ESC
Ils sont fort exacts à leurs pratiques religieuses, sobres dans leors repas, de bonne humeur et agréables dans la conversation. Ils aiment la musique, se mêlent de la poésie, et composent des poèmes pour l'instruction de leurs auditeurs. Ils passent pour être généreux, et on dit qu'ils sont compatissants pour la misère des autres hommes. Ils ne sont ni avares, ni austères, ni admirateurs d'eux-mêmes : c'est pourquoi leur conversation est fort recherchée à Constanlinople. Ils prennent grand plaisir à voir des jeunes gens bien faits et spirituels , et de là ils pren nenl sujet de s'élever à la contemplation de la beauté et des perfections de Dieu. Ils oirt aussi beaucoup de charité pour le prochain, parce qu'ils le regardent comme créature de Dieu. Us choisisse ni autant que possible des disciples bien faits, graves, intelligents, et les instruisent à être modérés, sages et prudents en un mot à s'abstenir de toutes sortes de mauvaises actions et à pratiquer toutes les vertus. Tel est le portrait que Ricault fait des Eschraquis,dont le nom peut signifier les /umineux ou les illuminés. C'est moins une secte proprement dite qu'une réunion d'hommes ui s'encouragent mutuellement, par leurs iscours et leurs exemples, à mener une vie édifiante, et qui voudraient spirilualiser le mahométisme.
ESCHRÉFIS, religieux musulmans qui re* connaissent pour fondateur de leur ordre, Saïd Abdallah Eschref Koumi, mort à Tchin- Iznik,l*an 899 de l'hégire (1493 de l'ère chrétienne). Voyez Dërwisch.
ESCULAPE, dieu de la médecine, fils d'Apollon et de Coronis, qui l'enfanta sur le mont Tilthion, du côté d'Epidaure, où l'avait amenée son père Phlégyas ; el comme Coronis signifie comeiife, en grec, ou publia qu'Esculape était né, sous la figure d'un serpent, d'un œuf de cet oiseau. Selon d'autres. Coronis, étant enceinte de l'enfant, aurait eu commerce avec un étranger. Apollon , outré de dépit, perça l'infidèle d'un coup de fl'che; mais, pour ne pas faire périr le Gis innocent avec la mère coupable, il tira du sein de Coronis, déjà sur le bûcher, le pelit Esculape, qu'il confia aux soins d'une femme nommé© Trygone. Au bout de quelques années, le fils d'Apollon passa à l'école du centaure Chiron, où il fil des progrès rapides dans la connaissance des simples et dans la composition des remèdes. Il inventa lui même un grand nombre de remèdes salutaires, joignit la chirurgie à la médecine, et passa pour l'inventeur de cet art sa ulaire. Il accompagna Hercule el Jason dans l'expédition de la Colchide, el rendit de grands services aux Argonautes. Peu content de guérir les malades, il ressuscita même les morts; il rappela entre autres à la vie Hippolyte, fils de Thésée, qui avait été mis en pièces par ses chevaux. Ces cures si glorieuses lui devinrent funestes. Plulon le cita devant le tribunal de Jupiter, et se plaignit de ce que l'empire de» morts était considérablement diminué et courait risque de se voir entièrement désert. Jupiter, de sou coté, était courroucé de ee
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
qu'un mortel eût osé entreprendre re qui semblait réservé à la puissance des dieux ; il vengea ses drnis en frappant d'un coup de foudre le trop hahile médee n. Apollon, indigné de la mort de son fils, tua es Cvc'npes qui avaient forgé la fou tire donl Jupiler s'élail servi.
\Jt u de temps après sa mort. Esculape reçut los honneurs divins. A, ollodore line l'époque de rétablissement de son mile à l'an 53 avnl la prise de Troie; mai. l'autonié d'Homère, qui ne parle | in.iis de l 'i que connu;' d'un simple pa ticu'ier. p. .1 (r i a l à Coin line qu'il n'a été cupide: c m. unie dieu que longtemps après l'epoqu- fixée par Apollodore. i> culte f il et b 1 d'alno d à I p dai.re, lieu de sa naissance, où il élni ho 101 esmis la figure d'un serpent, cl de là il se répandit bie loi dans loole la Grèce. La ville de Rome ayant été ffligée d'une pe le terrible, l'an kï>2 de s i fondation, le sénat envoya consulter l'oracle de Delphes, -ur les moyens de faire ces er ce 'Vau. L'oracle renou il que les Romains n'eu seraient délivrés que lorsqu'ils auraient fait venir dans leur ville le fils d'Apollon. Sur cette réponse, l ■■ seu.it dépécha une ambassade à Lpidaurc, pour chercher Ksculape cl l'amen- r à Rome. Les députes, étant arrivés à Epidaure, lurent introduits dans le temple du dieu. qui n'était autre chose qu'un serpent cache le plus souvent dans quelque trou du temple, et qui ne se montrait que fort rarement. Lorsque par hasard il paraissait celait un présage heureux el un sujet de joie pour toute ia »iile. Le hasard voulut qu'au moment où |eS ambassadeurs romains cu rèrent dans le temple, le serpent s«»ri il de sa retraite; < t. non ; filleul »tc se promener dans son temp e, 1! parcourut toute la ville d'Kpidaure . honore el féte.romm on p« u' croire, par1 ont où il passait. Celle proï.eiade dura ho s jntns.au bout desquels 'I se re: d t de lui-même 'l.ins le vais eau qui av, il apporte les Romain , el choisit pour son logement la chaml re de Ouinlus Oculnius. » hef de a députalio ., qui, llnl.c i!e l'honneur nue le icu lui l.iisa t, mit à la voile avec empressement puir reln> ruer à Rome. Etant arrivé à Antium, !e serpent, qui était ton o i\ ileme ré pa sible dans le navire, se ança à terre, < t, çaguant un temple cous ■erc à Escnlape, s,» plaça sur un myrte, où il Jeu cura trois je», r- . iVinhul tout ce temps, les amhassadeui s eurent crand soin de le bien momith. I s daignaient beaucoup qu'il ne voulût (dus rentrer dai s le va ss ;iu; mais il y revint au hout des trois jours, et les aml .'ss tdeurs continuèrent leur route vers Rome. Lorsqu'ils Dire m parvenus sur h s h rd> d 1 Tibr , le serpent igua une île VOis:||C, oïl tes |ior;.a'Us lui elevèienl un temple. En même lem s la pes-e cessa d'af.Jiger Rome. Une avent te pareille était 1 nvee a ceux qui haïrent, dans la Lacm h-, la ville de Limera, et qui cannèrent également chercher Esculape.
