ERI
dants de Phydias qui avaient la charge de nettoyer et d'entretenir la fameuse statue de Jupiter Olympien, faisaient un sacrifice à Minervc-Ergané, avant de se mettre à l'ouvrage.
ERGASTIES, ce mot signifie aussi les outrières; c'était le nom que les Grecs donnaient à de jeunes filles choisies pour tisser le péplos. ou robe de Minerve, que l'on portait eu procession dans les Panathénées.
ERGATIES, fêtes célébrées à Sparte en l'honneur d'Hercule et de ses travaux.
ÉRICHTHON.ouÊRICHTHONlUS. 1. Demidieu des Athéniens, fils de Vulcain e! de Minerve, ou plotôt de l i Terre. La fable rapporte que Jupiter, p »ur dédommager Vulcain d'être boiteux et contrefait, lui permit d'épouser Minerve ; celte déesse n'y voulant pas consentir, Vulciin employa la violence; mais la force de Minerve triompha des entreprises de l'amant. Cette lutte donna pourtant naissance à Erichlbon. La déesse voyant qu'il était contrefait comme son père, et que de plus il avait des jambes de serpent, le cacha dans une corbeille , et chargea Aglaure du soin de l'exposer, en lui défendant de l'ouvrir. La curiosité fol plus forte que la crainte, et Minerve punit la jeune fille, en infecta ni son cœur des poisons de la jalousie, qui causèrent sa perle. Erichlbon régna 50 ans, avec une grande réputation de justice, et mérita après sa mort d'être placé da s le ciel, où il forme la constellation d'Auriga ou du Cocher. On lui attribue l'invention des chars, à cause de la difformité réelle de ses jambes, et c'est delà qu'on explique cette fable. D'autres prétend Mit qu'il ajouta des roues au traîneau inv» n é avant lui. ce qui lui fil remporter le prix dans la célébration des Aihéuées donl il fui l'instituteur.
2. Un des rois de la Tmade porta aussi le nom d'Erichthonius. Homère le dépeint comme le plus opulent des hommes. Il avait Un haras composé de trois mille juments et d'autant de poulains magnifiques. C'est de ces juments que Borée, chauffé en cheval, eut ces douze fameuses cavales si légères, qu'elles effleuraient le* épis sans en courber la pointe, et les vagues sans se mouiller les pieds.
ÉRIDAN,dieu d'un fleuve d'Italie , ainsi nommé de la chute d'Eridan ou Phaéton. qui fut précipité dans les eaux en voulant diriger le char du soleil. C'est le fleuve connu aujourd'hui sous le nom de Pô. Virgile le nomme le roi des fleuves , et lui donne des cornes dorées. En effet, les anciens le représentaient avec la tête d'un taureau, peut-c re parce qu'il descendait des Alpes-Taurines. C'est sur ses bords que les sœurs de Phaéton , pleurant la mort de leur frère , furent changées en peupliers.
ÉRIDANATAs , surnom d'Hercule , adoré à Ta rente.
ÉRIDÉMUS, surnom de Jupiter, adoré à Rhodes.
ÉKIGIREGER , démon ou esprit malfai-
sanl dans la théogonie des Carolins occidentaux. Avant lui on ne connaissait point In mort : ce n'était qu'un court sommeil , par lequel lesliommes quittaient la vie. le dernier jour du déclin de la lune, j our ressusciter dès qu'1 cet astre commençait à reparaître sur l'horizon. Mais Erigireger, jalouv «le l'état fortuné des humains, importa dans le mon -le un nouveau g -nre de nu»rl , contre lequel il n'y avait plus d • ressource. C'est nourquoj on l'appelle Klous-Mcluhous , tandis qu'on appelle les bons esprits Elaui-Mclnfirs.
EU1K.-D-IIOI11K.SOM, divinités secondaires vies chamanistes mongols ; ce S"nl des génies qui habitent sur le pied du mont Soumerou ; ils ont le front couronné de roses.
EIUNNYS. 1. La première des Furies chez les Grecs ; son nom vient d'h>,. o se mettre en fureur. Celle déesse, après avoir troublé tous les dieux, fut chassée du ciel , et s.- réfugia prè- de l'Achéron. Mlle avait une statue chez les Arcadicns, où elle était représentée, tenant de la main gauche une boite île l'espèce de celles dont les juges se servaient pour y déposer leurs suffrages, et d-> la main droite, un flambeau, symbole de la vérité qu'elle savait découvrir et venger.
•2. On donne en général à tontes les furies le nom d'Erinnyes i»u Erinnydes. Les Athéniens leur avaient élevé, sous ce vocable, un temple proche de l'Aréopage.
