci son bouclier, etc. Lorsque le dernier psaume fut aciieve, on lui renversa sur la tele un bassin d eau chaude : on le descendit ensuite de lechaf.ud avec une corde qu'on lui passa sous les aisselles ; on le mil
sur une claie, on le couvrit d'un drap mortuaire, et on le porta a l'église, où les douze piètres l'environnèrent el lui chantèrent sur la tele le psaume Oeus lawJem meam ne lacuerts, dans lequel sont contenues plusieurs imprécations contre les traîtres; ensuite on le laissa aller et survivre à sou infamie. »
DEH A, oc DAtlA , grande solennité religieuse célébrée par les Persans el par les Musulmans de l'Inde, appartenant à la secte des Schiiles. Elle a lieu les dix premiers jours de Moharrem (premier mois d • l'année lunaire;, d'eù elle est appelée déha (du persan </(//, dix), ou aschara (de l'arabe ucAer, qui a la même sigiiilicalion . Ces dix jours sont consacri-s a un deuii générai en commémoration de la mort de l'imam Hoséin, lils du khalife Ali ; c ■• qui a Tait donner aussi é celte solennité religieuse le nom d'7d el-Catl (la féle du meurtre).
liosein, petit -lils de Mahomet par sa mère Faum i, avait des droits à la souveraineté spiiiluelle et temporelle ; mais Yézid avait réussi par ses arlilices à se faire reconnaître khalife dans la Syrie. Les habitants do Cuufâ écrivirent a Uosciu de venir se mettre à leur tète pour faire valoir ses droits. Le lits d'Ali part de MéJinc avec toute >a famille el un pelil corps de troupes; arrivé dans le désert de Kerbela,nou lom de la ville de Coufa, il se voit cerne par le» Iroupes nombreuses de son compétiteur. Uarcc-e pendant dix jours entiers, prive totalement d eau el en graude partie de vivres, consumé, ainsi que tous lei siens, par une soit intolérable sous un ciel de l'eu, il vend chèrement sa vie, et est taillé en pièces avec tous ses compagnons, après des prodiges inouïs de bravoure. Ses lentes lurent brûlées et les femmes de sa maisoo faites prisonnières avec sou lils Ali , son nomme Zéin el-abédint le seul qui échappa au carnage, parce qu'étant malade il n'avait pu prendie part au combat.
« l-'.n mémoire de celune»le événement, dit Djavan , auteur hiudouslani , traduit par M. Garcin de 1 issy, on a établi la fêle lugubre de .MohaiTcm. Quiconque y prendra part en recevra la rec ompen.se dans le ciel.Ott doit manifester par des pleurs el des cris l'horreur qu'on éprouve pour le lâche attentat qui priva de la vie le petit lits du Prophète : ou, si on ne peut le faire soi-même, on doit charger quelqu'un de ce devoir... Dès le moment ou la nouvel.e lune parait sur l horizou, le de»ol musulman fait enien« dre de» soupir» el des gémissements, el prépare ce qu on appelle le jeslin du deuil, à savoir : d'un cote, de l'eau pour élancher la soif des gens alteiés ; de l'autre, des vases de sorbets destines aux pleureurs. Ces oblalions sont chaque jour préparées, depuis le premier jusqu'au di* ou mois. En outre, chacun - 'el . ii i rivelo d'habits noirs, ayaut pl i lé des oannerei et dispose des représentations de a loin, c d'Iioséiu , pleure en se frappant la tele pour exprimer sou c::..grin. Ou prépare une salle tendue de noir, avec une chaire dans la parue super. cure. C'est là qu'on lit, chaque soir des d,x jours,
DFJ1
la triste narration de l'événèment qui est l'objet de cette fête. Celui à qui est confié ce soin aceomoagne sa lecture de tels gémisseajouts, qu'ils passent toute borne. A leur tour, les assistants donnent des marques extérieures de leur douleur, par des lamentation» et des cris de Salam i (Paix sur Hoséinl) On chante ensuite un poème élégiaque en l'honneur du saint, poème plein de détails lamentables sur son martyre, et qui excite dans l'assemblée de nouveaux sanglots. »
i Les représentations de la tombe de Ho- »éin, continue M. Garcin de Tassy,ou, pour mieux dire, de la chapelle qui renferme son tombeau, sont plus ou moins richement ornées. On leur donne le nom métaphorique 4e taasia, deuil, ou simplement de tabout, cercueil. On les porte en procession dans les roes le dixième jour, et elles sont ensuite déposées en terre ou jetées dans une rivière on on étang. Si ces cénotaphes sont très-ricbei.onse contente de renoncer à l'image do tombeau, et on rapporte la figure de l'è- Jitke.qu'oo place dans l'imam-bara,ou même dans le monument de Kerbéla. Quelquefois, V-our représenter l'inhumation de l'imam Hoséin, on dépose simplement dans la terre des fleur» que l'on prend sur ces cénotaphes, et cette cérémonie termine le deuil.
