‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 223 sur 365 · ESP · texte numérisé non relu

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Quoique pour tout le reste ils soient dans ooe entière dépendance de leurs supérieurs, lootefois ils ont la liberté de faire do bien, et de secourir leur prochain comme ils peuvent et autant qu'ils veulent. Mais ils ne peuvent rien donner à leurs parents, sans l'agrément de ceux qui les gouvernent. Ils sont très-religieux observateurs de leurs paroles, et leurs simples promesses sont plus inviolables que les serments les plus sacrés. Ils évitent le jurement comme le parjure même. Ils étudient beaucoup les ouvrages des anciens, y cherchant surtout ce qui peut servir à la perfection de leur âme et à la conservation de la santé. C'est ce qui les rend si habites dans la connaissance des remèdes, des simples, des pierres et des racines. Ils ont on très-grand soin des malades, et ils leur fournissent du fonds common tout ce dont ils ont besoin.

Ils n'accordent pas l'entrée de leur institut indifféremment à tous ceux qui le demandent; mais ils éprouvent les postulants pendant un an au dehors de leur maison, dans Vriercice de leur genre de vie. Ils l< ur donnant une bêche, une large ceinture pour le bain et un habit blanc. Si le postulant donne des preuves de sa persévérance, on le reçoit premièrement au réfectoire commun et au bain ; mais on ne l'admet dans la maison qu'après deux autres années d'épreuves.

Alors, s'il en est trouvé digne, il est reçu au nombre des Esséniens. Avant que de l'admettre à prendre sa nourriture avec les autres, on lui fait promettre, avec des sertneuts terribles, de servir et d'adorer Dieu dans une parfaite piété ; d'observer les lois delà justice envers les hommes; de ne faire tort à personne ni volontairement, ni quand même on voudrait le forcer ; de fuir les méchants ; de protéger les gens de bien ; de prder la loi envers tous, et surtout envers Ifs princes. On lui fait promettre aussi que, s'il se trouve établi au-dessus des autres, il o'.i (m sera pas de son pouvoir pour les opprimer, et ne se distinguera de ses frères ni par U somptuosité de ses habits, ni par aucune autre chose; qu'il ne cachera pas à ses confrères le secret de l'ordre, et ne les découtrira jamais à d'autres, mais qu'il les tiendra cachés, même au péril de sa vie; qu'il n enseignera que ce qu'il aura appris de ses maîtres, et conservera précieusement les livres de la secte et le nom des anges.

Si quelqu'un tombe dans une faute notable, ils le chassent de leur compagnie ; et celui qui est ainsi chassé meurt d'ordinaire misérablement; car, étant lié par les serments dont on vient de parler, il ne peut recevoir de nourriture d'aucun étranger ; en sorte qu'il est obligé de brouter l'herbe comme une béle, et de se voir consumer petit à petit par la misère et la faim. (Quelquefois les Esséniens, touchés de compassion, lui pardonnenlcl le retirent chez eux, lorsqu'ils le voient près d'expirer, croyant que sa pénitence a été assez longue et la satisfaction suffisante.

Lorsqu'ils délibèrent sur quelque affaire, ils

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