3. Erinnys est encore un surnom de Cérès , pris de la fureur que lui causa l'insulte de Neptune, qui, mélamori hosé eu cheval, parvint à la surprendre, après qu'elle eut pris la forme d'une cavale pour se soustraire a ses poursuites. Elle avait à Tbalpuse , ville d'Arcadie , un temple sous ce mon. Sa statue, haute de neuf pieds , tenait un (lambeau de la main droite cl une corbeille de la gauche.
ÉIUS , déesse de la discorde , suivant Lucien. V oy. Discorde.
El' ISATHÉE, surnom d'Apollon, adoré dans l'Altique.
ÉltlTÉIlA . divinité suprême des Taïliens, suivant Bougainville. C était le mi du soleil et de la lumière; les insulaires ne le représentaient par aucune image. Les é< riva ns modernes , qui ont décrit la théogonie des Taïliens, ne parlent pas de ce dieu.
ÉIUTHIUS, surnom d'Apollon, adore en Chypre, où il avait un temple sous ce vocable. C'était là que Vénus avait trouvé le eorps d'Adonis , après sa mort. La déesse l'enleva; Apollon, la voyant inconsolable, la conduisit sur le rocher de Leucade, d'où il lui conseilla de se précipiter. Venus le crut, se précipita , et se trouva guérie.
EKOS , nom grec du Cupidon céleste , fils de Vénus et de Jupiter. \'ay. Amoi n , Ci pidon.
EU0SANTH1E (du grec ;'p:.( , l'amour, et r.Mi -, fleur); féle grecque célébrée dans le l'eloponèse ; les femmes se rassemblaient et cueillaient des fleurs.
DES RELIGIONS. v
ÉROTIDES.ou EROTIDIES, fêtes en 1!,,, neur de l'Amour (Eros;, que hs Thes;-iei célébraient tous les cinq ans avec ntajvii < ence. Il y avait aussi des jeu\ du uieo nom.
ÉKYCINE, surnom de Venus, pris du mo Eryx eu Sicile , sur le penchant iluqurl t| avail un temple. Il était sur le loi rrpl-ïa t se trouve à présent la citadelle de Saml-'i lieu, et il devint le plus célèbre de la nc par la richesse des offrandes et parlai gnificence des ornements. •< n'almirrrs avec raison, dit Diodnre d" Sicile, la <M de ce temple ? Il y en a qui eut acquis de célébrité , ruais des révolutions les ont sm vent abaissés. (Juanl à celui-ci , quoiqu lire son origine Mes siècles les plus recuit il est le seul dont les honneur-, bien bwm diminuer, aient toujours été en augmentée Car, après ceux que lui rendit Eryx. ht et .«ut aborde en Sicile avant de se rendre? Italie, décora ce temple d'un grand aomhr d'offrandes, comme étant consacré à sauter. Les Sieaniens ensuite honorèrent h km pendant plusieurs générations, et orotres continuellement s>n temple de magnifique présents. Les Carthaginois s'elant aprêi ce! rendus maîtres de celle partie de la Sicile eurent pour la déesse un respect sinju f Enfin, les Romains, s'élant emparés de fil entière , surpassèrent tons leurs devancer! par les honneurs qu'ils lui rendirent, e. celx avec raison. Car, faisant remonter leur w gine à cette déesse, et attribuant à celle uit les heureux succès qui aecom payaient I»les leurs entreprises, ils lâchaient de re«naitre cet accroissement de fortune parte grâces et des honneurs. Les consul», le prêteurs, tous les magistrats eu unmot.qi venaient dans cette île , offraient J la àm des sacrifices magniti |ucs, et lui rendaient grands honneurs. Aussitôt qu'ils étaient n rivés au mont Eryx, ils mettaient de «ôié k marques imposantes de leur dignité, pa ne s'occuper gaiement que de jeux et J?l société des femmes , croy ant ne pouvoirs rendre agréables à la dées>i qu'en seconia saut de la sorte. Le sénat romain, qui âf: pour elle une singulière vénération, per» par un décret, à dix-sept villes de* pic fidèles de la Sicile, de porter de l'or en Hx* neur de Vénus, et de faire garder le teœpl par deux cents soldats. »
Les habitants et les étrangers offrj« tous les jours des sacrifices à Venus Krj cinc, sur le grand autel qui était eipw l'air. Les sacrifices duraient tous 1rs |oor jusqu'à la nuit ; « et cependant, ajoute El ei ou n'aperçoit, au lever de l'aurore, ni char bons, ni cendres, ui restes de lisons si l'autel, mais beaucoup de rosée, et déliiez nouvelle qui nc manque pas d'y croître tooie les nuits. Les victimes se détachent elfe* mêmes des troupeaux et s'approchent * l'autel, suivant eu cela l'impulsion de la J( vinilé et la volonté de ceux qui ont la dr o (ion de les offrir. Voulez-vous sacrifier o» brebis? la brebis se présente à l'autel; » cuv ette sacrée y est aussi ; il en est Cerne*