* La salle tendue de noir, dont il a été question, est sans doute l'édifice nommé proprement imam-bara, maison de l'imam... Cet édifice est désigné aussi sous le nom de matson du deuil; il est connu dans l'Inde seule, et spécialement destiné à la célébration de la (été funèbre instituée en mémoire du martyre de Hoséin. Afsos nous apprend que les itoau-baras sont en très-grand nombre à Calcutta. Le moindre musulman aisé, homme oo femme, dit-il, en fait construire un aliénant i sa maison , avec un petit cénotaphe, élevé de deux on trois coudée», sur uoe sorte de terrasse de la même longueur et largeur. Il l'entoure souvent d'un enclos et y joint d'antres édifices accessoires, sans être arrêté par les Trais énormes qu'entraînent ces coii- Uructioos.
• C'est dans l'imam-bara que les fidèles, la plupart vêtus de vertou de noir, s'assemblent, comme nous l'avons vu, lesdix premiers jours de Mobarrem, pour entendre lire, du haut de la chaire qui y est dressée, la tragique histoire du martyre de Hoséin, à laquelle on ajoute quelquefois la narration de la mort de Hasan (1) et d'autres saints. Celte relation est, comme il a été dit, lue avec un ton et des gestes propres à exciter l'émotion dans le coeur des auditeurs. A chaque pause , les sens qui composent l'assemblée frappent leur poitrine en prononçant alternativement les noms de Uoséin et de Hasan. Des bandes de dévots, animés par ces lectures, parcourent les rues eo faisant de folles démonstrations de douleur, et comme ils sont pour la plupart armés, il est quelquefois dangereux de les rencontrer dans cet état de frénésie religieuse. Il parait qu'on provoque
(I) Hatan était le frère aîné de Hoscïn ; il mourut
Dictions, m ' Obligions . II.
quelquefois ces dévots fanatiques ; car, le 9 juillet 1828, quelques jours avant l'époque ou commençait le moharrem 12W>, la police de Bombay publia une ordonnance conforme aux règlements du gouvernement de 1827, où, entre autres choses, il était dit que tout musulman qu'on trouverait assistant aux processions des cercueils en état d'ivresse, excitant du tumulte ou proférant des discours injurieux tendant à mettre la désunion entre les habitants, serait de suite mis en prison ; mais que, d'un autre côté, on se saisirait aussi de ceux qui molesteraient les musulmans, en leur jetant des pierres, de la boue, etc., ainsi que des personnes qui interrompraient la procession pacifique du cheval, qui a lieu la dernière nuit de la fête.
« On a déjà vu que le dixième jour était celui où l'on transporte dans un lieu désigné les images du cercueil d'Hosé-n, soit pour les jeter dans la rivière, soit pour les déposor en terre. On conduit des chevaux et même des éléphants à ces processions pompeuses ; mais, par le cheval dont il a été question dans 1 ordonnance de la police de Bombay, il faut entendre un mannequin représentant le cheval d'Hoséio, percé de flèches de toutes parts.
« L'eau qui fait partie do festin de deuil dont il a été parlé... contraste avec le manque de celte liqueur, la plus estimée de toutes lorsqu'on en est privé, et la moins appréciée lorsqu'on en trouve en abondance (paroles d'Ali), manque que H»séin éprouva à Kerbéla, et qui fut une de ses plus terribles souffrances.