Les malades venaient en foule d ns les temples • e ce ilicv , situes ordinaù em.'M hors des villes et environnés de bosquets, pour
être guéris de leurs infirmités; et lnr<iu' avaient reçu quelque soulagement . ils h saient, en f.r roto leurs noms, le dui leurs maladies, on la ligure -te .eux dP i,, membres <|ui avaient été g téris. Les ip!Ti d'Eseulape étaient ce qie nois appell<ri< aujourd'hui une m tison de saute; h>« prn éta eut des médecins qui soumet anni malades à de remèdes appropriés, unis à exercice modéré, à un récime couve»
«à l'an sain <ic la loca 'le. Tel éiait le ij u< les i;ueriss;iit ; ma s , pou r taire attiihu ri effets 1 atui ' s a des causes snrnaiiif ' les préires ajoutaient au traitement q-ijot de pratiques superstitieuses. \u->rès 1I11 te pie il y avait une grande sa'le, où cp> x « venaient eonsuller Ksculape, après .ivori posé sur la table des gâteaux, des fruit d'autres oITramles, passaient la nuil.ronrli sur de pe ils iils. I n des minis'r -, | ur « do'.nai* de s'abandonner an ^1 nmril, ïe et der un profond silence, quand même Isa t' miraient du bruit, el d'è>re alièn e jti songes que le d eu leur enverrait j enla 1 1 nuit; puis i éleig iaitics lumière^ 1 1 r. alait les offrandes. (Quelque temps après , I malades croyaient entendre la vnivdlvct lape, soit qu'elle leur parvint par qudji ar ifice ii genienx. soit que le ministre. n venu sur ses pas , prononçât seurd roei quel nés paroles autour de leur lit. sol en lin que, dans le calme de leurs $><*,\ti inii gniatiou rèaliàl les récits et qui n'avaient ces«é de les Ira; per 'Irj im *i arrive-. Lu vt.iv divine leur pre^-in.:1 c reoiè-tes appropries à leur état , et us * truisailen même temps des p* alique* it * votion qui devaient eu a «s tirer l'etïot.N U n'avait rien à craindre de lis ne deh.nala.lt ou si, eu ellet, le mal avait ilisparu, il e^itf donne au malade de se présenter le leodeœa au emj le, de passer d'un cote de l'autel l'autre, d'y poser la main, de r.ipplfqoer « la partie soutlran'e, et de déclarer h ait œ* sa guéi ison en présence d'un urand it"nf de spectateurs, que ce prodige rem; d'un nouvel enthousiasme. (lue quef'is.p»'1 sauver I h >uu<-ur d'Ksculape. o t cnjoipn aux malades d'aller au loin exécuter -rt" dounaners; c'est dans le même but qu tEj dam e on ne souflrait. dans le bois qui ronnait le temple, ni malade à l'cMrénw' ni femme au der 1er terme de sa erO"N Esculape et. tit souvent représente *,w figure d'un vieillard avec une Jongu»- harb* témoin celte barbe d'or que Dniis loi ^ dans le temple de >yrac se, disant qo'li conven il pas que le fils eût de la \>»t* tandis que le père n'en avait point. 1> avait eu main un bâton entouré d'un seq*! On lui immolait ordinairement une fhè»n
parce que , disaii-ou , cet animal eitré ;< nieitl ch. ni 1 a toujours la fièvre. Le corb«i l coq et la tortue l ii éiaient aussi consatt* c in ne symboles de la vigilance eldeiap"1 dence necess tires aux médecins.
LMiî 'LAI'IES, fêtes romaines. cè\*v* eu l'honneur d'É>culapC. I oy. Epioiik'^ Asi.i.iii'iBS.