« Le récit de ce qui se passe à Calcutta, dans cette circonstance, fidèlemeut rapporté
fiar l'écrivain musulman Afsos, complétera a narration de Djawan.
« Le 7 du mois de Moharrem , dit-il, les musulmans de Calcutta qui veulent prendre part À la fêle du taazia ou deuil, oui a lieu à celte époque en commémoration du martyre du saint imam Hoséin, se réunissent, et, chargés de bannières et de drapeaux, ils s'acheminent vers un lieu désigné de réunion, en faisant entendre des cris perçants et des gémissements lugubres, et reviennent de là dans leurs habitations respectives. Les rues sont encombrées d'une telle quantité de monde, qu'on est forcé de se laisser entraîner par la multitude, sans être maître d'aller où l'on veut. Celte foule inonde la ville depuis midi jusqu'à la nuit, célébrant à sa inauière, par des clameurs aiguës, la fin déplorable du petit-fils du Prophète. On nomme généralement, à Calcutta, cette fête deuil de midi. En ce jour solennel, les musulmans, hommes ou femmes, portent aux imam-baras, grands ou petits, des oblalions de volaille rôtie, de pain ou de riz cuit, oblalions sur lesquelles ils font réciter le faiiha de Hoséin. On immole en ce jour une si grande quanlilé.d'oiseaux de basse-cour, qu'on voit couler un ruisseau de sang dans chaque ruo de la ville.
empoisonné par les suggestions du kalifc Yczid.
v; i»i<:ii:'\\\:i,'
l.r- ;;, ! i; ma ns du bas ( eup'e se livrent, a cette > i'cis 'm. à d. s .*< i os ridicule*, i eluiri, pour .'!<■< emplir un vomi, \en' dans mi «main-b ra, un icclia d nr h lé-e,cl fait un- du riz au lait -, celui-là, par le même noi r. S" pr ' eiil»' dans i ■ sali»- , avant à la bourbe une sorte il • MM rnrc pa. t'ill • a une petite broche tu i mor- d'un cheval, laquelle t. eut an uioven de deux ; laques de fer qui s 'enfoui cul dans 1 s joues cl les deciiiroiit quclqin fuis. Ce sol animal, insensible à la douleur, i ircule autour du < éuotaplie de 'imatn-hara, et la >errui c se détache, et tombe au troisième ou au septième tour, il en tire la conséquent e que Dieu agrée son vœu, et 1<' petit peu; le de s'exla !i r et de. crier au miracle L'iioiiunc au riz .111 lail \enl faire savoir par sa singerie qu'il a un rhume; aussi a-t-il soin de se bien rouvrir. ferait-il une ehahur accablante, ( e qu'il y a «le plaisant, c'est que ces gens superstitieux s'imaginent que s'ils vont l'aire ces simagrées a un imam-bar 1 autre que relui auquel ils ont promis de se rendre, le riz ne se cuit pas et la serrure ne tombe pas. l'A il ne f ut pas croire qu il dépende des gens ins'iuits d'empêcher ces 80 lises. Si le sainl imam même, dont ils célèbrent si ridiculement le niarlyie, paraissait au milieu de nous, il ne pourrait y parvenir. On a dit avec raison : Chacun a son grain de folie. Ain-i se passent les dix premiers jours de .Midiarrem. »
Je compléterai ces détails sur la fête du Dehn dans l'Himloustan, par l'extrait suivant emprunté au Monii<ur Indien :
« A cette époque , la plus giandc tristesse règne dans toutes les classes : on alTecte de négliger sa personne ; ou ne va plus au bain; on ne change j lus d'habits; les grands dévots vont même jusqu'à se c uvrir «le baillons, l es mosquées >onl tendues de noir; des miuistics de la religion montent en cli. lire, et débitent, d'un (on lamentable, tous les détails de la mort de H >séiu. On élève >ur divers points «les la<tzins, c'est-àdire des simulacres du tombeau de II sein, i es tombeaux so t tonnes d'un charp-ne tr« s-mince recouverte d'étoflVs légères, de jalons, de papier doré, etc. On place j lè-de ch aenn de ees tombeaux de grandes nlles pleines d'eau fraîchi' et de sorbets, pour que chacun puisse venir se désaltérer. Autour
des mé s éiblices on plante des perches
dont I s un s sont surmontées de banderoles, les autres de grandes mains ayant les doigts étend s. emblèmes des nnq personnes regardées connue sacrées par les Schiitcs (c'est-à-dire, Mahomet, Ali, sot: gendre. Tatoua, sa fille, Hasa , et llosein, ses petit-fils). Devant les tauzins sont été i-lues des tmleg blanches , sur lesquelles viennent se ( lacer des groupes iiombcux. Un \lolla dédite les m imyns (s:an es elé^i iqucs) en prenant les in ouations qu i. cr ut le- plu propres â émou toi r les .is-isl n s; reu»- ci écoutent avec l'attention lapins outeuue; bientôt < e récit excite la plus vive .'motion, et lorsque l'orateur en vient aux d .a b de la mort J. Hoseiu, non-seulement on toit les luruius
FS P.M.IGIHNS *fj
s écha; per -1 s veux de lotis les fidèles, mais la ; lup.11 même d'entre eux se découvrent la poitrine et se la frappent assez rudement; et, le 1! <■ d'entiiou-i sine alanl toujours c niss n» , l> liiiissent par t mettre une sorte ib fureur, et se frappent avec !a plus grande violence, poussant de piofonds gémissements et des 1 ris elïr .,y tn's. Quelques-uns se Font volontairement des blessures, en mémoire de la manière fai lle dont périt Hosr-in.
« Dans les lieux publics, on voit des nuirions qui repré entent les principales scènes de cet événement tragique, et da< s les rue*, on porte en procession des bannières avec des peintures qui rappellent la même catastrophe. Des bandes nombreuses, dont les unes représentent les soldats de Hosein et les autres ses ennemis, en viennent aux m uns et se battent avec un tel acharncim ut, qu'il y a toujours un assez grand nombre de blesses dans c» s escarmouches, et que souvenl même i- s gens y perlent la vie. Les individu - qui prennent part à ces combats suai atteints d'une espèce de frénésie ; ceux qui succombent sont enterrés avec pon.pe le dixième jour du D' ha. Il faut remarquer que des personnes d'un certain rang ne se mêlent jamais dans ces scènes tumultueuse, et qu'il n\ a que des gens du peuple qui y prennent part. »
.Nous a tons donné au public, en 18i5, soin le nom de Se mrrs de Ifaidari, la traduction d'un ouvrage hin lou^ani, contenant les récits et les élégies qui sont débités dans la fête du Dr/m, et c'est de l'introduction à cet ouvrag" que nous avons tiré les détail» qui précèdent.
K i l'erse, pendant toute la durée du Déha, on ne sonne point des trompettes et des timbales aux heures accoutumées. Les g^ns dévots ne se ra cul ni le visage , ni I? tête ; ils ne vont p uni au bain, ue se mettent point en voyage et s'abstiennent , autant que possible, de toute affaire séculière. Plusieurs s'habillent de noir ou de vi -lel, qui sont les livrées du deuil. Tous affectent une démarche et un visage tristes, et chacun contribue à l'aire parai re un deuil public. On rencontre aussi par toute la ville, pendant ces du jours, depuis le malin jusqu'au oir, de» peloton» de gens de l.i lie du peuple, les uns presque nus et barbouillés d>- noir, les aulies teints de sang; les autres a>més 'ie pied en cap, l'épee nue à la main. D'autres vont par les rues, frappant des cailloux l'un contre l'autre, fa sa ni des contorsions, H criant à tue-léte : llosein ! Hasan ! Oux qui sont barbouilles de noir p» étendent représenter l'ardeu d- la s .if ci la chaleur intolérable qu'eut à souffrir Hoséin, laquelle fut si grande, dit-on, qu'il en devint tout n 'tr, et que la langue lui sortait de la bouche; c'esi ]i uirquoi ils lirent leur propre langue autant qu'il leur c l possib e. Ceux qui teints de sang ont la prétention de représenter Hosein, qui reçut tant de blessures, qu< tout son san. s'échappa de ses veines auitH de perdre |j vie. Ces fanatiques vont aim parcoura -.t les rues et doiuaudant à louiet